lundi 18 juin 2018

Et puis juin

En mai, fais ce qu'il te plait. Je l'ai souvent entendu, ce proverbe, mais pas souvent appliqué.
La reprise a été à peine plus poussive ce printemps (il faut dire qu'il y a deux ans, j'ai repris l'entraînement pour la saison suivante... le 20 avril!). 
En tout cas, j'ai bel et bien rattaqué. Les entraînements, et puis les courses aussi. Il fallait bien ça pour me motiver. 
Après une victoire à la Transversale Tour des Pitons, au Salève, je termine 2ème à la verticale du Môle, puis encore 2ème ce week-end à la verticale du Criou. Trois podiums en trois courses, ça va, réflexion faite, j'ai connu plus poussif en début de saison.
En ce moment, j'alterne les plaisirs, déjà 600km au compteur en vélo, soit trois fois plus que l'an passé! Ok, difficile de faire moins que 2017 avec une seule et unique sortie vélo (mais quand même 200 bornes), beaucoup de ski roue, et des sorties à pied, dont peut-être une vingtaine d'heures avec la poussette lestée (oh, les petits, faudrait attaquer un régime, là, parce que papa, il galère de plus en plus dans les montées).
Enfin voilà, quoi, comme tout fondeur qui se respecte, à peine en juin et je ne chôme pas !



lundi 7 mai 2018

Bilan de la saison 2017/2018

Les skis sont remisés depuis quelques semaines. Alors que de nombreux athlètes posent définitivement le dossard (Marcus Hellner, Ola Vigen Hattestad, Ole Einar Bjoerndalen, Marie Dorin Habert...), n'ayez crainte, je continue. J'ai toujours autant de plaisir sur les skis. Une année assez surprenante, toujours placé mais jamais victorieux, à chaque fois une hitoire de secondes (13sec de la gagne à la Transju, 7sec à la DolomitenLaud, 9sec à la Tartu, 11sec à la Birkie, 5sec à la Demino, 5sec à l'Engadine...), il m'a manqué de la lucidité sur les fins de course et cette petite étincelle pour réussir à me remobiliser dans les sprints finaux. 
L'année prochaine, j'arrête les trop longues séances d'entraînement pendant l'hiver, place au qualitatif. De la vitesse, des sprints, et ça paiera sur les fins de course.

Voici un bilan des principaux résulats sur l'année, été/hiver:

Ski de fond:

1er aux 24 heures des Mosses
2ème à la Ronde des Cîmes
3ème à la DolomitenLauf (Worldloppet)
3ème au Marathon des Glières (Marathon ski tour)
4ème à la Foulée Blanche (Marathon ski tour)
5ème à la Transjurassienne (Worldloppet)
6ème à la Tartu Marathon (Worldloppet)
6ème au Marathon de Bessans (Euroloppet)
9ème aux Championnats de France Saisies
11ème à l'American Birkebeiner (Worldloppet)
12 ème à la Demino Marathon (Worldloppet)


Course à pied:

13ème aux Championnats de France de Montagne
1er à la Montée du Crêt d'eau (challenge national course de montagne)
1er à l'Assaut des Mémises (Challenge départemental course de montagne)
1er aux Foulées Maglanchardes (Challenge départemental course de montagne)
1er à la Grimpée du Pays Rochois (Challenge départemental course de montagne)
1er à la Grimpée de la Sambuy (Challenge départemental course de montagne)
2ème à la Grimpée du Môle (Challenge départemental course de montagne)
3ème au Kilomètre vertical de Manig


mercredi 11 avril 2018

Des étoiles aux Saisies

Les étoiles, j'en ai vu pas mal, un peu partout au bord de la piste. 
Pourtant, au départ, j'en avais plein les yeux, à espérer une belle perf sur cette dernière course de l'année, qui plus est championnat de France de longue distance.
Et effictivement, j'en ai eu plein les yeux, mais ce n'étaient pas celles de la victoire, mais plutôt celles de la fatigue. Beaucoup d'enchaînement cette saison, entre les courses et les déplacements, les 24 heures des Mosses la semaine dernière, c'était trop pour moi. Rapidement en difficulté, je bascule en haut de la Palette à la 5ème place, et ensuite, un groupe revient sur moi, la neige est lente et je suis en mode ski nautique, j'essaie de ne pas lâcher, sinon, je coule.
Un regain d'énergie dans le deuxième tour, mais la dernière grande montée aux trois quarts de la course, alors que le groupe revient sur la 3ème place, me sera fatale. Je termine 9ème. 
Par contre, il faut noter quelque chose d'exceptionnel, pour la première fois depuis le début de saison, les conditions de ski la veille de course étaient identiques à celles du jour J. Oui, c'est assez exceptionnel, depuis novembre et nos première courses, nous avons toujours eu des changements de temps improbables, véritables casse-têtes pour Steph, Bubu et Sylvain, nos fidèles hommes de l'ombre.


mardi 3 avril 2018

Les 24 heures des Mosses, la victoire du Team et l'envers du décor

Ce week-end était plutôt atypique. J'ai couru samedi. Dimanche aussi. Ah, j'oubliais, pour l'échauffement, j'ai aussi couru vendredi. Si, si, je vous assure...
Retour sur trois jours riches en fatigue émotion.
Vendredi, c'était l'une des étapes des Championnats de France. Un 15km classique mass start au programme, troqué à la dernière minute contre un 10km mass start, autant dire qu'il fallait être rapide au démarrage pour espérer jouer devant. Réconcilié avec le classique malgré le peu de pratique cette année, je termine 11ème à une vingtaine de secondes du podium, pas de doute, 5km de plus ne m'auraient pas dérangé... 

Le lendemain, direction les Mosses en Suisse pour la grosse fête du ski par équipe. 24 heures de ski, mais surtout 24 heures de gavage (nourriture), même si le temps ne se prêtait pas à faire du gras. Didier, Roy de l'organisation, nous avait concocté un joli programme de course. Départ à midi sous un temps plutôt Clément (Mailler de me contredira pas), la météo nous a joué des tours, et même si les Moutons se sont mis à l'abri tant les bourrasques étaient nombreuses, il en fallait bien plus pour démotiver Stéphane, notre mentor. 
Après de nombreux tours en début de course, Nico, las de tourner en rond, nous a quitté pour remplir son devoir d'équipe sur le relais des Comité, à Prémanon. C'est Adrien qui a pris le relais, mais le bougre, avec la fatigue et le gel, était plutôt Mou. La nuit tombée, pendant que les Chipmunks faisaient la fiesta sur la piste de danse, Alwin tournait comme un beau diable, skiant de bonne grâce, plutôt Candide sur les skis, face aux Champs blanchis par les Belles étoiles au rythme des Ans. 
Mais bon, plutôt être Chauve que d'entendre ça (et sourd aussi), pas de place à la poésie dans le ski, fallait tourner, tourner et encore tourner. Et avec 518km au compteur, toute l'équipe a -enfin- vu le bout de la nuit.*

Allez, oublions les jeux de mots douteux, revenons sur ces 24 heures:
Pour courir, il faut avant tout savoir skier manger. Manger avant, manger entre chaque tour, manger avant d'essayer de dormir, manger au réveil, manger après un tour, manger, manger, manger. Que des bonnes choses: chips, saucisson, chocolat, cachuètes...
Il y en a qui vous diront qu'il faut boire aussi. Nous, c'était Coca. Light. Pour d'autres, demandez à celui d'une autre équipe qui, au bout de 6 heures, est tombé après avoir fait 2 mètres, s'est relevé, a fait 2 nouveaux mètres et est tombé de nouveau, et s'est vu finalement retirer son dossard. Pas sûr qu'il avait de la limonade dans sa gourde. Boire ou skier, il faut choisir...
Nous aussi, on s'est octroyé un petit plaisir, un bon vin chaud pour fêter notre victoire, il devait bien rester encore 0,0001° d'alcool dans le brevage chauffé.





(* Pour ceux qui ne connaissent pas l'équipe et qui ne comprennent rien à mes fantastiques jeux de mots, l'équipe était composée de :
Adrien Mougel
Thomas Chambellant
Stephane Mouton
Alwin Thetaz
Candide Pralong
Clément Mailler
Nicolas Berthet
Didier Roy
Benoît Chauvet)

vendredi 23 mars 2018

Vous voulez savoir si j'ai gagné aux Glières ?

Dans le coin, c'est la question que tout le monde se pose. Après 8 podiums et 6 deuxièmes places, ai-je enfin gagné le Marathon des Glières?
Eh bien...
Non!
J'avais la grande forme, j'ai mené, j'ai secoué, et puis au final... j'ai craqué. Plus de son plus d'image sur les 10 dernières minutes de course, là, je me demande si ça commence pas à être dans la tête ??!!!
Je me fais même chiper la 2ème place sur les derniers mètres.
Va falloir revenir l'année prochaine.
Eh si...

En attendant, v'là une nouvelle vidéo. Au moins, je m'éclate à en faire ;o)