mardi 9 avril 2019

Encore une 4ème place aux Championnats de France (et une 2ème aux Glières)

Il y a deux ans, je terminais 4ème aux Championnats de France de longue distance aux Saisies. A sept secondes de la gagne, et au sprint pour la troisième place.
Deux années ont passé. Et vu que, comme vous le savez, je me bonifie avec l'âge, j'imaginais, cette fois-ci, monter sur la plus haute marche. Au minimum le podium.
Une course pas évidente, pas le physique espéré, mais je crois que par contre, j'avais la tête des grands jours. J'ai fait la métamorphose du morpion, celui qui lâche rien. Une chute collective au 20ème kilomètres a malheureusement fait deux échappées, que je ne reverrai jamais. Un groupe de trois s'est formé ensuite pour la 3ème place, et je ne peux pas dire que cette fois-ci, j'ai contribué au travail d'équipe. Le corps en délicatesse, c'est la tête qui, heureusement, a pris le dessus. Jusqu'au sprint final, où j'échoue d'un rien pour le podium. Eh oui, je termine à nouveau 4ème, au pied de cette belle boîte.



Et pour la petite histoire, la veille, je suis allé faire une course aux Glières*, et j'ai terminé au sprint... 2ème! Bon, devant, c'était notre leader français Momo, mais quand même.

Pas de doute, j'ai fait coup double ce week-end!

*Cette course est un mémorial pour Tanguy Vulliet, un jeune que j'appréciais beaucoup et qui a chuté d'une corniche cet hiver. Beaucoup d'émotions sur cette journée aux Glières.

lundi 1 avril 2019

A contre-courant, et puis une victoire (enfin?!) aux Glières

Depuis deux semaines, je me suis remis au classique*. Parce que le classique, c'est fantastique, que depuis des années, je prône le classique, style essentiel pour parfaire sa technique de fondu de fondeur. J'ai même donné récemment un petit cours à des amis, leur parlant du fameux tranfert du poids du corps, de faire accrocher le fart, puis laisser glisser. J'ai tout mis en oeuvre pour leur faire aimer le classique, et me convaincre également qu'effectivement, l'alternatif, c'est le Kiffe! D'autant plus que vendredi dernier, il y avait le Championnat de France de 10km classique.
Toute la semaine, je me suis préparé mentalement à mettre une bonne couche de tube** qui colle aux mains autant qu'aux skis. J'ai fait des intensités, de la vitesse, des intervalles en classique, délaissant le skating, mon style de prédilection. 
Je suis monté à Méribel le matin, avec ma paire de skis. Et arrivé sur le site, il y a un collègue qui me dit "ça peut être pas mal, la poussée aujourd'hui, non?".
Une simple suggestion. Je ne sais pas si vous avez vu le film "Inception", mais pour moi, ça a fait le même effet. Du "pourquoi pas", c'est devenu "Bah tiens, mais c'est bien sûr, je vais partir en poussée". Je me suis dit que j'allais faire un coup. Un coup de poker, un coup d'esbroufe. Le carré d'As.


Mon côté aventurier, Indiana Jones a pris la décision. Exit le classique.
A quinze minute du départ, voyant la vitesse à laquelle la piste s'est dégradée, je me suis dit que j'étais plutôt Indiana Dingue que Jones, la poussée, c'était mission suicide. Sachant que dès lors, je n'avais pas d'autre alternative, j'ai évité de gamberger, je suis parti, bille ne tête, et j'ai vite compris ma douleur. 
J'ai fait mon galérien. 10km, à priori, c'est rapide comme course, mais je peux vous assurer que chaque montée me paraissait interminable, et moi, j'en riais (jaune), c'était nerveux. Je pense que ceux qui m'ont vu monter ont bien rigolé aussi, j'étais obligé de faire du canard, en prenant soin de ne pas faire glisser mon ski, sinon, c'était disqualification assurée (d'un autre côté, ça m'aurait évité de me retrouver dans les profondeurs du classsement).

Heureusement, pour me remettre de mes émotions, je suis allé le lendemain au Derby des Mouilles, une course au profil descendant organisée au Plateau des Glières. L'ironie du sort aurait voulu que je fasse 2ème, que je me prenne une belle gamelle, un sapin, une avalanche, un bouquetin, que je me fasse manger par un loup, tout sauf la victoire. 
Eh bien figurez vous que rien, j'ai réussi à gagner!

*Le classique, ou alternatif, est une des deux techniques du ski de fond. Il se pratique dans les rails, avec des skis à écaille ou avec un fart d'accroche.
**Tube: fart pour faire accrocher le ski sur la neige, permettant d'effectuer les montées dans les rails

Petite vidéo faite par Titouan Reydet, parti avec la Gopro sur la tête.

mardi 26 mars 2019

Les enfants

Devenir parent, c'est fantastique. Bien sûr, c'est du boulot, mais on a tellement de moments agréables à partager. Ce qui est chouette aussi, c'est l'apprentissage du langage. 
Surtout le matin, quand ils sont de bonne humeur. Mais des fois, on hésite à inviter des amis. Ou alors il faut bien les trier...




Enfin voilà, bientôt, on aura les associations gays contre nous, SOS anti racisme et puis aussi la brigade des moeurs... 

lundi 18 mars 2019

P*#!!% de 2ème place aux Glières

2ème.
2ème. 2ème. 2ème. 2ème. 2ème...
Quand je me suis couché, la veille au soir, je ne voyais que ça. Dans la nuit, j'en ai fait des cauchemars. Un chiffre 2, énorme, gigantesque, avançant vers moi avec ses grandes dents, de la bave à la commissure des lèvres, les yeux injectés de sang. Un 2 brûlant, diabolique, mauvais, perfide. Un 2 sans coeur, démoniaque, suppôt de Satan. 
Je me suis réveillé en tremblant, en hurlant. Pour me calmer et me remettre les idées au clair, Isa m'a mis deux baffes, et vu l'état de mes deux joues juste après, j'ai plus osé fermer l'oeil de la nuit.
Le matin, quand j'ai mis mes skis de chauffe au pied, que j'ai constaté qu'il y en avait deux, je me suis mis à trembler. Pourtant, on ne peut pas dire qu'il faisait bien froid, ironie du sort, le thermomètre affichait un deux. Un 2. 1 deux. (12°). Et le malaise a empiré, lorsque j'ai testé mes 2 paires de skis course, et lorsque le commentateur nous a annoncé au micro qu'on ferait 2 tours.
Pendant la course, je n'ai fait qu'y penser. On faisait 42 kilomètres. Pas 41 ni 43. 42, soit 4 (multiple de 2, un deux que l'on peut soit multiplier soit additionner, donc 2 combinaisons possibles) et un 2 accolé. 
J'ai bien essayé de lever la tête pendant l'effort, regarder ailleurs pour chasser cette sensation étouffante qui faisait vaciller mes 2 jambes, mais partout autour, les spectateurs levaient leurs 2 bras pour nous encourager.
Tant et si bien, qu'après nous être retrouvés à 2 coureurs devant, la course était pliée, et même si j'ai bien animé la course, croyant pouvoir terminer seul, je crois qu'inconsciememnt mon cerveau m'a remis dans le (droit?!) chemin, il n'y avait pas d'autre issue possible. Au sprint, je termine 2ème. 
Décidément, le marathon des Glières et moi, je crois que ça fait 2...



lundi 11 mars 2019

Cache-cache à l'Engadine

Chaque fois que je prends le dossard, j'ai les jambes qui frétillent. Ne supportant pas les courses d'attente, je prends souvent la course à mon compte, en essayant de la durcir ou de m'échapper. D'habitude, l'Engadine n'échappe pas à la règle, je tente toujours quelque chose, souvent placé mais jamais gagnant, je m'étais dit cette année que j'allais changer ma tactique et rester caché toute la course pour ne sortir le nez que dans les derniers mètres. Jouer à cache-cache, quoi!
Dès le coup de fusil, j'ai mis ma stratégie en place. J'ai été absolument parfait. Après un départ catastrophique, je me retrouve 200ème au bout de trois minutes de courses. Ah, pour ça, j'étais bien caché. Malgré un damage assez large, impossible de doubler pendant les cinq premiers kilomètres. Malheureusement, pour la première fois depuis des années, la tête de course est partie bille en tête, sans jamais faiblir, à tel point qu'il y avait déjà une échappée avant la bosse du tremplin, première (petite) difficulté de la course.
Les groupes étaient faits, la messe était dite, les patates étaient cuites. 
Je termine finalement 32ème, et je mentirais en disant avoir pris du plaisir.
Décidément, je ne sais pas si cette Engadine me sourira un jour. Pourtant, toujours d'un optimisme sans faille, je retenterai ma chance, vu que, comme le disent si bien les slogans du loto (auquel je ne joue pas), 100% des gagnants auront tenté leur chance...
Et puis, une chose est sûre, je suis paré pour jouer à cache-cache avec mes enfants. Pas sûr qu'ils réussissent à me trouver...


lundi 4 mars 2019

Une victoire! (et une halte au Massacre).

J'aurais pu faire un titre (encore plus) à rallonge.
Hier, je suis allé faire un petit tour chez mes amis Jurassiens. Et bonne nouvelle, j'ai plein de choses à raconter.
Il était une fois, dans une grotte perdue dans les montagnes...
Ah non, désolé, je me plante d'histoire. Celle-là, je vous l'ai déjà racontée. 

La mienne commence samedi soir, au moment de préparer mes skis. N'étant pas un très grand technicien sur le fartage, et étant surtout très joueur, j'avais préparé deux paires de skis. La première avec un produit passe-partout, et la seconde, avec un vieux fart datant d'il y a trente ans (véridique), si vieux que les dates de péremption n'existaient même pas à cette époque. Je m'étais dit que ce serait l'occasion de le tester, mais sans l'ambition profonde de partir avec. D'autant plus qu'au vu des prévisions météo, mon fart passe-partout était sûr de faire l'affaire.
Sauf qu'au petit matin, au lieu de trouver une neige molle et humide, il y avait sur le sol un joli carrelage blanc. Ce n'était plus de la neige, mais de la glace.
En testant mes skis, ô, surprise, les skis que je voulais utiliser étaient un peu moins bons que ceux avec mon fart datant du temps des dinosaures. D'aucuns diront que ça tombe bien, j'ai grandi au temps de mamouths. 

J'ai donc douté. Joué à pile ou face, manque de bol, j'avais pas de pièce. Jusqu'à cinq minutes du départ, j'ai hésité. Mon côté joueur a opté pour le choix le plus improbable, je suis parti avec le fameux fart, de l'âge de son bonhomme.

La course est partie. En ce qui me concerne, la course a vraiment commencé au bout de dix kilomètres avec une pointe de mon bâton qui est restée enfoncée dans la glace. Je quémende gentiment au bâton aux spectateurs que je croise, mais il me faut attendre trois kilomètres pour trouver un généreux donnateur. J'enfile le bâton de change. Manque de bol, il était trop petit. Deux kilomètres plus loin, un autre. Je le troque contre celui que j'avais. Non plus, c'était cette fois-ci le bâton d'un Golgoth. Je poursuis tout de même avec jusqu'au point culminant de l'épreuve quand, enfin, j'en trouve un qui correspond à peu près. 
Deux attaques plus loin, alors que nous ne sommes plus que quatre en tête, ma gourde se fait la malle dans une petite bosse. Plus moyen de se ravitailler. 
Et là, je rigole. Les nerfs qui lâchent. 
Mais dans mon malheur, chance énorme, je perds ma gourde au seul endroit où la course fait une boucle. Dix kilomètres plus loin, je prends un petit peu d'avance sur la tête de course, en croisant les doigts pour retrouver mon bidon. Je double un petit groupe de coureurs dans leur premier tour, arrive avec un peu trop de vitesse, je loupe la bouteille qui gît au sol, fais un gros dérapage, reviens sur mes pas et enfin, ma bouteille retrouve sa place dans mon dos. De quoi boire jusqu'à l'arrivée.
Ensuite, tout a été plus tranquille. Pas grand chose de croustillant, pas d'épopée grandiose, je me faire reprendre sur la fin de la descente du Massacre par Thomas, qui avait lui aussi cassé un bâton en milieu de parcours, j'accélère, retrouve rapidement de l'avance, et je peux lever le bras et savourer ma première (petite) victoire de la saison. Comme je dis souvent, de toute façon, il n'y a pas de petit plaisir, une victoire reste une victoire. 
Et j'espère avoir eu mon lot de galère ce dimanche pour passer une Engadine parfaite le week-end prochain!




jeudi 28 février 2019

Enchaînement Tartu-Finlandia

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ?! Ce proverbe là, on peut le mettre de côté. Alors je pourrais expliquer mon retard d'écrit du fait du décalage horaire. Mais une heure de décalage, autant pour l'Estonie que pour la Finlande, c'est un peu maigre comme excuse.
Venons en au fait. Après la Transju, remonté à bloc, je suis allé sur la Tartu, un 63km poussée sur un profil relativement plat. 50 bornes dans le groupe de tête, puis une bonne hypoglycémie sur la fin. Je termine 10ème. Dans 10, il y a le chiffre 1. Je sais pas si on peut compter ça comme une moitié de victoire ? Non ?
Bon, tant pis. On oublie et on part direction la Finlande. C'était le week-end suivant, cette fois-ci un 50km en skate. Profil sensiblement identique à la Tartu, pas beaucoup de montées, un petit vent de face qui ne m'a pas empêché d'attaquer, de m'échapper, et puis de me faire reprendre. J'ai tenté plusieurs fois, sans succès, et au final, pour ne pas déroger à la règle, l'arrivée s'est jouée au finish. Je termine à la 8ème place, un peu déçu de ne pas avoir su me remettre en mode guerrier sur les derniers mètres.
Je sais, rien de trépidant dans ces quelques lignes, mais je suis à court d'anecdotes croustillantes, va falloir que je me creuse un peu plus les méninges la prochaine fois. 
Grosse semaine de préparation en vue de l'Engadine dans deux semaines, et ce week-end, ce sera un petit marathon en terres Jurassiennes à l'occasion de la traversée du Massacre