vendredi 31 août 2012

Chevalier : ça, c'est du sport !

Le week-end dernier, on est allés faire un saut au festival médiéval de Vienne. Je venais tout juste de faire une séance de musculation, les muscles étaient encore gonflés par l'effort. Soulever de la fonte à longueur de journée, ça me connaissait.
Costaud, le Jean Pierre. Tout du naturel, pas d'amphétamine, hein, Jean Pierre. (Cf sketch de Dany Boon http://www.youtube.com/watch?v=U80fwIfPC4M)

C'est donc empli de cette fierté du sportif qui a tout fait-tout vu-tout vécu que je m'en suis allé dans ce fameux festival, arpentant les ruelles décorées pour l'occasion.



Sur la place centrale, il y avait un petit groupe de saltimbanques qui jouaient à la guerre, déguisés en habits d'époque. Casques, boucliers, cottes de mailles, tout y était. Les gars ont bien joué le jeu, le combat a duré une trentaine de minutes avant de déclarer un camp vainqueur. Ensuite, la petite troupe, épuisée, est venue se rafraîchir autour d'une coupe d'eau.
En moi, je me suis dit qu'ils semblaient bien fatigués pour pas grand chose. Un petit coup d'oeil aux veines gonflées de mes biceps m'a conforté dans l'idée que c'était vraiment des chiffes molles.
Ils ont ensuite retiré leur attirail. En grand curieux, je me suis approché. Il y avait une sorte de bonnet en cottes de mailles. La cotte de mailles, c'est un truc dans ce genre, des petits maillons en forme d'anneaux accrochés les uns aux autres.


-Vous voulez essayer ? m'a alors dit l'un des gars.
Le gars en question était petit, rondouillard, pour ne pas dire gras du bide, et lui, les salles de sport, il ne devait pas trop connaître.
J'ai tout d'abord fait mon timide. Et vu qu'il a insisté, j'ai commencé à prendre le machin qui gisait par terre. Avec l'index. Mine de rien, j'ai quand même été surpris par le poids du bonnet qui devait faire trois ou quatre kilos, au bas mot..
J'ai alors jeté un coup d'oeil à tout ce qui traînait autour. J'ai continué ma séance d'essai en enfilant :

Les gants



La cotte de mailles



Le cuissard



La cuirasse


Le casque...





A la fin du déguisement, je ressemblais en gros à ce chevalier. Sauf que je faisais beaucoup moins le fiérot. J'avais une trentaine de kilos sur le dos. Et lorsque le gars m'a collé en plus l'épée d'Excalibur et un bouclier de deux mètres carrés, j'ai cru que j'allais m'écrouler.
-Et... vous faites ça souvent ? ai-je demandé au petit gars bedonnant.
-Oh, quatre ou cinq fois dans la semaine. Vous voulez faire un combat ?
Le type était dix fois plus rapide que moi. J'avais à peine le temps de décoller l'épée du sol que déjà, il m'avait asséné de nombreux coups. A la fin, je n'arrivais même plus à me relever tout seul quand je tombais par terre, anéanti par le poids de mon attirail.
Le combat était terminé.
-C'est pas le tout, a fait mon adversaire en tapotant son ventre rond, mais on crève de soif, avec cette chaleur
Il est parti boire une bière avec le reste de la troupe. Je l'ai regardé s'éloigner, dépité. En rentrant, je me suis observé devant la glace. C'était bien la peine de jouer  au sportif. Je pouvais aller me rhabiller, avec mes séances de muscu.
J'ai repensé à toutes ces boissons énergétiques, ces légumes verts, bio, les régimes diet, à cette vie de moine que je menais depuis tant d'années. Parce que le secret de la réussite, c'était probablement cette belle brioche et non pas les abdos dessinés comme des tablettes de chocolat. Alors j'ai bazardé tous mes idéaux à la poubelle, ressorti des vieux placards les dînettes et les poupées Barbie de ma soeur et j'ai compris que le sport, il valait mieux que je le regarde de loin, avachi dans un canapé avec une bonne bière à la main.

NB: l'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
PS: Et les gars, ils avaient réellement 30kg sur le dos, alors qu'il faisait 30° à l'ombre!

lundi 27 août 2012

Il était une fois... le kilomètre vertical


L'été approchait doucement. Météo France annonçait des grosses chaleurs, alerte canicule, niveau 6 sur une échelle de 5, et ça faisait réfléchir. La chaleur, je l'aimais bien, mais surtout de loin. Au fond de moi, je n'espérais qu'une chose, que les prévisions soient à des lieues de la réalité. Que le temps ne soit pas ce qui avait été prédit ne m'aurait pas surpris, vu que dans ce genre d'annonces, Météo France se plantait toujours. Je le voyais bien pendant l'hiver. On avait toujours l'inverse de ce qui avait été annoncé.
Mais là, c'était un peu différent. Il y a les anciens qui s'en mêlaient. Ils me parlaient de leur arthrose, du peu de couches des oignons, de la migration des hirondelles et des sauterelles qui sautaient moins haut que d'habitude. Tout le reste, moi, ça me passait un peu au-dessus, mais quand ils ont parlé des sauterelles, forcément, j'ai pris peur. Les sauterelles, c'était le début de la fin, je savais qu'ils avaient raison et qu'on allait crever de chaud.
Deux semaines plus tard, j'étais avachi dans mon canapé, épuisé par la chaleur environnante en me répétant en boucle : "Foutues prévisions !". Le corps en nage, je faisais des allers-retours entre mon séjour et ma salle de bain. Les douches, je les prenais glacées, mais j'avais à peine le temps de traverser mon salon pour retrouver ma position favorite dans le canapé que, déjà, j'étais trempé de sueur de la tête aux pieds.
Le soir, abruti par une journée à ne rien faire, quelqu'un a frappé à la porte d'entrée. Il y avait à peine cinq pas à faire pour aller ouvrir, mais c'était déjà trop. J'étais en train de développer une fatigue chronique due au manque d'activité, et j'étais encore plus fatigué à l'idée d'y penser. Au prix d'un terrible effort, j'ai quand même réussi à me hisser jusqu'à la porte. Derrière, il y avait mon voisin.
-Chaud, hein !
Je n'avais pas le courage de lui dire que si c'était pour me dire ce genre de chose, il aurait pu s'abstenir. Pour ne pas dépenser trop d'énergie inutilement, je me suis contenté d'hocher la tête.
-Et ça va, toi ?
Hochement de tête.
-Tu tiens le coup ?
Hochement de tête.
-Et tu fais quoi de tes journées.
Je ferme les yeux. Pour lui montrer que je dors.
-Ah... Je te réveille, alors ?
J'hoche à nouveau la tête. Il laisse un blanc, puis se lance:
-J'ai un petit truc à te proposer.
Je regarde derrière moi.
-Fais pas l'idiot, c'est à toi que je parle, me fait-il.
Il me parle alors d’un kilomètre vertical, un truc entre potes, super ambiance, casse croûte à l’arrivée, que ça me fera du bien parce qu’on est en altitude, qu’un kilomètre, c’est pas grand-chose, et tout et tout.
J’ai rigolé. Bien entendu, il aurait fallu être fou pour accepter. Je n’ai pas tilté sur le mot « kilomètre », encore moins sur celui « vertical ». Rien que l’idée de marcher, ça m’épuisait. Et vu que l’idée m’épuisait, vous imaginez bien, m’engager dans un truc comme ça, non, je n’étais pas dément à ce point…

-Alors là, c’est pour les dossards. Là, c’est pour aller t’échauffer. Là, c’est là où on grimpe et puis là…
Je regarde mon voisin, la pente. La pente, mon voisin. Je ne sais pas ce que je fais là. Il y a des fois, je ne me comprends pas moi-même. Je jette un regard environnant, observe toute cette panoplie de sportifs aux jambes rasées, aux mollets gros comme mes cuisses, et peste une nouvelle fois mon voisin.
Le c… !
La pente, j’avais le vertige rien qu’en la voyant.
-On va grimper dedans ?
-Bah, oui !
Au fond de moi, j’ai espéré qu’il soit comme la présentatrice de la météo, qu’il se plante totalement sur le sujet. Pas de bol, dix minutes plus tard, j’ai pu constater à quel point il avait raison. Et à quel point j’aurais mieux fait de réfléchir à deux fois avant de venir, et surtout, à bien noter dans un coin de ma tête vide qu’il s’agissait d’un kilomètre… vertical !
En gros, pour les incultes, le kilomètre vertical, c’est un truc de fou. Non content de faire des kilomètres à plat, les organisateurs se sont lancés dans un nouveau type de course. Le kilomètre, maintenant, on le fait en dénivelé positif. Pour que ce soit drôle, il faut que la pente soit le plus raide possible.
Le dossard épinglé sur mon t-shirt, je suis donc parti avec toute cette bande d’illuminés. Au départ, tout allait bien. Tout le monde s’est mis à courir, je me suis pris au jeu et moi aussi, je me suis mis à courir. Au bout de trente secondes, je faisais moins le malin. J’avais les pattes en feu, je crevais de chaud, je transpirais à grosses gouttes, j’étouffais. J’ai fait tout le reste de la course dans cet état. Tout mon corps semblait hurler : Stop, arrête, c’est fini les conneries, mets le clignotant et rentre tranquillement chez toi. Même mon cœur semblait ne pas vouloir me suivre : s’il cognait de toutes ses forces contre ma poitrine, j’imagine que c’est parce qu’il voulait se barrer lui aussi. Pour reprendre mon souffle, j’ai commencé à baisser la tête, puis le corps. Après dix minutes, j’étais plié en deux. Quelques instants plus tard, j’avais l’impression de ramper par terre. Il y a des endroits dans la course où la pente était tellement raide que j’ai dû m’accrocher aux herbes pour ne pas dévaler la pente en sens inverse.
Je me suis battu. Principalement contre moi-même, parce qu’il n’y avait plus grand monde autour de moi. Et au bout d’un effort surhumain, je suis arrivé en haut. J’avais franchi la ligne d’arrivée, j’avais dépassé mes limites, j’avais franchi des limites insoupçonnées. J’étais sur le toit du monde (enfin, juste à 2300m d’altitude), j’avais l’impression d’être le roi du monde. Tout était si beau, si clair, je percevais l’essence de la vie, la moelle de…
-Faudrait quand même penser à redescendre… m’a fait l’un des gars de l’organisation.
-Il est où, le bus ? j’ai fait.
Il a rigolé. J’ai cru qu’il se foutait de moi.
Il n’y avait pas de bus. Pas d’hélicoptère non plus. Rien de rien. Il a fallu redescendre par mes propres moyens, et à ce moment, je me suis vraiment dit que je n’avais pas de cervelle. Je me suis dit : « plus jamais ».
Finalement, arrivé en bas, j’ai croisé mon voisin. Il m’a félicité, m’a offert une bière en me disant que c’était essentiel pour la récup, je lui ai offert la deuxième pour faire ma tournée, ensuite il y a eu celle du proverbe « jamais deux sans trois », puis celle qui suit le proverbe, qui n’existe pas mais qui tombe bien à propos.
Pour la suite, j’étais saoul.
Deux semaines plus tard, je crois que je n’avais pas dessoulé, vu que je suis revenu.

Je suis au milieu du peloton, les gens rigolent, tout le monde attend le départ. Je regarde autour de moi, et je comprends que le sport est quelque chose de terrible. Une fois que tu as mis les pieds dans l’engrenage, tu ne peux plus faire marche arrière.
Mais qu’est-ce que c’est bon !

(Corpyright Benoît Chauvet)

jeudi 23 août 2012

KV Kilomètre vertical de Manigod, épisode 3

3ème pour mon 1er Kilomètre vertical, 2ème il y a deux semaines, pour continuer sur la bonne pente, je n'avais plus qu'une seule issue possible, la première place. Sinon, j'avais droit au tonneau de goudron avec les plumes (cf notre ami Guy Magand).
Méconnaissable dans la tenue Scott de mon nouveau partenaire (oui, d'habitude je suis un peu le clochard des courses, avec un T-shirt coton, une short bermuda et des baskets trouées), c'est probablement ce qui m'a donné des ailes.
Un départ rapide, je prends rapidement la tête de la course, et après 37mn15 d'effort, je monte finalement sur la plus haute marche du podium, talonné par Pierre qui prend la deuxième place à une vingtaine de secondes. Deux frangins sur les deux plus haute marche, je ne sais pas si on avait vu ça sur une course.
De mon côté, je suis bien content, bien en forme, et je ne cesse d'améliorer mon temps. Encore 1mn10 de mieux sur la précédente édition. A ce rythme là, j'allais m'approcher tout doucement du record de l'épreuve de Manigod ? ;o)
Ce week-end, il y aura les championnats de France de ski roue à Briançon, auxquels je... ne prendrai pas le départ. Un peu à contre coeur, finalement, je pense que j'aurais eu un joli coup à jouer.
Tant pis, je me rattraperai sur un petit écrit, genre "Ecrit du mercredi" à nouveau sur le KV vertical, à venir d'ici peu...

vendredi 17 août 2012

Le loup des Glières

Il y a fort, fort peu longtemps (la semaine dernière, quoi), on est allé faire une petite virée au plateau des Auges. Les Auges, c'est un joli coin situé en haut du plateau des Glières, et les Glières, le coin où Sarko allait faire sa promo pour booster son électorat. Le coin est aussi réputé pour accueillir de nombreuses bêtes sauvages, dont, paraît-il, le fameux loup...


Du parking, il faut une bonne quarantaine de minutes pour accéder là-haut. De la rigolade. Et pour compliquer la tâche, je suis vaillamment parti d'Annecy en ski à roulettes pour monter jusqu'au plateau des Glières. Isa (ma compagne) a brisé toutes mes ambitions d'aventurier en me récupérant sur la route, à six kilomètres du but. Enfin bon, j'avais les jambes tremblantes, des étoiles plein les yeux, en bref, j'étais en hypo et son arrêt me fut salutaire. En plus, on était à la bourre.
Deux heures plus tard, on avait rejoint la petite bande qui nous attendait là-haut, et on a attaqué une fondue à la belle étoile. A nos côtés, un troupeau de vaches est venu s'intéresser à nos débats.

Une bien belle soirée, la fondue était délicieuse, corsée comme il se doit, on a même fini la bouteille de blanc avec le fromage. Certains ont eu le droit par la suite au digestif. Et puis on est tous redescendu. Avec Isa, on a quitté ce beau monde au parking, croisant en cours de route un renard et une belette et autres bestioles diverses.
Le lendemain, j'avais droit à un joli texto nous disant qu'on avait loupé de peu...
Le loup!!!
Si si, sur le parking, vrai de vrai, m'assurait-on.
Alors moi, je sais pas trop quoi en penser. Mais avec du recul, j'imagine que la bouteille de blanc de la fondue devait vraiment être trrrrèèèèèèssss corsée, ou alors que les amis ont un peu trop abusé de la sapinette, parce que je me demande si le loup, il ne ressemblait pas plutôt à ça:

mardi 14 août 2012

Les dessous d'un kilomètre vertical

A première vue, un kilomètre, ce n'est pas grand chose. Tout bon vertical qu'il soit, un kilomètre reste toujours un kilomètre. En athlétisme, les meilleurs le courent en quoi ? Deux minutes et des brouettes. Certes, me direz-vous, pour grimper un kilomètre, il faut un peu de pente, et à Manigod, les meilleures pentes trouvées ont permis de grimper ce kilomètre vertical sur un chemin d'un peu plus de trois kilomètres.
En gros, si vous prenez un triangle rectangle, le côté opposé c'est le dénivelé à grimper, et la longueur de ce qu'on doit courir, c'est l'hypoténuse. Oui, finalement, ce n'est pas 1km mais 3,4km à parcourir. Là aussi, je dirais que les coureurs sur piste, les 3,4km, sur l'anneau d'un stade, ils les avaleraient en moins de 8mn. 
De la rigolade, quoi!
Mais pour ceux qui auraient oublié leurs cours de math des années collège, je vais faire un petit rappel:
l'angle alpha vaut inv(syn) côté opposé/hypthénuse et donc un peu plus de 17°.

Merci Pythagore, mais tout ça, on s'en fout pas mal. Ce qui compte, c'est que la pente, elle est en moyenne de 34%, et que quand vous vous retrouvez en face d'un truc comme ça, c'est comme si vous aviez en face de vous ceci:

Oui, c'est beaucoup moins drôle. Un kilomètre vertical, en gros, comme le diraient les jeunes, c'est un truc de "ouf". Au départ, tu essaies de courir. Parce que tout le monde court. Tu cours, tu cours tant que tu peux. Vient cette délicieuse impression d'avoir des braises dans les cuisses, la tête dans une cocotte minute et le coeur qui va sortir de ton corps tellement il fait des bonds. A ce moment, tu te plies en deux pour essayer de reprendre ton souffle, de récupérer tes jambes, mais rien n'y fait, et tu regardes le panneau à côté de toi qui t'indique que tu as effectué 200m de dénivelé et qu'il t'en reste encore... 800 pour atteindre le Graal.
Pendant la demi-heure qui suit, ou l'heure lorsque l'on cherche à étendre le plaisir, on n'a pas le temps de regarder le paysage parce qu'on regarde ses pieds. Pourtant, le paysage est magnifique, mais si on oublie de regarder où on marche, eh bien...
C'est dégringolade jusqu'en bas.
Et une fois en haut?
Eh ben... faut redescendre.

Une fois de retour à la case départ, tu as les cuisses en feu et tu ressembles un peu à ça. Pour le néophyte, il faut quatre jours au minimum pour s'en remettre et retrouver l'usage normal de ses pattes

Mais faut croire que le coureur à pied est un peu maso, parce que la semaine suivante, on oublie le calvaire et on ne retient que les bons moments:
L'ambiance conviviale, la vue d'en haut et surtout...
L'inoubliable casse croûte pour récompenser toute cette bande de "ouf"!
Et on renfile le dossard pour un nouveau moment de bonheur


vendredi 10 août 2012

KV Kilomètre Vertical Manigod

Le mercredi, en général, c'était les bonnes vieilles habitudes. Le petit écrit hebdomadaire pour mes (quelques) lecteurs fidèles. J'ai tenu la route quelques mois, avant que l'idée d'un livre ne germe, que l'objet ne voit le jour, et puis... et puis il a fallu trouver à occuper à nouveau ce mercredi.
Et justement, mercredi dernier, c'était LE kilomètre vertical de Manigod, la 4ème édition et la 2ème en ce qui me concerne. Les baskets en frétillaient d'impatience. J'avais du mal à les tenir en place, elles faisaient même des bonds dans les montées, tiens!
J'imagine que c'est grâce à elles que je gagne une place, et surtout, une minute quinze sur mon temps d'il y a deux semaines. Là, les pauvres étaient repues, elles ne se sont pas fait prier pour retourner dans le placard. Dernière manche de ce KV dans deux semaines, j'espère pouvoir encore améliorer mon temps et m'approcher des 37mn. Mais d'ici là, un petit compte rendu sur...
Les dessous d'un Kilomètre Vertical...
Affaire à suivre...

lundi 6 août 2012

Le sportif et l'intellect...

Tout le monde le sait, le sportif a quelques difficultés à employer sa matière grise comme il se doit. Jusqu'à peu, je ne prêtais oreille à ces médisances, ne voyant pas pour quelle raison le développement d'un muscle se ferait au détriment du cerveau. En ce qui me concerne, j'affirme (ou plutôt affirmais) ne pas être simple sportif mais aussi homme de lettres, prêtant une grande attention aux complexités de la langue française..
Eh bien, j'ai pu constater à quel point je me trompais. L'affaire aurait pu rester secrète, mais aujourd'hui, la poids est trop grand pour l'homme que je suis, qui plus est sportif à temps (presque) complet.
L'histoire date d'un jeudi, il y a environ deux semaines de cela. Nous étions, ma soeur et moi, en pleine réalisation d'un projet sportif, un tour de France en ski roue. Certaines fines bouches me diront qu'il est inutile d'en dire plus, un projet de la sorte ne pouvant être accompli que par des illuminés. Qu'importe... ce jeudi, je me suis donc rendu dans un commerce pour faire le plein de provisions, présentant le projet, l'homme et son devenir. A côté de moi, une dame me demande si je suis bien l'homme que je prétends être et ma foi, oui, jusqu'à preuve du contraire, je n'étais pas en train d'usurper mon identité. Alors elle m'a demandé un autographe. J'ai alors voulu accompagner ma signature de quelques mots qui, dans ma tête, se décomposaient comme tel:
A M..., croisée par hasard à "Ma Boulangerie" à Mens.
A ce moment de l'histoire, j'avais déjà accompli la bagatelle de vingt kilomètres, je dégoulinais de sueur, et voilà que d'un coup, je me suis arrêté sur le mot "hasard". D'écriture facile, peut-être le -d- de la fin qu'il ne faut pas oublier d'ajouter. Pas comme bazar, qui, même s'il se décline en bazarder, ne prend pas ce -d-. Perdu dans mes pensées, j'ai donc signé:
A M..., croisée par hazar à "Ma Boulangerie" à Mens.
Sereinement, j'ai enfilé mon attirail à roulettes et je suis reparti. Il m'a fallu cinq minutes pour me rendre compte de la boulette, mais le mal était fait.
Je pourrais me justifier par le fait que justement, j'étais transpirant, fatigué, que j'avais la bagatelle de 3000km dans les pattes, mais rien n'y fait. Oui, le sport à outrance n'aide pas au développement du cerveau. Maintenant que j'en ai pris pleinement conscience, c'est bête à dire, mais, je dors mieux. Et puis, comme on dit, hein, "Heureux sont les simples d'esprit car le royaume des cieux leur appartient !"

vendredi 3 août 2012

Les grenoblois peuvent désormais se procurer mon livre dans les librairies Arthaud et Gibert.