jeudi 12 décembre 2019

Station de Megève

La station de ski de fond de Megève est probablement la plus vaste de Haute-Savoie, avec pas moins de 45km de pistes en quatre sites différents : Cassioz (5km), Plaine d'Arly (7 km), Mont D'Arbois (15 km-30 en aller/retour) et La Livraz (18km).

Copyright Megève
Les pistes de Cassioz et de la Plaine d'Arly (gratuites) étant des itinéraires partagés piétons, mieux vaut se lever tôt pour trouver des pistes fraîchement damées et pas encore "saccagées" par les marcheurs. Pour de belles séances, autant choisir de partir de La Livraz, au pied de la Côte 2000,  un site avec une superbe vue sur les Aiguilles Croches et le Mont-Joly. 

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Si vous voulez faire une grande séance, depuis le bas de la piste du Planay, il est possible de rejoindre le secteur du Mont d'Arbois, pour ensuite faire la liaison avec les pistes du Bettex ainsi que de Saint-Nicolas-de-Véroce. Cet aller-retour de 30km offre des vues exceptionnelles, à la fois du le Massif des Aravis, la chaîne des Fiz, les Aiguilles rouges ainsi que le Massif du Mont-Blanc, tout en dominant les vallées de Megève, Sallanches et Saint-Gervais. Pour moi l'une des plus belles pistes du département. Par contre, cet itinéraire est partagé (et gratuit) donc là aussi, prévoyez une sortie avant 10h, et en style classique (la piste est assez étroite et le skating y est parfois compliqué, au milieu de deux rails de classique).

Le + de la station : les vues imprenables.

vendredi 6 décembre 2019

Place au ski


Cette année, j'ai poussé la chansonnette des courses estivales, au point de mettre mon dernier dossard à l'orée de l'hiver. Une saison à pied qui aura marqué mes grandes premières, avec des départs en trail, que ce soit sur du court (Faverges, Championnats de France) ou du long (SaintéLyon).
Je ne sais pas encore quel sera mon programme pour l'année prochaine, même si j'ai déjà coché quelques incontournables (42km ou 90km du Mont Blanc, Grand Trail des Templiers, Championnats de France long).

Place désormais à la saison hivernale, avec Le Marathon de Bessans qui ouvrira la saison de longues distances. Je serai de la partie à la Foulée Blanche, la Transjurassienne, l'American Birkie (USA), la Gatineau Loppet (Canada), l'Engadine (Suisse) et très probablement la DolomitenLauf (Autriche).
Pour l'instant, je ne fais partie d'aucune équipe sportive. Je n'ai malheureusement pas réussi à trouver de financement pour monter une équipe. Rossignol (qui m'équipera en matériel) sera présent sur les trois grandes courses françaises, et pour le reste, il va falloir bien s'organiser.
Je skierai toujours sous les couleurs de Megève (qui m'aide depuis de nombreuses années déjà).

Deux nouveaux partenaires financiers m'accompagneront pour cette saison:

Cr'oc&go, des barres énergétiques artisanales, conçues par Cédric Revillard, un chocolatier-traileur, un homme passionné et passionnant. Elles sont délicieuses, efficaces, à essayer sans tarder. 












Pronic (un grand merci à Yann Perroud), leader mondial du taraudage, sera aussi de la partie cette année.

N'ayant toujours pas réussi à boucler financièrement l'année à venir, je suis toujours activement à la recherche de partenaire(s), et serais ravi de vous accueillir si vous souhaitez me rejoindre dans mon aventure sportive. N'hésitez pas à me contacter (chauvetben@gmail.com) si vous êtes intéressés ou si vous connaissez quelqu'un dans votre entourage qui le serait.

Merci également à Scott sports France running et FeniouxMultisports pour leur soutien matériel.



lundi 2 décembre 2019

Ma première CrampéLyon (SaintéLyon 2019)

Beaucoup m'avaient dit qu'elle était trop roulante pour moi. Mais quand on a une idée en tête...
Je m'étais donc inscrit deux semaines à l'avance (merci à l'organisation pour l'invitation), en espérant que les conditions météo seraient optimales. 
Chaque jour, j'épluchais les bulletins, en me disant que je ne prendrais pas le départ si c'était trop galère, histoire de ne pas compromettre ma saison d'hiver. Bien entendu, il a fait (à peu près) beau toute la semaine et les prévisions annonçaient un très gros passage pluvieux entre samedi soir minuit et dimanche matin huit heures. Grosse modo le moment de course de la SaintéLyon. Et c'est exactement ce qu'il s'est passé.

Le départ de la course étant donné à 23h30, j'ai passé ma journée de samedi à tourner comme un lion en cage. Stressé, forcément, vu que mes références en terme de dossard sur un course à pied "longue" ne dépassaient pas les 27km et 2h30 d'effort. Là, je partais sur plus du double, et un profil carrément roulant.
Un ami (Rachid) a accepté de faire mon assistance ravitaillement, oui, plus on est de fous, plus on rit. Surtout en pleine nuit, moi à pied et lui en voiture sur les petites routes de campagne à essayer de trouver les initinéraire pour rallier chaque point de ravitaillement.
Donc voilà, à 23h30, les hostilités commencent, le rythme est tout à fait honorable, je suis sur le peloton de tête, il ne pleut pas (encore...), tout va bien. 
Au premier ravito, on est un petit groupe de 8 coureurs, et les jambes sont au top. Rachid ne s'est pas paumé dans la cambrousse, il me tend une gourde pleine, je lui donne la vide, et je repars, confiant.
Au deuxième ravitaillement, nous ne sommes plus que 4. 32km de course, un léger crachin fait son apparition, l'un des coureurs semble avoir une crampe, je me dis en moi-même, "pas de bol, mon gars, la fin de course risque d'être longue pour toi". Je souris un peu en me disant que c'est toujours une place de gagnée. Dans le top 3 à mi-course, je commence à croire en la victoire. Il pleut franchement, mais l'adrénaline de la course fait presque passer au dessus des gouttes.
Et voilà qu'à mon tour, je sens un petit quelque chose dans les adducteurs. Une légère tension. Je raccourcis la foulée, comme on dit, il vaut mieux prévenir que guérir.
J'arrive bientôt au ravito, je cherche Rachid du regard, je ne le vois pas. On avait un plan, si jamais on se loupait. Un plan bien clair, la raison pour laquelle il devait se placer juste avant le ravito officiel: si jamais on se ratait, je m'arrêtais à celui fourni par l'organisation, je remplissais ma gourde: une petite pause intelligente, quoi! Le truc raisonnable.
Il y avait à peine 12km jusqu'au ravitaillement suivant, et très peu de dénivelé. Ayant encore de l'eau dans la gourde et n'ayant vraiment pas soif à ce moment, je ne me suis pas arrêté. Ce fut ma première grosse erreur de débutant.
4 km plus loin, l'adducteur s'est tendu comme un arc. J'ai fait mon premier pas de danse et poussant la chansonnette. "Aïeeeeeeeeeee". Alors j'ai commencé à changer ma façon de courir pour compenser. Il tombait des seaux d'eau, le terrain a commencé à devenir dangereusement boueux. C'est dans une descente que l'ischio-jambier à pris la relève, je me suis mis à danser la polka. Seul au milieu de nulle part, sous des trombes d'eau. Ma gourde était vide, et je me suis mis à regarder avec avidité les ruisseaux de boue dévalant la pente, me demandant si je pouvais la boire. J'ai aussi pensé à récupérer l'eau tombant des gouttières des maisons croisées. Au ravito suivant, km 54, j'étais encore 4ème. Bien sûr, je ne pouvais pas abandonner. Mot inexistant dans mon vocabulaire.
J'ai alors compté chaque minute de mon calvaire, espérant, par je-ne-sais quelle opération du Saint-esprit, pouvoir réduire d'un coup les kilomètres me séparant de l'arrivée. 
Côté météo, c'était le déluge.
J'ai vu un bateau surchargé descendre les flots.
-Euh... Noé ?!



C'est à ce moment là que j'ai compris que le mal était fait.
J'ai pu tester les crampes sur l'ensemble des muscles: mollets, ischios, adducteurs, abducteurs, quadriceps... et puis même les trapèzes, assez incroyable quand on court avec les jambes.
La fin a été un véritable parcours du combattant, physiquement, moralement et au sens propre du terme: boue jusqu'aux chevilles, passage dans des gouilles d'eau jusqu'à mi-cuisse (je n'invente rien, l'eau s'était accumulée de manière halluciante sur un endroit du chemin, et on aurait pu le traverser à la nage!). Pour preuve, à Lyon, pendant la nuit c'était ça:


Après 6h25 d'effort dont trois heures d'énorme galère, j'ai fini par arriver. 8ème, déçu, bien entendu, mais j'ai fini, et je crois qu'à ce moment, c'était ma plus grande satisfaction. Un moment de bonheur inense: je pouvais enfin m'arrêter de courir (de souffrir aussi).

Comme je dis toujours, la douleur, elle est dans la tête.
Désormais, je comprends qu'elle est quand même beaucoup dans le corps! (il n'y a qu'à me regarder marcher aujourd'hui!!!)






lundi 25 novembre 2019

SaintéLyon

Vous pensiez que j'en avais terminé avec les baskets? A vrai dire, moi aussi, mais j'ai choisi de prolonger le plaisir en m'inscrivant à la SaintéLyon. La nouvelle est assez fraîche, moi même j'ai du mal à y croire, d'autant plus que le parcours est très roulant pour un montagnard comme moi (76km, 2000 mètres de dénivelé positif), donc je ne serai pas à mon avantage.
En tout cas, une chose est sûre, je vais passer une nuit blanche (départ à 23h30). J'ai déjà mal aux yeux rien que d'y penser.
Donc:
-Si vous en avez marre de passer vos samedis soirs en boîte de nuit,
-Si vous êtes insomnique
-Si vous ne supportez plus votre femme ou vos enfants et que vous voulez vous aérer la tête
-Si vous rêvez de voir les étoiles (ou la pluie, selon la météo) un soir de novembre (et un matin de décembre)
-Si vous appréhendez la transition du 30 novembre au 1er décembre
-Si vous n'avez vraiment, mais vraiment rien d'autre à faire...
ça tombe bien, venez vous cailler le long du parcours, je recherche de l'assistance (si, si, là je suis sérieux) pour les ravitaillements lors de l'épreuve. On se fera un bon petit déjeuner le matin, je vous promets de magnifiques poches sous les yeux et je peux vous assurer que vous dormirez très bien le dimanche soir!

Et une très belle journée au boulot le lundi

lundi 18 novembre 2019

Concours du Touquet Paris Plage

Lorsqu'on m'a annoncé que je faisais partie des lauréats du concours de nouvelles du (Touquet) Paris plage et qu'il fallait que je me rende sur place pour espérer avoir le grand prix du Jury, j'ai tout d'abord pensé aux bords de Seine, et d'un espace aménagé pour les citadins sur les berges du fleuve. Je me souviens très bien de cette annonce de Jacques Chirac en 1988 (oui, à sept ans, j'avais huit ans d'avance, je passais mon bac et j'étais déjà en train de préparer parcours sup et bien entendu, je ne loupais pas une émission politique à la radio), annonçant qu'il se baignerait dans la Seine d'ici trois ans.
J'avais donc eu une double surprise. La première étant qu'effectivement, il devait être possible de se baigner à Paris (d'où le Paris Plage) et la seconde, que les politiciens n'avaient pas que des paroles en l'air. 
Bien entendu, je suis doublement tombé des nues en constatant que Paris Plage était un augmentatif du Touquet et que Chirac avait probablement trop bu à l'époque.
Cette remise des prix, il fallait impérativement que j'y aille, le grand prix du jury octroyait une somme rondelette (1000€) et je me voyais déjà riche comme Crésus.
Alors j'ai essayé de préparer mon voyage pour le Touquet. Habitant la province, rejoindre Paris, ça allait à peu près. Le souci, c'était de quitter Paris pour aller en Province (raison, j'imagine, pour laquelle il y a tant de parisiens sur Paris, on les fait venir, et ensuite, plus moyen de repartir). Après avoir épluché tous les trains possibles au départ de la capitale, TGV, TER, métros et tramway, les bus, et même les vélib (pas de borne vélib au Touquet, sinon, bien entendu, j'y serais allé à vélo), un co-voitureur a eu pitié de moi et a accepté de décaler son voyage de deux heures. 
Pour remercier mon conducteur, j'avais prix un fromage du coin. Un reblochon bien dodu, bien fait, bien odorant. Dans le train, lorsqu'au bout de cinq minutes les gens ont commencé à se plaindre de l'odeur pestilentielle qui régnait dans le wagon, je me suis fait tout petit sur mon siège. Au bout d'une heure, j'était seul dans le compartiment.
Arrivé à gare de Lyon, j'ai pris le métro (là, au moins, l'odeur passait inaperçue...), je me suis défaussé de mon cadeau empoisonné auprès de mon co-voitureur qui, heureusement, avait un vilain rhume, et lui ai souhaité bon courage pour la suite du voyage lorsqu'il m'a déposé au Touquet pour prendre d'autres passagers.
J'étais à peu près à l'heure. En enfilant ma jolie chemise, j'ai pensé à tout ce que j'allais faire avec mon gain. J'allais les miser au casino le soir même, décuplant la mise. J'allais fêter ça au champagne, dormir dans le Westminster du Touquet, me faire un spa-hamma-jaccuzy, et un massage aussi, tiens, pour me détendre du voyage passé, prendre un avion pour rentrer (à la place du périple à venir qui allait me faire passer par Boulogne, Calais Lille, dormir dans un hôtel miteux de la banlieue de Tourcoing, prendre un train à l'aube, arriver à Lyon, poireauter deux heures à Saint-Exupéry, reprendre un covoiturage, et passer en gros une nouvelle journée dans les transports).
Assis sur ma chaise, attendant la délibération du jury, j'avais encore plein de rêves en tête. J'imaginais déjà comment vous annoncer la nouvelle. Trouver une histoire surprenante, drôle, vous annonçant fièrement ma victoire. Avec une chute inattendue, à l'image de mon texte pour le concours.
Et le lendemain, après avoir effectué le reste de mon périple, passant par Boulogne, Calais Lille, dormant dans un hôtel miteux la banlieue de Tourcoing, prenant un train à l'aube, arrivant à Lyon, poireautant deux heures à Saint-Exupéry, reprenant un covoiturage, et perdant en gros une nouvelle journée dans les transports, il est temps de vous l'annoncer:
Je n'ai pas gagné.
Les membres du jury m'ont confié que la lutte pour le Grand Prix a été très indécise et qu'il s'en est fallu d'un rien pour que je l'obtienne, mais en bon Chauvidor (pour ceux qui ne connaisse pas le terme, à lire ici) qui se respecte, je termine juste après la première marche!


  

mercredi 13 novembre 2019

Les joies de la course à pied en automne

Ces derniers temps, la météo était un peu capricieuse. Le gros souci, quand on fait une sortie longue à pied, c'est qu'on ne sait pas trop à quoi s'en tenir.
La semaine dernière, lors de cette fameuse sortie longue, j'avais tout de même été prévoyant. En plus de mon short et mon T-shirt, j'avais pris une veste légère. Au cas où.
Au petit matin, j'avais décidé de changer mon plan initial, préférant la montagne (pour goûter aux premières neiges) à la plaine. Le plan B.
Après une heure à gadouiller dans les ruisseaux et rivières en crue, j'ai finalement atteint la neige. A 1500m, j'en avais déjà jusqu'aux chevilles. Je me suis dit qu'il fallait un plan C. Préférant jouer la sécurité, j'ai opté pour redescendre en vallée, et faire un petit col sur les hauteurs d'Annecy. Après 1000 mètres de dénivelé (et un panneau annonçant déjà une altitude de 1500m), le brouillard s'en est mêlé. 




Peu enclin aux demi-tours, j'ai poursuivi mon ascension. Autant dire qu'à cet instant, je ne savais plus où j'étais ni où j'allais. Bien sûr, je n'avais pas de carte. Pour ce qui est du téléphone et de la technologie, vous connaissez mon passif d'ermite. 




A 1900 mètres, j'avais de la neige jusqu'à mi-mollets, je ne voyais pas plus loin que mon nez. J'ai suivi les traces de chamois (eux, aux moins, devaient connaître le coin). Arrivé sur une crête, il y avait un vent "à décorner les boeufs".




 Je me suis dit qu'il pouvait y avoir pire. C'est à ce moment que la grêle est arrivée.




Au bout de six heures, j'ai quand même fini par arriver à bon port. Trempé, boueux, gelé, mais comme le chat, je retombe toujours sur mes pattes. Après, c'est une histoire de temps (météo et chrono).
Courir, en somme, c'est comme le bricolage, on sait quand la galère commence, mais on ne sait pas quand elle va se terminer.






jeudi 7 novembre 2019

Avec moi, c'est l'aventure tous les jours ?!!!


Cette semaine, j'avais prévu de faire une sortie longue à pied. Quelques heures, quelques bornes, l'entraînement classique, quoi! L'idée était de faire une sortie assez roulante, d'emprunter de nouveaux itinéraires.

MAIS...

...Entre ce que j'avais prévu de faire...




...Ce que je voulais faire...





...Et ce que j'ai fait...

...il y a tout un monde. Comme quoi, avec moi, vous n'êtes jamais au bout de vos surprises (et j'en connais une qui ne dira pas le contraire!!!)