lundi 12 février 2018

Transju aigre-douce

Pour réusir une belle course, il faut que tout soit réuni. Le bonhomme, la tête, les skis, le fartage, les structure. Et puis, il faut une part de chance aussi. 
La veille, après les tests de ski, tous les yeux étaient rivés sur la météo. Un temps incertain, une neige sur le coup de midi sur toutes les prévisions, du froid pendant la nuit... Nous avions misé sur ce froid,  justement, plutôt confiants. Mais dès huit heures, les flocons se sont mis à tomber, laissant rapidement place à la pluie verglassante. 
Bien en jambes, j'ai réussi une échappée précoce avec Ivan et Gérard, deux skieurs du Team HSN. Nous avons creusé un écart sur nos poursuivants, et j'ai bien cru que le podium se jouerait entre nous trois. A 15km de l'arrivée, nous sommes rejoints par Gloersen (norvégien) et Curdin (suisse) dont le mérite aura été de ne jamais relâcher la pression. 
Finalement, tout s'est joué dans la dernière descente, où la glisse a joué des siennes sur ce dernier kilomètre pluvieux en arrivant à Chaux-Neuve. J'ai vu la victoire s'échapper, et je termine dernier de ce petit groupe qui jouait la gagne, un peu dépité, mais comme je dis souvent, parfois j'ai la meilleure glisse du peloton, parfois non. Il y a trois ans, notre Team décrochait la victoire grâce à une échappée "à la glisse" dans cette même descente, lors d'une arrivée à Mouthe. Cette fois, la chance nous a moins souri.
Encore de belles courses à venir les week-ends prochains, avec un enchaînement Estonie (Tartu)-USA (American Birkebeiner)-Russie (Demino Marathon)-Suisse  (Engadine) qu'il faudra gérer au mieux, avec, je l'espère une (ou plusieurs) plus hautes marches du podium à la clé !

copyright NordicMag

lundi 5 février 2018

4ème à la Foulée Blanche

Un pied de boîte. Ce n'est pas le premier, ce ne sera (certainement) pas le dernier. Des fois, c'est à se demander pourquoi le podium n'a pas quatre places. 
Une course difficile pour moi, les jambes ont rapidement été dures, j'ai subi la course même si dans les derniers kilomètres, j'ai retrouvé un second souffle, croyant presque revenir sur le podium. Il a manqué quelques kilomètres, qui sait, ces sept kilomètres raccourcis sur les 50 prévus initialement ?
Après un gros cycle de volume ces derniers temps, il m'a peut-être manqué d'explosivité pour encaisser les premières accélération, et basculer sur le plateau de Gève dans le groupe de tête. Mais le sport, c'est ça, on fait ce qu'on peut avec les moyens du jour, et sur cette journée, les autres étaient meilleurs, moi, moins bon.




Une chose est sûre, le Team aura fait parler de lui. On ne voyait... que nous! 

Dans quelques jours, direction la Transju. Pas de parcours original, mais 56km tout de même, 14 de plus que sur la Foulée, et une forme qui devrait être au top. L'envie est là, le plaisir aussi, il n'y a plus qu'à! 
Verdict dimanche prochain.


mercredi 24 janvier 2018

3ème à la DolomitenLauf, 1ère étape de la Worldloppet

La DolomitenLauf, c'est toujours un peu folklore. Chaque année amène son lot d'inattendu. 
Lors de ma première sortie dans cette partie des Dolomites, en terres Autrichiennes, il s'était mis à neigé alors que la météo annonçait beau. La deuxième, ils annonçaient la pluie, finalement, au petit matin, j'avais entendu le chasse neige passer pour enlever les 40cm de neige fraîche. Les deux années suivantes, la course s'était fait remarquer par son manque de neige, quatre tours de piste, on avait fait du ski-slalom dès le deuxième tour, en rattrapant les derniers concurrents.
Cette année, finalement, il n'y a pas eu de grande surprise. Bon, au lieu des deux centimètres de neige annoncés, il en est tombé dix ou quinze. Et puis à la place du parcours traditionnel de repli de 42 bornes, on a eu droit à deux tours de 21 km (oui, de repli, vu que depuis 10 ans, le parcours traditionnel à Lienz - 700m d'altitude- est plein de jonquilles à cette époque de l'année ;o) ).
Malgré un ventre douloureux depuis plusieurs jours, j'ai bien tiré mon épingle du jeu, jouant aux avants postes jusqu'à l'arrivée. J'ai cru à la victoire, mais il y a eu une petite baisse de régime sur les derniers hectomètres. Je finis à une belle troisième place, bien satisfait de ma forme du moment.
A noter la superbe prestation de l'équipe, avec la victoire d'Adrien, la 4ème place de Bastien, Thomas 8ème et Nicolas 12ème. 
Pas de doute, le team Jobstation Rossignol a le vent en poupe!




mercredi 17 janvier 2018

Bessans, à quand la 5ème ?

Les organisateurs avaient tout prévu. La neige, le beau temps, même le dossard 5 pour moi, synonyme d'une 5ème victoire. Tout était parfait, presque trop. La victoire, elle ne se commande pas, elle se mérite. Elle n'aura pas été pour moi cette année. J'ai pourtant joué, tenté des échappées, mené le troupeau, mais ce fameux troupeau était trop homogène, la neige très (trop) glissante pour sortir son épingle du jeu. A un kilomètre de l'arrivée, nous sommes encore 12 à pouvoir y croire. 
Je coupe la poire en deux et termine 6, à quelques secondes de la gagne. L'explositvité a manqué sur la fin, mais la forme est là, il ne manque plus qu'à y croire encore un peu plus. C'est marrant, encore une fois, je suis monté sur la plus haute marche des jeunes vieux. Aïe, faudrait corriger le tir, et montrer aux petits jeunes que les vieux peuvent faire encore mieux !
Le Team Jobstation Rossignol, lui était au top, trustant les 3 premières marches du podium, et 5 athlètes dans les 6.

Dimanche prochain, c'est direction l'Autriche, pour la première étape de la Worldloppet Cup. La DolomitenLauf, un 42 skate à Obertilliach, grand site de biathlon. Est-ce que tout sera réuni pour un début 2018 en fanfare sur la Worldloppet ?

Suspense, thriller en perspective, et dénouement dans quatre jours...
Et pour la 5ème de Bessans, il faudra rejouer l'année prochaine. Oui, un an à attendre, je sais, c'est long ;o)


lundi 8 janvier 2018

Ronde des Cîmes : Une deuxième place, mais une victoire quand même!

Je sais, depuis quelques semaines, je n'ai pas vraiment parlé de courses ni de résultats. A vrai dire, les articles auraient suivi la même rangaine, parlant de mes nombreuses déroutes sur ces voies hivernales pourtant bien tracées.
A croire qu'il fallait attendre le 31 et que la page se tourne définitivement pour laisser entrevoir une éclaircie dans une année de ski 2017 particulière.
Mais voilà, 2018 pointe le bout de son nez, et les sensations reviennent enfin, peut-être attendais-je l'enjeu des longues, qui sait ? 
Ce dimanche, invité par l'organisation (un grand merci au passage), je suis allé faire la Ronde des Cîmes aux Fourgs, dans le Jura. Doublé dans le final par mon collègue du Team Adrien Mougel, je viens prendre une 2ème place rassurante. 
Après deux mois à ne jamais voir décoller mon cardio (15 pulsations en-deçà de mon max sur les courses), les courbes commencent enfin à être bonnes, et les jambes répondent mieux.
Double ouf. Parce que là, je ne savais plus quoi faire, à part une retraite anticipée, moi qui me sens encore comme un gamin sur les skis.
Et ça tombe bien, vu que la saison des longues commence, et que dimanche prochain, c'est le grand lancement avec l'incontournable Marathon de Bessans.



Par contre, je tiens à présenter toutes mes excuses aux organisateurs de la Ronde des Cîmes. Parti bille en tête faire une récupération sur les skis après la course, j'en ai oublié le podium, qui ne s'est fait avec 20mn de retard. Ce sera l'occasion de revenir pour me faire pardonner !

vendredi 5 janvier 2018

Bonjour 2018, bonne année

Il y a d'abord eu Trump, qui a pris ses fonctions en janvier. La surprise de l'élection digérée (enfin, pas sûr qu'on puisse vraiment parler de digestion, parce que là, malgré des doses de bicarbonates, l'estomac en a pris un bon coup), voilà un nouveau clown sur les plus hautes marches du pouvoir. Thomas Pesquet a loupé ça, il n'est revenu sur Terre qu'en mai, juste à temps pour le second tour des présidentielles en France, qui a vu la victoire de Macron. Président de la République avant de fêter ses 40ans, il fallait le voir pour le croire. 
Et puis vint l'automne, et le fameux référendum sur la Catalogne. Sûr que l'histoire a donné matière à penser à nos amis Corses. Et puis aux Savoyards. Aux Bretons, aux Nordistes, aux Alsaciens, aux Vosgiens, aux Parisiens. A l'ère de l'Europe, bientôt l'indépendance aux Régions. Aux départements, tiens !
Monsieur d'Ormesson ne sera plus là pour donner un oeil critique à la chose. 
Monsieur qui ??? 
Johnny! 
Johnny, Johnny, Johnny! Pas de place pour le reste. Un million de personnes ont défilé dans les rues. Si, si, un million! Ça en aurait fait, des dons pour le téléthon. Mais passons. L'an prochain, il y en a déjà qui militent pour une journée nationale de deuil, et hop, un jour de congé en plus. C'était Johnny quand même.
Ne rions pas. Surtout pas. Ne rions plus. Ni des blancs, ni des noirs, ni du Coran, ni de Dieu, ni des vivants, ni des morts. Coluche devrait avoir honte, lui qui riait de tous et de tout. Et le public devrait avoir honte, lui qui riait aux blagues de Coluche.
En cette fin d'année 2017, la pétition contre le téléfilm de France 2, une romance naissant au milieu du drame du Bataclan, a indigné les foules. 
Brûlons aussi les livres sur les guerres, sans oublier tous ces films dramatiques. Et dire que le Titanic de James Cameron a été l'un des plus grands succès planétaires aux Box Office. Dramatique.
En 2018, ne nous émouvons plus!

Pffff, allez, voyons le présent. Marchons droit, fièrement, la tête haute. En Marche, mes amis ! Pas de doute, nous sommes en 2018.
2018 ???
Ah oui, déjà...

Bon, eh bien, quoi dire... Beaucoup, beaucoup de choses, mais pour résumer, je vous souhaite à tous une belle année, j'espère que vous avez été sages pour les fêtes, que vous avez fait quelques excès de champagne, de chocolats et de foie gras, et que vous serez plein d'entrain et de bonne humeur pour cette nouvelle année.


Résultat de recherche d'images pour "2018"

mardi 19 décembre 2017

J- 1 mois avant le marathon de Bessans

Moins d'un mois avant la première grande longue distance de l'hiver. Moins d'un mois avant de reprendre un grand dossard. Et un texte, sorti des archives, à lire ici:

L’impatience… Elle me titille depuis que j’ai rangé ma housse dans la voiture, depuis la période des fêtes, depuis les premières chutes de neige, depuis que j’ai attaqué le ski à roulettes, et même depuis ma dernière sortie sur neige la saison dernière.
Des mois que j’attends ça. Je sais qu’il y a un dossard qui s’impatiente aussi dans une pochette en carton, un dossard qui va m’accompagner durant une grosse heure et demie, qui va m’aider à me transcender, à donner le meilleur de moi-même. Comme quoi, une course, ça ne tient pas à grand-chose, simplement un bout de tissu fiché d’un numéro et posé sur les épaules.
Lorsque je me présente sur la ligne de départ, je repense à tout ce travail effectué ces derniers mois. Mes jambes tremblent, mes skis frétillent, mon cœur s’emballe, il y a un peu de tout, l’attente, presque interminable, l’émotion, l’appréhension, l’inconnue…
Les regards sont en coin, chacun se jauge, concurrent, ami, compagnon d’échappée, de joie et de galère. On regarde les skis, on évalue les marques, on se rassure, on se convainc, en boucle, on repasse les heures de préparation. Au fond de moi, je ne cesse de me dire que le travail paie. J’essaie d’apaiser trop de Et si...
J’entends la voix du speaker annoncer les cinq dernières minutes. Tout le monde est en place, il ne reste plus que quelques retardataires. Dont moi. Je m’approche de la ligne de départ au pas de course, mon cœur tape fort contre ma poitrine. Trop. Je sais que nous sommes plus de mille aujourd’hui dans ce cas-là. Toujours ce fichu trac.
Mais quel que soit le résultat, nous sommes aussi mille à être sûrs d’une chose. Bessans, nichée entre les géants blancs des Alpes, sera au final notre juge de paix.
Le coup de fusil s’échappe dans les airs. Ensuite, plus rien. Le temps se suspend. Je suis dans une autre dimension, l’espace temps se modifie, quarante deux kilomètres à lutter contre les limites de son corps. A donner le meilleur de soi même. A vibrer, à rêver.
A faire du ski, tout simplement.
Logo Marathon de Bessans