mercredi 3 avril 2013

La vie de l'autre

On me demande parfois quelle est la part du réel et de l'imaginaire dans mes écrits. J'ai envie de reprendre un passage de mon livre (Et sinon,...) bien que j'imagine que tout le monde l'ait déjà lu.


« Un ami m’a demandé si j’avais réellement escaladé cette falaise de cent mètres rien qu’avec les bras, fait le tour de France à cloche-pied, traversé le lac d’Annecy en apnée…Quand je lui ai répondu que non, il a paru déçu. Par contre, il ne m’a pas demandé si j’avais réellement passé mon bac à treize ans. Faut croire que c’était un peu plus dur à faire avaler.
Le soir j’ai remis en question mes talents d’écrivain. Ce que je griffonnais était trop crédible pour pouvoir ne pas être crédible.
Pourtant, moi, ça me semblait évident. Entre Benoît Chauvet et Benoit Chauvet, la différence était énorme. Il aurait vraiment fallu être de mauvaise foi pour ne pas apercevoir que sur Benoît, il y avait le chapeau. En plus, vous imaginez, si je devais raconter ma vie, on serait à des lieues de ce que j’écris.
Non la mienne, en gros, c’est tout ce que je peux écrire, mais en bien pire ! »

Simplement pour dire que si je raconte que j'ai sauté de la branche d'un arbre, dites vous simplement qu'en fait, j'ai effectué un triple saut périlleux à haute altitude depuis la cabine d'un avion.

Et bien sûr, sans parachute !

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