mardi 17 septembre 2019

Les templiers, va falloir que je me mette en mode guerrier

Vous le savez désormais, je suis homme d'aventures et j'aime me mettre des objectifs. Me lancer dans des projets un peu fous, parfois à la dernière minute. Descendre les Alpes avec mon sac à dos (en 2006), partir avec un biclou rafistolé pour un aller-retour en Bretagne en 8 jours (2010), faire un tour d'Europe en tandem (2011), un tour de France en ski roue (2012), se dire la veille au soir :"Tiens, si j'allais demain me faire un Mont-Blanc dans la journée en trottinant", moi qui n'avais jamais fait de haute montagne (attention, là par contre, je le dis et le redis, ne faites pas n'importe quoi, la haute montagne nécessite une bonne condition physique et le respect de certaines règles).
Voilà, un peu de folie, une bonne dose d'aventures, de nouveaux projets, j'ai besoin de ça pour avancer. 
En ce début septembre, je me suis réveillé un matin en me disant cette fois-ci:"Tiens, si j'allais faire les Templiers en Octobre ?..."
Grâce à mon partenaire Scott, j'ai pu avoir un dossard de dernière minute. 
78km, 3600 de positif, l'un des trails les plus renommés de France. Moi qui me suis inscrit à mon premier trail (court:29km) en début d'été, je me demande si ce n'est pas un peu ambitieux...
Verdict dans un peu plus d'un mois.

Par contre, ce dimanche, je suis allé faire une course dans le Puy-de-Dôme, un 15km de sélection pour les Mondiaux, j'ai pris une fantastique déculottée.
Pourtant, j'avais passé une très belle nuit, un peu à la belle étoile (depuis les vitres de ma voiture, heureusement, c'est un monospace, ça n'aurait pas été la même chose dans une Mini). 
La course, c'était 15km, 650mètres de dénivelé. Je ne me suis jamais autant fait doubler dans les (courtes) montées. Le calvaire s'est poursuivi dans la descente. 


Un week-end complètement hors de forme, il en faut un de temps en temps, se prendre une bonne claque pour se remettre les idées d'aplomb.
Va vite falloir passer en mode guerrier!



Bah.. sinon je vais prendre une deuxième déculottée, sauf que celle-là je risque de la sentir passer pendant longtemps. Trrrèèèèsss longtemps.

jeudi 12 septembre 2019

Bretagne: en vadrouille sur l'Eurovélo 4

On aurait pu choisir le Sud, mais après deux canicules de 40 degrés chez nous, on s'était dit qu'il valait mieux aller dans le Nord. Enfin, plutôt le nord-ouest, direction la Bretagne. Les vagues, l'Océan, le retour aux sources, quoi!
La voiture était prête depuis la veille, vu qu'au petit matin, je devais aller enfiler un dossard du côté de Méribel. Une course après la course: lever aux aurores, mettre le dossard, courir, se casser les pattes, rentrer à la maison, charger la famille, et repartir pour une traversée de la France d'Est en Ouest.
Après une première vadrouille à vélo dans les Monts d'Arrée il y a 4 ans, l'idée était de rouler sur l'Eurovélo 4 et longer les côtes. Un VTT et un vélo électrique, deux sièges bébé, une carriole chargée à bloc avec tout le matériel de bivouac, nous étions parés pour l'Aventure.

Le vélo électrique avec la carriole (poids de la carriole + chargement: 50kg!)


Après avoir laissé la voiture à Rennes pour prendre le train en direction de Morlaix, il n'a pas fallu attendre une heure avant d'avoir nos premières sueurs froides: Isa avait quitté la voiture quelques minutes avant moi avec les deux petits, j'avais suivi avec la carriole, mais une fois à la gare, impossible de nous retrouver. Une gare sur trois niveaux, Isa m'attendait en haut, moi en bas, j'avais toutes les affaires et son téléphone, donc aucune possibilité de la joindre. On a fini par se retrouver sur le quai de la gare quelques minutes avant le départ. Pas de doute, ça partait mal bien.
A Morlaix, nous avons planté les tentes dans un camping à la ferme, et le lendemain, à 9h30, nous donnions nos premiers coups de pédales.
Premier camping

Une heure plus tard, nous essuyions notre première rincée. Au départ, ce n'était qu'un minuscule crachin, et on s'était dit que ce n'était pas quelques misérables gouttes qui allaient nous arrêter. A peine le temps de le dire, il tombait des cordes et bien sûr, impossible de trouver un endroit pour nous abriter.
Je tombais des nues, il pleut en Bretagne ? On m'aurait menti ?... A vrai dire, il y en a deux qui étaient heureux comme tout, sitôt descendus des sièges bébés, nos deux petits monstres sautaient pieds joints dans les flaques d'eau en riant aux éclats. Jusque là, tout allait bien. Soixante-dix kilomètres et sept cents mètres de dénivelé plus tard, la batterie du vélo électrique tombait en rade. Nous étions à Lannion, pas un camping à l'horizon, et j'ai compris lorsqu'Isa m'a tendu son vélo que le reste de la journée ne serait pas une partie de plaisir.


Le beau temps en Bretagne...c'est quand il ne pleut pas ;o)
Bien entendu, nous n'avions pas réservé nos campings. L'itinérance devait rimer avec aventure. Et re-bien entendu, au premier camping trouvé, nous nous sommes fait refouler. On a tout essayé: On se fera tout petit... nos petits sont sages comme des images... un petit billet?... ça a failli faire, mais au moment où j'ai proposé mon corps en dédommagement, j'ai pris une baffe par ma femme et l'hôtesse d'accueil nous a définitivement mis dehors.
Heureusement, nous avons trouvé notre bonheur cinq kilomètres plus loin. Un camping avec piscine et toboggans, les enfants étaient aux anges.

Faut pas croire, mais les enfants aussi ont la vie dure


L'eurovélo 4 continuait ensuite le long de la mer, sur la côte de Granit Rose. Après deux heures de route le lendemain et presque trentre kilomètres parcourus, nous avons découvert avec stupeur que nous n'avions effectué que cinq kilomètres, à vol d'oiseau, depuis notre point de départ. A ce rythme là, nous finirions notre périple à Noël.
J'aurais aimé dire que la suite nous réserva de belles surprises, mais ce serait mentir. Comme la veille, le ciel nous tomba sur la tête alors que nous étions perdus au beau milieu de nulle part, sans le moidre toit pour nous abriter. Pour réconforter la troupe, j'ai promis un beau 4 étoiles avec piscine chauffée, spa et tout le tralala, mais égarés dans la pampa en périphérie de Tréguier, nous avons atterri dans le camping municipal du coin. Trop fatigués pour aller au restaurant (à deux kilomètres avec une "côte de la mort qui tue" à gravir), nous avons préféré un couscous minute préparé avec la popote et avalé dans les toilettes, vu qu'il pleuvait encore à verse. On avait vu plus glamour, mais en vadrouille, ai-je fait en me marrant, il faut savoir se contenter de peu.
J'ai pris ma deuxième baffe du séjour.

Pêche aux crabes pendant la pause midi

Pour le reste du séjour, la météo a fini par avoir pitié de nous (de moi?), le soleil a fait de belles apparitions et nous avons poursuivi, tranquillement mais sûrement, notre voyage jusqu'aux portes de Saint-Brieuc. Le compteur affichait, comme la veille, 70km et 800mètres de dénivelé. Et comme la veille (et l'avant veille), passé cette barre fatidique, la batterie n'avait plus de watt à fournir. Heureusment, les campings fourmiliaient, et hormis le premier jour, jamais nous n'avons eu à galérer pour trouver de quoi piquer la tente et prendre une douche.
Ensuite, ce fut Saint-Jacut-de-la-Mer. Le ciel s'obscurcit au moment du repas (parce que la Bretagne sans la pluie perd tout son charme), et cette fois-ci, nous avons pu dîner comme des rois. En lieu et place des toilettes, nous avons pu nous offrir le luxe de manger sous un toit hexagonal de quatre mètres de diamètre, avec sol béton, sans avoir les odeurs de fosse septique pour nous accompagner. Bon, par contre, nous n'avions pas droit aux murs, il fallait bien rester au milieu de la dalle, parce qu'avec le vent, le crachin avait vite fait de nous tremper le dos.

Initialement, nous avions prévu de pousser la chansonnette jusqu'au Mont Saint Michel, mais nous étions déjà samedi et nous devions reprendre la voiture le lendemain pour une semaine pépère dans la Bretagne Sud. Nous avons donc opté au plus court, traçant notre route vers Rennes en passant par Dinand et le canal D'Ille et Rance. Une halte à midi aux jeux de Dinand (il faut savoir qu'avec deux enfants en bas âge, on ne peut pas y couper: halte rime avec jeux), et nous repartions gonflés à bloc. Après une quarantaine de kilomètres à rouler sur le plat en suivant les légers méandres du canal, nous avons craqué, le plat, ce n'était pas pour nous. Il nous faudrait une échappatoire avant Rennes.

Une dernière étape à Tinténiac, au camping Municipal (8€50 la nuit pour toute la famille, le camping le moins cher de notre virée, le maximum ayant été à plus de 40€).

Parés pour les derniers kilomètres

Pour la dernière (courte) étape, nous avons donc préféré les petites routes au canal. Comme toujours, le reste de la famille m'a fait confiance pour la carte, et fidèle à mon habitude, je nous ai perdus sur les petites routes du coin. Oh, pas grand-chose, à peine dix kilomètres de détour. Il fallait bien ça pour mériter notre délicieux Kouign-aman pour fêter notre arrivée! Pour ceux qui ne connaissent pas, le kouign-aman, c'est 100% plaisir et 100% calories gratuites. A consommer sans modération en prévision des hivers rudes. Encore meilleur réchauffé au four ou au grille-pain, quand le beurre dégouline sur les mains.
Et ça rime!

Postace
Ce récit est romancé, écrit parfois (souvent) au second degré, ne pas tout prendre au sérieux. (Ben oui, Isa ne m'a pas mis des baffes mais son poing dans la figure et tout le monde sait qu'en Bretagne, c'est important de rêver pour croire que le soleil existe).

Plus sérieusement:

Quelques chiffres:
1ère étape: 92km
2ème étape: 72km
3ème étape: 68km
4ème étape: 70km
5ème étape: 70km
6ème étape: 35km

Total périple: 407km, 4000mètres dénivelé+

L'eurovélo4 est extrêmement bien balisé, un bonheur pour les cyclistes. On alterne pistes stabilisées, voies cyclables et voies vertes, les campings sont nombreux, prix et prestations très variables. Par contre, c'est assez sportif (il suffit de voir le dénivelé de l'ensemble), les côtes sont raides, donc ne vous imaginez pas qu'il n'y a que dans les Alpes qu'il faut appuyer sur les pédales).
Et pour ce qui est de la pluie, malgré être partis sur le plus mauvaise semaine de l'été au point de vue de la météo, hormis deux grosses rincées, quelques bruines, un peu de fraîcheur, ça a été un vrai bonheur de rouler. Et puis vous connaissez le proberbe breton: "en Bretagne, il ne pleut que sur le c..."

mardi 27 août 2019

4ème aux Championnats de France de Trail court.

Ok, je sais, ça date un peu, maintenant. Un peu plus de deux semaines, me direz-vous, mais entre temps, il y a eu deux semaines du côté de la Bretagne, un peu de vadrouille à vélo (je vous raconterai). Mais revenons à nos moutons. 
Comme vous le savez, je m'étais fixé un petit objectif estival: les championnats de France de Trail. Le changement dans ma préparation consistait surtout en des séances sur piste (merci Marc Peoch pour les conseils), une dizaine depuis la reprise de l'entraînement ce printemps. Pour le reste, c'était de l'improvisation. D'autant plus que le week-end précédent, j'étais en train de parfaire ma préparation en mode allongé, la faute à un virus de passage, pris en pleine tête. D'un autre côté, moi qui ai tendance à trop en faire, là, je n'avais d'autre choix que me reposer. Et vu qu'il fallait recharger les batteries, j'ai axé ma préparation en mode chocolat. Du noir, du bon, au minimum 75%, 80%, voire même du 85%. On m'a toujours dit que le chocolat était riche en antioxydants, ainsi qu'en magnésium. Le chocolat, ça m'allait bien, d'autant plus que ces dernières années, j'avais fini deux fois quatrième aux France de longue distance en ski de fond. J'avais donc des stocks au cellier.
La veille, j'étais encore en train de baver devant un magnifique gâteau au chocolat chez des amis, du côté de Mâcon. Je n'y étais allé rien que pour ça, la promesse d'une superbe pâtisserie réalisée par un pro (pour la petite histoire, je n'ai même pas pu y goûter, je suis reparti trop tôt!)
Le dimanche au petit matin, le réveil a sonné, la voiture chargée à bloc pour les vacances -vu qu'on partait à l'autre bout de la France dans la foulée- je suis allé à Méribel. Pour le petit déjeuner, je m'étais préparé un gâteau sport. Au chocolat, bien sûr, que j'ai mangé à pleines dents sur le trajet, me disant que malheureusement, j'avais quasiment épuisé toustes mes réserves en tablettes de cacao (mais d'un autre côté, la balance pouvait confirmer que j'avais emmagasiné pas mal de provisions pour l'hiver...)
Trois heures plus tard, je franchissais la ligne d'arrivée, échouant à quelques secondes du podium. A la quatrième place, bien sûr. La fameuse médaille en chocolat. Le job était fait: j'avais de quoi tenir un an de plus.

Voilà pour mes premiers championnats de France de Trail, j'essaierai de faire mieux l'année prochaine. Et pour ceux qui veulent savoir comment s'est passé ma course, eh bien je suis parti, j'ai couru, et au bout d'environ 2h30 et quelques minutes d'effort, j'ai fini par arriver. 


mardi 30 juillet 2019

3ème à la montée des Pavés: un jour je serai sage et raisonné

Après deux week-ends de trêve (de dossard, pas d'entraînement!), direction dimanche à la montée des Pavés, une étape du challenge national des courses de montagne.
La veille, j'avais jeté un rapide coup d'oeil aux inscrits. Ne voyant pas de "grosses pointures", je me suis aligné au départ plus confiant que jamais. Dès le coup de fusil, sûr de mon fait, j'ai pris la course à mon compte, et au bout de 5mn d'effort, j'avais déjà une bonne vingtaine de secondes d'avance sur mon poursuivant.
Cinq minutes plus tard, j'entendais un souffle dans mon dos, et là, stupeur, j'avais été rattrapé par un concurrent. Malheureusement pour moi, j'étais au rupteur, j'avais pris un départ trop rapide et j'étais incapable d'accélérer davantage. (C'était pas faute d'avoir dit à des amis le matin: surtout, ne partez pas trop vite, mieux vaut en garder sous le pied au départ pour finir en trombe). 
Distancé sur la partie roulante, je bascule au sommet de la boucle avec une vingtaine de secondes de retard sur le premier, et pour couronner le tout, je me fait encore doubler dans le peu de descente bien gadouilleuse qu'il y avait.
J'ai donc fini 3ème. J'ai alors compris en discutant qu'il y avait eu un loupé dans les listes des inscrits, et que plusieurs n'étaient pas affichés sur le site de la course. Et que le vainqueur n'était autre que le vice champion de France de Trail, plusieurs podiums également en Championnats de France de course de montagn. Alors oui, après réflexion, peut-être que j'aurais dû y aller sur la réserve.
Je me dis toujours que la prochaine fois, je serai sage et raisonné.
Et les poules auront des dents.


vendredi 19 juillet 2019

Une victoire au Môle pendant que les heures défilent.

La victoire, elle date un peu. Le matin, sur la route, j'ai bien senti que ça allait être compliqué. Le réservoir était vide, comme pour la voiture. Il fallait remettre de l'essence, mais il n'y avait plus que du bon vieux diesel. D'un autre côté, pour une vieille carcasse comme la mienne, que demander de plus?
A peine le temps d'épingler le dossard, le chrono de la course a été lancé. Certains diront que j'ai pris un départ prudent, moi je vous répondrais que j'étais à fond. Les jambes ont fini par se décrasser au bout de 20 minutes d'effort, avec les bons raidards que j'affectionne tant. Sinon, ça aurait pu être trrrrrrèèèèèèès long. Une troisième victoire au Môle, et j'en avais fini avec les dossards pendant au moins un ou deux week-ends. Fallait recharger les batteries. Vraiment.
C'est donc tout naturellement que je suis parti faire un petit tour en trottant le lendemain matin. A peine 5 heures dans les montagnes, face au Mont-Blanc. 
Le surlendemain aussi, une bambée en ski à roulettes. Oh, pas grand-chose, une petite sortie, une sortinette, comme on pourrait dire. 6h30 d'effort, 120km. Pas de quoi fouetter un chat.
A la fin de la semaine, je n'étais même pas aux 35 heures. Ridicule. Les heures sup' et les RTT, c'était pas encore pour maintenant 
J'ai donc fait un peu de rab cette semaine. Du fractionné sur stade, pour remettre de l'huile sur les gonds et éviter que tout grince quand il s'agit d'enclencher la seconde.

Alors comme on dit, entraînement difficile, course facile... (ça, je l'ai peut-être déjà dit dans un autre article, mais si je radote, c'est que je deviens gâteux, alors ne m'en voulez pas, mettez ça sur le compte de mon âge avancé).


lundi 1 juillet 2019

4ème au KV du Mont-Blanc, fin de cuisson au bout de deux semaines d'efforts

Certains diront que la vie d'un sportif est facile et agréable. On part le matin faire du ski à roulettes, un footing, du vélo, un coup de ski l'hiver. On remet ça de temps en temps l'après-midi, on est dehors, tranquille, la vie.
Le mois de mai pourrait s'y apparenter. Et puis en juin, le cycle s'intensifie, les entraînements sont plus longs, biquotidiens. On enchaîne les semaines, et puis les intensités, aussi.
Après ma première grosse semaine d'entraînement du printemps, un dossard le samedi à Faverges lors de mon premier Trail, j'ai remis ça la semaine d'après. Avec ma copine la canicule, qui n'a pas manqué de m'accompagner à chaque sortie. Le matin, ça va, elle était à peu près calme, c'est plus l'après-midi qu'elle faisait des siennes.
J'ai arrosé le goudron à coup de grandes transpirées (j'aurais mieux fait d'arroser le jardin, pour éviter d'avoir des salades lyophilisées au bout de trois jours), je me suis ratatiné dans la fournaise de cette fin de mois de juin.
Pour me finir, pour m'achever, j'ai même remis le dossard, au Kilomètre Vertical lors du Marathon du Mont Blanc. Pas une partie de plaisir, je termine assez loin en temps même si la place est honorable (4ème). Pas assez de jus, faut croire que je commençais à être sec, pire qu'un raisin. Malheureusement, la semaine n'était pas encore terminée, il restait le week-end. Il fallait aller jusqu'au bout du mal.
Puis vient le dimanche soir, salvateur. La fin de la galère. La semaine de repos (mais pas trop, va quand même falloir se coltiner une douzaine d'heures, hein! Voire une quinzaine. Avec des intensités. Et puis p'têtre le dossard le dimanche. Croyez pas que le repos, c'est se croiser les pouces).
Enfin bref, le dimanche soir, après tous ces efforts consentis, il y avait la balance, dans la salle de bain. Je me suis dit qu'après toutes ces galères, ces litres de sueurs perdus, ces calories brûlées, l'aiguille aurait pitié de moi. Que vu comme j'étais ratatiné, les chiffres ne mentiraient pas.
Eh bien non. J'avais même pris 100 grammes
Foutue balance. 
Faites du sport, moi je vous dis. Faites du sport...


jeudi 27 juin 2019

Fin de l'aventure avec Jobstation

Une page se tourne. Début 2015, nous réussions à monter, avec Stéphane Mouton (Rossignol), la première équipe professionnelle de ski. Une belle aventure qui aura duré 5 ans, mais qui s'est terminée brusquement ce printemps.
La groupe Jobstation (auparavant Gel intérim, qui était anciennement le nom de la firme) s'est séparé de la marque de skis Rossignol, et aussi d'une grosse partie de l'équipe.
Malgré mes bons résultats hivernaux (dans les meilleurs de ceux du team), je ne fais plus partie des orientation actuelles de l'équipe. Une décision difficile, qui rend désormais mon avenir de skieur incertain. Je remercie toutefois Guilhem pour son soutien sur ces dernières années.

J'essaie néanmoins de rebondir, et j'essaie désormais de remonter une équipe avec plusieurs athlètes, dont Jérémie Millereau (vainqueur de la Transjurassienne 2015 et plusieurs fois vainqueur du marathon ski tour) et Nicolas Berthet (3ème du Marathon ski tour en 2016, qui a connu deux saisons difficiles à la suite d'une mononucléose), mais dont le potentiel est clair.

Le défi n'est pas évident, et il nous faut d'abord trouver des partenaires financiers. Mais je suis homme de défi et ne baisse pas les bras. Rossignol continuera à m'équiper sur le plan matériel. Depuis plusieurs semaines, j'essaie de trouver une entreprise qui acceptera de se lancer dans cette nouvelle aventure, avec un nom d'équipe à prendre/vendre. Un gage de visibilité assuré pour l'entreprise partenaire.
Mon envie est toujours intacte, mes ambitions toujours aussi hautes. Des promesses de victoires, l'ambition d'une troisième cloche à la Transjurassienne, des podiums sur les plus grandes courses nationales et internationales...

Si vous connaissez des personnes susceptibles d'être intéressées, n'hésitez pas à m'en faire part afin que je leur soumette le dossier.