lundi 30 décembre 2013

Marathon Font d'Urle

Veni, vidi, et j'ai fini complètement cuit.
C'était la dernière longue de 2013. Un 42km plein de suspens, surtout à cause de la neige qui ne savait pas trop quoi faire. Elle a joué avec nos nerfs jusqu'au bout avec ses :
"Je tombe, je tombe pas, je tombe pas, je tombe..." 
Et elle a fini par tomber. Plutôt deux fois qu'une, pour le plus grand bonheur des organisateurs. Et notre bonheur à nous, par la même occasion.
Une épreuve magnifique, un marathon comme il y en a peu, avec la panoplie d'ingrédients qu'il faut pour faire une belle course. Il n'y avait pas que le soleil, le ciel bleu et la neige fraîche, il y avait aussi ce parcours magnifique et varié, faux-plats, grosses montées, descentes techniques, bref, le panard pour le skieur. Pour ceux qui n'étaient pas là, je dirais tout simplement "Dommage", mais vous pourrez vous rattraper l'année prochaine!
J'en profite pour féliciter les organisateurs et les bénévoles, en espérant que l'épreuve sera désormais au calendrier national des longues distances (marathon ski tour).
Niveau course, j'ai joué un peu solo, histoire de voir comment étaient les sensations. Elles n'étaient pas si mal jusqu'à cinq kilomètres du but, les dernières minutes se résumant à un joli calvaire suite à une belle hypoglycémie. J'ai probablement un peu négligé l'alimentation et les sucres lents avant la course, préférant les sucres rapides. C'est pas de ma faute, c'était Noël, et qui dit Noël dit forcément chocolats et bonbons à tours de bras.
J'en profite d'ailleurs pour vous souhaiter à tous de bonnes fêtes (avec retard, désolé). J'avais pour l'occasion écrit une petite histoire lors de Noël, mais mon comité de lecture unique ne l'a pas trouvée sensationnelle, elle n'a donc pas eu l'approbation du Jury. J'hésite quand même à vous la mettre en ligne, que vous ayez au moins (une fois dans votre vie) l'occasion de lire quelque chose de médiocre venant de moi.
Oui, parce qu'on est bien d'accord que tout le reste vous laisse sans voix...

Merci à Guillaume Peyronnet pour l'invitation à ce marathon



dimanche 22 décembre 2013

Esprit-Nordique

On a tous connu les chaussettes blanches à bandes, vendues 2 euros les quinze paires, et encore, en promo. Mais si, vous savez, ces fabuleuses chaussettes en coton, qui ne tenaient pas le premier lavage, qui durcissaient rapidement comme des crêpes, pendaient aux mollets parce qu'elles perdaient toute élasticité. Faisaient des ampoules aux orteils, aux jointures, aux talons, sous la voûte plantaire, et puis même aux ongles tiens! Des chaussettes fantastiques qu'on colorait d'un joli rouge, parce que les ampoules éclataient comme des ballons trop gonflés.
Un conseil: si comme moi, vous avez connu ce genre de chaussettes, mettez les aux ordures et prenez plutôt les chaussettes esprit-nordique. Esprit-nordique, c'est un peu le caviar de la chaussettes. Et très sincèrement, c'est pas parce que vos pieds sont cachés toute la journée dans des chaussures qu'il faut les négliger. Finalement, ce sont bien eux qu'on sollicite le plus, non ?! Et puis en y repensant, on est bien capable de mettre plusieurs billets dans une jolie culotte (fine) en dentelles pour faire plaisir à sa femme, alors pourquoi ne pas en mettre dans des super chaussettes ?
Et sincèrement, les essayer, c'est les adopter. Surtout celles en laine mérinos, qui sont à la chaussette ce que la Porsche est à la voiture. En, ça tombe bien, Noël approche!
C'est pas de la pub, c'est juste pour votre confort.
Enfin bon, moi, j'dis ça, j'dis rien. 


mercredi 18 décembre 2013

Sgambeda mi-fluo


Bah voilà, j'avais promis du fluo dans ma dernière nouvelle, c'est pas du total fluo, mais il y a du fluo quand même (Non, non, je ne fais pas de la pub au passage. Le rossignol, c'est juste un oiseau).
Du fluo car la victoire à la Sgambeda a été possible jusqu'au bout,  mais pas du "tout fluo" puisque je termine à 3 secondes du vainqueur en... douzième position. Eh oui, les places sont chères. J'ai bien essayé de durcir la course mais derrière, personne n'a relayé. Tant pis, c'est le jeu.
Je sais donc ce qu'il faut faire pour les prochaines courses, emmagasiner de la confiance, ne pas me soucier des autres, skier, skier et encore skier, histoire que les autres ne voient (et le plus loin sera le mieux) que la partie la plus fluo de ma combine:


Du calme, du calme, les filles!


jeudi 12 décembre 2013

Feuille blanche


Ce que vous voyez juste au-dessus, c'est censé être une feuille blanche. Mais si je l'avais réellement mise blanche, vous n'auriez pas vu la différence avec le fond d'écran. Ça n'aurait donc pas été une feuille blanche, simplement un fond blanc. Et un fond blanc, forcément, ça n'a pas la même signification qu'une feuille blanche. Enfin bon, tout ça pour dire que c'est une feuille blanche.
Si elle est blanche, c'est parce que je n'avais pas envie de la remplir, bien qu'en général, me direz-vous, une feuille est blanche pour être noircie. Pourtant, cette feuille, je trouve que le blanc lui sied à ravir, je n'avais pas envie de la salir avec ma noirceur, on m'aurait alors accusé de broyer du noir.
Oui, côté sport, j'aurais pu vous parler des résultats du week-end, bien maussades, un peu comme cette feuille grise qui doit être blanche et devrait être noircie. J'aurais pu écrire que je m'en suis allé à Bessans, faire quelques bouclettes, et j'ai filé bien moins vite que le vent. J'aurais pu écrire que Bessans ne m'a jamais réussi, si ce n'est pour le Marathon, mais à quoi bon ? Que je n'avais pas cette petite étincelle dans le corps, celle qui m'anime à chaque départ des longues distances. Mais ce serait trouver des prétextes à un mauvais week-end.
Je préfère laisser cette feuille grise, enfin, blanche. Oui, le blanc, c'est clair, sobre, simple, limpide.
Mais pas que. C'est lumineux, doux, éclatant, bon pour le moral,  bref, c'est blanc.
Et puis, très sincèrement, j'aime bien broyer du blanc.
Alors direction la Sgambeda ce week-end, ça va dépoter, ça va fumer, ça va filer. Et ma prochaine page, elle sera détonante, rayonnante, tonitruante. Elle se flashante, elle en mettra plein les yeux. En un mot, elle sera fluo!


mardi 3 décembre 2013