mercredi 22 juin 2016

En tandem-carriole dans le Morvan (Par Isa, et puis un tout petit peu moi pour le pédalage ;o) )

Avec deux bébés de 16 et 2 mois, partir vadrouiller en tandem relevait un peu du défi. Et parce que le premier défi avec deux enfants en bas âge c'est de faire rentrer tout le matériel nécessaire dans la voiture : un tandem (démontable en trois parties) qui tient dans deux grosses valises, une carriole pliable, un lit parapluie, une chaise bébé de voyage, deux paquets de couches, du linge pour la semaine, les affaires de sport de monsieur (ski roue, baskets et tout le reste), les jouets de la miss, et tout le reste- nous avons opté pour une découverte à vélo sur un parcours en étoile, avec logement unique pour la semaine afin de simplifier ce côté intendance terriblement lourd, il faut bien le reconnaître.

Destination le Morvan, parce que Benoît l'avait rapidement traversé lors d'une courte sortie vélo (oh, seulement Annecy-Paris). La région l'avait séduit par son côté paisible et aquatique puisque l'on y trouve six grands lacs et de très nombreux étangs. Et, il faut aussi le savoir, parce que Man vs wild, n'est qu'une pâle copie de Ben. Ce dernier est en effet insatiable pour vous vous narrer ses combats à mains nues contre une truite ou son ingéniosité pour fabriquer une canne à pêche avec un bout de noisetier de 1cm de diamètre pour attraper le brochet de 1 mètre... Un homme, un vrai comme il en reste peu... Aussi j'avais hâte de le voir à l’œuvre dans cette région où la pêche est reine.

Bref, la voiture chargée à bloc, nous sommes en route pour l'aventure...
Dans mon idée, les vacances s'annonçaient pépères... Ben oui, toutes les femmes sportives du dimanche comme moi, comprendront bien que deux mois après l'accouchement, deux grossesses rapprochées et quatre enfants, la reprise du sport ne peut se faire qu'en douceur... Naïve que je suis...

Nous voilà donc basés au bord du lacs des Settons, lac assez central pour permettre une bonne découverte de la région.



Notre équipement pour rouler consiste en un tandem, un siège vélo pour enfant et une carriole dans laquelle est installé le siège auto de bébé. Aux horaires de sieste Éléa regagne sa « petite cachette » dans la carriole. La place est étroite car le cosy prend beaucoup d'espace mais il laisse un petit recoin dans lequel elle peut se glisser.



Premier jour, 50 km de prévus, un petit tour tranquille quoi, sur une journée. Ben oui, mais ça c'est sans les détours... Parce que c'est joli le Morvan et il aurait été dommage de louper certaines routes bucoliques. Donc nous voilà partis pour Saulieu, son restaurant gastronomique, et la maison du Parc, à quelques encablures. Après la pause déjeuner, nous voyons qu'il y a le lac de Saint Agnan pas très loin. Et comme il aurait été regrettable de ne pas faire le tour de ce joli lac, nous nous sommes engagés sur la départementale qui le bordait. Certes nous n'avons pas trouvé cette fameuse petite route censée le longer et comme faire demi-tour ne fait pas partie du vocabulaire de Benoît , le compteur indiquait 88km à notre arrivée au chalet.
A priori, 88 bornes à vélo, ce n'est pas énorme, mais avec près de 50 kilos à tracter, sans compter le poids du tandem, je peux vous assurer que c'est du sport. D'autant plus avec 1500mètres de dénivelé positif dans la sortie.




Deuxième jour, nous avons pris la direction de Château-Chinon. Initialement pour une visite de la ville, mais le seul endroit que nous avons visité, c'est bien entendu... un endroit pour se ravitailler. Vous imaginez bien que tout bon skieur qui se respecte pense avant tout à sa panse. Une adresse incontournable là-bas, le restaurant le Terroir Gourmand del'hôtel du Parc
Un menu à 14 euros le midi en semaine, avec amuse-bouches, plats et entrées du jour, et assortiment de desserts. Un pur délice ! Allez-y sans hésiter, même si vous devez faire un détour de 50 bornes.
Puis nous avons fait le tour du lac de la Pannecière où, suite aux fortes pluies des dernières semaines, les arbres disparaissaient dans l'eau.



Troisième jour, nous avons mis le cap direction Quarré les Tombes et ses commerçants facétieux... En effet, on y trouve le salon de coiffure « coupe au Quarré », le café « Quarré crème » et surtout son fameux chocolatier « Quarré de chocolat ».



Des tablettes de chocolat pour tous les goûts, des chocolats originaux (à l'anis...), des pâtes à tartiner, des crèmes de caramel, bref, de quoi rebooster un cycliste fatigué. Retour le long de la Cure par la forêt qui mène à Dun le Vieux, par une petite route sauvage et boisée.



Quatrième jour, nous avons voulu aller à Vézelay, mais en raison de la distance, nous avons fait entorse à notre règlement et pris la voiture jusqu'à Lormes. La ville et sa basilique sont magnifiques et on y sert d'excellentes glaces Pedone (meilleure glace aux marrons qu'on n'
ait jamais dégustée). Bon vous allez nous dire qu'on ne pense qu'à manger, mais voyager en France sans goûter aux spécialités locales, ce serait dommage.... Et les escargots de Bourgogne par 25°, surtout s'il faut reprendre le vélo ensuite, vous imaginez que ce n'est pas l'idéal ...

Ainsi s'est achevée notre petite escapade à vélo. Les deux petits ont eu l'air de vraiment apprécier. On ne les a jamais entendus râler. Non non, ce n'est pas une blague.

Vous trouverez différents parcours empruntés sur le site Polar Flow:

(Vous pouvez naviguer sur l'onglet "Agenda" et cliquer sur les séances pour voir tous les itinéraires)

N'hésitez pas si vous avez des questions, nous nous ferons un plaisir de vous répondre.


lundi 20 juin 2016

2ème place à la verticale du Criou et rendez-vous Universki.

Vendredi et samedi, je suis allé à l'incontournable Olymp'Loue Universki à Ornans, dans le Haut-Doubs. Toujours le même plaisir de partage avec différents athlètes et chefs d'entreprises, dans le cadre de ce rendez-vous annuel organisé par Universki, superbe association créée par Yves Blondeau et Fabrice Guy. L'occasion de belles rencontres, comme toujours, autour de débats, de bonnes assiettes et aussi d'un peu de sport.

Dimanche matin, direction la Verticale du Criou, à Samoëns, en tant qu'invité de dernière minute. J'avais espéré un rayon de soleil, mais pour ne pas déroger à la règle de ce printemps, il faisait... mauvais. 
Pluie, brouillard, le top du top pour ce kilomètre vertical boueux à souhait. Mais ainsi va le sport de plein air, on subit les caprices de la météo, mais comme on dit, il en est de même pour tout le monde. Si l'on veut rester au sec, autant rester au lit.
Pour ce kilomètre très raide (à peine 2km de long pour 1000 mètres de positif), il valait mieux avoir des bâtons et des crampons. Certains ont même grimpé avec des chaussures de foot, c'est pour dire si le terrain était gras. 
Départ en contre la montre, une 2ème place au final à 39 secondes de la gagne, pour mon 1er KV de l'année, je suis plutôt content. 

Mais comme toute course en montagne, le plus grand plaisir du sportif, surtout lorsqu'il se lève aux aurores un dimanche matin, c'est de pouvoir profiter de la vue.
Là, en ce dimanche matin, elle était extraordinaire...


Pas de doute, on reviendra l'année prochaine pour en profiter davantage. 

Un grand merci à l'organisation et félicitations pour cette édition difficile. 
 

dimanche 19 juin 2016

Ah, la pluie...

Cette année, on ne peut pas dire que le printemps soit exceptionnel. Enfin si, exceptionnellement maussade. Il pleut, il pleut et puis il pleut encore. A tel point que, comme vous le savez, certains coins de France se transforment en lacs naturels.



Voilà, tout ça pour dire que si, parfois, on trouve quelques panneaux insolites en bord de route...



Je pense qu'il serait opportun d'en mettre un nouveau:




lundi 13 juin 2016

Vacances à... ???

Depuis quelques jours, nous sommes en vacances à X. Non, n’imaginez pas là quelconque connotation salasse, bien que certains panneaux rencontrés lors de notre vadrouille soient assez douteux.



Un endroit sauvage et vallonné, aux nombreux lacs et cours d’eau. Florilège de routes bucoliques, elles sont parfaites pour la pratique du vélo et du ski à roulettes. Peu de voitures, revêtement correct, le top pour l’exercice sportif.

Voilà un peu pour l’introduction. On va rentrer dans le vif du sujet. Vu que pour moi, vacances riment forcément avec sport, je suis allé faire un tour en ski roue. J’ai d’abord hésité à prendre une carte, mais si vous me connaissez bien, vous savez que j’ai la fâcheuse tendance à partir sans me soucier de l’itinéraire emprunté. Cheveux (enfin, ce qu’il m’en reste) au vent, j’ai traversé quelques bourgs, me disant qu’en prenant toujours à gauche, j’arriverais bien par finir par retomber sur mes pas. Au bout d’une trentaine de kilomètres, ma gourde à sec, j’ai commencé à trouver la route longue.
A gauche, une voie ornée du panneau de l’impasse. En général, si vous entrez dans ce type de route, vous avez toutes les chances de voir votre chemin se terminer en cul de sac. Mon bon sens m’a donc fait prendre la suivante, une jolie route bien goudronnée avec une indication de village. Sans réfléchir, je tourne, fais quelques kilomètres de montée. A la sortie du village, plus de route. Oui, sachez que l’absence de panneau ne veut pas dire que vous n’allez pas forcément devoir rebrousser chemin.
Je croise alors deux gaillards, leur demande comment retomber sur mes pattes. Voyant mon attirail, ils me disent que le mieux est de faire demi-tour, de reprendre ma route. Pas moins de quinze kilomètres avant d’espérer rentrer.
Je regarde le chemin caillouteux en face de moi.
-Et si je continue par là ? leur fais-je.
Ils me regardent, interloqués.
-Bah, il y a bien quatre ou cinq kilomètres. A vol d’oiseau. Et puis, avec ces pluies des derniers jours…
Au fond de moi, je me dis que les autochtones sont forcément un peu marseillais sur les bords. Mon instinct me dit qu’il ne me faudra pas cinq minutes pour retrouver un joli goudron. Et pas la moindre trace d’humidité entre les cailloux.
Une demi-heure plus tard, de l’eau jusqu’aux genoux, je constate que l’autochtone doit forcément savoir de quoi il parle. Je finis tant bien que mal par retrouver une route, vois enfin un panneau salvateur, avec mon lieu de retour. Sauf qu’il m’indique de prendre à droite, et que mon instinct me dit à gauche. Avec toutes mes péripéties, je laisse de côté mon instinct à deux balles et écoute mon bon sens.
Encore une dizaine de kilomètres, la langue en travers, desséché, à bout de force. Enfin de retour, je croise un gars du coin, lui explique un peu mon tracé, et à ce moment là, il me fait en rigolant :
-Mais vous auriez dû prendre à gauche, mon p’tit gars, lors du dernier embranchement. Il ne vous restait qu’un kilomètre de petite route. Faut pas toujours se fier aux panneaux, vous devriez le savoir, quand même !
Inutile de vous dire que depuis quelques jours, il y a un habitant de moins à X...

Enfin voilà, on est en vacances à X. Un coin vallonné, vous l’aurez compris. Dans un parc naturel. Il y a même une piste de ski de fond d’une quarantaine de kilomètres. Et si vous aimez Noël, sachez qu'une grosse partie des sapins qu'on décore provient de là.

Oui, c'est bien beau tout ça. Mais d’après vous, dans quelle région suis-je ?...






mardi 24 mai 2016

Ma reconversion de traileur (la montée du Crêt d'eau)

Avant-hier, j'ai enfilé mon deuxième dossard en course à pied. Trois semaines après mon premier essai, il était temps de remettre un peu d'adrénaline et d'intensité en vue de la préparation... hivernale.
1300 mètres de dénivelé positif, le programme était alléchant. Par contre, les 600 de négatifs m'ont fait longuement hésiter. Est-ce que oui, est-ce que non...
Je suis donc allé à Bellegarde pour le départ de cette nouvelle édition de la montée du Crêt d'eau. Des pentes à plus de 30%, en montée comme en descente, un joli plateau de coureurs, dès les premiers mètres, me voilà dans le vif du sujet.
Un petit groupe de six coureurs s'échappe, dont deux Kényans adeptes du marathon (1h03 au semi quand même!) venus se frotter aux traileurs. Ils lâchent le train dès la première montée.
D'abord distancé par les deux premiers, je reviens peu à peu au niveau du deuxième après 40mn de course et les grandes parties montantes, avant de perdre de nombreux mètres sur la partie plus roulante du sommet.
Place ensuite à la descente. En trail, il paraît qu'il y a des chamois à la descente, moi, je fais plutôt office d'une chèvre. Bien loin de revenir sur le 2ème, je vois au contraire ma place (presque) acquise sur le podium fondre comme neige au soleil, croisant les doigts pour une arrivée imminente. J'arrive tant bien que mal à conserver un pied sur la boîte, mais il s'en est fallu de peu, j'ai eu chaud aux fesses, un kilomètre de descente en plus et je dégringolais à la 4ème place.



Au regard du podium, j'ai compris pourquoi le trail n'était pas non plus mon truc. Il y a un problème de taille, et non des moindres. Vous constaterez sur la photo qu'il me manque un ou deux cheveux sur le caillou. A moins de trouver une lotion capillaire digne de ce nom, je peux donc tirer une croix sur une potentielle victoire à l'UTMA. (Ultra Tour du Mont d'Aviernoz)

Avec un peu de recul, une chose m'a sauté aux yeux. Pour être performant, il suffit peut-être tout simplement d'avoir un maillot jaune.
Mais oui, tout bêtement. C'est pour ça que chaque année, la victoire du Tour de France revient à un maillot jaune ?!!!!!!
Quand un jour, je me mettrai à réfléchir, sûr que j'aurai la victoire facile ;o)

jeudi 19 mai 2016

Dopage, dopage, dopage...

Dans la presse, en ce moment, de vieilles (enfin, pas si vieilles que ça) histoires ressortent. Il paraîtrait que nos (amis) russes se soient dopés (à l'insu de leur plein gré) à l'occasion des JO de Sotchi. Bien sûr, ceux-ci_ démentent. "Que nenni, nous chargés ?" Alors on met la faute sur le médecin qui a perdu la tête. Ah là, c'est sûr qu'en dénonçant ce système de dopage, il joue avec sa vie, et il a bien fait de s'expatrier au-delà de ses frontières, car oui, pas sûr qu'il garde longtemps sa tête sur les épaules, le gaillard.

J'avais déjà fait un ou deux articles sur le dopage, l'un en réponse à un article de Guillaume Prébois ICI et un autre ICI. Vous savez donc ce que j'en pense.

Très honnêtement, que les Russes soient pour la majeure partie dopés ne me surprend pas. Il y en a bien d'autres qui passent à travers les mailles du filet. D'autres têtes tomberont. 
La triche n'épargne aucun sport. Il y a peu de temps, je discutais avec un médecin de course, à l'occasion d'une petite épreuve locale. Le médecin de course l'avait été aussi à l'occasion d'une grande épreuve dans la vallée du Mont-Blanc. Il me citait l'une des stars de la discipline, figurez-vous que la femme de ménage avait trouvé dans la poubelle de sa chambre quelques poches de transfusion. Elle était allé voir le médecin et ensemble, ils avaient voulu aller à la gendarmerie. La plainte avait été non recevable. Motif ? Ce n'était pas un procédure réglementaire. 
Voilà où nous en sommes. Les tricheurs sont protégés, et, notoriété et argent aidant, ils restent auréolés de gloire.
Je passe ceux qui ont les bons médecins et qui flirtent avec les limites (micro-doses EPO et Co, produits non détectables...), toutes ces injustices qui ternissent et pourrissent le sport.

J'aimerais qu'un jour, une liste soit fournie (Oh, qu'elle sera longue!) avec inscrit dessus l'ensemble des tricheurs, tous sports confondus. Croyez moi, on aurait de belles surprises.

Allez, passons, il vaut mieux en rire, j'ai repris un croquis fait sur ce site il y a quelques années, j'ai juste modifié une petite bulle. 




lundi 2 mai 2016

Week-end des grandes premières

Le week-end a été chargé. Bon, à mon petit niveau, certes, parce que je sais bien qu'il n'y a là rien d'extraordinaire. Mais pour une période de reprise, j'ai fini un peu sur les rotules. Le samedi, tout d'abord, avec ma première séance de vélo de l'année. Eh non, je n'ai pas traversé la France, ce n'était qu'un simple aller en direction de Grenoble, seulement 120 bornes au compteur. Un début en fanfare, avec du bon 30 de moyenne jusqu'à Chambéry. La suite? Je vais dire que c'est la faute du vent de face. Et puis aussi du mauvais goudron. De la pluie ensuite. En fait, j'étais tellement collé sur la fin que mon compteur m'a lâchement abandonné dans la montée du col de la Placette (un col double hors catégorie, pensez bien!). Oui, j'ai avoisiné les 13 à l'heure sur une côte à 4%, c'en était presque indécent.

Le lendemain, plein d'entrain et bien remis de ma galère de la veille, je n'ai rien trouvé de mieux à faire que d'enfiler un dossard, sur la Grimpée du Laudon. Le top pour une reprise. Dès le coup de fusil, j'ai senti que j'étais bien. Hop, aux avants postes, comme en l'an 40. Au bout de deux kilomètres de plat, j'ai commencé à accuser le coup. Heureusement, j'avais fait le plus dur, il me restait encore 11 bornes et 500 mètres de dénivelé. 
Si j'ai galéré?
Non.........

Et pour la petite histoire, la course, c'était hier.Un 1er mai. La fête du travail. Vous imaginez bien que je n'ai pas été payé en heures sup. Congés payés? Pffff, même pas en rêves.

Euh, allez, quoi, quelques RTT ?! Même minuscules...



Dessous les liens Polar des deux sorties, pour ceux que ça intéresse: