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vendredi 24 janvier 2020

Station de La Clusaz les Confins

En février 2004, le site des Confins, à la Clusaz, renouait avec la Coupe du Monde de ski de fond. Il faisait plus de 15 degrés le jour de l'individuel, un 15km skate. De beaux souvenirs pour moi, même si, à cause d'un mauvais dossard (je partais en toute fin d'épreuve et la neige printanière n'avantageait pas du tout les derniers), j'échoue à quelques secondes d'un top 30 assuré. 

Depuis, la Clusaz a accueilli l'élite mondiale à de nombreuses reprises, et l'on se souvient peut-être du serpent de neige lors de l'édition 2016/2017, alors que la neige manquait cruellement sur nos massifs en début d'hiver.



Le site des Confins est parfait pour débuter le ski de fond: une piste de deux kilomètres avec très peu de dénivelé permet d'acquérir la technique de base pour s'aventurer ensuite sur les différentes pistes  (environ 25km) proposées par la station. Récemment, une piste a été ouverte et contourne la tête du Danay, mais elle nécessite un bon enneigement pour être tracée.

panorama sur les Aravis (photo Nicolas Bouvier)


Il est l'un des seuls de Haute-Savoie à avoir investi dans des canons à neige, garantissant une boucle  de 800 mètres de longueur dès le début de saison (notamment grâce au snowfarming).
Situé sur un col à 5 km du village, niché entre la tête du Danay et les sommets des Aravis, vous pourrez également chausser les skis de randonnée pour aller arpenter les nombreuses combes dont l'enneigement est préservé jusque tard dans la saison.

piste noire Bellavarde, avec point de vue sur les Aravis...

...Et également sur la Tournette

La station est la dernière de Haute-Savoie à fermer ses portes en fin de saison (Les pistes sont tracées jusque fin avril lorsque l'enneigement le permet).

Les pistes alternent plaines et parties boisées.

Les + de la station: L'enneigement assuré au canon à neige et la piste de liaison avec le Grand Bornand 

mardi 21 janvier 2020

Week-end DolomitLauf: 4ème au skate et 9ème à la poussée

Je tiens tout d'abord à remercier Luc Bayetto de Pro Carrossage pour son prêt de véhicule, car sans lui, ce périple autrichien aurait été fortement compromis.

Nous sommes donc partis à deux, deux irréductibles gaulois de l'ancien Team, direction l'Autriche et ses plaisirs.

Vallée de Toblach-Corina, à quelques kilomètres de Lienz

Enfin, questions plaisirs, pas sûr que ce soit exactement ce à quoi vous pensez: 10 heures de route pour se rendre à Lienz, petite ville à plus de 800km de la maison, et faire un double marathon, un 42 skate le samedi, suivi d'un 42 en poussée le dimanche. Vendredi, je devais également m'aligner sur un sprint en ville, mais suite à un couac de l'organisation, je n'étais pas inscrit. D'un autre côté, ça m'allait bien, vu mes qualités de sprinter, je n'ai pas insisté pour mettre le dossard.

Le sprint à Lienz

Côté skate, ça s'est plutôt bien passé, hormis un fartage délicat qui m'a coûté la victoire. Je ne peux m'en prendre qu'à moi, et puis aussi un peu à la météo, souvent aléatoire du côté d'Obertilliach. Au lieu d'une neige tombante et d'une température froide annoncée (-8 degrés), il a fait relativement chaud (+2 degrés). Décidément, cette glisse est bien délicate à gérer lorsque les conditions sont changeantes, parfois c'est pile ou face. Surtout lorsque l'on ne peut compter que sur soi-même pour a préparation des skis. Heureusement, la forme était exceptionnelle, rien à voir avec le week-end dernier à Bessans, du coup je me suis fais plaisir sur la piste, mon seul regret étant une arrivée après 3km de descente. Je me fais doubler par trois concurrents dans l'ultime virage. Je termine donc 4ème au sprint, au pied du podium.

Je dois être comme Obélix, je suis tombé dans le chocolat quand j'étais petit

Le lendemain, pour la classique et le 50ème anniversaire de l'événement, l'organisation avait décidé d'innover avec un parcours descendant de 42km sans la moindre montée (allez, si, il devait y avoir 50m de dénivelé positif, contre 500mètres de négatif). Je ne me faisais pas vraiment d'illusion, ayant très peu poussé en période estivale, le haut du corps a un peu fondu (c'est connu, les muscles, c'est comme le chocolat, ça fond avec la chaleur de l'été). Dans le groupe de tête jusqu'à la fin, mes petits bras en chocolat n'ont pas réussi à s'emballer dans le dernier kilomètre, je termine 9ème de la course, à une poignée de secondes de la victoire. Décidément, ces courses de poussée sont bien particulières.

Voilà pour le côté sportif. Passons à l'à côté. Si vous avez un penchant pour la bière, je vous recommande (ou pas, si vous voulez éviter de sombrer définitivement) d'aller prendre une chambre d'hôtel au Falkenstein à Lienz.
Les éclairages sont en capsules de bière, la poignée d'entrée de la salle de bain en tireuse à bière, de même que le mitigeur du lavabo,



 sans oublier le receveur en forme de fût.



Bref, je ne sais pas si c'est subliminal, mais en retrant à la maison, après 10 nouvelles heures de voiture, j'avais une grande envie de descendre une petite chopine.
Je me suis abstenu.


Et ce que je retiens aussi de ce week-end, c'est le côté aventure et improvisé, avec popote dans la salle de bain !

lundi 13 janvier 2020

Bessans: pas encore réussi à passer la 5ème

Ce n'est pas faute d'être poussé par les organisateurs de la course qui, depuis deux ans, m'octroient le dossard N°5 pour me pousser à accrocher une 5ème victoire sur le Marathon de Bessans.

Aucune description de photo disponible.

Cette année ne sera pas la bonne, il m'aura manqué une petite minute, mais surtout un meilleur départ pour espérer monter sur la plus haute marche du podium. Contrairement à la course à pied où j'arrive à faire de bons démarrages, je suis moins à l'aise sur les skis, avec toujours l'appréhension d'être pris dans une mauvaise chute. Résultat: la course est partie très vite d'emblée, moi non, et lorsque je reviens sur le groupe de tête, je suis dans la fameuse zone rouge (attention, mesdames, rien à voir avec "l'autre"). Je m'accroche tant bien que mal, plutôt mal que bien, et je finis par lâcher peu avant la mi course. Je termine 6ème, honorable, bien sûr, mais pas génial non plus. Bien sûr, on me tape dans le dos en me disant, qu'une fois encore, je termine premier vieux.

Bessans Marathon

Isa (ma compagne) m'a alors dit, sur le chemin du retour: "pour le départ, je ne suis pas surprise, je te trouvais un peu mou ces derniers jours". Je ne sais pas comment il faut le prendre...

Il me manque encore un petit quelque chose ce début de saison pour jouer devant, mais je suis patient et optimiste, vous me connaissez, je ne vais pas lâcher l'affaire.
Jeudi, ce sera direction l'Autriche avec la DolomitenLauf, et un enchaînement sprint vendredi (si, si, j'ai bien dit sprint, j'ai bien ri moi même lorsque l'organisation m'a demandé d'être au départ de cet événement dans la ville de Lienz), 42km skate samedi et 42km poussée dimanche. Un joli week-end en perspective.

vendredi 10 janvier 2020

3, 2, 1... partez!

Ne croyez pas que je me la coule douce depuis ma dernière course à pied. Malgré une aine récalcitrante -j'ai un peu trop tiré dessus à la SaintéLyon- je peux faire de belles séances de ski, et j'ai même remis plusieurs fois le dossard.
Chose étonnante, j'ai d'ailleurs pu tester toutes les places du podium depuis ma reprise. L'heure est désormais au bilan.

La première place (sur un 10km skate à la Clusaz): elle est sympa, celle là. C'est la marche du milieu, on est bien entouré. On pourrait se dire que c'est le top pour des conditions hivernales, lorsqu'il y a du vent, histoire d'être à l'abri entre les deux autres. Mais la marche étant située au-dessus, inutile de compter sur vos deux autres collègues de podium pour vous protéger de la bise, là-haut, pas de doute, ça caille. D'autre part, ce n'est pas l'idéal pour ceux qui sont sujets au vertige. Attention la mauvaise chute.

La deuxième place (un 15km en poussée à Prémanon): certains pourraient dire que c'est la place du compromis, mais un compromis amer. Certes, ce n'est pas 3ème, mais il y a encore du chemin pour être premier. C'est la place la plus curieuse, car dans l'absolu, vous être coincés entre le 1er et le 3ème mais dans les faits, sur le podium, vous êtes sur le côté.

La troisième place (un 30km skate à l'Alpe d'Huez): ce pourrait être une place sympa, la marche n'est pas très haute à franchir pour monter (au sens propre) sur la boîte, un petit lever de jambe et hop, on y est, donc un vrai bonheur si il y a des courbatures après la course. Par contre, question orgueil, il faut prendre sur soi, on se sent un peu en dessous de tout, les deux autres compères nous surplombent de toute leur carrure. On se sent petit, et plus encore lorsqu'on l'est réellement.

Tout ça pour dire que monter sur un podium, c'est toute une histoire, et une chose est sûre, je vais faire tout mon possible pour parfaire mon travail de recherche, et je crois qu'il est primordial de refaire des essais sur la 1ère afin d'en faire le bilan le plus détaillé possible.




 

jeudi 19 décembre 2019

Massage de préparation et de récupération de course

Tout le monde le sait, pour être performant en course, la base reste l'entraînement et l'enchaînement des heures, à la fois le travail foncier en amont ainsi que le spécifique, qui sera principalement du fractionné ainsi que de l'entraînement au seuil. 
Mais la performance passe aussi par une bonne récupération avant et après l'épreuve, notamment avec le massage typé sportif. C'est un massage appuyé, pas forcément très agréable à recevoir (à la différence du massage suédois), mais très efficace pour assouplir le muscle et réguler la circulation interne. 
J'ai pu servir de cobaye à Gaëlle Pollet, qui mixe le massage suédois et le sportif pour avoir, en plus de la préparation à l'épreuve, le côté cocooning du massage suédois.
Il dure entre 45mn et 1h30 selon les besoins et permet d'apporter une réelle détente musculaire , il augmente le potentiel de performance et/ou favorise une récupération post effort. Il est aussi très adapté aux personnes non sportives car il va stimuler la circulation sanguine, le drainage lymphatique et augmente ainsi le système immunitaire, de plus, il favorise l'élimination des toxines.

Le fait de détendre les muscles va diminuer le risque de tendinites tout en aidant à mieux mobiliser les articulations.




Et ne soyez pas sceptique, les mains d'une femme ont de la force, je peux vous assurer qu'il y a certains moments où vous lui demanderez de faire un peu plus doucement avec vos cuisses endolories!


Pour le contact, c'est ici : https://www.gaellepolletnaturopathiemassage.com/
A consommer sans modération ;o)

mercredi 18 décembre 2019

Station du Plateau des Glières

Depuis bientôt 7 ans, j'arpente les pistes des Glières en long, en large et en travers. Présent sept jours sur sept, 24 heures sur 24, je mange là-bas, je dors là-bas. Pas de doute, les pistes, je les connais par coeur. 
Les Glières, c'est un site sauvage, et surtout, un site uniquement nordique. Pas de remontées mécaniques, télésièges ou télécabines, rien que du ski de fond, de la raquette ou du ski de rando.

Vue depuis le départ des pistes


28 kilomètres de ski, avec un départ des pistes au niveau du monument des Glières (le plateau, c'est avant tout un haut lieu de la résistance lors de la 2ème Guerre Mondiale). Réparties d'est en ouest, il y a, d'un côté la vue sur la plateau de Cenise/Bargy, et de l'autre, vous pourrez admirer les dents de Lanffont ainsi que le massif des Bauges. De nombreux restaurants d'alpage vous offriront une pause gourmande ou une boisson chaude pour vous réchauffer lors des grands froids.

Plaine de Dran

Les pistes sont relativement faciles, principalement à découvert. La piste orange des Croz ainsi que la noire des Mouilles offrent un joli dépaysement, un vrai régal lorsque les sapins sont enneigés.



Grâce à son altitude assez élevée (1400 mètres), la plateau offre un très bon enneigement, mais c'est surtout le gros travail du service des pistes qui en fait un lieu incontournable pour la pratique du ski, notamment en début de saison. Depuis 2018, 2km de neige de culture (technique de "snowfarming", la neige de l'année précédente est stockée sous de la sciure et ne perd que 30% de son volume, elle est ensuite étalée dès que les conditions météo sont à peu près stables et froides) permettent de skier dès mi-novembre.

La neige conservée de l'année précédente est étalée


En 2015, grâce à un gros travail de la neige, le plateau était le seul site de Haute-Savoie à proposer 4km de pistes.

Bande de neige en décembre 2015


Un serpent de neige étonnant alors que, tout autour, il n'y avait que de la verdure. Et notons que tout le travail est fait uniquement avec de la neige naturelle. Pas de canons à neige!
Des pistes sont damées spécialement pour les raquettes, mais si vous voulez faire une belle balade à pied, c'est direction les Auges avec une magnifique vue sur les Aravis.

Vue sur les Auges depuis les Croz




 Le + de la station: le travail de la neige par le service des pistes, permettant d'assurer des kilomètres de piste quelle que soit la météo.


Grand merci à Stéphane Lefort pour les photos.