jeudi 3 octobre 2013

Comme quoi, des fois, on se bonifie avec l'âge (Grimpée du Pays Rochois)

J'aime bien les soirées entre amis. On se serre la pince, on papote, on mange de la bonne chère, et puis on boit un ou deux bons verres mais pas plus, parce que plus c'est trop et que trop est synonyme de lendemain difficile.
Dans ce moments, on rigole, on refait le monde, et on parle du bon vieux temps. Oui, ce bon vieux temps auquel vous pensez tous, celui-là même où la vie était plus simple, plus belle. Ce bon vieux temps où on partait avec les potes jusqu'au petit matin, ce temps où on vidait les fûts de bière par dizaines sans que cela n'affecte notre bonne conscience (du moins c'est ce qu'on croyait), bref, ce temps où on était jeunes (et c..), ce temps où nous nous prenions pour les rois du Monde et comptions les nuits blanches par trentaines chaque fin de mois.
Aujourd'hui, quand on discute de cette lointaine jeunesse, on se rend évidemment compte que ce temps est bel et bien révolu. Que le physique ne suit plus et qu'il faut être raisonnable avec son corps. Qu'un carreau de chocolat vient se caler dans les bourrelets, qu'un verre de bière fait mal aux jambes et que se coucher après dix heures le soir rend le lever très laborieux. Mais tout cela, il faut malheureusement bien l'accepter.
Pas plus tard que ce week-end, je suis allé faire une course. La Grimpée du Pays Rochois. Un classique depuis plusieurs saisons. J'y ai connu mon heure de gloire, il y a bien des années en arrière. Je parle de ce passé révolu que nous abordions en ce début d'article. C'était il y a huit ans, j'avais vingt-quatre ans, et vous vous dites que c'était une autre époque, celle où les éléphants avaient du poil, où l'on marchait emmitouflés dans les peaux des bêtes que nous venions de tuer et où l'on apprenait tout juste à énoncer des mots intelligibles. Bref, passons.
J'ai donc participé à cette nouvelle édition, j'ai accroché mon dossard au tee-shirt, tout le monde est parti au coup de fusil et on a gravi les quelques dix kilomètres et mille mètres de dénivelés qui nous séparaient de l'arrivée. En somme, rien d'exceptionnel. Sauf que...
...une fois la ligne d'arrivée franchie, une personne a abordé le sujet du temps. J'ai levé les yeux, et constaté qu'il faisait beau. (Note de l'auteur: à l'arrivée d'une course, il faut éviter de poser des questions trop complexes à l'athlète, étant donné qu'en général, il part sans son cerveau afin de gagner du poids). 
-Je sais bien qu'il fait beau, a répliqué la personne. Je vous parle de votre temps. 
J'ai alors regardé ma montre. Et constaté que j'avais amélioré mon temps de ma période pré-historique.
Je suis resté sans voix. J'étais sonné. Et... et je me suis dit que finalement, parfois, il fait bon vieillir. Et qui sait, que je suis peut-être comme le bon vin*, je me bonifie avec l'âge!!!



*A consommer avec modération**
**On est bien d'accord que je parle du vin...

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