samedi 24 janvier 2015

Petite nouvelle, grande nouvelle !

Comment pourrais-je l’annoncer ?
A vrai dire, j’ai eu neuf mois pour y réfléchir. Enfin, quand je dis neuf, c’est pour la forme. Dans le fond, j’étais plutôt pressée : il y avait deux semaines de trop dans cette histoire. Des gênes de compétitrices qui devaient traîner par là. La faute à qui ? On se demande.
Bref, revenons-en à nos moutons. Je pourrais faire simple et dire : Eléa - 47,5cm
- 2,75kg, mais je trouve que c’est un peu trop basique.
Dire que maman et papa sont ravis de me voir arriver ? Non, ça fait un peu gnan gnan, trop soupe au lait à mon goût.
Qu’une petite fille sage, souriante et qui va faire ses nuits dans la foulée vient de voir le jour ? Pfffff, je suis sûre que personne ne me croirait.
Qu’à force de subir les assauts de papa sur maman (ou le contraire, ça dépend des fois) et d’être ballottée dans tous les sens, j’ai fini par en avoir un peu marre et j’ai préféré sortir ? Ah là, même pas la peine d’y penser. Primo, le comique douteux à la Bigard, parfois ça ne passe pas, et secondo, dans cette vie où même la fessée est passible de peine d’emprisonnement, c’est le coup à avoir la DDASS sur le dos.
J’ai beau me creuser les méninges, je ne sais pas com… Ah, mais si, ça y est, j’ai trouvé :

ME VOILA !!!!

lundi 19 janvier 2015

Le Marathon Internaflottal de Bessans

Pour ne pas changer les bonnes habitudes, j'ai du retard dans mes publications. Cet article aurait dû paraître la semaine dernière, mais vous savez ce que c'est, entre mes déplacements politiques, mes rencontres avec ministres et présidents, le Goncourt à gérer, mes différents Interviews sur TF1, Voici et Gala, la Terre à sauver et tout le reste, eh bien j'ai pris une semaine de retard dans ma liste des choses à faire.
Mais pour pallier à ce manque, retour aux affaires sportives, et donc à ce fameux marathon de Bessans, qui lance d'ordinaire la saison française des longues distances.
Le dossard, autant dire que je ne l'avais pas beaucoup enfilé ces dernières semaines. Non pas par manque de volonté, mais plutôt par ironie du sort. Le sort, c'était simplement la météo, et l'ironie, c'est que j'avais été plutôt visionnaire. Certains diront que ce n'est là qu'une question d'organisation, les détracteurs affirmeront que la mienne étant souvent de dernière minute, ceci expliquait donc cela, mais ce qu'il en ressort, c'est que j'avais été exceptionnel. Numéro un, sur la plus haute marche du podium. J'étais probablement le seul athlète à ne pas être au départ des différentes courses annulées.
Il y avait tout d'abord eu cette course dans le Forez, le lendemain de la Sgambeda. J'avais hésité, puis choisi de monter au dernier moment. Verdict: tempête, pluie, course annulée. Résultat: Grasse matinée.
Début janvier, dans le Jura. Une petite voix m'a dit de monter le matin même. Au réveil, je reçois un coup de fil. Verdict: Tempête, pluie, course annulée. Résultat: nouvelle grasse matinée.
Puis vint Bessans. Toute la semaine, je me suis posé la question. Vendredi soir, samedi matin ? D'ordinaire, la course étant le dimanche, je montais le samedi. Mais je ne sais pas pourquoi, cette fois-ci, j'ai voulu changer mes bonnes vieilles habitudes. De toute façon, la course avait lieu, il y avait de la neige, c'était marqué partout dans les journaux.
Le vendredi soir en arrivant, la neige était bien présente.
En me couchant, la température avait pris quelques degrés. J'ai bien entendu un peu de vent dehors. Quelques gouttes de pluies.
Mais au réveil, rien ne nous avait préparé à...

ÇA!!!!





Par moments, avec le vent et la risée sur l'eau, je me serais cru en Bretagne!
Bien sûr, certains diront qu'il est difficile de maintenir la course dans des conditions pareilles. Mais à mes yeux, c'est un peu léger, l'excuse de la météo. Je suis sûr qu'avec un peu de motivation, on aurait pu créer une course à part: un duathlon natation/ski de fond. 

Oui, ça aurait été le Marathon Internaflottal de Bessans.

dimanche 11 janvier 2015

Où est Charlie ?

J'aimerais commencer ce message par un petit brin d'humour, par un peu de légèreté, en me demandant : Mais où est Charlie ? Répondre par un clin d’œil à ma petite voisine de la colline d'en face, oui, elle est là-bas. 
J'imagine que depuis quelques jours, les gamins de l'école doivent lui poser cent fois la même question, à savoir si c'est bien elle, Charlie...
Pourtant, dans le cœur des gens, je ne suis pas sûr que le temps soit aux boutades, aussi légères soient-elles. A écouter la presse, les différents médias, à tendre un peu l'oreille pour saisir quelques bribes de conversations de nos congénères, la fusillade du 7 janvier à Charlie Hebdo est à la France ce que le 11 septembre 2001 est aux Etats-Unis: l'un des événements majeurs des dernières décennies survenu sur notre sol.
Cette vague d'indignation, portée par ce message inconditionnel "Je suis Charlie", se répand comme une traînée de poudre. D'aucuns souhaiteraient qu'elle traverse les océans et les frontières, qu'elle se partage en une seule et même langue, quelles que soient les cultures et les croyances, les langages et les personnes. Dans les rues, les gens défilent à l'unisson, crient au scandale. Ce meurtre est inqualifiable, impardonnable, il touche là l'une de nos cordes sensibles, plus que le meurtre humain, c'est un attentat contre notre liberté d'expression. Ici, là, à Paris, capitale emblématique de notre bonne vieille France. 
Charlie, Charlie, soyons tous Charlie, et ceux qui ne le clameront pas seront pointés du doigt. Bien entendu, nous étions tous là, à défiler par millions, pour dénoncer l'oppression chinoise contre le peuple tibétain. Bien entendu, nous étions là aussi, solidaires et unifiés, pour nous insurger contre les plusieurs centaines de journalistes russes assassinés depuis la chute de l'URSS. Bien entendu, nous étions encore là, pour manifester contre la lapidation des femmes dans certains pays musulmans. Contre l'apartheid en Afrique du Sud, contre les guérillas éclatant çà et là dans le monde, contre les génocides perpétrés maintes et maintes fois aux quatre coins du globe, aujourd'hui encore...
Je suis Charlie, tu es Charlie, nous sommes tous Charlie, un pour tous, tous pour un. Nous avons toujours défendu ces belles valeurs, aucun doute là-dessus. Liberté, égalité, fraternité. Et pourtant...
Et pourtant, ces rues dans lesquelles nous aurions dû défiler par millions lors de ces massacres, ces attentats, ces emprisonnements, cette atteinte à la liberté de pensée, d'expression, ou même la liberté plus banale qu'est celle de marcher, bouger, se mouvoir sur cette Terre, oui, ces rues semblaient bien désertes.
Alors, où est Charlie ? Où était Charlie ?
A travers cette mobilisation invraisemblable, nous défendons une liberté qu'on ne veut pas nous ôter. Mais ne devrions nous pas essayer de défendre des valeurs un peu plus rudimentaires, celles du respect de l'autre, de la tolérance, de l'amour, de la compassion, du partage, de la solidarité ? Qu'en reprenant ces bases toutes simples, nous serions tous un peu meilleurs ?
Ce n'est pas être Charlie, ni le devenir. Ce serait simplement être plus humain, dans notre cœur et dans nos actes, au quotidien.



vendredi 2 janvier 2015

Bonne année 2015 !

Une bonne année 2015 à tous et à toutes.

Et pour commencer l'année avec douceur et sourire, ouverture exceptionnelle de la nouvelle station de ski de Benoit Chauvet, le personnage (sans le chapeau sur le i).

Pour vous et rien que pour vous, Chauvet TV est parti à la rencontre du gérant de la station.


https://www.youtube.com/watch?v=gN0w8a39qCE


mercredi 24 décembre 2014

Elle est où la neige ???

Depuis quelques jours, quelques semaines, voire même quelques mois, tous les regards sont rivés vers le ciel. Presque à l'unisson, météorologues, touristes et skieurs n'ont qu'une question à la bouche: quand va-t-il enfin neiger???
En ce qui me concerne, cela fait pas loin de deux mois que j'ouvre tous les sites météo possibles et imaginables pour regarder ce qui se combine un peu partout dans les alentours. Et en général, lorsque j'ouvre mes sites en début de semaine, j'ai toujours un grand sourire. "Il va neiger!"
Malheureusement, bien souvent, c'est: "Il a flotté".
Dans le meilleur (ou pire, selon le point de vue) des cas, c'est soleil, douceur, plage et bikini.

A croire que là-haut, un p'tit malin s'amuse avec le temps.

Oui, l'été indien empiète sur l'hiver. Mais qu'on se rassure, avec beaucoup de bonne volonté, un brin de folie (ou d'inconscience, c'est selon), il y a toujours possibilité de s'amuser sur quelques taches de blanc.


C'est connu, la neige fait du bien au moral. Donc, en prenant en compte le lien de cause à effet, le manque d'enneigement a tendance à rendre un peu fou en ce moment...





En deux mots, c'est beau, hein, l'hiver ?!


samedi 20 décembre 2014

Retour sur la Sgambeda

Comme promis, un petit retour en arrière pour parler de cette fameuse Sgambeda de la semaine dernière. Après les deux semaines de ski en Norvège, il a fallu rechausser les skis à roulettes et partir à la recherche de quelques bandes de neige. J'ai été pas mal là-dessus, avec des sorties aux Glières, à Beauregard ou encore à Flaine, skiant entre taupinières, cailloux, bandes d'herbe et plaques de glace. 

Beauregard

J'ai quand même pu chausser les skis dans de bonnes conditions à Valsavarenche, petite station italienne à 2000m d'altitude, mais à presque 200 bornes de la maison. Deux petits séjours de deux jours indispensables pour faire du bon ski. 
Valsavarenche

Ensuite, direction Livigno pour participer à la première longue distance internationale du circuit de la FIS Marathon Cup. Avec mon dossard 2 sur les épaules, je prends un départ assez mauvais (il faut dire ce qui est), ne réussissant à retrouver le groupe de tête qu'après une dizaine de kilomètres.
Un rythme globalement soutenu lors de ce 42 kilomètres qui a permis à une douzaine de coureurs de se détacher. Les sensations s'améliorant au fil de la course, je sens que l'arrivée va se jouer au sprint. A quatre kilomètres du but, je tente de me replacer en début de peloton et manque de bol, je m'emmêle avec un autre skieur et je me retrouve les fesses par terre. Une chute sans trop de gravité, même si sur le moment, je ne savais pas si j'allais repartir tant la douleur au coccyx était forte. Il me faut quelques secondes pour me ressaisir et rejoindre à nouveau le groupe. Je produis mon effort dans les deux cents derniers mètres et, surprise, je parviens à passer la ligne d'arrivée en tête, moi qui d'ordinaire ne brille pas dans ce genre de final. Une victoire qui lance bien la saison, autant pour le Team Gel Interim-Rossignol que pour moi même. De bon augure pour la suite (malgré le contrecoup ces jours-ci avec une belle petite fatigue passagère)...

Photo de Chritsian Fritz, Worldloppet