lundi 5 novembre 2018

Périple dans le Beaufortain, le récit décalé

Cette année encore, pour ne pas déroger à la règle, nous avions envisagé un petit périple à pied. Sac à dos, tente, sac de couchage, popote, tout le truc du parfait petit marcheur. Le bouquin de la France s'était arrêté à la page du Beaufortain. Débarassés de nos deux petits monstres, baskets aux pieds, nous étions prêts pour quatre jours de galère. Euh, non, de belle randonnée.
Jusqu'à présent, l'été avait été plutôt sec. Enfin, carrément sec. Un coup d'oeil sur la météo, des orages étaient annoncés en fin de journée, mais ce n'était pas quelques gouttes qui allaient nous empêcher de mettre un pied devant l'autre. D'autant plus que tout le monde sait qu'il ne faut pas se fier à la météo. C'est ce que je ne cessais pas de répéter à Isa pour la motiver. 
Bien sûr, pour me faire mentir, c'était le déluge à la mi-journée. Après deux cols gravis en moins de temps qu'il ne faut pour le dire (élevé au carré de l'hypthénuse de la plus grande des médiatrices), nous sommes au pied du Lac de Roseland. Normalement, nous devons emprunter un bout du Gr5, mais je vois un semblant de chemin sur la carte.
-Tu es sûr ? me fait Isa.
-Je suis né avec une boussole dans la tête, t'inquiète.
Une heure plus tard, nous tentons une escalade dans la copie de la forêt Amazonienne, dans une pente à 60%. Je prends un peu d'avance et je fais passer la pilule en annonçant, triomphant, qu'une jungle de framboisiers nous attend sur le replat juste au-dessus. 
J'ai toujours eu du mal avec les demi-tours, alors on a fini par retrouver notre chemin. Les baskets trempées, les chaussettes éventrées, les jambes en sang. Mais on y est arrivés.
Il a fallu ensuite chercher un lieu de bivouac. A dix-sept heures, il y en avait un absolument magique, juste en face du lac. Presque les pieds dans l'eau. Un joli coin de paradis avec de l'herbe bien grasse, un sol parfaitement plat, pas trop dur. Mais, vu qu'il y a toujours un "mais", il n'était que 17 heures. Nous n'étions qu'à la moitié du lac et dans notre plan de base, nous avions prévu d'arriver au bout de l'étendue d'eau. Alors nous avons continué, persuadés que l'avenir nous réserverait encore meilleur accueil. 
Dans nos rêves. Deux heures plus tard, nous nous contentions du "moins pire" pour installer notre camp de manouche. 


Les joies de l'aventure.
J'avais minutieusement étudié la carte. Je savais que le lendemain, nous allions passer à côté d'un site préservé. J'avais prévu un lever aux aurores, il nous fallait être les premiers au lac d'Amour. 
Profiter d'un moment en... tête-à-tête, si je puis dire.


Manque de bol, je ne devais pas être le premier à avoir ce genre d'idée. Un arrêté préfectoral avait sévi. ,Brecouilledouille, il a fallu continuer son chemin. 

Gravir des cols. D'autres cols. Et puis encore d'autres cols. Descendre, pour remonter encore. Remonter, pour redescendre encore. Des heures et des heures de marche, arriver éreintés à la fin de la journée, prendre des bains glacés dans les rivière. Manger du Lyophilisé. Allez, on ne va pas se plaindre, on avait la bouteille de gaz et le brûleur pour faire chauffer. Il y a quatre ans, j'avais oublié le brûleur. On avait alors pu constater que la polenta ne gonfle pas dans de l'eau froide.
Quatre jours. Quatre jours à arpenter les chemins du Beaufortain. Et vu qu'on est tous les deux bien maso, on a choisi d'agrandir notre tour, de faire des variantes, de pousser dans la Tarentaise. 
Après des jours de marche, les guiboles courbaturées, j'ai eu la bonne idée de proposer à Isa de rallonger encore un peu. Isa a accepté. Je pense qu'elle avait égaré son bon sens dans la dernière montée. 
Et nous voilà dans une interminable montée, au pied du Mirantin, à constater que le ciel se couvre légèrement. Lentement. Mais sûrement. A chaque fois que nous croyons toucher au but, un autre sommet se profile au bout du chemin.
Et enfin, nous arrivons au dernier col du jour. C'est là que ça devient marrant. Jusqu'à présent, notre rando avait été un peu monotone. Des cols, des traversées, des jolies vues, mais toutes les montagnes se ressemblent, hein ! Donc voilà, arrivés à notre fameux dernier col, les jambes perclues de courbatures, une goutte s'est écrasée sur ma main. Une autre sur le front d'Isa. Une troisième un peu plus loin. Je suis un peu bourrique, et Isa aussi. On hausse les épaules, on se dit que ce n'est pas trois gouttes qui vont nous faire peur, une averse passagère, comme le dirait le dicton, pas de quoi casser trois pattes à un canard.
Une minute plus tard, c'est le déluge. Mais il est trop tard pour enfiler une veste. Allez, un peu de contraste avec la sécheresse de l'été.
C'est lorsque la grêle vient nous fouetter le visage et le cou que l'on se dit qu'on aurait peut-être dû réfléchir un peu avant.
Il pleut des seaux d'eau, à tel point que je ne serais pas étonné de voir Noé passer dans le coin avec une arche improvisée. Pour couronner le tout, le brouillard s'invite dans la partie.
Bon, en tout cas, la vue est absolument splendide. 


Bien qu'on ne croise pas Noé, on trouve M. Seguin lors de notre descente sur Beaufort, et même qu'Isa réussit à décongeler durant la nuit dans notre tente et apprécie le lever de soleil.

On arrive finalement à bon port le quatrième jour, notre boucle est bouclée. Il va falloir attendre un an avant nos prochaines aventures à pied. Je suis sûr que vous avez déjà hâte de les lire!








mardi 16 octobre 2018

2ème à la Persjussienne, le roman de Ben Livingston l'éléphant

Pour reprendre la première phrase de wikipédia sur le livre de Richard Bach, Le jeune Ben n'est pas un homme comme les autres, il ne se contente pas de courir ou marcher pour vivre, non, il aime courir pour courir, c'est sa passion...
L'histoire pourrait aussi commencer ainsi:  Partout où il passe dans sa jeunesse, les gens scandent haut et fort: -Attention, voilà Ben.  Attention, le monde va trembler.
Le monde va trembler. Oui, bon, à prendre au sens propre, malheureusement. Ou alors mettre une majuscule à Monde. En me voyant courir, les puristes avaient bien du mal à me trouver des similitudes avec les foulées aériennes de certains concurrents, moi, j'étais plutôt terrien, appui talon bien prononcé.
-Tiens, v'là le Pachydermeben.

Retour au présent. Avec le temps, ça n'a pas vraiment changé, mais heureusement, dans les bosses, j'arrive toujours à tirer mon épingle du jeu. Pourtant, chaque année, au 1er janvier, je prends de bonnes résolutions en me disant que je vais travailler tout ça. Courir sur le plat, allonger ma foulée. Grâcieux, aérien. Mais les bonnes résolutions vous les connaissez tous, le 2 janvier, on les a déjà oubliées.

Enfin bref, voilà qu'il y a deux semaines, suite à ma victoire au Pays Rochois, j'ai décidé de m'inscrire à la Persjussienne. Profil relativement plat. Connaissant mes lacunes, j'avais donc exactement 2 semaines pour révolutionner ma manière de courir.
En homme raisonné, j'ai décidé de faire des intervalles (alternances d'allures, pour ceux qui ne connaissent pas) à plat.
J'ai commencé le mercredi, 10 jours avant l'objectif. Il m'a fallu trois jours pour m'en remettre, tellement j'ai eu mal aux mollets et aux Ischio-jambiers.
7 jours avant l'objectif, j'ai remis ça. J'avais encore mal lors de ma 3ème séance, à J-5. J'ai calé ma dernière à J-3.
Et j'ai remis le dossard dimanche, pour la Persjussienne. Après 41 minutes d'effort (et quelques secondes), j'ai terminé 2ème. Les bosses, ça allait. Mais j'ai pris cher dans les plats et les deux minuscules descentes. J'ai pas gagné grand chose sur temps de base.

Il y a une petite morale dans tout ça, quelque chose d'essentiel à savoir lorsque vous êtes sportifs et que vous préparez un évènement. Toujours s'y prendre longtemps à l'avance. Comme qui dirait, Rome ne s'est pas faite en un jour.
N'importe quel sportif le sait.
Surtout moi ???





jeudi 4 octobre 2018

3 jours avant le Trail des Glières

Le Trail des Glières, c'est dans 3 jours. C'est l'évènement incontournable de Fillière, et même si toutes les inscriptions sont bouclées (c'est ça, la notoriété...) depuis plusieurs jours, ce serait dommage de ne pas venir faire un saut à Thorens pour vivre cette journée de folie.

Parce que le Trail, c'est surtout une ambiance folle




De l'animation, des stands, des victuailles, de quoi se remplir l'estomac et ne pas rester la gorge sèche

Enfin bon, on va rester au jus de Pommes, c'est bien aussi


L'occasion de rencontrer des figures locales
Euh, lui, on peut s'en passer...



 Un village champêtre et agricole

Ah, je crois qu'il y en a un qui s'est trompé d'hisoire ?!


En fait, le plus simple pour découvrir en images le trail des Glières, c'est d'aller visiter cette page :



Et surtout, de venir faire un saut le Dimanche 07 octobre à Thorens Glières, vous en prendrez plein les yeux!




lundi 1 octobre 2018

5ème victoire à la grimpée du Pays Rochois

J'avais un plan. Et puis Chambellant. Et tout fout le camp!
C'était l'intro, j'ai trouvé ça sympa, y'avait plein de rimes. Des fois, faut pas trop se creuser la tête, trouver des choses simples, éviter de trop réfléchir. 
Enfin voilà, hier, il y avait l'incontournable grimpée du Pays Rochois. L'un de mes classiques préférés en cette période automnale. Faire monter le cardio, et puis le chrono aussi. Histoire de voir où l'on se situe dans la préparation. La forme me semblait pas trop mal, j'avais en tête de me rapprocher de la barre des 47 minutes. Quand je dis 47mn, c'est que je me serais largement contenté de 47mn59sec. 
J'avais donc un plan. L'idée, c'était de partir prudemment, et puis accélérer. Comme d'habitude, quoi.
Sauf qu'il y a un petit jeune qu'est venu me titiller. Un jeune du Team de ski, Thomas Chambellant, le marmot de l'équipe.
A 37 ans, vous imaginez bien que j'ai de la bouteille, que lorsque j'ai un plan, je le suis à la lettre, que je ne me laisse pas perturber par les taquineries des jeunes. Je suis quelqu'un de sage, de réfléchi, de raisonné. L'objectif, c'était le chrono. Juste le chrono, rien que le chrono.
-Alors, le vieux, qu'il me dit, t'es prêt à mordre la poussière? Clin d'oeil du gamin.
J reste concentré. Partir à mon rythme. Et puis accélérer.
Thomas me regarde. 
Ne pas rentrer dans son jeu.
Décompte du départ. Grand sourire de Thomas.
Surtout, rester calme.
Pan. Coup de fusil, le départ est donné.
La suite s'est passée exactement comme je l'imaginais. Je suis parti à bloc. Chaud bouillant. Et le jeunot qui vient encore se mettre à ma hauteur, histoire de faire monter un peu plus la pression. Au bout d'un kilomètre, j'avais déjà 15 secondes d'avance sur mon temps de passage prévu. Au bout de deux, j'en avait 30.
Partir doucement, qu'il disait...
49 minutes plus tard, j'avais minute de retard sur l'objectif fixé. Bizarrement, les jambes n'ont pas suivi.
J'ai quand même gagné, mais pour ce qui est de la manière, on repassera.

Un proverbe dit : l'âge tempère le sang, il mûrit les hommes. Et un autre: Ne fais point débauche de sagesse, sois de ton âge.
Pas de doute, j'ai encore 20 ans...









mercredi 26 septembre 2018

Tour et variante du Beaufortain


Le mardi matin, le départ est donné à Notre Dame de la Gorge, après les Contamines Montjoie. Au programme du jour, un col hors catégorie et deux autres petits cols pour un total d’environ 2000m, avec Bivouac aux alentours du Barrage de Roseland.
Après avoir emprunté « l’autoroute » du Tour du Mont Blanc (que de monde sur le GR), nous bifurquons à droite au niveau de Balme pour aller au Col de la Cicle.

Cascade du Bon Nant au-dessus de Notre Dame de la Gorge

La descente qui suit est un peu laborieuse, le chemin difficile à trouver (il faut bien prendre à droite vers le pierrier, alors que nous prenons tout droit) et nous nous retrouvons à descendre dans un vallon escarpé, sous les premières gouttes de pluie d’une journée annoncée orageuse.

Descente depuis le col de Cicle

Après une pause ravitaillement dans les alpages, nous poursuivons la descente jusqu’au joli hameau de la Gittaz, puis laissons le barrage du sur notre droite pour remonter au col de sur Frêtes.

Lac de la Gittaz


Là, nous hésitons à aller au col de Roseland pour rejoindre le GR 5, mais préférons longer le lac, la carte indique un chemin qui reste sur la partie amont du lac.

Lac de Roseland


Petite galère, parce que nous ne trouvons pas le chemin, nous sommes sur les berges du lac qui deviennent rapidement infranchissables. Il faut improviser et gravir une pente à plus de 60% dans les broussailles pour remonter sur un coteau, traverser les framboisiers pour retomber sur le chemin. Il est à peine 17h, il y a un superbe coin pour bivouaquer au bord du lac, mais nous préférons avancer encore un peu, en se disant qu’on trouvera bien un autre coin un peu plus loin. Malheureusement, après avoir rejoint Molledraz, la quête d’un endroit plat est bien galère, mais nous finissons par trouver un bout de replat avant Treicol pour planter la tente.

Premier bivouac

Le lendemain, nous rejoignons rapidement le parking de Treicol, déjà saturé de voitures à 9 heures. Direction Presset, puis le lac d’Amour, le col du Coin, avant de redescendre sur le Cormet d’Arêche.

Lac d'Amour et Pierra Menta

Un regard sur le carte, et au vu de ce que nous avons déjà accompli, nous choisissons de rallonger notre Tour et de filer en direction de grand Naves. Nous rejoignons alors l’itinéraire du Tour de la Tarentaise, avec vue sur le Parc National de la Vanoise. Pause Gaufres et soda au joli village de Naves, il est 17 heures, et nous devons refaire 400 mètres de dénivelé pour basculer sur la vallée de Grande Maison.

Village Grand Nâves


Nous trouvons un joli coin au bord de la rivière, à quelques centaines de mètres de la cabane de Plan Bérard.

Le soleil se lève, c’est le fameux troisième jour, le plus dur moralement et physiquement. Les muscles sont ankylosés, et il faut du temps pour retrouver un rythme de croisière. La montée jusqu’au col de la Louze est assez longue, nous sommes surpris de voir qu’en cette période de disette d’eau sur le sol français, les alpages sont arrosés. Mais dans cette région du Beaufortain, l’eau n’est pas une denrée rare. Les lits de rivière sont remplis, les sources loin d’être taries, et nous n’avons aucun problème pour remplir nos gourdes au besoin. Après avoir passé le col de la Louze, plutôt que de redescendre sur le Lac Saint Guérin, nous prenons le chemin qui part en biais sur la gauche en direction du Grand Mont, puis retombons sur le GR du tour du Beaufortain. Le passage au lac Tournant est magnifique.

Cirque à côté du Lac Tournant


C’est un cirque duquel coulent de nombreuses rivières, un joli coin de paradis dans lequel il aurait fait bon de bivouaquer.

Descente depuis le Lac Tournant


Mais il n’est que midi, et nous continuons notre périple, en direction du Mirantin. Comme toujours sur les cartes au 1 :50000ème, il n’est jamais évident de définir le dénivelé à l’avance, et la fin de journée est laborieuse, avec au final à nouveau une trentaine de bornes et au moins 2000mètres de dénivelé lorsque nous arrivons au Pas de l’âne.

Lacs de Lavouet


C’est à ce moment que ça devient drôle, le ciel s’est couvert dangereusement, les premières gouttes de pluie tombent, et bientôt, c’est le déluge de grêle. On croise les doigts (enfin, on essaie, parce que les mains sont engourdies par le froid, Isa est congelée, nous n’avons pas pris le temps de nous habiller et il n’y a absolument aucun endroit pour s’abriter) pour que les éclairs n’y mettent pas du leur, et après 30mn de descente, nous pouvons nous abriter au chalet d’alpage de la ferme de Monsieur Segain (chalet du Lac). Les propriétaires sont très chaleureux, ils nous proposent de sécher nos affaires pour le lendemain. Nous prenons des crêpes et un thé pour nous réchauffer, avant de planter la tente sur place. Encore un coin magique loin de la foule et du monde, avec une vue incroyable sur le Beaufortain.

Bivouac au chalet du Lac


Notre dernière étape aura été la plus tranquille. Une longue descente (1400m de déniv) jusqu’à Beaufort. Pause viennoiseries sur la place du village, nous étudions la carte et pensons que nous n’avons pas le temps de passer par le lac de la Girotte, d’autant plus que le ciel se couvre dangereusement. Dans une improvisation de dernière minute, nous sautons dans une navette qui nous emmène à Hauteluce et commençons à marcher en direction du col du Joly. Par sécurité au vu du ciel menaçant, nous tendons le pouce, une voiture s’arrête et le conducteur nous emmène jusqu’au col du Joly, quelques kilomètres plus loin. Après 1000mètres de descente sur les petits chemins, nous prenons un énorme orage, avec foudre et compagnie, à 10mn de la voiture. Encore trempés de la tête au pied, mais heureusement, le soir, nous dormons au sec et dans un vrai lit !




Le Beaufortain est une région riche en eaux (rivières, sources, barrages) assez sauvage (deux grands villages : Beaufort et Arâches Beaufort, tous deux d’environ 1000hab), aux nombreux itinéraires de randonnées. Les grands barrages peuvent se rallier assez facilement, si vous restez sur les coteaux, il n’y a que très peu de dénivelé, les lacs sont tous à 1500mètres d’altitude.

jeudi 13 septembre 2018

Victoire aux Foulées Maglanchardes, stage dans le Val di Fiemme

Septembre marque la reprise des stages avec le groupe Jobstation Rossignol. Dimanche dernier, j'ai mis le dossard aux Foulées Maglanchardes. Parti sur les chapeaux de roue, seul à partir du 3ème kilomètre, essayant de m'inspirer des coureurs sur piste (pose sur l'avant du pied, sans appui talon), j'ai pu constater mes lacunes en matière de course à faible pourcentage. Une chose est sûre, mes mollets n'ont pas apprécié et me l'ont bien rappelé le lendemain (ah, la joie des courbatures...). 
Une bonne chose, vu que le lundi, c'était sept heures de voiture pour rejoindre le Val Di Fiemme en Italie avec les collègues du Team.
Le Val di Fiemme, d'habitude, j'y mets les pieds (enfin, les skis) lors de la Marcialonga. En janvier, c'est souvent grisaille, brouillard, manque de neige, j'appréhendais donc les retrouvailles avec la vallée. Que de changement avec l'été, ensoleillé, aux pentes verdoyantes, aux lits de rivière remplis (comment ça, il y a la sécheresse en Europe???). 






Déjà seize heures d'entraînement en trois jours, du dénivelé (à pattes ou à roulettes), pas de galères (à part le Tétris dans la voiture au départ pour tenir à 4 avec toutes les affaires dans une mini voiture) on croise les doigts pour que ça dure. 

En plus, ici, il y a plein de belles surprises pendant les entraînements !

lundi 3 septembre 2018

Victoire à la Sambuy, en mode recyclage?

J'ai regardé le chrono, pour être sûr qu'il n'y avait pas d'erreur. J'étais à la Sambuy pour un KV (enfin, mini KV, "seuelement 700m de dénivelé).
1mn30 de moins que l'année dernière, dans les temps du record de l'épreuve (la fin de parcours à un peu changé depuis deux ans, mais ça se serait joué à quelques secondes), jusque là détenu par le recordman de France sur les KV. 
Punaise, je me dis qu'il va peut-être falloir que je me recycle dans les courses de montagne et de ski alpinisme, je n'ai jamais été aussi rapide dans les bosses. Qui sait, l'année prochaine vous me verrez peut-être au départ des Ultra trails??? 
Une deuxième carrière en perspective ;o)
Comme quoi, les vieilles carcasses, un peu d'huile de coude et ça repart. J'vous l'dis, j'ai pas encore mis la clé sous la porte, les jeunots!