mardi 24 mai 2016

Ma reconversion de traileur (la montée du Crêt d'eau)

Avant-hier, j'ai enfilé mon deuxième dossard en course à pied. Trois semaines après mon premier essai, il était temps de remettre un peu d'adrénaline et d'intensité en vue de la préparation... hivernale.
1300 mètres de dénivelé positif, le programme était alléchant. Par contre, les 600 de négatifs m'ont fait longuement hésiter. Est-ce que oui, est-ce que non...
Je suis donc allé à Bellegarde pour le départ de cette nouvelle édition de la montée du Crêt d'eau. Des pentes à plus de 30%, en montée comme en descente, un joli plateau de coureurs, dès les premiers mètres, me voilà dans le vif du sujet.
Un petit groupe de six coureurs s'échappe, dont deux Kényans adeptes du marathon (1h03 au semi quand même!) venus se frotter aux traileurs. Ils lâchent le train dès la première montée.
D'abord distancé par les deux premiers, je reviens peu à peu au niveau du deuxième après 40mn de course et les grandes parties montantes, avant de perdre de nombreux mètres sur la partie plus roulante du sommet.
Place ensuite à la descente. En trail, il paraît qu'il y a des chamois à la descente, moi, je fais plutôt office d'une chèvre. Bien loin de revenir sur le 2ème, je vois au contraire ma place (presque) acquise sur le podium fondre comme neige au soleil, croisant les doigts pour une arrivée imminente. J'arrive tant bien que mal à conserver un pied sur la boîte, mais il s'en est fallu de peu, j'ai eu chaud aux fesses, un kilomètre de descente en plus et je dégringolais à la 4ème place.

Au regard du podium, j'ai compris pourquoi le trail n'était pas non plus mon truc. Il y a un problème de taille, et non des moindres. Vous constaterez sur la photo qu'il me manque un ou deux cheveux sur le caillou. A moins de trouver une lotion capillaire digne de ce nom, je peux donc tirer une croix sur une potentielle victoire à l'UTMA. (Ultra Tour du Mont d'Aviernoz)



Avec un peu de recul, une chose m'a sauté aux yeux. Pour être performant, il suffit peut-être tout simplement d'avoir un maillot jaune.
Mais oui, tout bêtement. C'est pour ça que chaque année, la victoire du Tour de France revient à un maillot jaune ?!!!!!!
Quand un jour, je me mettrai à réfléchir, sûr que j'aurai la victoire facile ;o)

jeudi 19 mai 2016

Dopage, dopage, dopage...

Dans la presse, en ce moment, de vieilles (enfin, pas si vieilles que ça) histoires ressortent. Il paraîtrait que nos (amis) russes se soient dopés (à l'insu de leur plein gré) à l'occasion des JO de Sotchi. Bien sûr, ceux-ci_ démentent. "Que nenni, nous chargés ?" Alors on met la faute sur le médecin qui a perdu la tête. Ah là, c'est sûr qu'en dénonçant ce système de dopage, il joue avec sa vie, et il a bien fait de s'expatrier au-delà de ses frontières, car oui, pas sûr qu'il garde longtemps sa tête sur les épaules, le gaillard.

J'avais déjà fait un ou deux articles sur le dopage, l'un en réponse à un article de Guillaume Prébois ICI et un autre ICI. Vous savez donc ce que j'en pense.

Très honnêtement, que les Russes soient pour la majeure partie dopés ne me surprend pas. Il y en a bien d'autres qui passent à travers les mailles du filet. D'autres têtes tomberont. 
La triche n'épargne aucun sport. Il y a peu de temps, je discutais avec un médecin de course, à l'occasion d'une petite épreuve locale. Le médecin de course l'avait été aussi à l'occasion d'une grande épreuve dans la vallée du Mont-Blanc. Il me citait l'une des stars de la discipline, figurez-vous que la femme de ménage avait trouvé dans la poubelle de sa chambre quelques poches de transfusion. Elle était allé voir le médecin et ensemble, ils avaient voulu aller à la gendarmerie. La plainte avait été non recevable. Motif ? Ce n'était pas un procédure réglementaire. 
Voilà où nous en sommes. Les tricheurs sont protégés, et, notoriété et argent aidant, ils restent auréolés de gloire.
Je passe ceux qui ont les bons médecins et qui flirtent avec les limites (micro-doses EPO et Co, produits non détectables...), toutes ces injustices qui ternissent et pourrissent le sport.

J'aimerais qu'un jour, une liste soit fournie (Oh, qu'elle sera longue!) avec inscrit dessus l'ensemble des tricheurs, tous sports confondus. Croyez moi, on aurait de belles surprises.

Allez, passons, il vaut mieux en rire, j'ai repris un croquis fait sur ce site il y a quelques années, j'ai juste modifié une petite bulle. 




lundi 2 mai 2016

Week-end des grandes premières

Le week-end a été chargé. Bon, à mon petit niveau, certes, parce que je sais bien qu'il n'y a là rien d'extraordinaire. Mais pour une période de reprise, j'ai fini un peu sur les rotules. Le samedi, tout d'abord, avec ma première séance de vélo de l'année. Eh non, je n'ai pas traversé la France, ce n'était qu'un simple aller en direction de Grenoble, seulement 120 bornes au compteur. Un début en fanfare, avec du bon 30 de moyenne jusqu'à Chambéry. La suite? Je vais dire que c'est la faute du vent de face. Et puis aussi du mauvais goudron. De la pluie ensuite. En fait, j'étais tellement collé sur la fin que mon compteur m'a lâchement abandonné dans la montée du col de la Placette (un col double hors catégorie, pensez bien!). Oui, j'ai avoisiné les 13 à l'heure sur une côte à 4%, c'en était presque indécent.

Le lendemain, plein d'entrain et bien remis de ma galère de la veille, je n'ai rien trouvé de mieux à faire que d'enfiler un dossard, sur la Grimpée du Laudon. Le top pour une reprise. Dès le coup de fusil, j'ai senti que j'étais bien. Hop, aux avants postes, comme en l'an 40. Au bout de deux kilomètres de plat, j'ai commencé à accuser le coup. Heureusement, j'avais fait le plus dur, il me restait encore 11 bornes et 500 mètres de dénivelé. 
Si j'ai galéré?
Non.........

Et pour la petite histoire, la course, c'était hier.Un 1er mai. La fête du travail. Vous imaginez bien que je n'ai pas été payé en heures sup. Congés payés? Pffff, même pas en rêves.

Euh, allez, quoi, quelques RTT ?! Même minuscules...



Dessous les liens Polar des deux sorties, pour ceux que ça intéresse:









mercredi 27 avril 2016

Nuits debout

Il y a quelques jours en arrière, un ami m'a demandé si j'étais intéressé pour aller participer à une nuit debout.
-Bah oui, m'a-t-il fait. C'est le truc à la mode, dans les grandes villes. On se réunit en soirée, et on passe la nuit à discuter de la société. Le principe est simple, et vu que tu as pas mal de temps, je suis sûr que ça te plairait.
Entre deux biberons et petits à la maison, oui, c'est vrai que j'ai du temps...


Merci à Ben (l'autre) pour l'idée de sujet


mardi 12 avril 2016

Bilan d'hiver

Même si la neige est encore bien présente sur nos massifs, que quelques aficionados arpentent encore les stations ouvertes, qu'il reste une ou deux (ou trois ou quatre) courses chez nos lointains voisins scandinaves, russes ou islandais, il est temps pour moi de dresser le bilan de la saison.
J'ai eu un petit bébé!!! 
Ah non, là c'est le côté People

J'ai publié un nouveau livre!!!
Bon, ok, tout le monde s'en fiche. 

D'accord, d'accord, on va parler sport. Alors côté ski, c'est une bonne saison dans l'ensemble, des victoires par-ci par-là (dont la 4ème au Marathon de Bessans, celle que je retiendrai sur cet hiver, et celle à la coupe de France à Prémanon, en poussée), des podiums sur de belles courses internationales (American Birkie, Bieg Piastow) et  toujours placé sur le devant de la scène sur l'ensemble des compétitions, hormis la Foulée Blanche où je joue un peu de malchance. 
Je regrette d'avoir été tant malade sur le début d'hiver, mais le corps fait parfois un peu des siennes. J'ai peut-être entrepris un peu trop de choses au niveau extra-sportif (publication du livre, création de maison d'édition...), mais c'est un peu moi, ça, j'aime aller de l'avant. Mon seul gros regret aura été de ne pas avoir pu m'exprimer sur la Transju (annulée), sur un mois de février qui aura été mon gros pic de forme.
Un tout petit peu de frustration de ne pas avoir pu aller chercher une meilleure place au classement général de la Worldloppet, mais bébé Lucas a choisi d'arriver pile au moment où je devais sauter dans l'avion pour la Russie. 

Voilà, sinon, pas grand chose à dire. A part que je ne dors pas beaucoup. Paraît que deux petits en bas âge, ça n'aide pas pour les nuits reposantes.
Bon, j'ai compris, là aussi, tout le monde s'en fiche. 

Allez, on se retrouve avec les baskets et les dossards sur la saison estivale.

Et un grand merci au Team Gel Interim Rossignol et à mes partenaires hivernaux, Comte Petite et Megève.


Crédit photo : Nils Louna


lundi 4 avril 2016

Dilemme cornélien

Eh non, pas de Russie, pas de finale de la FIS Worldloppet Cup pour moi cette année. Je crois que le fiston devait sentir le truc, vous savez, l'éternelle deuxième place. Il s'est dit que le moment serait propice pour voir comment était la vie vue de dehors.
Il savait bien que son papa était encore en lice pour la victoire au classement général international, plus encore pour la deuxième place. Et le bienheureux petit homme a voulu éviter à son père de quadrupler la mise. Il est bon, ce petit, il a voulu m'éviter le choix de l'oiseau. Vous savez, le dilemme de la Corneille, le fameux choix cornélien ?!
Alors je suis resté à la maison, et ai opté pour l'étoile des Saisies. Au moins, c'était réglé. Je n'avais plus besoin de me torturer l'esprit, et puis, ces russes, j'ai toujours trouvé qu'en soirée, ils abusaient un peu de la vodka. Donc un mal pour un bien pour moi.
Je m'en suis donc allé à l'étoile. Ironie du sort, je termine 2ème.
Alors pour la Corneille, on repassera, j'irai en toucher deux mots à Rodrigue, son Cid, c'est du pipeau...


jeudi 31 mars 2016

Petite nouvelle, grande nouvelle... 2 !!!

Coucou tout le monde, c'est Éléa.
Vous savez, il y a 14 mois, je savais pas trop comment annoncer ma venue. D'autant plus que le jeu de mot du titre, il est plus vraiment approprié cette fois-ci... Mais on n'est pas là pour parler de moi.
Alors voilà, maman et papa, ça fait neuf mois qu'ils me disent que je vais avoir une surprise. Neuf mois que je vois le ventre de maman qui grossit et qui bouge, genre "Alien" de l'espace. Mais je ne suis pas bête, hein, et j'ai plus 3 mois. Je sais très bien que les bébêtes venues d'ailleurs, ça n'existe pas. En plus, c'est pas avec ses 3,2kg et ses 49,5cm que le gnôme va rivaliser. Enfin voilà, tout ça pour dire que je savais bien que bébé allait arriver, maman et papa ont filé à la maternité en pleine nuit, du coup ils ont pas dormi. Un copieur ce bébé, j'avais fait pareil, je sens qu'il va me coller aux basques, à faire tout comme moi. Mais ça va, j'ai de la marge, il est pas près encore de résoudre les équations du 10ème degré et de connaître par cœur toutes les capitales des pays du Monde. Bah oui, ça je sais faire, c'est facile. Bon allez, je vous laisse, je dois retourner me préparer, j'attaque le Mont-Blanc demain. A 14 mois, je trouve que c'est déjà un peu tard.
Ah oui, j'oubliais, il s'appelle Lucas mon p'tit frère.