lundi 14 octobre 2019

Un dernier pour la route, sur la route, avant de prendre la route

Après avoir empilé les heures, place au repos (à peine 13 heures la semaine dernière). Pour clôturer cette période de "farniente", j'ai enfilé mon dernier dossard sur courte distance, lors de la Perjussienne. Une belle bagarre sur un profil relativement plat (si vous aviez loupé mes préparations sur la course à pied à plat, c'est ICI), je craque dans le dernier kilomètre et termine tout de mème sur le podium (3ème) en signant mon meilleur temps sur ce parcours. Une gestion de course toujours à revoir, mais la forme paraît bonne.
Aujourd'hui, on est lundi, il ne me reste plus que six jours pour les Templiers.
Chaque jour, je reçois un mail de l'organisation, pour me rappeler (au cas où je l'aurais oublié), qu'effectivement, le décompte a commencé.
Je repense alors à toutes ces séances longues que je n'ai pas faites. 
A ces trails de préparation, que j'aurais peut-être dû faire pour savoir comment on prépare une longue distance à pied. 
Aux séances d'étirements qui m'auraient fait un bien fou, et que bien sûr, je reporte toujours au lendemain, au surlendemain, et aux années d'après. Je suis un As de la procrastination, et j'ai toujours un joker (ah, les enfants...) lorsqu'il s'agit de prendre dix minutes pour se détendre. 
Aux kilos superflus de ces glaces, gâteaux, bonbons que je n'ai pas su refuser (mais qu'est-ce que c'est bon!)
Aux kilos de trop liés à mes séances de poussée (bah oui, à la base, je suis quand même fondeur et je prépare la saison hivernale).
Aux rab d'heures que j'aurais peut-être pu/du effectuer.
Enfin voilà, je cherche toutes les excuses du monde, parce que, croyez le ou non, je stress (un peu). Si, si, ça va être long (et j'espère que ça va être bon!).
J'aurai le dossard 48, mais le plus dur pour moi, ça sera probablement l'heure du réveil (départ à 5h45 du matin, la loupiote a intérêt d'être en forme)


mardi 8 octobre 2019

Un tour (du lac) et puis s'en vont






Ce n'était pas le Tour de France, mais juste le tour du lac. J'en avais délaissé l'organisation ces dernières années, et après de nombreux mois d'absence, il était temps de le remettre au goût du jour: le tour du lac du Bourget. 


Après une période faste (jusqu'à 28 partants), nous étions douze cette année pour nous remettre dans le bain. Cinq cyclistes et sept skieurs à roulettes. 
Même s'il y eut un couac au départ (un quiproquo, la faute à deux Benoît dans la boucle, pour récupérer l'un des participants qui, croyant avoir à faire à un Benoît, échangea finalement par mail avec l'autre Benoît pour co-voiturer, plantant alors le premier Benoît à l'attendre alors qu'il était déjà parti. Vous ne comprenez rien à l'histoire? C'est pas grave, c'est là tout l'art du quiproquo et c'est une histoire de Benoît. Mais, comme tout est bien qui finit bien, tout le monde a fini par retomber sur ses pattes (avec 45mn de retard...)). 

Résultat de recherche d'images pour "retard image"

La météo prévue en laissa quelques uns sur le carreau (n'oubliez pas le proverbe: qui regarde trop la météo, reste au Bistro!), et au bout d'une heure d'effort, nous avons eu droit à quelques minutes de déluge au moment de franchir le col de la Chambotte. Vint alors le soleil et les vues imprenables sur le lac, et au moment de la pause midi (enfin, plutôt treize heures), nous avons sorti l'appareil à fondue pour une poelée de l'amitié. N'ayant pris que le minuscule brûleur pour maintenir la fondue au chaud, nous avons été sauvé par un adorable couple du Puy-de-Dôme qui nous a gentiment proposé de faire préchauffer la fondue dans leur véhicule aménagé. 




Je ne dirai pas que pour les remercier, nous avons gentiment renversé un peu de fondue sur leurs sièges jusqu'alors bien propres. 


Ah si, je l'ai dit. D'aucuns diront qu'il fallait leur laisser une trace de notre passage.
Enfin voilà, un beau tour (64km, 1000 mètres de 
dénivelé), un beau moment de partage, et pour ceux qui sont intéressés de se joindre à la prochaine épopée, n'hésitez pas à me le dire. Nous vous accueillerons avec plaisir.


jeudi 3 octobre 2019

Des heures et un Sandwich (2ème au Pays Rochois)

Ce n'est désormais plus un mystère, dans moins de trois semaines, je vais m'aligner sur la course phare au Grand Trail des Templiers. 78,5km, 3600m de dénivelé, au minimum 6h30 de course (temps des premiers), même si pour moi, ça risque d'être un peu plus.
Alors j'enchaîne les heures, et puis un peu les semaines aussi. Des sorties de plus de 5 heures, 6h45 pour la plus longue, avec du dénivelé et et des bornes dans les pattes.
Je fais mes grandes premières, moi qui jusqu'à présent avais l'habitude de faire du fractionné en côte et courir tranquillement dans les descentes, voilà que je me mets à faire l'inverse, du fractionné en descente et des montées tranquilles. Moi qui ai toujours prôné des descentes à allure faible (pour préserver les articulations, les tendons, les muscles, le corps, quoi!), voilà que je me mets à faire du "faites ce que je dis, pas ce que je fais". Pourtant, je le clame encore haut et fort, les courses, mieux vaut les faire en montée.
Cette parenthèse du trail s'étire un peu, c'est vrai qu'on y prend goût, il faut croire que le dossard, je l'ai toujours eu dans la peau.
Me voilà à un peu plus de deux semaines de la grande inconnue... J'ai le trac, si, si, je vous assure.
Malgré tout, j'ai toujours mes petits rituels, vu qu'entre deux séances d'entraînement, il faut continuer à faire fonctionner le cardio, je suis allé faire ma traditionnelle grimpée du Pays Rochois. Je savais qu'avec les heures dans le cornet, le chrono serait impossible à aller chercher, je misais tout sur la place. L'année dernière, dans le journal, on avait dit que j'avais passé la 5ème (victoire), cette année, j'ai rétrogradé en seconde, impossible d'enlever le frein à moteur et de l'autre côté, il y avait une formule 1 au départ (Hassan Chahdi, multiple champion de France de cross, et 2h09 au marathon). J'ai donc été pris en sandwich, entre deux. Entre trois places du podium, il a fallu que je me réhabitue à celle du milieu, qui, en fin de compte, n'est pas vraiment au milieu (du podium).



mardi 17 septembre 2019

Les templiers, va falloir que je me mette en mode guerrier

Vous le savez désormais, je suis homme d'aventures et j'aime me mettre des objectifs. Me lancer dans des projets un peu fous, parfois à la dernière minute. Descendre les Alpes avec mon sac à dos (en 2006), partir avec un biclou rafistolé pour un aller-retour en Bretagne en 8 jours (2010), faire un tour d'Europe en tandem (2011), un tour de France en ski roue (2012), se dire la veille au soir :"Tiens, si j'allais demain me faire un Mont-Blanc dans la journée en trottinant", moi qui n'avais jamais fait de haute montagne (attention, là par contre, je le dis et le redis, ne faites pas n'importe quoi, la haute montagne nécessite une bonne condition physique et le respect de certaines règles).
Voilà, un peu de folie, une bonne dose d'aventures, de nouveaux projets, j'ai besoin de ça pour avancer. 
En ce début septembre, je me suis réveillé un matin en me disant cette fois-ci:"Tiens, si j'allais faire les Templiers en Octobre ?..."
Grâce à mon partenaire Scott, j'ai pu avoir un dossard de dernière minute. 
78km, 3600 de positif, l'un des trails les plus renommés de France. Moi qui me suis inscrit à mon premier trail (court:29km) en début d'été, je me demande si ce n'est pas un peu ambitieux...
Verdict dans un peu plus d'un mois.

Par contre, ce dimanche, je suis allé faire une course dans le Puy-de-Dôme, un 15km de sélection pour les Mondiaux, j'ai pris une fantastique déculottée.
Pourtant, j'avais passé une très belle nuit, un peu à la belle étoile (depuis les vitres de ma voiture, heureusement, c'est un monospace, ça n'aurait pas été la même chose dans une Mini). 
La course, c'était 15km, 650mètres de dénivelé. Je ne me suis jamais autant fait doubler dans les (courtes) montées. Le calvaire s'est poursuivi dans la descente. 


Un week-end complètement hors de forme, il en faut un de temps en temps, se prendre une bonne claque pour se remettre les idées d'aplomb.
Va vite falloir passer en mode guerrier!



Bah.. sinon je vais prendre une deuxième déculottée, sauf que celle-là je risque de la sentir passer pendant longtemps. Trrrèèèèsss longtemps.

jeudi 12 septembre 2019

Bretagne: en vadrouille sur l'Eurovélo 4

On aurait pu choisir le Sud, mais après deux canicules de 40 degrés chez nous, on s'était dit qu'il valait mieux aller dans le Nord. Enfin, plutôt le nord-ouest, direction la Bretagne. Les vagues, l'Océan, le retour aux sources, quoi!
La voiture était prête depuis la veille, vu qu'au petit matin, je devais aller enfiler un dossard du côté de Méribel. Une course après la course: lever aux aurores, mettre le dossard, courir, se casser les pattes, rentrer à la maison, charger la famille, et repartir pour une traversée de la France d'Est en Ouest.
Après une première vadrouille à vélo dans les Monts d'Arrée il y a 4 ans, l'idée était de rouler sur l'Eurovélo 4 et longer les côtes. Un VTT et un vélo électrique, deux sièges bébé, une carriole chargée à bloc avec tout le matériel de bivouac, nous étions parés pour l'Aventure.

Le vélo électrique avec la carriole (poids de la carriole + chargement: 50kg!)


Après avoir laissé la voiture à Rennes pour prendre le train en direction de Morlaix, il n'a pas fallu attendre une heure avant d'avoir nos premières sueurs froides: Isa avait quitté la voiture quelques minutes avant moi avec les deux petits, j'avais suivi avec la carriole, mais une fois à la gare, impossible de nous retrouver. Une gare sur trois niveaux, Isa m'attendait en haut, moi en bas, j'avais toutes les affaires et son téléphone, donc aucune possibilité de la joindre. On a fini par se retrouver sur le quai de la gare quelques minutes avant le départ. Pas de doute, ça partait mal bien.
A Morlaix, nous avons planté les tentes dans un camping à la ferme, et le lendemain, à 9h30, nous donnions nos premiers coups de pédales.
Premier camping

Une heure plus tard, nous essuyions notre première rincée. Au départ, ce n'était qu'un minuscule crachin, et on s'était dit que ce n'était pas quelques misérables gouttes qui allaient nous arrêter. A peine le temps de le dire, il tombait des cordes et bien sûr, impossible de trouver un endroit pour nous abriter.
Je tombais des nues, il pleut en Bretagne ? On m'aurait menti ?... A vrai dire, il y en a deux qui étaient heureux comme tout, sitôt descendus des sièges bébés, nos deux petits monstres sautaient pieds joints dans les flaques d'eau en riant aux éclats. Jusque là, tout allait bien. Soixante-dix kilomètres et sept cents mètres de dénivelé plus tard, la batterie du vélo électrique tombait en rade. Nous étions à Lannion, pas un camping à l'horizon, et j'ai compris lorsqu'Isa m'a tendu son vélo que le reste de la journée ne serait pas une partie de plaisir.


Le beau temps en Bretagne...c'est quand il ne pleut pas ;o)
Bien entendu, nous n'avions pas réservé nos campings. L'itinérance devait rimer avec aventure. Et re-bien entendu, au premier camping trouvé, nous nous sommes fait refouler. On a tout essayé: On se fera tout petit... nos petits sont sages comme des images... un petit billet?... ça a failli faire, mais au moment où j'ai proposé mon corps en dédommagement, j'ai pris une baffe par ma femme et l'hôtesse d'accueil nous a définitivement mis dehors.
Heureusement, nous avons trouvé notre bonheur cinq kilomètres plus loin. Un camping avec piscine et toboggans, les enfants étaient aux anges.

Faut pas croire, mais les enfants aussi ont la vie dure


L'eurovélo 4 continuait ensuite le long de la mer, sur la côte de Granit Rose. Après deux heures de route le lendemain et presque trentre kilomètres parcourus, nous avons découvert avec stupeur que nous n'avions effectué que cinq kilomètres, à vol d'oiseau, depuis notre point de départ. A ce rythme là, nous finirions notre périple à Noël.
J'aurais aimé dire que la suite nous réserva de belles surprises, mais ce serait mentir. Comme la veille, le ciel nous tomba sur la tête alors que nous étions perdus au beau milieu de nulle part, sans le moidre toit pour nous abriter. Pour réconforter la troupe, j'ai promis un beau 4 étoiles avec piscine chauffée, spa et tout le tralala, mais égarés dans la pampa en périphérie de Tréguier, nous avons atterri dans le camping municipal du coin. Trop fatigués pour aller au restaurant (à deux kilomètres avec une "côte de la mort qui tue" à gravir), nous avons préféré un couscous minute préparé avec la popote et avalé dans les toilettes, vu qu'il pleuvait encore à verse. On avait vu plus glamour, mais en vadrouille, ai-je fait en me marrant, il faut savoir se contenter de peu.
J'ai pris ma deuxième baffe du séjour.

Pêche aux crabes pendant la pause midi

Pour le reste du séjour, la météo a fini par avoir pitié de nous (de moi?), le soleil a fait de belles apparitions et nous avons poursuivi, tranquillement mais sûrement, notre voyage jusqu'aux portes de Saint-Brieuc. Le compteur affichait, comme la veille, 70km et 800mètres de dénivelé. Et comme la veille (et l'avant veille), passé cette barre fatidique, la batterie n'avait plus de watt à fournir. Heureusment, les campings fourmiliaient, et hormis le premier jour, jamais nous n'avons eu à galérer pour trouver de quoi piquer la tente et prendre une douche.
Ensuite, ce fut Saint-Jacut-de-la-Mer. Le ciel s'obscurcit au moment du repas (parce que la Bretagne sans la pluie perd tout son charme), et cette fois-ci, nous avons pu dîner comme des rois. En lieu et place des toilettes, nous avons pu nous offrir le luxe de manger sous un toit hexagonal de quatre mètres de diamètre, avec sol béton, sans avoir les odeurs de fosse septique pour nous accompagner. Bon, par contre, nous n'avions pas droit aux murs, il fallait bien rester au milieu de la dalle, parce qu'avec le vent, le crachin avait vite fait de nous tremper le dos.

Initialement, nous avions prévu de pousser la chansonnette jusqu'au Mont Saint Michel, mais nous étions déjà samedi et nous devions reprendre la voiture le lendemain pour une semaine pépère dans la Bretagne Sud. Nous avons donc opté au plus court, traçant notre route vers Rennes en passant par Dinand et le canal D'Ille et Rance. Une halte à midi aux jeux de Dinand (il faut savoir qu'avec deux enfants en bas âge, on ne peut pas y couper: halte rime avec jeux), et nous repartions gonflés à bloc. Après une quarantaine de kilomètres à rouler sur le plat en suivant les légers méandres du canal, nous avons craqué, le plat, ce n'était pas pour nous. Il nous faudrait une échappatoire avant Rennes.

Une dernière étape à Tinténiac, au camping Municipal (8€50 la nuit pour toute la famille, le camping le moins cher de notre virée, le maximum ayant été à plus de 40€).

Parés pour les derniers kilomètres

Pour la dernière (courte) étape, nous avons donc préféré les petites routes au canal. Comme toujours, le reste de la famille m'a fait confiance pour la carte, et fidèle à mon habitude, je nous ai perdus sur les petites routes du coin. Oh, pas grand-chose, à peine dix kilomètres de détour. Il fallait bien ça pour mériter notre délicieux Kouign-aman pour fêter notre arrivée! Pour ceux qui ne connaissent pas, le kouign-aman, c'est 100% plaisir et 100% calories gratuites. A consommer sans modération en prévision des hivers rudes. Encore meilleur réchauffé au four ou au grille-pain, quand le beurre dégouline sur les mains.
Et ça rime!

Postace
Ce récit est romancé, écrit parfois (souvent) au second degré, ne pas tout prendre au sérieux. (Ben oui, Isa ne m'a pas mis des baffes mais son poing dans la figure et tout le monde sait qu'en Bretagne, c'est important de rêver pour croire que le soleil existe).

Plus sérieusement:

Quelques chiffres:
1ère étape: 92km
2ème étape: 72km
3ème étape: 68km
4ème étape: 70km
5ème étape: 70km
6ème étape: 35km

Total périple: 407km, 4000mètres dénivelé+

L'eurovélo4 est extrêmement bien balisé, un bonheur pour les cyclistes. On alterne pistes stabilisées, voies cyclables et voies vertes, les campings sont nombreux, prix et prestations très variables. Par contre, c'est assez sportif (il suffit de voir le dénivelé de l'ensemble), les côtes sont raides, donc ne vous imaginez pas qu'il n'y a que dans les Alpes qu'il faut appuyer sur les pédales).
Et pour ce qui est de la pluie, malgré être partis sur le plus mauvaise semaine de l'été au point de vue de la météo, hormis deux grosses rincées, quelques bruines, un peu de fraîcheur, ça a été un vrai bonheur de rouler. Et puis vous connaissez le proberbe breton: "en Bretagne, il ne pleut que sur le c..."

mardi 27 août 2019

4ème aux Championnats de France de Trail court.

Ok, je sais, ça date un peu, maintenant. Un peu plus de deux semaines, me direz-vous, mais entre temps, il y a eu deux semaines du côté de la Bretagne, un peu de vadrouille à vélo (je vous raconterai). Mais revenons à nos moutons. 
Comme vous le savez, je m'étais fixé un petit objectif estival: les championnats de France de Trail. Le changement dans ma préparation consistait surtout en des séances sur piste (merci Marc Peoch pour les conseils), une dizaine depuis la reprise de l'entraînement ce printemps. Pour le reste, c'était de l'improvisation. D'autant plus que le week-end précédent, j'étais en train de parfaire ma préparation en mode allongé, la faute à un virus de passage, pris en pleine tête. D'un autre côté, moi qui ai tendance à trop en faire, là, je n'avais d'autre choix que me reposer. Et vu qu'il fallait recharger les batteries, j'ai axé ma préparation en mode chocolat. Du noir, du bon, au minimum 75%, 80%, voire même du 85%. On m'a toujours dit que le chocolat était riche en antioxydants, ainsi qu'en magnésium. Le chocolat, ça m'allait bien, d'autant plus que ces dernières années, j'avais fini deux fois quatrième aux France de longue distance en ski de fond. J'avais donc des stocks au cellier.
La veille, j'étais encore en train de baver devant un magnifique gâteau au chocolat chez des amis, du côté de Mâcon. Je n'y étais allé rien que pour ça, la promesse d'une superbe pâtisserie réalisée par un pro (pour la petite histoire, je n'ai même pas pu y goûter, je suis reparti trop tôt!)
Le dimanche au petit matin, le réveil a sonné, la voiture chargée à bloc pour les vacances -vu qu'on partait à l'autre bout de la France dans la foulée- je suis allé à Méribel. Pour le petit déjeuner, je m'étais préparé un gâteau sport. Au chocolat, bien sûr, que j'ai mangé à pleines dents sur le trajet, me disant que malheureusement, j'avais quasiment épuisé toustes mes réserves en tablettes de cacao (mais d'un autre côté, la balance pouvait confirmer que j'avais emmagasiné pas mal de provisions pour l'hiver...)
Trois heures plus tard, je franchissais la ligne d'arrivée, échouant à quelques secondes du podium. A la quatrième place, bien sûr. La fameuse médaille en chocolat. Le job était fait: j'avais de quoi tenir un an de plus.

Voilà pour mes premiers championnats de France de Trail, j'essaierai de faire mieux l'année prochaine. Et pour ceux qui veulent savoir comment s'est passé ma course, eh bien je suis parti, j'ai couru, et au bout d'environ 2h30 et quelques minutes d'effort, j'ai fini par arriver. 


mardi 30 juillet 2019

3ème à la montée des Pavés: un jour je serai sage et raisonné

Après deux week-ends de trêve (de dossard, pas d'entraînement!), direction dimanche à la montée des Pavés, une étape du challenge national des courses de montagne.
La veille, j'avais jeté un rapide coup d'oeil aux inscrits. Ne voyant pas de "grosses pointures", je me suis aligné au départ plus confiant que jamais. Dès le coup de fusil, sûr de mon fait, j'ai pris la course à mon compte, et au bout de 5mn d'effort, j'avais déjà une bonne vingtaine de secondes d'avance sur mon poursuivant.
Cinq minutes plus tard, j'entendais un souffle dans mon dos, et là, stupeur, j'avais été rattrapé par un concurrent. Malheureusement pour moi, j'étais au rupteur, j'avais pris un départ trop rapide et j'étais incapable d'accélérer davantage. (C'était pas faute d'avoir dit à des amis le matin: surtout, ne partez pas trop vite, mieux vaut en garder sous le pied au départ pour finir en trombe). 
Distancé sur la partie roulante, je bascule au sommet de la boucle avec une vingtaine de secondes de retard sur le premier, et pour couronner le tout, je me fait encore doubler dans le peu de descente bien gadouilleuse qu'il y avait.
J'ai donc fini 3ème. J'ai alors compris en discutant qu'il y avait eu un loupé dans les listes des inscrits, et que plusieurs n'étaient pas affichés sur le site de la course. Et que le vainqueur n'était autre que le vice champion de France de Trail, plusieurs podiums également en Championnats de France de course de montagn. Alors oui, après réflexion, peut-être que j'aurais dû y aller sur la réserve.
Je me dis toujours que la prochaine fois, je serai sage et raisonné.
Et les poules auront des dents.