mercredi 31 août 2016

Faites du sport, c'est bon pour la santé

En été, comme le savez désormais, je prends plaisir à enfiler le dossard. Pour les fameux kilomètres verticaux de Manigod, par exemple. Même si je n'ai aucun objectif à proprement parler lors de ces courses, un bon résultat est toujours à prendre. Après des semaines bien remplies en juillet, je me suis octroyé trois bons jours de repos début août. L'occasion de récupérer un peu avant d'enfiler le dossard sur l'une des manches de Manigod. Plein d'entrain et de bonne volonté, la plus haute marche du podium quelque part dans un coin de la tête, j'étais persuadé que trois jours à ne rien faire seraient propices à retrouver des jambes de feu.
Coup de fusil du départ. Il m'a fallu presque 39 minutes pour retrouver mon corps en mille morceaux, avec en prime mon plus mauvais KV depuis cinq ans.
Trois jours et une quinzaine d'heures d'entraînement plus tard, j'ai remis le dossard sur le cross des Crêtes à Megève, avec une deuxième place à la clé, luttant jusqu'au bout pour la victoire.
Perplexe, j'ai laissé passer une dizaine de jours, enquillant une quarantaine d'heures, dont mon fameux tour à vélo, avant de refaire un KV très correct lors de la dernière manche de Manigod. Sans flancher sur l'entraînement, j'ai redécouvert les joies de la 2ème place (pas la 1ère, hein, mais je ne vous apprends rien sur Chauvidor) lors de la grimpée de la Sambuy.
A ne plus rien y comprendre. Inutile de préparer un évènement en vous reposant, le corps humain ne suit que ses caprices et il est désormais temps de dresser un bilan qui, pour moi, est criant de vérité.

FAITES DU SPORT, C'EST BON POUR LA SANTÉ !!!


mardi 16 août 2016

Les joies du vélo

Dimanche dernier, je suis allé faire une petite balade à vélo. Le genre de sortie qui me plait bien, 260 bornes, 5000 mètres de dénivelé, pour certains, ce n'est pas non plus exceptionnel, mais pour un cycliste du dimanche comme moi, ça commence à faire. Ça me prend comme ça, de temps en temps, un peu comme faire l'aller retour en Bretagne en 8 jours.
J'ai réussi à motiver deux givrés pour m'accompagner, ce genre de périple est toujours plus sympa à partager. Seul, on commence rapidement à compter les tours de pédales. Ne connaissant pas le Pas de Morgins, l'objectif premier était juste d'aller découvrir le coin. Et puis tant qu'à pousser la chansonnette, je me suis dit qu'un tour du département serait plutôt sympa.
Départ de la maison, passage par Marignier, Onnion, Col de la Jambaz, Val d'Abondance, Châtel, Pas de Morgins, Col de la Forclaz, Vallée de l'Arve puis retour aux pieds des Glières.
Après un petit coup de chaud dans la Forclaz, le compteur indique 160 bornes, on rigole avec les collègues, je me dis que le petit col des Fleuries, en toute fin de parcours, risque d'être difficile, et que le "faux coup" du pneu crevé pourra être opportun. On dégonfle le pneu pour faire croire à la crevaison, on tend le pouce et le tour est joué.
Quelques kilomètres plus loin, au moment de passer le panneau du col des Montets, j'entends un gros "Crac", ma roue arrière se bloque et laisse une grosse traînée sur le goudron. J'ai à peine le temps de mettre un pied à terre.
Ma patte de dérailleur s'est cassée en deux, faisant au passage un sac de nœud avec ma chaîne, le câble de dérailleur et les rayons.


Impossible de faire le moindre mètre, pas de bol, le plus dur était fait, il ne restait quasiment plus que la descente et le plat.
Je dis à mes collègues de galère de poursuivre leur chemin et attaque le stop. Une première voiture me prend rapidement et m'amène jusqu'à Chamonix. Je me dis qu'à ce rythme là, je serai rapidement à la maison. D'autant plus qu'à Chamonix, il y a une foule de touristes.
Bien campé à la sortie d'un rond point, je tends à nouveau le pouce, et j'attends.
Longtemps.
Très longtemps.
Je vois passer un tas de voitures. Des grosses Porsche Cayenne, des magnifiques 4*4, des breaks avec tout plein de place dans le coffre, des minibus...
Bien sûr, pas une ne s'arrête, je risquerais de leur mettre une petite trace de sueur sur leurs sièges en vison, ou un grain de poussière dans leur coffre
Pour finir, une voiture se met sur le côté, une famille de trois sportifs à l'intérieur, ils se plient en 4 pour me faire rentrer ainsi que mon vélo. 

Tout ça pour dire que quand vous êtes en galère avec votre vélo, priez le ciel pour que des sportifs compréhensifs soient sur votre route. Sinon, vous risquez d'attendre longtemps!




vendredi 5 août 2016

Les Footscars (Oscars du Foot?)

J'arrive toujours après la guerre. Bah oui, il paraît que le mois dernier, il y avait un nouveau festival du film européen, un truc énorme, un peu comme les Oscars à Hollywood. Une grosse partie des pays de notre vieux continent était à la fête. Les français, les anglais, les allemands, la totale, quoi.

Le cinéma a toujours occupé une place importante dans mon cœur. Les scénarios improbables, le jeu des acteurs, l'émotion qui en découle, pas de doute, la magie du grand écran est unique.


Tout était réuni pour faire de ce festival quelque chose de grandiose


De l'amour...




De la douleur, de la vraie, pure et dure...


De l'émotion...



Le tout dans la plus grande humilité




Même que notre président bien aimé était là lui aussi et il était très fier

Au final, la coupe des meilleurs acteurs est revenue au Portugal. Ils étaient trop fort pour les autres.


Oui, à la vue de ces images, j'ai loupé quelque chose. Mais il paraît qu'on y a droit régulièrement à la télé quand même. Au mois tous les deux ans. 
Malheureusement, je n'ai pas la télé. C'est pas de bol.

Non, vraiment, c'est pas de bol...

 

mercredi 27 juillet 2016

Sundby, asthme et dopage

Le monde du nordique vient de trembler récemment. Si vous avez suivi l'actualité, Martin Johnsrud Sundby, le fondeur norvégien qui terrasse notre sport depuis trois ans, raflant tout sur son passage, vient d'être suspendu pour deux ans mois (si, si, vous avez bien lu, seulement deux mois, suspension effective en plein été - bah oui, on n'allait quand même pas trop pénaliser ce pauvre skieur et lui mettre une suspension hivernale qui aurait coïncidé avec la pratique de son sport en compétition- enfin passons) pour un contrôle anti-dopage positif au salbutamol, substance que l'on trouve notamment dans la ventoline. Pour rappel, la ventoline est ce médicament que l'on peut acheter dans toutes les pharmacies et qui agit comme bronchodilatateur pour traiter l'asthme.
Aujourd'hui, n'importe quel sportif peut se procurer de la ventoline sans AUT (Autorisation à Usage Thérapeutique), il lui faut juste juste une ordonnance (ou emprunter la ventoline du copain) et qu'il ne dépasse pas la dose autorisée, soit 1600 microgrammes par 24h. Pour imaginer ce que cela représente, une bouffée de ventoline vous fera absorber 100 microgrammes de sorbutamol (sachant bien entendu qu'il y a toujours une petite marge d'erreur, une ou deux (voire trois ou quatre) petites bouffées de plus devraient passer inaperçues... ). Il faut donc que notre petit sportif très asthmatique presse plus de 16 fois (allez je ne vais pas dire 18 ou 20, vous direz alors que je suis médisant) sur le petit flacon pour que le contrôle urinaire soit positif. Notre cher Sundby, lui, a dépassé deux fois les doses autorisées, c'est à dire qu'on est au minimum à 3200 microgrammes par 24h. Soit 32 bouffées. Les courses de ski se déroulant en début d'après-midi, le matin est généralement propice au repos. Donc pas de ventoline à ce moment. J'imagine mal notre fondeur se réveiller en pleine nuit pour une crise d'asthme. Et concernant l'après-midi de la veille, concernant les skieurs, la séance de sport se résume à une sortie de ski plutôt tranquille ou alors une petite sortie footing pour se décrasser les jambes.
Oui, je sais, 32 bouffées, c'est énorme.

Mais je suis quand même allé fouiner un peu plus. Eh bien figurez vous qu'à haute dose, sous forme de cachet, le sorbutamol a des effets anabolisants. Et qu'en plus, il disparaît rapidement des urines, seulement quelques jours.
Attention, je ne dis pas que les asthmatiques sont forcément des dopés. Mais je trouve curieux que tant de sportifs soient asthmatiques. 
Petite info du jour (cf ski-nordique.net): 69% des médaillés olympiques norvégiens sont asthmatiques. 
Je dis ça, j'dis rien, hein. Je ne voudrais surtout pas tirer de conclusions hâtives.
Mais décidément, l'asthme est une bien curieuse maladie, surtout chez nos amis sportifs, et ce, quel que soit leur pays d'origine et leur sport.


mardi 19 juillet 2016

4ème aux Championnats de France de Kilomètre vertical

Le matin, j'avais mon petit scénario en tête. Comme dans les films. Je voyais le déroulement de la course, la manière dont j'allais partir, là où j'allais accélérer, puis le moment où j'allais complètement lâcher les chevaux. Un peu comme le proverbe des sportifs: tu pars à fond, tu accélères au milieu et tu sprintes à la fin.
Facile en somme, et pour résumer l'épreuve, ça s'est passé typiquement comme ça.
Je suis parti, j'étais déjà à fond, en galère, les jambes lourdes. Au tiers de la course, je me suis mis à marcher, incapable de trouver de la cadence en courant. La bouche grande ouverte, le ventre à terre, comptant le nombre de fourmis au sol. J'ai fini comme j'ai pu, et s'il y avait une bataille à livrer, elle était en grande partie avec moi-même.
Au final, je ne suis pas si ridicule, je termine 4ème, le podium pas très loin. Le cardio n'est pas monté très haut, une moyenne à 166 pulsations, comme on dit, peut mieux faire. Un autre jour, peut-être, mais en ce jour, j'ai donné tout ce que j'ai pu. Eh oui, entre ce qu'on pense pouvoir faire et ce qu'on fait, il y a tout un monde, et ce monde, c'est notre bon vieux corps qui nous le rappelle.
Je rêve un jour de pouvoir avoir des jambes de feu, de courir, de voler, de ne pas sentir la douleur. Même pas mal, de la rigolade.
Même que j'en redemanderais, tiens!

jeudi 14 juillet 2016

Victoire à la grimpée du Môle

D'emblée, quand le départ a été donné, je me suis placé en deuxième position. Parce que c'était écrit avant le départ, parce que déjà, j'avais deux places de deuxième dans ma besace lors des deux dernières épreuves. Toujours ce chiffre deux, qui semble me coller à la peau. Comme une évidence. Qu'on se le dise, Chauvidor allait encore frapper.
Le Môle, ce géant perdu dans la vallée de l'Arve, nous domine de la tête et des (deux) épaules. Au bout de deux fois cinq minutes, nous sommes toujours deux en tête, avalant la distance par foulées de deux mètres. Lors de la première descente, je prends 20 secondes, confortant cette deuxième place inexorable qui, je le sens, devrait m'accompagner jusqu'à l'arrivée.
Mes deux jambes me font mal, et malgré deux grosses montées, je ne parviens pas à refaire mon retard. J'essaie de profiter des deux ravitaillements pour amener un peu d'oxygène à mes deux poumons, la chaleur est insoutenable, j'essaie tant bien que mal de garder mes deux yeux en face des trous.
Et puis d'un coup, à deux kilomètres de l'arrivée, comme par miracle, je me retrouve en tête. J'ai refait mon retard en moins de deux minutes.
Et j'ai franchi l'arrivée, en deuxième première position.
Non, y'a pas de blague. 
C'est vrai, j'ai gagné.
Même moi, j'ai du mal à le croire.
Comme quoi, sur un malentendu, je peux y arriver...