lundi 14 janvier 2013

L'exception qui confirme la règle

J'étais plein d'orgueil. Je me voyais déjà auréolé d'une troisième couronne de suite, faisant valoir le proverbe, grimpant sur la plus haute marche du podium. Je suis parti course gagnée d'avance, volant sur les skis, filant vers la victoire à grandes enjambées, levant les bras une nouvelle fois en franchissant la ligne. Mais ç'aurait été oublier que le sport n'est pas une science exacte. Que l'on a beau faire et refaire maintes fois le scénario dans sa tête, lorsqu'on a un dossard sur les épaules, lorsque le chronomètre s'emballe, il n'y a plus de vérité. Parce que le sport n'est pas une science exacte, j'apprends une nouvelle fois que les prévisions sont inutiles, que l'effort est parfois ingrat, et que les heures d'entraînement s ne trouvent pas toujours récompense lorsqu'on passe sous la banderole d'arrivée.
Je suis passé à côté de ma course. Complètement. Ce sont des choses qui arrivent, ce n'était pas la première, ce ne sera pas la dernière. Ça fait un peu mal. Aux jambes, et puis aussi un peu à l'égo. Et surtout au portefeuille. Pensez bien, avec tout l'argent qu'il y a dans le ski de fond, j'avais misé toute ma fortune sur ma victoire, et ce faisant, j'imaginais vivre heureux jusqu'à mes cent ans.
Mauvaise nouvelle, j'ai tout perdu, et je vais devoir encore trimer quelques années en faisant le guignol par moins vingt, avec un collant, un bonnet et un dossard.
Mais la bonne nouvelle, c'est que... 
J'aime ça ! 


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