mercredi 26 février 2014

Birkie 2014

Ah... l'Amérique...
J'en salivais déjà rien qu'à l'idée d'y aller, avec en mémoire les précédentes éditions. Mais cette fois-ci, un voyage ordinaire, une feuille de route parfaitement planifiée, pas de "Capt'ain America" en perspective (en référence à la nouvelle du bouquin), donc porte monnaie dans la poche, passeport en règle et pas de Benoît pour Chauvet et vice-versa.
Les US, j'y allais avec entrain, pour une seule et bonne raison. Peu importe les décalages horaires, "Jet Lag"  pour les initiés, peu importe de se sentir perdu dans ce pays immense aux gens bâtis comme des camionneurs, aux gars bodybuildés comme Schwarzy (vrai de vrai, je reste impressionné du nombre qui sont gonflés aux hormones) et aux femmes toutes taillées comme Pamela (Euh... là, par contre, je cherche encore, "Alerte à Malibu" serait un mythe???). 
A passer pour un abruti et répondre Yes ou No à toutes les questions, en hésitant quelques secondes pour faire croire qu'on a compris, prendre le temps pour bien répondre, puis ajouter un "could you repeat" en espérant qu'au bout de la troisième fois, la personne se lasse.
-What's your name?
-Oh yes! Euh... mmmhhhh... Oh, yes, yes... But... Could you repeat, please?...
Avoir la tête dans le seau, comme on dirait par chez nous, parce que quand il fait nuit là-bas (aux US), il fait jour ici (en France) et vice versa. Se réveiller en pleine nuit parce qu'une porte grince et que l'ombre de Freddy Kruger plane dans le coin, que le moindre bruit suspect vous fait entrevoir une fin digne de Massacre à la Tronçonneuse, entrailles éparpillées au sol et tête à l'autre bout de la pièce.
Galérer et se cailler par -20 degrés sur une course de ski de fond, la finir en rampant parce que le corps a lâché dans les quelques derniers mètres, passer la ligne en voyant des étoiles partout dans le ciel alors qu'il fait grand jour. 
Oh.... la belle bleue!

Mais n'importe qui aurait fait le déplacement. 
Oui, j'en salivais à l'avance, de tout ça, parce que je savais que pendant mon périple, j'allais en profiter pour découvrir la plus grande richesse de ce pays, celle qui déclenche l'hystérie, qui fait hurler les femmes et en fait venir les hommes aux poings. 
Un magnifique, spectaculaire, fabuleux, gigantesque quadruple cheeseburger (avec "triple boucle piquée") plein de gras, accompagné de frites baignant dans l'huile et d'un Muffin avec sucre glace dessus pour le dessert.
Rien à dire, ça en valait la peine.



lundi 10 février 2014

Transju 2014

Je vous avais parlé l'année dernière de mon addiction pour les cloches (à lire ici). C'est donc tout naturellement que j'ai pris part à cette nouvelle édition de la Transjurassienne.
J'étais plein d'envie, plein d'entrain, et plein de rêves. Pour m'imprégner encore un peu plus de cette cloche, je suis allé jusqu'à changer mon mode de vie. Je me suis installé à côté d'une église, poussant le vice jusqu'à l'extrême. J'avais le choix entre plusieurs, j'ai choisi celle qui sonnait toutes les demi-heures, sept jours sur sept et vingt quatre heures sur vingt quatre. Avec double carillons, un premier à six heures du matin, le second à sept heures du soir. En somme, le genre d'église qui vous rend fou au bout d'une semaine.
Si j'avais été comique (et mufle sur les bords), j'aurais pu rigoler en vous disant que j'ai choisi de partager ma vie avec une cloche. Mais quand on aime, on ne compte pas.
(NB: avis aux lecteurs, ce message est bien entendu fictif et il ne faut pas TOUT prendre au pied de la lettre. Je fais référence à l'église, ça va de soi)
Pour me lever le matin, j'ai relié mon réveil avec un mécanisme à cloche. Mon téléphone portable a une sonnerie qui imite les cloches. A pâques, j'ai dévalisé les commerces. Depuis, mon alimentation se résume aux cloches en chocolat.
Bref, depuis quelques temps, je pense cloche, je mange cloche, je vis cloche.
En prenant le départ hier, je savais que j'allais être dans mon élément. Durant toute la course, on a été encouragés à gong de cloches. Les spectateurs n'avaient pas lésiné sur les moyens, et dans toutes les montées, les belles cloches en bronze faisaient vibrer nos tympans.
A mi parcours, sentant l'arrivée se dessiner, j'ai durci la course, en oubliant parfois de me ravitailler. Tout se déroulait selon mes plans, jusqu'à ces quelques derniers kilomètres. Les crampes ont envahi mes jambes, et cette victoire que je sentais si proche s'est éloignée.
J'ai franchi la ligne en seconde position. Un peu déçu, me direz vous, mais deuxième, c'est toujours mieux que rien.
D'autant plus qu'à l'arrivée, on m'a annoncé que je n'avais pas fait tout cet effort pour rien. Une récompense m'attendait, j'avais un cadeau, et de taille.


Tout content, je suis allé retirer mon lot. Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant... 
Une mini-clochette!

Bon, ok, la prochaine fois, plutôt que de raconter des histoires, je'essaierai de pousser un peu plus fort sur les bâtons pour aller un peu plus vite.





mardi 4 février 2014

L'accueil du Forez

Une saison de ski, c'est aussi l'occasion faire un petit tour de France des accueils. Ce week-end, c'était direction l'Auvergne, ou plutôt le Forez avec un marathon organisé sur les crêtes, pas loin du col des Pradeaux. J'ai eu la chance d'être invité et accueilli par Pierre (président du club nordique) et Anne-Sophie Neyret. Un vrai bonheur, avec en plus des petits délices aux noisettes et aux châtaignes, il fallait bien ça pour se mettre en condition pour la course.
Une course pas évidente, sous la neige fraîche et les congères, mais comme on dit, dans ces cas-là, c'est pour tout le monde pareil. Je voulais faire une course assez prudente et me réserver pour la Transju, préférant une arrivée au sprint plutôt qu'une échappée solitaire. Le penser, c'est une chose, la réalité une autre. A l'approche de l'arrivée, après une longue descente, je lance le sprint un peu (trop) fort et d'un peu (trop) loin, et au bout de quelques dizaines de mètres, je sens une grosse montée d'acide dans les jambes. En quelques secondes, Guillaume du Team Grenoble revient à ma hauteur et me dépasse pour finir en vainqueur.


Bon, deuxième c'est toujours ça...

Depuis lundi, c'est grosses séances de ski avec petit régime dissocié que je termine demain soir, avec ensuite trois jours de repos avant la Transju.
Merci encore à Pierre et Anne-Sophie, cette petite escapade dans le Forez était vraiment géniale.