mardi 23 juin 2015

Rencontre Universki

Pour la troisième année consécutive, je me suis rendu au fameux rendez-vous Universki. Deux jours de rencontre, sous le signe de l'amitié, du partage, pour une noble cause: la promotion de sports peu médiatisés et donc du ski nordique. Partage de temps, de valeurs, d'émotions, Universki, c'est un peu tout cela à la fois, et son but premier est d'aider les jeunes sportifs à vivre de leur passion.
Depuis l'année dernière, l'association organise l'Olymp'Loue, une rencontre qui réunit champions et chefs d'entreprises autour d'un événement sportif fédérateur et convivial dans un cadre unique. 
Le vendredi, l'association a organisé une rencontre sportive pour les collégiens des collèges public et privé d'Ornans. Le lendemain, nous avions rendez-vous autour d'un raid multi-activités avec course d'orientation, Vtt, canoë et Via Ferrata. 
Chaque année, ces deux journées sont parrainées par de nombreux champions toutes catégories: ils sont champions du monde, olympique, multiples champions de France. Athlétisme, cyclisme, sports de glisse, Judo... de nombreux sports sont représentés, et ces champions, en acceptant de prêter leur nom à l'événement, offrent une belle qualité à cette rencontre. Mais sans entreprises partenaires et sans supporters, qui œuvrent à la promotion du sport en adhérant à l'association, rien ne serait possible.
Alors voilà, Universki, c'est une grande cause, une juste cause, et les deux jours passés à Ornans ont encore été une réussite, et si de votre côté vous voulez agir pour une cause commune, faites un saut sur le site d'Universki 



Et soyez, vous aussi, acteur du ski, du sport et du territoire en France.



lundi 22 juin 2015

Les accidents à la c..

Je trouve parfois le sport injuste. Bien sûr, il y a le dopage, les inégalités financières, les inégalités physiques et tout le reste, mais ces sujets sont classiques et ont déjà été abordé maintes et maintes fois. Non, je veux parler d'autre chose. La préparation physique, très importante dans l'organisation d'une saison sportive, est un travail de longue haleine.
Les années s'organisent dans cette dynamique, fondamentale pour la réussite sportive. En général, tout se passe bien. Les pépins physiques, relatifs à l'entraînement, sont quasiment inexistants.

Ça, c'est dans l'absolu. Le problème, c'est qu'il y a la vie quotidienne du sportif, se résumant en grande partie à l'entraînement, et le quotidien de la vie du sportif, les petites misères physiques.

Jeudi, j'ai fait deux cents bornes à vélo. Pas de douleurs, pas de chute, pas d'hypoglycémie, une bonne séance d'entraînement avec de la bonne fatigue. Pas de problème de sommeil le soir, pas de courbature le lendemain, pas de problème pour remettre des calories dans la machine.
Et puis voilà, en fin d'après-midi, je sors la petite de la voiture pour la prendre dans mes bras. Je la prends avec délicatesse, le geste plein de douceur, un truc anodin, quoi.
Je la prends à deux mains, la pose contre moi.
Et bêtement, je me déséquilibre. Je mets un pied de côté, me rattrape avec l'autre jambe et m'explose le genou contre le bord de la carrosserie de la voiture. 
Voilà, et depuis deux jours, je ne peux plus marcher, et je n'ai pas pu enfiler de dossard ce dimanche.

Finalement, c'est dans les histoires les plus banales qu'il nous arrive toujours quelque chose.

Vous me direz, quel est l'intérêt de cette nouvelle ? Aucun, c'était juste une nouvelle à la c.. qui résume bien les accidents à la c..


mercredi 17 juin 2015

Partir en tandem avec un bébé (par Isa)

Les périples à vélo, rien de tel pour découvrir une région. Mais quand on vient d'avoir un bébé ça se complique un peu... Et pourtant !  Connaissant le goût pour l'aventure de Benoît, je lui ai offert, non sans une légère angoisse face à ma faible condition physique et de multiples interrogations sur le bien-être de notre petite puce, deux billets d'avion pour Brest, une carte d'itinéraires cyclistes et zou ! Y'avait plus qu'à !

                                                                    Sur l'Ile d'Ouessant

Premier problème, quels engins choisir pour notre petit périple ? Bien qu'ayant récupéré un minimum de l'épreuve de la grossesse et de l'accouchement,je ne me voyais pas prendre un VTC de peur d'être trop à la traîne. Nous avons pensé à louer un vélo électrique, mais l'autonomie de la batterie ne dépasse guère 50km. Notre choix s'est donc porté sur un tandem, chose difficile à trouver en Bretagne, mais que nous avons récupéré à Crozon.
Deuxième problème, comment installer confortablement un bébé dans une carriole conçue pour des enfants de plus d'un an ? J'ai épluché pas mal de forums, angoissé à la lecture de certains commentaires qui traitaient les jeunes parents d'inconscients et d'irresponsables. Et fini, par consulter des amis médecins qui m'ont assuré , que non, les secousses ressenties par bébé dans la remorque ne pourraient en aucun cas faire d'elle un bébé secoué. Alors rassurés, nous avons étudié la possibilité d'installer la nacelle/siège auto dans la carriole pour qu'Eléa soit le mieux  possible. Nous possédons une poussette dont la nacelle se replie en siège auto. Elle rentrait parfaitement dans la carriole et Eléa était comme en coq en pâte(cf photo). En plus, la nacelle pouvait servir de lit pour la nuit.

Eléa dans sa carriole

Troisième problème, les bagages... Nous  les avons réduits à deux sacoches de vélo (dont une presque entièrement réservée aux couches, lait et vêtements de bébé) et un petit sac à dos avec ce qu'il fallait pour nourrir bébé, de manière à ne pas avoir à rouvrir les sacs pendant la journée.


Le tandem au bord de la plage de la baie des Trépassés

Nous avons donc récupéré notre monture à Crozon et mis le cap en direction de la presqu'île afin d'en faire le tour. Puis nous avons filé le long de la côte au sud. A la fin de la première journée, nous avons constaté qu'avec notre chargement de plus de 40kg et le relief breton (les côtes à 20% succédant aux côtes à 20 %), nous allions devoir  revoir nos ambitions à la baisse. Des étapes de 80-90km par jour seraient suffisantes, soit 5-6h de vélo par jour.
Habituellement nous partons avec la tente et le matériel de bivouac. Mais pour cette première expérience, nous avons opté pour des locations en camping , gite d'étape et des chambres d'hôtes (bravo pour l'accueil et le confort !)

          Chambre d'hôte de Brasparts


Bilan de bébé Eléa : Les siestes ont succédé aux siestes. Pendant les phases de réveil, elle regardait le paysage autour d'elle en gazouillant, râlant un peu parfois dans les montées, sans doute car nous n'allions pas assez vite. Une seule crise de larmes d'un quart d'heure, probablement parce que ce jour là il faisait chaud et que l'avions trop habillée. Problème réglé rapidement.

Bilan des parents : A part un problème de dérailleur mal réglé, tout s'est déroulé à merveille.Bien entendu, nous nous sommes parfois un peu perdus, car nous n'avons emprunté que de petites routes très peu fréquentées. Mais qu'est-ce qu'un petit détour de 10km ? (Je peux faire comme si ce n'était rien maintenant mais j'avoue que sur le moment...) Nous nous sommes émerveillés devant les paysages bretons et devant notre petite fille souriante et bavarde. Si la côte bretonne était un bonheur pour les yeux, nous avons préféré rouler dans les Monts d'Arrée. Les pentes sont longues, donc plus douces, il y avait très peu de circulation et c'était très agréable.

Les très bonnes adresses :
- les chambres d'hôtes de Brasparts et leur succulent petit déjeuner de spécialités bretonnes.
- la crêperie "Aux crêpes d'Or" à Audierne, aux produits artisanaux locaux.
-chambre d'hôte de M et Mme Le Bihan à Audierne
-Camping Menez Bichen à Saint Nic


N'hésitez pas à nous poser des questions si vous projetez de partir avec un bébé, nous vous répondrons avec plaisir.






lundi 15 juin 2015

Retour aux affaires (pas si) étrangères


Hier, premier dossard de la saison estivale, lors de la verticale du Môle (ICI le l'article du très sympathique François Vanlaton) . Il faut bien se remettre un peu dans le bain, se familiariser à nouveau avec l'acide lactique dans les muscles, réactiver la pompe cardiaque, remettre un peu d'air dans les poumons. Un printemps avec peu d'entraînements baskets aux pieds, ayant plutôt privilégié ski à roulettes et vélo.
Je termine troisième de ce premier KV déroulé sur les pentes du Môle, une magnifique montagne au-dessus de Viuz-en-Sallaz, qui a aiguisé mon regard toute ma jeunesse (je suis myope aujourd'hui, mais n'y voyez aucun lien de cause à effet), lorsque nous habitions sur les hauteurs de cette vallée.
Une troisième place à 3mn30 du vainqueur, podium mais le temps est très moyen. D'un autre côté, pour une première, je n'espérais pas décrocher la lune.
Un KV très convivial, une organisation parfaite, petit casse-croûte à l'arrivée, ambiance chaleureuse comme on les aime, à refaire l'année prochaine! Et concernant ce fameux Môle, si vous ne l'avez jamais fait en randonnée, c'est l'une des montagnes incontournables de la Haute-Savoie, on peut le gravir depuis Bonneville, Marigner, Saint-Jeoire, La Tour, ou encore depuis Saint-Jean-de-Tholome, il y en a pour tous les goûts!

Direction dimanche prochain au KV de la Croz'et Raide dans les Monts du Jura


mercredi 10 juin 2015

En mai, fais ce qu'il te plait

Après une troisième deuxième place consécutive (oui, je sais, faut faire travailler un peu les méninges pour comprendre) au général de la FIS Marathon Cup, j'ai repris le chemin de l'entraînement pour essayer d'accrocher, enfin, la victoire à l'issue de la saison prochaine. Depuis le début du mois de mai, j'enchaîne les sorties en ski roue, à pied ou encore en vélo. Déjà plus de soixante dix heures au compteur sur le mois de mai, et une petite escapade à vélo sur les côtes Bretonnes en itinérance, en tandem, avec la petite dernière qui pédale à l'arrière dans la carriole. De bonnes transpirées dans une Bretagne pas évidente à parcourir à vélo (avec plus de 40kg à tracter entre bagages et carriole), avec ses fameux murs de plus de 20%. Le premier dossard devrait être enfilé le week-end à venir à pour un kilomètre vertical, histoire de reprendre le rythme des intensités.



mardi 26 mai 2015

Quelques nouvelles et bilan 2015

Le clavier a été déserté depuis de nombreuses semaines. En ce moment, je suis bien occupé par mes prochains projets d'écriture, et une publication probable en courant de cette année. Il me reste à finaliser le projet, et surtout, savoir comme je vais fonctionner (Passer par une maison d'édition classique? création d'une maison d'édition? Maison d'édition associative?...)
Désormais, les nouvelles seront un peu plus courtes et moins "décalées", je me suis rendu compte qu'en face d'un ordinateur, les gens avaient du mal à passer plusieurs minutes pour lire un article, donc je ferai des nouvelles plus axées sport, mais probablement directement sur la page "le ski" du site ou alors sur une nouvelle page créée pour l'occasion.
Juste pour revenir sur le bilan 2015, je termine 2ème du général de la FIS Marathon Cup pour la troisième année consécutive. Voici les principaux résultats de la saison

-Vainqueur Sgambeda, FIS Marathon Cup
-3ème Birkie (American Birkebeiner), FIS Marathon Cup
-3ème Bieg Piastow, FIS Marathon Cup
-4ème Transjurassienne classique, FIS Marathon Cup
-5ème Dolomitenlauf, FIS Marathon Cup
-8ème Engadine, FIS Marathon Cup
-2ème du Marathon des Glières
-28ème Birkebeinerrennet, Swix ski classic
-6ème de l'Ugra Loppet, FIS Marathon Cup



J'ai repris le chemin de l'entraînement depuis début mai, donc déjà pas mal d'heures au compteur, en vue de la saison prochaine.

dimanche 5 avril 2015

Comment brûler une maison en trois leçons

Une petite après-midi de printemps ordinaire, pluvieuse, un peu fraîche. L'occasion de regarder un film bien au chaud sous les couvertures. Rien de tel qu'un joli feu de cheminée pour parfaire l'ambiance sereine dans le salon. On met un peu de bois dans le poêle, on craque une allumette et hop, le feu se met à crépiter dans le foyer.
Une demi-heure plus tard, une légère fumée flotte dans la pièce.
La bougie qui reposait sagement au-dessus du poêle est en train de se décomposer, la cire s'étale gentiment sur le dessus, entre les interstices du socle supérieur ainsi que sur les parois désormais brûlantes du chauffage à bois. Je peste un peu, je prends du sopalin et commence à essuyer la cire sur le dessus. A ce moment là, quelque chose prend feu et vient enflammer le sopalin que j'avais dans la main. Je ne sais pas quoi en faire, d'autant plus que le bout de papier commence à me brûler les mains. Machinalement, je le jette dans la caisse à côté qui contient, entre autre, pas mal de copeaux de bois. Tout ce petit monde s'enflamme à son tour, alors je prends la première chose à ma portée et tape dessus, pensant éteindre le brasier naissant en deux secondes. Bien sûr, tout ne se passe pas comme je l'avais imaginé et le journal que j'avais en main (parce que c'est bien un journal que j'avais pris pour essayer d'étouffer les flammes) s'enflamme à son tour et me roussit les poils en aussi peu de temps qu'il faut pour le dire. Je ne trouve rien de mieux à faire que le lâcher à son tour dans la caisse.
Les rideaux étant juste à côté, voilà donc la procédure, simple et efficace, pour brûler votre maison.
Non, ce n'est pas parce que la maison ne se vend pas et que j'ai besoin de faire fonctionner mon assurance, ni par besoin faire un gros feu de joie pour me réchauffer, simplement parce que je voulais voir ce que ça faisait d'être blond.
Et sincèrement, j'y arrive très bien.



NB: Heureusement, j'ai réussi à mettre la caisse dehors avant complications. Comme la majeure partie des articles publiés sur ce site, merci de prendre ces lignes au second degré. Je n'ai rien contre les blonds ;o)