mercredi 24 décembre 2014

Elle est où la neige ???

Depuis quelques jours, quelques semaines, voire même quelques mois, tous les regards sont rivés vers le ciel. Presque à l'unisson, météorologues, touristes et skieurs n'ont qu'une question à la bouche: quand va-t-il enfin neiger???
En ce qui me concerne, cela fait pas loin de deux mois que j'ouvre tous les sites météo possibles et imaginables pour regarder ce qui se combine un peu partout dans les alentours. Et en général, lorsque j'ouvre mes sites en début de semaine, j'ai toujours un grand sourire. "Il va neiger!"
Malheureusement, bien souvent, c'est: "Il a flotté".
Dans le meilleur (ou pire, selon le point de vue) des cas, c'est soleil, douceur, plage et bikini.

A croire que là-haut, un p'tit malin s'amuse avec le temps.

Oui, l'été indien empiète sur l'hiver. Mais qu'on se rassure, avec beaucoup de bonne volonté, un brin de folie (ou d'inconscience, c'est selon), il y a toujours possibilité de s'amuser sur quelques taches de blanc.


C'est connu, la neige fait du bien au moral. Donc, en prenant en compte le lien de cause à effet, le manque d'enneigement a tendance à rendre un peu fou en ce moment...





En deux mots, c'est beau, hein, l'hiver ?!


samedi 20 décembre 2014

Retour sur la Sgambeda

Comme promis, un petit retour en arrière pour parler de cette fameuse Sgambeda de la semaine dernière. Après les deux semaines de ski en Norvège, il a fallu rechausser les skis à roulettes et partir à la recherche de quelques bandes de neige. J'ai été pas mal là-dessus, avec des sorties aux Glières, à Beauregard ou encore à Flaine, skiant entre taupinières, cailloux, bandes d'herbe et plaques de glace. 

Beauregard

J'ai quand même pu chausser les skis dans de bonnes conditions à Valsavarenche, petite station italienne à 2000m d'altitude, mais à presque 200 bornes de la maison. Deux petits séjours de deux jours indispensables pour faire du bon ski. 
Valsavarenche

Ensuite, direction Livigno pour participer à la première longue distance internationale du circuit de la FIS Marathon Cup. Avec mon dossard 2 sur les épaules, je prends un départ assez mauvais (il faut dire ce qui est), ne réussissant à retrouver le groupe de tête qu'après une dizaine de kilomètres.
Un rythme globalement soutenu lors de ce 42 kilomètres qui a permis à une douzaine de coureurs de se détacher. Les sensations s'améliorant au fil de la course, je sens que l'arrivée va se jouer au sprint. A quatre kilomètres du but, je tente de me replacer en début de peloton et manque de bol, je m'emmêle avec un autre skieur et je me retrouve les fesses par terre. Une chute sans trop de gravité, même si sur le moment, je ne savais pas si j'allais repartir tant la douleur au coccyx était forte. Il me faut quelques secondes pour me ressaisir et rejoindre à nouveau le groupe. Je produis mon effort dans les deux cents derniers mètres et, surprise, je parviens à passer la ligne d'arrivée en tête, moi qui d'ordinaire ne brille pas dans ce genre de final. Une victoire qui lance bien la saison, autant pour le Team Gel Interim-Rossignol que pour moi même. De bon augure pour la suite (malgré le contrecoup ces jours-ci avec une belle petite fatigue passagère)...

Photo de Chritsian Fritz, Worldloppet

samedi 13 décembre 2014

Sgambeda 2014

Qui ne connait pas La Fontaine ? Quand j’étais gamin, on avait un joli livre illustré avec quelques unes de ses fables. En général, je m’attardais sur les illustrations et je laissais de côté les mots, un peu comme dans les bandes dessinées. Lire l’intérieur des bulles demandant beaucoup d’effort et de concentration, j’imaginais l’histoire en me limitant aux traits de crayon. Vous pensez bien que la plupart du temps, j’étais complètement à côté de la plaque et, en revenant des années plus tard sur les pages des bandes dessinées et autres contes illustrés, l’histoire n’avait rien à voir avec celle que je m’étais imaginée.
Concernant les fables, il y avait, entre autres, celle d’une tortue et d’un lièvre, ou peut-être d’un lièvre et d’une tortue, je ne sais plus vraiment. En prenant un départ plutôt mauvais (il faut dire ce qui est, je n’ai pas été très bon) lors de la Sgambeda, première étape du fameux circuit international des longues distances, certaines images, assez floues d’ailleurs, me sont revenues par bribes relativement décousues. Je revois une tortue dodue, au visage bouffi traînant sa lourde carapace sur un chemin semé d’embûches. A ce moment, effrayé par la comparaison, j’ai décidé d’accélérer pour me replacer. Je préférais l’analogie au lièvre, sautant gaiement de pierre en pierre, une herbe à la bouche en sifflotant un air du moment. J’ai dû me faire violence pour me retrouver dans le peloton de tête, me voyant déjà affublé de cette image de tortue pataude et grassouillette. Mais le cliché me trottait en boucle dans la tête, et pour essayer de m’en affranchir, je me suis replacé, puis replacé, et replacé encore au fil des kilomètres, tant et si bien qu’au moment de franchir la ligne d’arrivée, eh bien, j’étais seul en tête.
Et hop, terminé la comparaison avec la tortue. C’est à ce moment que le fin mot de l’histoire m’est revenu en mémoire.
Comme quoi, rien ne sert de courir, il faut... finir à temps !
Là, c’est plus du « La Fontaine », c’est du Benoît Chauvet.



PS : Bon, d’accord, pour ceux que ça intéresse, je vous ferai prochainement un récit plus technique sur la course…

jeudi 4 décembre 2014

Norvège (1ère partie)

Après le passage Oberhof (écrit précédent), il a fallu trouver un autre site pour aller faire quelques tours de ski.
En novembre, le choix étant assez restreint, il n'y avait bien que la Scandinavie pour accueillir mes humeurs de skieur en manque de neige. C'est d'ailleurs dans cette même Norvège que j'ai posé mes jalons il y a deux ans, et aujourd'hui, je vais vous en dire un peu plus sur ce fameux pays, paradis des skieurs (enfin, quand il y a de la neige...)
Là-bas, les gens skient comme on marche chez nous. A la sortie du berceau.




Tout le monde skie. En sortant de l'école, pour aller au ciné, pour aller chercher son pain. Les jeunes, les moins jeunes, les moins moins jeunes. Le plus surprenant, c'est de voir le nombre de skieurs accompagnés par leurs chiens. C'est marrant à voir, par contre, quand on passe derrière, il faut parfois savoir slalomer.



Lorsque vous partez faire une séance, il y a une chose primordiale, essentielle, incontournable: Prenez une carte. Les pistes de dix ou quinze kilomètres, ils ne connaissent pas. C'est plutôt cent ou deux cents. Et si vous n'avez pas de carte, pensez à prendre au moins une lampe. Car les journées sont plutôt courtes.
 Et dans ce cas, elles peuvent devenir longues

Très longues...



Très très longues...