mercredi 17 janvier 2018

Bessans, à quand la 5ème ?

Les organisateurs avaient tout prévu. La neige, le beau temps, même le dossard 5 pour moi, synonyme d'une 5ème victoire. Tout était parfait, presque trop. La victoire, elle ne se commande pas, elle se mérite. Elle n'aura pas été pour moi cette année. J'ai pourtant joué, tenté des échappées, mené le troupeau, mais ce fameux troupeau était trop homogène, la neige très (trop) glissante pour sortir son épingle du jeu. A un kilomètre de l'arrivée, nous sommes encore 12 à pouvoir y croire. 
Je coupe la poire en deux et termine 6, à quelques secondes de la gagne. L'explositvité a manqué sur la fin, mais la forme est là, il ne manque plus qu'à y croire encore un peu plus. C'est marrant, encore une fois, je suis monté sur la plus haute marche des jeunes vieux. Aïe, faudrait corriger le tir, et montrer aux petits jeunes que les vieux peuvent faire encore mieux !
Le Team Jobstation Rossignol, lui était au top, trustant les 3 premières marches du podium, et 5 athlètes dans les 6.

Dimanche prochain, c'est direction l'Autriche, pour la première étape de la Worldloppet Cup. La DolomitenLauf, un 42 skate à Obertilliach, grand site de biathlon. Est-ce que tout sera réuni pour un début 2018 en fanfare sur la Worldloppet ?

Suspense, thriller en perspective, et dénouement dans quatre jours...
Et pour la 5ème de Bessans, il faudra rejouer l'année prochaine. Oui, un an à attendre, je sais, c'est long ;o)


lundi 8 janvier 2018

Ronde des Cîmes : Une deuxième place, mais une victoire quand même!

Je sais, depuis quelques semaines, je n'ai pas vraiment parlé de courses ni de résultats. A vrai dire, les articles auraient suivi la même rangaine, parlant de mes nombreuses déroutes sur ces voies hivernales pourtant bien tracées.
A croire qu'il fallait attendre le 31 et que la page se tourne définitivement pour laisser entrevoir une éclaircie dans une année de ski 2017 particulière.
Mais voilà, 2018 pointe le bout de son nez, et les sensations reviennent enfin, peut-être attendais-je l'enjeu des longues, qui sait ? 
Ce dimanche, invité par l'organisation (un grand merci au passage), je suis allé faire la Ronde des Cîmes aux Fourgs, dans le Jura. Doublé dans le final par mon collègue du Team Adrien Mougel, je viens prendre une 2ème place rassurante. 
Après deux mois à ne jamais voir décoller mon cardio (15 pulsations en-deçà de mon max sur les courses), les courbes commencent enfin à être bonnes, et les jambes répondent mieux.
Double ouf. Parce que là, je ne savais plus quoi faire, à part une retraite anticipée, moi qui me sens encore comme un gamin sur les skis.
Et ça tombe bien, vu que la saison des longues commence, et que dimanche prochain, c'est le grand lancement avec l'incontournable Marathon de Bessans.



Par contre, je tiens à présenter toutes mes excuses aux organisateurs de la Ronde des Cîmes. Parti bille en tête faire une récupération sur les skis après la course, j'en ai oublié le podium, qui ne s'est fait avec 20mn de retard. Ce sera l'occasion de revenir pour me faire pardonner !

vendredi 5 janvier 2018

Bonjour 2018, bonne année

Il y a d'abord eu Trump, qui a pris ses fonctions en janvier. La surprise de l'élection digérée (enfin, pas sûr qu'on puisse vraiment parler de digestion, parce que là, malgré des doses de bicarbonates, l'estomac en a pris un bon coup), voilà un nouveau clown sur les plus hautes marches du pouvoir. Thomas Pesquet a loupé ça, il n'est revenu sur Terre qu'en mai, juste à temps pour le second tour des présidentielles en France, qui a vu la victoire de Macron. Président de la République avant de fêter ses 40ans, il fallait le voir pour le croire. 
Et puis vint l'automne, et le fameux référendum sur la Catalogne. Sûr que l'histoire a donné matière à penser à nos amis Corses. Et puis aux Savoyards. Aux Bretons, aux Nordistes, aux Alsaciens, aux Vosgiens, aux Parisiens. A l'ère de l'Europe, bientôt l'indépendance aux Régions. Aux départements, tiens !
Monsieur d'Ormesson ne sera plus là pour donner un oeil critique à la chose. 
Monsieur qui ??? 
Johnny! 
Johnny, Johnny, Johnny! Pas de place pour le reste. Un million de personnes ont défilé dans les rues. Si, si, un million! Ça en aurait fait, des dons pour le téléthon. Mais passons. L'an prochain, il y en a déjà qui militent pour une journée nationale de deuil, et hop, un jour de congé en plus. C'était Johnny quand même.
Ne rions pas. Surtout pas. Ne rions plus. Ni des blancs, ni des noirs, ni du Coran, ni de Dieu, ni des vivants, ni des morts. Coluche devrait avoir honte, lui qui riait de tous et de tout. Et le public devrait avoir honte, lui qui riait aux blagues de Coluche.
En cette fin d'année 2017, la pétition contre le téléfilm de France 2, une romance naissant au milieu du drame du Bataclan, a indigné les foules. 
Brûlons aussi les livres sur les guerres, sans oublier tous ces films dramatiques. Et dire que le Titanic de James Cameron a été l'un des plus grands succès planétaires aux Box Office. Dramatique.
En 2018, ne nous émouvons plus!

Pffff, allez, voyons le présent. Marchons droit, fièrement, la tête haute. En Marche, mes amis ! Pas de doute, nous sommes en 2018.
2018 ???
Ah oui, déjà...

Bon, eh bien, quoi dire... Beaucoup, beaucoup de choses, mais pour résumer, je vous souhaite à tous une belle année, j'espère que vous avez été sages pour les fêtes, que vous avez fait quelques excès de champagne, de chocolats et de foie gras, et que vous serez plein d'entrain et de bonne humeur pour cette nouvelle année.


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mardi 19 décembre 2017

J- 1 mois avant le marathon de Bessans

Moins d'un mois avant la première grande longue distance de l'hiver. Moins d'un mois avant de reprendre un grand dossard. Et un texte, sorti des archives, à lire ici:

L’impatience… Elle me titille depuis que j’ai rangé ma housse dans la voiture, depuis la période des fêtes, depuis les premières chutes de neige, depuis que j’ai attaqué le ski à roulettes, et même depuis ma dernière sortie sur neige la saison dernière.
Des mois que j’attends ça. Je sais qu’il y a un dossard qui s’impatiente aussi dans une pochette en carton, un dossard qui va m’accompagner durant une grosse heure et demie, qui va m’aider à me transcender, à donner le meilleur de moi-même. Comme quoi, une course, ça ne tient pas à grand-chose, simplement un bout de tissu fiché d’un numéro et posé sur les épaules.
Lorsque je me présente sur la ligne de départ, je repense à tout ce travail effectué ces derniers mois. Mes jambes tremblent, mes skis frétillent, mon cœur s’emballe, il y a un peu de tout, l’attente, presque interminable, l’émotion, l’appréhension, l’inconnue…
Les regards sont en coin, chacun se jauge, concurrent, ami, compagnon d’échappée, de joie et de galère. On regarde les skis, on évalue les marques, on se rassure, on se convainc, en boucle, on repasse les heures de préparation. Au fond de moi, je ne cesse de me dire que le travail paie. J’essaie d’apaiser trop de Et si...
J’entends la voix du speaker annoncer les cinq dernières minutes. Tout le monde est en place, il ne reste plus que quelques retardataires. Dont moi. Je m’approche de la ligne de départ au pas de course, mon cœur tape fort contre ma poitrine. Trop. Je sais que nous sommes plus de mille aujourd’hui dans ce cas-là. Toujours ce fichu trac.
Mais quel que soit le résultat, nous sommes aussi mille à être sûrs d’une chose. Bessans, nichée entre les géants blancs des Alpes, sera au final notre juge de paix.
Le coup de fusil s’échappe dans les airs. Ensuite, plus rien. Le temps se suspend. Je suis dans une autre dimension, l’espace temps se modifie, quarante deux kilomètres à lutter contre les limites de son corps. A donner le meilleur de soi même. A vibrer, à rêver.
A faire du ski, tout simplement.
Logo Marathon de Bessans


lundi 11 décembre 2017

Ah que Johnny

La France pleure Johnny.
J'ai entendu ça à la radio l'autre matin. Un jour comme un autre, j'allume la radio dans la salle de bain, les yeux engourdis de sommeil. Toutes les trente secondes, j'entends parler de Johnny. Je change la fréquence, j'entends la voix de Johnny. Je triture le poste, toujours Johnny, encore Johnny. Pourtant, la veille, un grand homme était mort, un homme de lettre, académicien, journaliste, philosophe. En moi, je me dis qu'il n'avait pas eu droit à autant de battage; et qu'aujourd'hui, sa mort passe inaperçue, éclipsée par celle de Johnny. 
Mais vu que la France entière pleure Johnny, il n'y a plus de place pour le reste. Ni pour le chaos qui règne au Yémen, qui a fait encore des dizaines et des dizaines de morts en une journée. Ni pour le Malawi, et cette situation n'évolue pas, la folie des "vampires" est à son comble, les lynchages sont monnaie courante, jusqu'à la mort de ceux qu'on met sur le banc des accusés.
Partout, il y a ceux que la famine et la maladie emportent à chaque instant sur le continent africain, tant les conditions sanitaires sont déplorables. Pas de quoi faire la une de l'info, pas de Johnny dans le lot. Y'en a beaucoup qui auraient aimé pouvoir se faire un rail de coke ou avoir les moyens de s'offrir un bon resto avant. Pas de chance, beaucoup n'avaient pas bien vécu.
Johnny est mort, les journaux en parlent, la télé en parle, la radio en parle, les voisins en parlent, même moi, j'en parle. Oui, c'était Johnny, un interprète hors pair. Pourtant, il y en a eu, des artistes compositeurs, des génies, des Mozart, des Bethoveen, qui sont morts avant lui, mais il n'y avait pas de quoi faire la une. Ils n'étaient pas vraiment connus, et puis, c'était une autre époque. Johnny, c'est autre chose, c'est Johnny.
La mort d'une star, ça fait parler, et ça fait vendre aussi. On ne s'est jamais autant arraché ses albums,  la côté de popularité s'envole, les livres se vendent comme des petits pains. C'est bon pour le buisness, même si lui, n'en profitera pas. Certains diront qu'il a déjà bien profité de la vie.
Hier, j'ai allumé la radio. On parlait encore de Johnny. J'ai alors entendu quelqu'un dire que oui, on ne se l'était jamais autant arraché qu'une fois mort, mais qu'il était dommage qu'on s'intéresse autant à la mort, alors qu'il y a tant d'artistes et d'auteurs qui mériteraient qu'on s'intéresse à eux de leur vivant. Et pour les morts, célébrons Johnny, oui, mais n'oublions pas les Gandhi, Nelson Mandela, Martin Luther King, Mère Thérésa ou encore l'Abbé Pierre, véritables héros des temps modernes. Et tous ces gens qui oeuvrent, chaque jour, pour un monde meilleur.


mardi 5 décembre 2017

Début d'hiver



L'hiver est là! Pour la première fois depuis cinq ans, la neige abonde sur nos massifs, les températures sont négatives, et les prévisions optimistes.
C'en est terminé pour le ski roue, les voitures qui nous frôlent, les conducteurs qui nous insultent, terminés les gravillon, le macadam, place  à la glisse, à la nature, au silence. Bref, au ski, sans roulettes et avec des spatules au bout. Le bonheur pour tout skieur qui se respecte. 
J'en ai même profité pour enfiler le dossard. Après une belle saison estivale, il faut se remettre dedans. Les longues, c'est pas encore tout de suite, mais il faut reprendre goût au dossard. Je suis allé sur Prémanon pour réchauffer le moteur. J'ai fait le plein avant de partir, mais en arrivant, c'était poussif, bridé, j'avais mis du diesel, avec le froid, il y avait du retard à l'allumage. Certains diront que la carrelingue est vieillissante, que nenni, croyez bien, c'est juste une histoire de vitesse, le truc, c'est de trouver comment les passer et ne pas rester en première. Et penser à réinstaller le turbo, sinon, la saison risque d'être bien longue.
En gros, on va essayer de laisser de côté le tracteur et sortir la voiture de course.

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jeudi 23 novembre 2017

L'automne, saison des plaisirs

Si, comme moi, vous chaussez de temps à autre les ski à roulettes, cette fin d'automne et pleine de faits d'hiver. En attendant la neige, pour sûr, c'est moins monotone.
Arrêtons-là avec les jeux de mots faciles, et place à l'action. Ce que j'aime, avec le ski roue de novembre, c'est toute cette incertitude qui entoure les sorties.
Les plaques de verglas à la sortie d'un virage, bien cachés, bien à l'ombre. Les feuilles amassées sur la route, dans une enfilade, humides à souhaits. Les sorties des tracteurs, emportant dans leur sillon quantité de terre qui se disperse gentiment sur l'asphalte et transforme la voie en véritable champ de mine. Les inversions de température, en arrivant dans les fonds de vallée, qui nous font claquer des dents, vu qu'au départ, il y avait le soleil, qu'il faisait bon, et que d'un coup d'un seul, on passe de +10 degrés à -10. Les journées d'un coup trop courtes, mais on ne s'en rend compte que lorsque le soleil tombe, qu'on n'y voit plus rien et qu'il nous reste encore dix bornes à parcourir. Dans le noir, à se faire kloxonner par toutes les voitures.
Moi qui aime bien l'aventure, pas de doute, j'aime l'automne ?...