dimanche 27 décembre 2015

Joyeux Noël 2015

En cet hiver froid et neigeux, je vous souhaite à tous un joyeux Noël!!!


cliquez sur l'image !

samedi 19 décembre 2015

Éléa éditions et nouveau livre "Et vous, qu'auriez-vous fait?"

En cette fin d'année 2015, j'ai décidé de me lancer dans une nouvelle aventure. Une nouvelle aventure que je tiens à partager. Tout d'abord en permettant à d'autres personnes de venir participer à ce projet, - ce sera peut-être vous ? - et ensuite en m'aidant à promouvoir ce projet.
Ce projet, il est double: 
-la parution de mon prochain livre "Et vous, qu'auriez vous fait ?" une grande nouvelle percutante traitant avec légèreté un sujet plein de gravité

Couverture du livre

-et surtout, la création d'une maison d'édition. 
Cette maison d'édition est une volonté de vouloir créer une petite entreprise qui se développera dans l'écoute, le partage, la bonne et humeur, le respect... toutes ces valeurs indispensables au bonheur mais qui, dans un monde parfois trop pressé, tendent à s'égarer.

Vous pouvez d'ores et déjà mettre votre pierre à l'édifice en découvrant ce projet ici:




Pour ce projet, j'ai impérativement besoin de vous. Noël approche, offrez-vous et offrez-nous un beau cadeau.

Faisons quelque chose de beau ensemble.

D'avance, merci. 


lundi 7 décembre 2015

Sgambeda 2015, premiers (et derniers) microbes

Au retour de la Scandinavie, je suis allé faire mes heures quotidiennes de ski au plateau des Glières, avant le premier grand objectif de la saison : La Sgambeda, en style classique (en l’occurrence en poussée, au vu du parcours très plat).

Manque de chance, je suis tombé malade le mercredi avec à la clé une bonne angine. Mal de gorge et ganglions, j’espérais qu’avec une cure d’homéopathie et d’huiles essentielles, la mal serait vite parti, mais ça n’a pas été le cas.

Malgré le manque de neige, la Sgambeda a été maintenue sur une boucle e 6km à effectuer 4 fois, soit 24km au lieu des 35 initialement prévus.



Avant le coup de fusil de départ, j'avoue que j'étais peu convaincu par ma prestation à venir, me demandant si oui ou non, il fallait prendre le départ. Mais faire 1300 bornes de voiture pour regarder les skieurs depuis le côté de la piste, j'ai un peu de mal, et il y a toujours une petite voix dans un coin de la tête (pas celle de la sagesse) qui dit qu'on ne sait jamais, sur un malentendu...
Je limite la casse avec une 32ème place . J’ai pu jouer avec le groupe de tête pendant les trois premiers tours avant de lâcher dans le dernier. Forcément déçu, mais je me dis qu’il vaut mieux être malade tout de suite pour être ensuite débarrassé des microbes sur le reste de la saison. Là-dessus, vous me répondrez: autant de pas tomber malade du tout, et vous avez bien raison!

mardi 1 décembre 2015

Transjurassienne 2016 ou comment faire l'amour à Mouthe

Je sais, ça vous avait manqué. Mais je n'ai pas abandonné la plume. La preuve: un petit texte concocté pour la Transjurassienne 2016:


BenoitChauvet



On m’en parle depuis bien longtemps. A vrai dire, depuis cette première fois où mes pieds sont montés sur des skis. A l’époque, je soupçonnais quelque second degré là-derrière, mais en voyant l’aplomb de chaque skieur m’annonçant cela, avec sérieux, les yeux rêveurs et émus, j’ai pensé qu’effectivement, il ne pouvait y avoir parole plus sincère.

Malgré cela, je pensais être un peu jeune, et mes oreilles bien chastes en furent par la suite plutôt choquées. A force de l’entendre, j’en devins presque traumatisé.

« Faire l’amour à Mouthe ! » Ils n’avaient que ça à la bouche, ces adultes. Que de toute façon, tout skieur digne de ce nom le faisait. Que c’était une expérience inoubliable, magique, intemporelle, et que si je prenais du plaisir, je pourrais la réitérer les années suivantes, que cela était pratique courante.

J’étais choqué, au niveau vingt de magnitude sur l’échelle de Richter. Le fait de l’entendre de toutes les bouches me faisait penser à ces orgies pratiquées à l’époque des rois Louis affublés de ce X douteux. Même ce VercingétoriX, en y repensant, n’avait plus, à mes yeux, ce costume de héros dont je l’avais revêtu dans mon enfance. Fan de BD, je n’étais plus capable d’ouvrir mes tomes d’AstériX et ObéliX, ayant peur de voir surgir à chaque page quelques dessins équivoques.

Mettant cela de côté, j’ai voulu croire que Mouthe était un lointain sosie de Pigalle. J’y aurais trouvé un mince réconfort. Mais pensez bien, perdue dans les tréfonds du Doubs, Mouthe ne dépassait pas le millier d’habitants, n’avait pas la moindre copie du Moulin Rouge, et j’imaginais bien mal que les quelques hôtels s’y trouvant se transformaient en vastes maisons closes.

En creusant un peu l’affaire, j’ai découvert que Mouthe, fierté locale, s’enorgueillissait d’obtenir un bien grand record, celui de voir son mercure descendre plus bas que ce que le thermomètre pouvait accueillir. Alors pensez bien, faire l’amour à Mouthe, qui plus est en plein hiver, il y avait un truc qui ne tournait pas rond…

Puis à l’été 2014, une rumeur a commencé à circuler. « 69 ! » Dans les bouches, il n’était plus question que de ça. Les anciens essayaient de convaincre les jeunes. Que le 69 n’avait de sens que si tu faisais l’amour à Mouthe. Qu’il fallait bien entendu emmener sa copine le faire. J’étais complètement choqué. La perversion atteignait son comble. Certains disaient que l’histoire du 69 était bien réelle, mais que l’organisation avait caché les chiffres et qu’officiellement, elle avait choisi « 68 », un chiffre qui passait bien mieux auprès du Préfet.

Et tout à coup, en février dernier, sur la ligne de départ, à Lamoura… ça m’a sauté aux yeux. Mais oui, l’amour à Mouthe, c’est La Transjurassienne, tout simplement ! Alors moi aussi, tout ragaillardi, j’y suis retourné, tu parles !

Mais je me suis pris une belle branlée… Bon, ce n’est peut-être pas le terme adéquat… Je vais plutôt dire que je me suis pris une déculottée. Ah non, ça ne va pas non plus… Une fessée ? Une… une…

Enfin bon, j’ai fait Lamoura-Mouthe, quoi !


http://www.transorganisation.com/faire-lamour-a-mouthe-par-benoit-chauvet/