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dimanche 13 septembre 2020

Cr'oc and go, 2ème vidéo

Après celle tournée cet hiver, voici la deuxième vidéo tournée avec mon partenaire Cr'oc and go. Un bon moment de rigolade avec la famille Revillard

 https://youtu.be/pNMl5Ziin04

mardi 1 septembre 2020

Echappée belle (3ème partie)

Et puis la nuit est arrivée. Rapidement. Une nuit sombre, avec un croissant de lune à peine visible. Une nuit sans étoile, emportant avec elle les derniers chants du jour. Je l'avais espéré depuis longtemps, car avec elle, le thermomètre chutait enfin. J'avais passé la journée à chercher des points d'eau pour boire, pour me tremper la tête, pour faire descendre la température de mon corps en surchauffe, perdant parfois de nombreuses minutes. J'espérais que l'obscurité me transforme en SuperBen, déployant ses ailes pour voler jusqu'à l'arrivée. Probablement m'étais trop gavé de bouquins de super-héros dans mon enfance. Je croyais en une nuit facile à gérer, il n'en fut rien. D'abord parce que les premières ampoules sillonnèrent mes voûtes plantaires, rendant les descentes pénibles. J'ai essayé de changer ma façon de courir, avec un appui talon, mais là aussi, les ampoules apparurent rapidement. Je croisai Luc juste avant la montée à Super Collet, qui entamait lui-aussi une nuit blanche à venir à ma rencontre sur différents points du parcours pour m'encourager. Physiquement, je me sentais bien, la deuxième place était à trois minutes devant, mais mes pieds me faisaient souffrir. Arrivé à SuperCollet, je retrouvai Cédric, toujours fidèle au poste, que je ne remercierai jamais assez pour tous ses efforts. Nous avons essayé de mettre des Compeed sur les pieds endoloris, mais avec l'humidité, difficile de les faire tenir. C'est à ce moment que j'ai vraiment bâclé mon premier ravitaillement. Voulant repartir avec l'un de mes concurrents pour éviter d'être seul sur le parcours, j'ai mangé à la va-vite et je suis reparti à la hâte. La montre affichait 100km, il m'en restait encore 50 à parcourir. Arrivé au Col de Claran, j'ai pris mon deuxième coup de moins bien de la journée. A l'entame de la descente. Les cuisses étaient dures comme du bois, je peinais à courir. J'avais l'estomac noué, mais je me suis forcé à avaler de la nourriture. Les sensations sont revenues au refuge des Férices, après un arrêt sirop de menthe, proposé par les bénévoles. Mais sans le savoir, j'avais dépassé une sorte de point de "non retour". Trop accaparé par l'idée du podium, voyant les frontales à peine plus loin, j'ai fait une montée (trop) rapide, oubliant toujours de manger. Il me manquait la lucidité pour me raisonner. Je suis arrivé à Val Pelouse au galop. Kilomètre 118, il m'en restait trente à courir, j'étais persuadé que j'arriverais sans problème au bout, j'étais encore 4ème et les écarts se resserraient en tête de course. Avec Cédric, on a essayé de soigner les ampoules. J'ai fait une pause toilettes. Un concurrent est alors arrivé, et comme au précédent ravitaillement, voulant repartir trop vite pour ne pas être seul, je n'ai pas pris le temps de manger.

Coureur dans le dur
Crédit photo: Pascal Rudel


5mn plus tard, je n'avais plus rien dans le moteur. J'ai vu les frontales s'éloigner, je suis monté comme j'ai pu, mais le pire était à venir. Impossible de courir dans les descentes, tant les quadriceps étaient tétanisés. La montée au Col de la Perche m'a paru interminable, le brouillard était en train de se lever, je n'avais aucune idée de l'endroit où j'allais, je n'espérais qu'une chose, en terminer avec cette galère. J'ai entendu un "pop", ce n'était pas le champagne qu'on sabrait pour fêter une arrivée victorieuse, seulement mon cerveau qui disjonctait. Je me suis arrêté à une minute du col, j'avais besoin de me reposer et je me suis dit que je serais mieux ici, à l'abri du vent plutôt qu'en haut. Il fallait que je ferme quelques instants les yeux, tremblant de froid et de fatigue, je me suis changé, j'ai enfilé une polaire et un coupe vent, j'ai essayé de sortir ma couverture de survie. Elle avait pris l'humidité lors de la SaintéLyon et je n'arrivais pas à la déplier. Elle s'est déchirée, je l'ai mise sur moi, mais j'étais frigorifié. Je suis resté là une trentaine de minutes, jusqu'à ce je me raisonne et me décide à repartir pour ne pas finir congelé. Matis (un fondeur bien sympa), passait à ce moment là et m'a aidé à faire les quelques mètres restant. Ma course se terminait ici, au col de la Perche, dans la tente de l'un des bénévoles, à moitié en hypothermie. Je savais que je n'allais pas repartir. J'en étais à 23 heures de course et 125km.

J'ai passé une heure à essayer de me réchauffer, attendre que la pluie passe (eh oui, il a même plu!), que le brouillard s'éloigne, que le vent disparaisse et que, surtout, le jour se lève. Un bénévole (merci beaucoup à lui) m'a accompagné jusqu'au parking au col du Champet. Je lui ai laissé mon dossard, il ne me restait plus que 20km, j'avais effectué 10850 mètres de dénivelé sur les 11400 totaux, une misère me direz-vous, mais je ne voulais pas finir pour finir, me blesser (j'ai mis deux mois à pouvoir recourir après la SaintéLyon), et surtout, ne plus prendre du plaisir. Car pour moi, même si on pousse parfois le corps à des extrêmes, le sport doit rester avant tout du plaisir.

Alors bien sûr, sur le moment, je me suis dit plus jamais. Comme une certaine course en fin d'automne. Mais je sais désormais qu'il ne faut jamais dire plus jamais. Et surtout, jamais dire jamais plus jamais. Mais aussi jamais, ô grand jamais, jamais dire jamais dire jamais plus jamais.

Enfin bref, y'a de grandes chances que j'y revienne!!!


jeudi 27 août 2020

L'échappée Belle (2ème partie)

-Trrriiit ! (Onomatopée du bruit de sifflet).
-Glp (j'avale ma dernière bouchée de petit déj)
Pfff pfff pfff (là je cours)
En gros, j'étais partie pour ma nouvelle aventure. A quatre heures du matin, je me sentais frais comme un gardon (hors de l'eau depuis trop longtemps), les yeux grand ouverts par l'adrénaline (surtout pour essayer de voir dans le noir), prêt à savoir ce que le bonhomme avait dans le ventre.



Les deux premières heures n'ont pas été évidentes, non pas à cause de la nuit, mais plutôt à cause de ma mini frontale qui n'éclairait absolument rien. Bien sûr, je ne l'avais pas testée, je l'avais prise pour son poids et son faible encombrement, le sac étant déjà bien chargé, j'avais optimisé les grammes. J'avais juste prévu de faire les dernières heures de nuit avec, la garder la journée dans le sac (matériel obligatoire), puis la troquer contre une autre à la tombée de la nuit. Je n'avais rien laissé au hasard, sauf ma connerie (désolé pour les yeux sensibles, y'a pas d'autre mot).
Heureusement, la première partie de course était en profil montant, et j'ai pu arriver sans encombre, les chevilles intactes, au premier ravitaillement. Nous étions alors 4 en tête. Je prends le temps de me recharger en eau, avale deux cr'oc et go, je repars en quatrième position. Pendant le ravito, deux coureurs se sont fait la malle, j'ai beau me dire que la course est longue, j'ai déjà peur d'avoir loupé la bonne échappée.


Puis les bornes s'enchaînent, les ravitos aussi. Je retrouve Cédric sur nombre d'entre eux, je croise Luc, venu m'encourager à de nombreux points du parcours, débordant d'énergie, tout sourire, et je suis heureux d'être là, même si avec mes talents aérien de pachyderme, je galère dans chaque descente. Malgré tout, chemin faisant, j'arrive au Pleynet, presque à mi-course, en deuxième position. Je me dis que le plus dur est fait. Déjà 5500 mètres de dénivelé positif, presque 70 bornes, tout va bien, je gère, je gère.


Je prends alors mon premier coup de chaud, lors de la montée au chalet de Grande Valloire. La température est caniculaire, je rêve de neige, de froid, de glaciers, mais le soleil de plomb me ramène à la dure réalité. La montre indique douze heures d'effort, j'attends patiemment que ce coup de pompe passe rapidement, j'ai hâte de rejoindre le ravitaillement de Gleysin, où m'attendent Cédric et Benjamin.
Benjamin, c'est mon Pacer. Mon quoi?!
Mon Pacer. La première fois que j'ai entendu ce mot, j'ai fait comme si je connaissais, pour ne pas paraître stupide en face de mon interlocuteur. En douce, j'étais allé chercher la définition dans la bible du Traileur. 
Pacer  /ˈpeɪsə/  nom masculin: meneur de train.
Le pacer est la personne qui va accompagner le traileur durant une partie de la course, l'aider à surmonter les moments difficiles, le remotiver, le calmer lors des moments d'euphorie, le canaliser, lui donner la paix intérieure.
Benjamin sortait de convalescence, une cheville en vrac pendant plusieurs semaines. Il avait accepté de m'accompagner, m'avait proposé les 40 derniers kilomètres, j'avais insisté pour 70, par peur de me retrouver seul en début de nuit, et surtout dans le fameux col de Morétan.
Il n'y avait pas pire pour lui pour démarrer: nous étions au pied d'une ascension de 1400 mètres, en plein cagnard, au moment du goûter, et l'une des portions les plus techniques du parcours: pas de chemin, mais des blocs de rochers à gravier, un névé à descendre, puis rebelote, pierres, pierres et encore pierres. D'autant plus que j'avais près d'une heure d'avance sur notre timing prévisionnel, qu'il n'avait rien eu le temps d'avaler. Pour ma part, après une longue pause au ravitaillement, j'entamais un moment d'euphorie. Je me suis rapidement retrouvé seul, Benjamin galérant avec sa cheville incertaine et les trop nombreux cailloux, j'ai rattrapé mon 1/4 d'heure de retard sur mes deux plus proches concurrents, j'avais avalé le Morétan en un instant, j'étais au ravitaillement de Périoule, la nuit commençait gentiment à tomber et je me disais que la victoire était vraiment possible.

lundi 24 août 2020

L'échappée Belle (1ère partie)

Pour moi, la course a réellement commencé deux semaines avant l'épreuve, lorsque, après avoir terminé quelques cycles de bons entraînements, entre sorties à pied, vélo et ski à roulettes, j'ai pris un peu de repos pour "faire du jus", comme on dit dans le jargon sportif. Bizarrement, durant ces deux semaines à faire du jus, le cardio n'avait jamais été aussi haut. Parce qu'il y a un élément essentiel auquel je n'avais pas prêté attention jusqu'alors: le STRESS! Eh oui, je partais dans l'inconnue la plus totale, ma seule et précédente expérience sur un format "long" étant un 76km avec 2000 mètres de positif sur la SaintéLyon. 6 heures de course (avec crampes dès la moitié).  Là, je m'embarquais sur 150km, 11 400 de positif et minimum 25 heures de course, sur une des épreuves les plus techniques et difficiles du continent. L'Everest, en quelque sorte, pour moi qui n'avais jamais gravi que la colline en face de chez moi.
Pourtant, une fois n'est pas coutume, j'avais essayé d'anticiper. J'étais même allé faire une reconnaissance en famille, sur une jolie rando autour des Sept Laux.
Pause photos lors de notre rando:

Avec un sac de la taille des enfants!

Sauvage et minéral

Descente sur les Sept Laux

Mais revenons à notre histoire...
J'ai préparé mon sac dix fois, je me suis fait dix mille scénarios possibles, réveillé toutes les nuits en hurlant "c'est où l'arrivée, c'est où l'arrivée?!", couru en dormant, bref, pour moi, l'expression "faire du jus" n'avait jamais été aussi loin de la vérité, le jus, je le perdais plus que je ne le faisais.
M'enfin, les jours ont fini par passer avec en ligne de mire le grand départ. Cédric Revillard (que je ne remercierai jamais assez pour sa disponibilité) m'avait gentiment proposé de m'accompagner pour faire mon ravitaillement et je n'ai pas fait la fine bouche, connaissant ses talents de chocolatier pâtissier, il valait mieux être bien accompagné sur cette épreuve. J'allais pouvoir manger du Cr'oc and go... à gogo.
Le jeudi en fin d'après-midi, j'ai chargé mes affaires dans la voiture de Cédric, direction Vizille pour planter la tente près du départ. Le thermomètre affichait 36 degrés, moi qui affectionne le froid et la neige,  pas de doute, j'étais dans mon élément.
On a planté les tentes, et j'ai fait la grimace en mettant mon réveil à 3h30 du matin. Entre la chaleur et l'appréhension de la course, pas évident de trouver le sommeil, d'autant plus qu'un hurluberlu s'est mis à jouer de la flûte au moment de s'endormir, du coup, j'ai rêvé de rats toute la nuit (Cf Joueur de flûte de Hamelin, pour ceux qui ne connaissent pas). En fait, je n'avais qu'une hâte, que le réveil sonne et que je puisse enfin en découdre.
Ce n'est pas le réveil qui m'a sorti de mes songes, mais la sono de la course. La montre affichait 3h20, j'avais quand même réussi à dormir, aucun rat ne m'avait dévoré les orteils, amen, j'allais pouvoir courir.
Par contre, je n'avais toujours pas mon dossard. A 3h45, on me dit qu'il est au départ. A 3h50, on me dit qu'il est dans le gymnase. Bon, je ne bouge plus, j'attends, je sens l'adrénaline qui monte, je vais faire quoi sans dossard? D'autant plus que Cédric doit récupérer son bracelet accompagnant et qu'il faut aussi récupérer le dossard du "Pacer" (mot découvert à l'occasion de ce trail, je n'en avais jamais entendu parler auparavant).
Enfin, à moins de 5mn du départ, j'ai mon sésame, je peux finir mon petit déj tranquillement sur la ligne en attendant que le coup de fusil retentisse.  

samedi 1 août 2020

Entraînements longs et podium au Trail de Megève

Comme vous le savez désormais si vous vous perdez de temps en temps sur ce site, j'ai choisi cette année de m'aligner sur l'Echappée Belle, qui sera mon premier Ultra Trail. J'enchaîne les heures (33 heures pour ma plus grosse semaine il y a deux semaines) et des grandes sorties. Dimanche dernier, c'était au tour de la traversée des Aravis en empruntant une grosse partie du GR 96, soit une virée d'un peu plus de 65km pour 3500 de D+, pour rallier la maison à Sallanches.
Un peu patraque, j'ai pris le départ à 7h30. Une petite grimpette en direction des Glières, un site que je connais bien plus l'hiver que l'été, avant de redescendre sur Entremont. L'estomac a du mal à avaler de la nourriture, je poursuis mon bonhomme de chemin en direction du col de la Forclaz

Je laisse derrière moi le plateau des Auges avec les Glières sur la droite des crêtes



 qui me mène ensuite au lac de Lessy. 


Je bascule ensuite en direction du Chinaillon

 
le sentier que j'emprunte est laborieux et glissant, et me voilà ensuite sur un gros chemin carrossable qui me mène au Col des Annes. 


J'en suis à un peu plus de cinq heures de course à pied et quarante bornes. L'estomac est toujours contracté, je n'ai quasiment rien avalé depuis le départ, et je me dis bien qu'à un moment donné, le corps va bien me le rendre.
A part les vues, le GR96 n'est pas grandiose, trop de chemins carrossables. C'est bien plus agréables sur les hauteurs du Reposoir


et la vue est magnifique lorsque je bascule de l'autre côté de la chaîne des Aravis avec le Mont Blanc en arrière plan. 


Le sentier est ensuite mal balisé (une clôture de bétail barre l'accès aux Chalets de Vormy et je me retrouve dans la cambrousse, avant de rebrousser chemin. Fidèle à moi-même, je n'avais pas de carte pour vérifier mon itinéraire). Je descends ensuite le passage du Saix, assez laborieux (comme quoi, le [SEX] a ses limites -jeu de mots facile, je vous l'accorde-) et aux Chalets de Mont Ferron, avec mon petit plantage, je n'ai plus le temps de remonter sur les Chalets de Doran, itinéraire qui aurait dû m'amener directement à Sallanches, mais termine ma course à Magland où la petite famille m'attend. Un peu rôti, vous en conviendrez. Et bien entendu -jamais deux sans trois- comme pour mes deux dernières grosses sorties, je termine par un interminable bitume.

C'était la sortie du dimanche. Et puis après quelques autres entraînements casse-pattes, j'ai mis le dossard aujourd'hui à Megève. Mon premier de l'été. Un premier août. Cette année, fallait être patient pour se mettre une grosse transpirée.
Je termine 3ème. C'est pas la gagne, je sais, mais ça reste un podium. Je vais pas faire la fine bouche.



Désormais, je compte les jours, je suis passé sous la barre des 20.
20 jours avant les Belledonne.











jeudi 16 juillet 2020

Souvenirs d'une sortie à pied

Parce que le sport, ça se partage, j'avais à coeur de vous montrer les jolies vues de ma sortie d'aujourd'hui. 

Départ le matin



Vue en haut de Sous Dine dans le brouillard


Après 5 heures de course à pied alors que la vue se dégage (mais que les idées ne sont plus très claires à cause de la fatigue)

Avouez, ça vous en bouche un coin, toutes ces paysages magnifiques ?! C'est normal, moi aussi.

Autre chose, ce qu'il y a de bien dans les sorties dans le brouillard, c'est que bien souvent, on se perd. Et souvent, quand on retrouve son chemin, on est bien loin de l'endroit où on pensait être.


mardi 30 juin 2020

Petit tour dans les Belledonne: Reconnaissance de l'échappée belle

En mode trail sur ce printemps et cet été, je suis allé mercredi reconnaître une partie du GR 738 qui fait la traversée du massif de Belledonne.
Je ne connaissais pas du tout cette région montagneuse, et la découverte a été assez surprenante.
Nous sommes partis la veille à trois et avons dormi aux portes de Vizille, au départ du GR, pour éviter de faire la route au petit matin. 

Mise en place du bivouac

Un départ à 6 heures du matin de Vizille avec mes deux compagnons d'échappée (dont Cédric Revillard, chocolatier et créateur de Cr'oc&Go, ainsi que Rachid) chargés chacun d'un petit sac de victuailles pour affronter une journée de course à pied. 



Dès les premiers kilomètres de la montée sur Chamrousse, nous perdons le sentier (qui partait sur la gauche, après coup, nous avons compris que la marque verte sur un muret indiquait le chemin à suivre) et après une bonne galère à monter droit dans la pente, nous retrouvons le chemin au hameau de la Croix, décidant alors d'être vigilent pour ne pas perdre de nouveau le GR.
Au bout de deux heures, nous arrivons à Chamrousse et remplissons les gourdes pour poursuivre notre montée. Nous décidons de passer à droite de la croix de Chamrousse pour rejoindre le lac Achard et revenir sur l'itinéraire de l'échappée belle. C'est à partir de ce lac que le parcours devient grandiose.

Lac Achard

Au col des trois Fontaines, je fais un petit détour jusqu'à la Croix de Chamrousse pour profiter du panorama, mais avec toutes les remontées mécaniques, la vue est un peu décevante. 

Vue depuis la croix de Chamrousse

Descente depuis le col des Trois Fontaines

Autant continuer sur le GR en direction des lacs Robert.

Lacs Robert


Le sentier n'est pas très roulant, mais les paysages sont sublimes, et nous en prenons plein les yeux. Même si le coin est très rocailleux, les lacs et rivières sont nombreux et nous pouvons remplir nos gourdes bien plus que nécessaire. Nous croisons des lacs aux couleurs turquoise, une eau limpide à donner envie de piquer une tête.


Lac Leama







Lac Longet

Au refuge de la Pra, nous perdons définitivement l'un des trois coureurs, pas en grande forme. Après hésitation, je décide de prendre, seul, en direction du col de Freydane. 

Montée après le refude de Pra en direction des lacs Domenon

L'itinéraire est enneigé dès 2200 mètres et la montée est assez glissante, et surtout, très humide. La descente sur le lac Blanc finit de me tremper les pieds et je sens déjà mes voûtes plantaires en surchauffe. 

descente depuis le col de Freydane

Au refuge Jean Collet, je retrouve l'un de mes compagnons, qui a préféré éviter la neige. Le deuxième, en difficulté depuis le début de la journée, a préféré rentrer.
L'idée de départ était de poursuivre jusqu'au Habert d'Aiguebelle, puis de descendre sur Vaujany pour faire du stop et rejoindre Vizille pendant que les deux autres coureurs redescendent vers Crolles, pour que je les récupère en voiture là-bas. 
Je préfère finalement redescendre en direction de Saint-Martin d'Uriage et tends le pouce à ce moment là pour éviter les derniers kilomètres de route jusqu'à la voiture.
Une belle sortie de 11 heures, avec 4500 mètres de D+ et 70km. La chaîne des Belledonne porte bien son nom, et j'ai hâte d'y revenir en août pour y mettre le dossard.