lundi 6 août 2012

Le sportif et l'intellect...

Tout le monde le sait, le sportif a quelques difficultés à employer sa matière grise comme il se doit. Jusqu'à peu, je ne prêtais oreille à ces médisances, ne voyant pas pour quelle raison le développement d'un muscle se ferait au détriment du cerveau. En ce qui me concerne, j'affirme (ou plutôt affirmais) ne pas être simple sportif mais aussi homme de lettres, prêtant une grande attention aux complexités de la langue française..
Eh bien, j'ai pu constater à quel point je me trompais. L'affaire aurait pu rester secrète, mais aujourd'hui, la poids est trop grand pour l'homme que je suis, qui plus est sportif à temps (presque) complet.
L'histoire date d'un jeudi, il y a environ deux semaines de cela. Nous étions, ma soeur et moi, en pleine réalisation d'un projet sportif, un tour de France en ski roue. Certaines fines bouches me diront qu'il est inutile d'en dire plus, un projet de la sorte ne pouvant être accompli que par des illuminés. Qu'importe... ce jeudi, je me suis donc rendu dans un commerce pour faire le plein de provisions, présentant le projet, l'homme et son devenir. A côté de moi, une dame me demande si je suis bien l'homme que je prétends être et ma foi, oui, jusqu'à preuve du contraire, je n'étais pas en train d'usurper mon identité. Alors elle m'a demandé un autographe. J'ai alors voulu accompagner ma signature de quelques mots qui, dans ma tête, se décomposaient comme tel:
A M..., croisée par hasard à "Ma Boulangerie" à Mens.
A ce moment de l'histoire, j'avais déjà accompli la bagatelle de vingt kilomètres, je dégoulinais de sueur, et voilà que d'un coup, je me suis arrêté sur le mot "hasard". D'écriture facile, peut-être le -d- de la fin qu'il ne faut pas oublier d'ajouter. Pas comme bazar, qui, même s'il se décline en bazarder, ne prend pas ce -d-. Perdu dans mes pensées, j'ai donc signé:
A M..., croisée par hazar à "Ma Boulangerie" à Mens.
Sereinement, j'ai enfilé mon attirail à roulettes et je suis reparti. Il m'a fallu cinq minutes pour me rendre compte de la boulette, mais le mal était fait.
Je pourrais me justifier par le fait que justement, j'étais transpirant, fatigué, que j'avais la bagatelle de 3000km dans les pattes, mais rien n'y fait. Oui, le sport à outrance n'aide pas au développement du cerveau. Maintenant que j'en ai pris pleinement conscience, c'est bête à dire, mais, je dors mieux. Et puis, comme on dit, hein, "Heureux sont les simples d'esprit car le royaume des cieux leur appartient !"

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