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mercredi 26 février 2020

Elastique à la Birkie, 8ème au sprint

Après la Gatineau Loppet, j'ai pris l'avion le lundi à Ottawa pour atterrir à Minneapolis, dans le Minnesota, grosse métropole du Centre Nord des Etats-Unis. 

Vue Aérienne de Toronto, avec Lac Ontario, l'un des trois grands lacs du continent

Ensuite, direction Hayward, à 3 heures de voiture encore un peu plus au nord, dans le Wisconsin, la région aux 15000 lacs. 

Lac gelé du Wisconsin

Le coin est très sauvage, boisé à souhait, c'est le paradis de la pêche et du canoé pendant l'été. Des moustiques aussi, j'imagine.
J'étais logé dans une maison perdue dans la nature avec le staff Rossignol USA (un grand merci pour la logistique sur place), face à un grand lac gelé. Le paradis pour se ressourcer, faire son "ours", coupé un peu du reste du monde

Paysage pardisiaque en face de la maison
L'hiver y est généralement glacial, avec des températures régulièrement autour des -20 degrés. Enfin, ça, c'était avant. Comme chez nous, elle fluctue régulièrement ces dernières années. En 2011, lors de ma première participation, j'avais pris le départ avec un joli -28 degrés au thermomètre.


Lever de soleil à 6 heures du matin

Cette année, rien du grand froid le jour de la course (température positive à l'arrivée), même s'il faisait -25 le mercredi.
J'ai fait l'élastique à peu près toute la course, chassant un petit groupe de tête de six coureurs. J'ai fait l'élastique, mais j'ai tout de même réussi à terminer avec le groupe de tête. A trois kilomètres, nous sommes 8 coureurs, mais je n'ai plus d'énergie pour le sprint, je termine donc 8ème à 10 secondes de la gagne. Mais pas d'hypo, c'est déjà une bonne chose. Faut dire que je m'étais ravitaillé au sirop d'érable!
La course est toujours aussi belle, avec près de 15 000 personnes sur l'ensemble des épreuves (skating et classique, courtes et longues distances). L'ambiance à l'arrivée est exceptionnelle.

8000 participants sur l'épreuve reine
Arrivée dans une ambiance de folie.



Ainsi se cloture le périple Américain, avec encore de beaux souvenirs et toujours cet accueil fantastique. 
Merci Michel et Odette, merci Rossignol USA!

De retour en France désormais, avec l'Engadine (Suisse) prévue dans 10 jours, qui sera la dernière course internationale de l'année.






vendredi 21 février 2020

Domaine nordique du Semnoz

L'une de mes stations préférées, tant la vue y est incomparable.


C'est la seule station de ski de fond de Haute-Savoie, peut-être même de tous les pays se Savoie, à offrir une vue aussi vaste sur les sommets alentours. 



Par jour de beau temps, vous pourrez régaler vos mirettes avec le massif du Mont-Blanc, bien sûr, mais aussi le Jura, le Vercors, la Meije en allant jusqu'aux Écrins.

Aravis et Mont-Blanc

Jura

Le domaine est composé de trois espaces: le plateau du bas, à 1400 mètres, la partie forêt qui le jouxte, et puis le plateau du haut, dont les pistes sont quasiment à 1700 mètres d'altitude.
Ce massif étant isolé des autres, le seul "hic" est qu'il est assez vent, mais vous serez à l'abri dans la forêt. 
Il surplombe le lac d'Annecy et lorsque vous quittez la "petite Venise savoyarde", vous serez sur les pistes en un quart d'heure. 




Côté pistes, il y a près d'une trentaine de kilomètres, même s'il faut emprunter une petite partie (500 mètres) des pistes d'alpin pour rallier les deux plateaux.


Malheureusement, le site étant très prisé par les marcheurs, il est courant de les voir sur les pistes de ski, sans scrupule pour les traces ☹️

En raquettes, c'est un régal de partir en forêt, tant les sentiers sont nombreux. Lorsque la neige tombe à basse altitude, pourrez quasiment partir d'Annecy en ski de randonnée pour rejoindre les crêtes, mais pensez à prendre de quoi manger, car la journée risque d'être longue! 

Le + du site: le panorama, le panorama et encore le panorama



mardi 18 février 2020

Périple Nord-américain : la Gatineau Loppet

Ce périple Canadien, il me tenait à coeur. Des souvenirs en pagaille, avec surtout l'accueil Québécois incroyable chez Grand-mère Odette et Grand-père Michel. Mon corps, lui, avait un peu peur. Le froid, le décalage horaire, la durée du voyage, il appréhendait un peu tout ça, mais d'un autre côté, il savait qu'il allait être aux petits soins. Pas de doutes, question petits soins, il l'a été. Le voyant dévorer les plats locaux, je ne l'ai pas ménagé, mon p'tit père, je lui ai dit, c'est bien, tu manges, tu te fais plaisir, mais les calories, tu vas vite aller les dépenser dehors. Et vas-y que je l'ai envoyé dans la caillante, -25 au thermomètre dans le parc de Gatineau.
Vu qu'il était récalcitrant, pépère, je lui ai montré qui était le chef, je l'ai perdu lors d'un footing dans la nuit tombante, même qu'Odette s'est fait "un sang de nègre" comme ils le disent en québécois. Un peu plus et j'avais l'équipe de secours aux fesses.
Certains auraient laissé tomber, pas moi, je n'ai rien lâché. Mon gars, tu vas voir qui est aux commandes du bateau. Il a eu beau se rebeller, taper des pieds, se rouler par terre, faire son caca nerveux, au final, il s'est résigné. Maté, le morceaux. 
La veille de course, on a fait une dernière petite réunion, lui et moi. Je lui ai expliqué le parcours, heure de départ, lieu d'arrivée, la manière de s'y prendre, docile, il n'a pas rechigné. Je lui ai mis le dossard le matin, il est parti faire son job, la deuxième place était assurée, tout allait bien. En apparence. Il a bien caché son jeu le bougre, à 8km de l'arrivée, il m'a collé une monumentale hypoglycémie. 
Et v'lan, prends ça, bien fait pour ta gueule! 
Comme quoi, des fois dans la vie, mieux vaut faire des concessions, même avec son corps 😁
(Au final, je termine 5eme) 


lundi 17 février 2020

Envol au Québec (1ere partie du périple Nord américain)

Dimanche dernier, lorsque je me suis posé devant l'ordinateur pour vérifier mon vol, j'ai eu un air de "déjà vu". Il faut pour cela remonter à sept ans en arrière, lors de mon premier périple canadien/Américain. J'étais passé par une agence de réservation en ligne qui m'avait annulé le vol la semaine suivante du fait du non renseignement de mon bagage supplémentaire, en l'occurrence ma housse à skis. J'avais pris un autre billet en urgence, heureux d'avoir trouvé une solution. Je m'étais envolé pour le Québec, avais mis le dossard pour la Gatineau et au moment de prendre ma correspondance pour les USA, le gars au guichet m'avait regardé avec des grands yeux: "mon bon Monsieur, j'espère que vous êtes patient, parce que votre vol pour les États-Unis est dans un mois". Dans la précipitation, je m'étais trompé de date lors de la correspondance entre le Canada et les USA, prise un 18 mars au lieu d'un 18 février. J'ai donc dû reprendre un billet à l'aéroport, bien entendu deux fois plus cher que le billet pris initialement. 
Sept ans plus tard, même voyage, même réservation de départ, même annulation auprès de la même agence. Il a fallu trouver un plan B, et cette fois, j'étais vacciné, je n'allais pas faire deux fois la même erreur dans les dates. Je recherche mon vol "multi destinations", je passe par plusieurs compagnies et me voilà avec ma réservation Genève-Gatineau, Gatineau-Minneapolis, et enfin Minneapolis-Geneve. 
Donc voilà, on est dimanche, trois jours avant mon périple sur l'autre continent, je suis devant l'ordinateur, je regarde les infos concernant le vol, et quelque chose m'interpelle. Sur le vol du retour, je vois marqué "Gatineau-Geneve". Je refais la manip, je prends des lunettes pour mieux voir, je secoue l'écran de l'ordinateur, j'insulte le clavier mais rien n'y fait, au lieu d'avoir un "multi destinations" en bonne et due forme, j'ai droit à un aller-retour, soit Gatineau-Geneve pour rentrer au lieu de Minneapolis.
Après deux nuits blanches, j'ai réussi à trouver une solution. J'ai sorti ma carte bleue, j'ai joué et puis comme souvent avec cette petite bête, j'ai gagné. Mais pour ce qui est du compte en Banque, mieux vaut fermer les yeux...


Vous me connaissez, j'aime l'aventure, mais des fois, l'aventure, ça coûte cher!!! 


vendredi 7 février 2020

Domaine nordique d'Agy Saint-Sigismond

C'est un site familial, peu connu par rapport à certaines grandes stations, qui vaut pourtant le détour. Pour vous y rendre, de la vallée de Cluses, il faut emprunter la route qui monte en direction de Samoëns. Lorsque vous arrivez au Col de Châtillon, prenez à droite et laissez la route des Carroz dès que vous êtes au village de St Sigismond pour prendre à gauche, direction le plateau d'Agy. La route serpente alors jusqu'à l'entrée du domaine, niché à 1300 mètres d'altitude.
Ce que j'aime à Agy, c'est son côté sauvage et ses vues à 360 degrés.



Sur place, vous aurez droit à près de 20km de pistes avec profil sportif, surtout si vous décidez d'emprunter la piste Noire qui vous emmènera tout en haut du domaine, avec des passages magnifiques sous les forêts de sapins et de feuillus.




Les Brasses et Jura en fond
Vallée du Giffre, de l'Arve, massif du Mont-Blanc et du Haut-Giffre (avec le Buet, le "Mont-Blanc des Dames"), massif des Aravis, une fois au sommet à 1450mètres d'altitude, il suffit de tourner la tête pour en prendre plein les yeux.

Hauteurs de Flaine en arrière plan

Le Môle au-dessus de la mer de nuages

De nombreux itinéraires raquettes sont également proposés, avec notamment une liaison jusqu'aux Carroz d'Arâches.
Magique lorsqu'il y a la mer de nuages en contrebas, avec les diffrents sommets qui pointent le bout de leur nez.

Le + du site: des pistes qui vont vous développer la VO2!


Couchant avec le Môle




lundi 3 février 2020

Annulation de la Transjurassienne 2020

La semaine dernière, c'était objectif Transju. Des heures sur les planches (de ski) pour préparer l'effort, et puis une course à Agy, pour parfaire le tout. Une victoire hier avec près de 3mn d'avance dans des conditions chaudes et humides, et puis voilà que ce matin, la nouvelle est tombée: la Transjurassienne est annulée.
L'eau dilue tout, c'est bien connu. Même les ardeurs des plus optimistes.
Je ne sais plus quoi dire, ni écrire. (Même si je suis justement en train de faire une pause dans mes écrits, un roman sur l'Algérie que je corrige et re-corrige et re-re-corrige depuis plus d'un an).
Pas d'espoir de cloche cette année. Pas de joli texte à pondre au lendemain d'une victoire espérée depuis désormais six ans. Je crois que je vais me mettre à la patinette pour le reste de la saison, d'ici à ce que le goudron fonde, il y a de la marge. Quoique, dans cette ambiance climatique assez particulière, un volcan va peut-être émerger et me faire mentir.
Il va encore falloir attendre pour remettre un grand dossard. Allez, deux semaines à patienter cette fois, ce sera du côté des Canadiens, puis des Ricains (Gatineau et Birkie). 




Pour la petite info concernant le roman sur l'Algérie, vu que j'ai vendu la mèche, voilà le retour qui m'a été fait par une grande maison d'édition parisienne, raison pour laquelle j'essaie d'y croire.
"Vous savez toujours aussi bien dire, de façon poétique, l'horreur de la guerre. Le contraste est troublant et intéressant. Mais l'ensemble est toujours à mon sens trop descriptif (notamment lorsque le protagoniste est au front), si bien qu'on reste encore, à la lecture, à l'extérieur de ce texte. Il me manque encore de la vie. 
[...]
Comme vous l'aurez compris, pour ces raisons, je ne saurai porter l'un de ces textes, mais je vous encourage toujours autant à écrire - car, au risque de me répéter, vous avez une très belle plume."

Qui sait, après cette annulation de la Transju, peut-être aurai-je plus de chance côté écriture ?


mercredi 29 janvier 2020

La 1ère depuis deux ans

Effectivement, ça faisait longtemps. Deux ans, pour ainsi dire. Une éternité. 
Je l'ai prise en rentrant d'Autriche. Elle traînait au bord de la route, j'ai eu pitié. Je ne sais pas depuis combien de temps elle attendait, je voulais faire une B.A., je ne me suis pas méfié. Pourtant, j'aurais dû être sur mes gardes, mais faut dire qu'avec deux courses dans le week-end, j'ai baissé un peu la vigilance. Je sais que ça vous fait sourire, mais au fond, vous auriez fait pareil. 
Depuis deux ans, je pavanais. En même temps, je touchais du bois, je savais que tôt ou tard, je n'allais pas y couper. Mais deux ans, ça paraissait une éternité, alors forcément, je me sentais plus fort, plus aguerri.
Et puis voilà, en début de semaine, je l'ai eue. Ou plutôt, c'est elle qui m'a eu.
Elle, eux, lui, qu'importe, ma première crève, mes premiers microbes, mon premier virus.
Une bonne barre au front, des courbatures, une énergie au raz des paquerettes. Des jours à pantoufler, à traîner sa carcasse, à en avoir plein le nez.
L'histoire pourraît s'arrêter là, mais avec moi, vous n'êtes jamais au bout de vos surprises. C'est ce qui fait mon charme.
-Ton quoi ?!!! (ça, c'est Isa qui passe par là)
Comme vous le savez (et si vous ne le savez pas, je vous l'apprends), les bons rhuBes, les angines, les grippes ou peu importe, c'est une semaine avec des médicaments et sept jours sans.
Vendredi, après des cures d'huiles essentielles, homéopathie, inhalation, curcuma et tout le tintouin, sensation 0 sur une échelle de 10, j'avais décidé de faire une croix sur la Foulée Blanche. (Une double croix me direz vous: sachant que la Foulée en skate le dimanche avait été annulée, je m'étais rabattu sur la classique le samedi). Impensable de mettre le dossard. Mais voilà qu'à force de me voir traînasser dans la maison, ma chère compagne m'a botté les fesses pour que j'aille prendre l'air.
Au bout d'une heure, voilà que je reviens, nouvel homme, ragaillardi, comme touché par la grâce. L'heure suivante, toute la petite famille est dans la voiture, direction le Vercors.
-Les petits, Papa va mettre le dossard !
Je le clame haut et fort, j'y vais, et plutôt deux fois qu'une. 
Les petits rigolent (trop obnubilé par mon effort du lendemain, je ne vois pas qu'ils se moquent), l'ambiance est heureuse, le soir, j'y crois encore, et le lendemain sur les skis, à l'approche du départ, je ne cesse de m'en convaincre.
La magie opère jusqu'au coup de fusil.
Elle dure trois secondes.
Au bout de trois cents mètres, j'ai un éclair de lucidité. Qu'est-ce que je fous là ?!
La suite, je ne vous l'apprends pas, n'a pas été une partie de rigolade. Mal partout, aux bras (normal, je n'ai fait que de la poussée), aux jambes (normal, j'étais debout), aux abdos, à la tête, aux sinus, à la gorge.
J'ai quand même fini. 
Il ne m'a pas fallu longtemps pour retrouver mon lit.
Il y a une morale dans tout ça.
Il y en a qui apprennent de leurs erreurs. D'autres pas du tout.
Allez, à la prochaine!

(PS, pour info, j'ai quand même réussi à terminer 10ème. Je prends 2mn45, mais 10ème quand même).