lundi 18 septembre 2017

Les mystères du corps, et victoire à Chedde les Ayères

Il y a une semaine, je terminais ma course avec une grosse contracture au mollet. A tel point que le soir, j'étais incapable de marcher normalement.
J'ai donc badigeonné la bête d'argile, pris un jour de repos, recommencé gentiment l'entraînement le mardi. Mercredi, ça allait mieux. Etant donné que j'avais prévu une grosse sortie à pied le jeudi avec un ami, j'ai testé les baskets, ça tirait un peu, j'ai mis du baume du tigre et le jeudi matin, hop, sortie longue.
Au départ, il faisait 18 degrés, on avait prévu 8 heures de course à pied, au bout d'une heure, il tombait des seaux d'eau, mais la motivation était là. Au bout de deux heures, la température a chuté, la bise s'est levée, on s'est dit qu'on serait peut-être mieux en fond de vallée. Au bout de trois, les dents claquaient, on a évoqué la possibilité de raccourcir notre sortie d'une heure.
Au bout de quatre, on a vu les sommets blanchis par la neige, il faisait 2 degrés, et une nouvelle heure de moins ne serait pas de trop.
Au bout de cinq, le mollet a commencé à tirer, mais j'ai réussi à rentrer, tant bien que mal. Au bout de six heures. Trempé jusqu'aux os, grelottant, complètement claqué.
J'ai poursuivi l'entraînement en ski roue le reste de la semaine, les quadriceps eux-aussi bien endoloris par la sortie. Mais pas de nez qui coule, pas de mal de tête, pas la moindre crève à l'horizon.
Dimanche, j'enfilais le dossard sur Chedde Les Ayères, course de montagne au-dessus de Passy.
Et là, rien, pas une douleur, pas le moindre tiraillement, rien, nada, que tchi, que dalle.
Même que j'avais bien la frite aussi.
Même que j'ai gagné.

Le corps, c'est quelque chose de fabuleux. 
Il ne faut pas chercher à comprendre, il n'y a rien de logique.
Un peu comme les femmes, quoi !
(Oui, je sais, elle était facile, celle-là, des fois, je suis vraiment pas drôle).

Allez, à bientôt pour de nouvelles aventures.



mercredi 13 septembre 2017

Victoire aux Foulée Maglanchardes

Après la semaine de stage dans les Bauges, j'ai mis le dossard sur les Foulées Maglanchardes. Les sensations étaient au top, je réussis une belle course en solo, 1mn20 de moins que l'an passé tout en abaissant mon record personnel de plus de trente secondes.
Et vu que je ne fais pas les choses à moitié, j'ai aussi gagné une superbe contracture au mollet dans les deux derniers kilomètres de course.
La contracutre, comme on dit, c'est gratuit.
Et puis, j'ai toujours été de nature curieuse. 
Hein, tant qu'à faire, je ne connaissais pas encore.
Y'a pas de petits plaisirs...

vendredi 8 septembre 2017

L'alimentation du sportif

Après le Jura, le plateau des Bornes, l'Italie, c'était au tour du Massif des Bauges d'accueillir notre Team de fondeurs. De quoi, bien entendu, en avoir des sueurs froides. Non, ce n'est pas tant les cinq heures et demie de transpirées sur le goudron sur une matinée, ni les trente heures d'entraînement dans la semaine dont on va se rappeler, mais uniquement... la nourriture.
Bah oui, parce que ce serait oublier que ce qu'il y a de plus cher au fondeur qui s'entraîne, eh bien, c'est de manger. Notre sport numéro un.
Non, je ne vous mens pas. Si l'on fait la synthèse d'une journée classique d'entraînement :
Dodo/Repas/Entraînement/Repas/Sieste/Goûter/Entraînement/grignotage/Repas/Dodo
on se rend bien compte que la nourriture occupe les 4/10ème de la journée, la position allongée les 3/10ème et les entraînements, seulement les 2/10ème.
Il est donc impératif, lors d'un stage, d'avoir en priorité numéro 1 : un bon cuisto.
Entre raclettes, spécialités locales, fondue bressane avec frites bien grasses, plateau de fromage à tous les repas, j'en passe et des meilleurs, pas de doute, l'accueil a été au top. Ce n'est pas nos estomacs ni notre taux de cholestérol qui diront le contraire...
Ah, et j'oubliais, on s'est quand même entraînés.

Enfin, rien qu'un peu.


lundi 28 août 2017

Podium, victoire et Mathématiques

A peine sorti de ma position horizontale du lit et des mes soucis biliaires, j'ai enfilé le dossard lors de mon fétiche kilomètre vertical de Manigod, auquel j'accroche un podium un peu inespéré.
Et ce week-end, je remporte le presque kilomètre vertical de la Grimpée de la Sambuy.
Horizontal, vertical, les chiffres, tout ça, quoi, je dois être un génie (bien caché) des mathématiques.
Einstein, t'en fais pas, la relève est assurée. 


mercredi 16 août 2017

La semaine de tous les dangers

Il y a "l'été de tous les dangers", et puis la semaine de tous les dangers.
Je vais commencer par "ça a commencé", vu que ça commence toujours par quelque chose.
Donc, ça a commencé par mes retrouvailles avec l'équipe, pour un stage d'entraînement. Une petite incompréhension, un rendez-vous donné vers l'église, mais sachant qu'il y a deux églises dans le village, forcément, j'attendais à l'une d'elles, le reste du groupe à l'autre.
Un coup de téléphone pour se mettre d'accord, je chausse mes skis roues, je pars, et j'enfile mes dragonnes de bâton en roulant.
Et blam, patatras. Je m'affale de tout mon poids sur le goudron. Je me relève, un peu amoché, et constate les dégâts. 
J'ai fait un gros trou dans le goudron.
Deux heures plus tard, la jolie route goudronnée se termine par un chemin carrossable. Je regarde le chemin, mes skis roues, mes skis roues, le chemin. Dans le groupe, chacun se regarde, un sourire en coin, et on espère tous que le chemin ne fera qu'un kilomètre. 
Huit kilomètres plus tard, chacun se dit qu'il y en avait sept de trop.
Le lendemain, en me baissant, une guêpe se prend dans mon col et me pique au cou. Je suis un peu allergique, et bien sûr, le soir, j'ai le cou comme un taureau.
Le surlendemain matin, on cale dans le programme un 3000 mètres, "la cima Bianca". Au moment de partir, on croit à l'éclaircie. Deux heures plus tard, c'est le déluge, la grêle, le tonnerre, et pour parfaire le tableau, on perd le sentier.
Je rentre frigorifié, comme si j'avais passé les trois dernières heures dans un congélateur
L'après-midi, j'ai des sueurs froides, je ne me sens pas bien, et je passe les quatres jours suivants à me traîner entre le lit et le farniente, ne sachant pas si j'ai une grippe ou une gastro.
J'avais promis un dossard sur les France de Kilomètre Vertical, le dossard y était mais pas le bonhomme. 

Moi, j'ai fait le mètre horizontal dans mon lit, et c'était déjà bien assez dur.



lundi 24 juillet 2017

Victoire à la Grimpée du Crêt d'Eau

Après la déconvenue du week-end dernier, j'ai passé la semaine à me morfondre dans mon lit (mais non, j'rigole), ça tombait bien, j'avais une semaine "récup" à faire, seulement une petite douzaine d'heures.
Parce que je n'aime pas vraiment l'échec - enfin, si, j'étais fan quand j'étais gosse, j'ai même gagné la compétition internationale de notre école primaire - je me suis dit que je remettrais le dossard au Nid d'Aigle. Mais trop impatient pour attendre l'année 2018, j'ai saisi l'opportunité (et le calendrier des courses de montagne, par la même occasion) de la fameuse Montée du Crêt d'Eau, du côté de Bellegarde.
La course servait de support au challenge national des courses de montagne, et après 1h19mn57secondes (j'insiste sur le chrono, je m'étais fixé moins de 1h20 comme objectif), une montée rondement menée et une descente fidèle à moi-même (pire qu'une chèvre), j'ai franchi la ligne en vainqueur, améliorant mon temps de l'an passé d'1mn20.
Il y avait du beau monde, mais c'est sûr, il manquait les meilleurs. Eh bien tant pis pour eux. Moi, j'étais là. Et il y avait quand même M. Thévenard, l'as du trail. Et pour la petite histoire, il ne m'a encore jamais battu sur une course à pied (Ok, je ne me suis jamais aligné sur un Ultra trail, mais on se rassure comme on peut!)
Enfin voilà, après tant de parenthèses, je peux refermer la parenthèse des courses en juillet, la prochaine sera en août, après des vacances (sportives, forcément) durement méritées.



mardi 18 juillet 2017

Aravis sky pursuit, sur un air de KV...

Les Trailers des Aravis, ça vous dit quelque chose ?
Mais si, vous savez, les quatre manches du KV de Manigod. Le chemin qui monte depuis Comburce et qui finit sur les crêtes de Merdassier. L'incontournable casse-croûte à la vieille ferme. L'accueil incontournable.
Eh oui, tout ça, c'est à eux qu'on les doit.
Pour ma part, j'ai découvert le KV en 2011. Les jambes qui brûlent, les poumons qui explosent, et tout le reste qui va avec. J'ai même fait quelques petits articles (ICI, ICI ou encore ICI).
A l'époque, je renouais tout juste avec l'envie de mettre le dossard sur la période estivale. Le point de départ, quoi! Depuis, je n'arrête plus.
Enfin voilà, tout ça pour dire que cette année, un nouveau venu s'invite dans le monde de la course à pied, avec l'Aravis Sky Pusrsuit.


Une épreuve peu commune, s'étalant sur deux jours, avec un KV en nocturne le vendredi soir, suivi d'une poursuite le lendemain à l'occasion d'un trail de 20km. n
Il est encore temps de vous inscrire, alors foncez! 

Et pour la petite info, si vous réussissez à battre le record de l'épreuve du KV, je vous offre le champagne! (Le record de l'épreuve, hein, pas le mien, celui là, il est encore assez accessible)   ;o)