lundi 13 juin 2016

Vacances à... ???

Depuis quelques jours, nous sommes en vacances à X. Non, n’imaginez pas là quelconque connotation salasse, bien que certains panneaux rencontrés lors de notre vadrouille soient assez douteux.



Un endroit sauvage et vallonné, aux nombreux lacs et cours d’eau. Florilège de routes bucoliques, elles sont parfaites pour la pratique du vélo et du ski à roulettes. Peu de voitures, revêtement correct, le top pour l’exercice sportif.

Voilà un peu pour l’introduction. On va rentrer dans le vif du sujet. Vu que pour moi, vacances riment forcément avec sport, je suis allé faire un tour en ski roue. J’ai d’abord hésité à prendre une carte, mais si vous me connaissez bien, vous savez que j’ai la fâcheuse tendance à partir sans me soucier de l’itinéraire emprunté. Cheveux (enfin, ce qu’il m’en reste) au vent, j’ai traversé quelques bourgs, me disant qu’en prenant toujours à gauche, j’arriverais bien par finir par retomber sur mes pas. Au bout d’une trentaine de kilomètres, ma gourde à sec, j’ai commencé à trouver la route longue.
A gauche, une voie ornée du panneau de l’impasse. En général, si vous entrez dans ce type de route, vous avez toutes les chances de voir votre chemin se terminer en cul de sac. Mon bon sens m’a donc fait prendre la suivante, une jolie route bien goudronnée avec une indication de village. Sans réfléchir, je tourne, fais quelques kilomètres de montée. A la sortie du village, plus de route. Oui, sachez que l’absence de panneau ne veut pas dire que vous n’allez pas forcément devoir rebrousser chemin.
Je croise alors deux gaillards, leur demande comment retomber sur mes pattes. Voyant mon attirail, ils me disent que le mieux est de faire demi-tour, de reprendre ma route. Pas moins de quinze kilomètres avant d’espérer rentrer.
Je regarde le chemin caillouteux en face de moi.
-Et si je continue par là ? leur fais-je.
Ils me regardent, interloqués.
-Bah, il y a bien quatre ou cinq kilomètres. A vol d’oiseau. Et puis, avec ces pluies des derniers jours…
Au fond de moi, je me dis que les autochtones sont forcément un peu marseillais sur les bords. Mon instinct me dit qu’il ne me faudra pas cinq minutes pour retrouver un joli goudron. Et pas la moindre trace d’humidité entre les cailloux.
Une demi-heure plus tard, de l’eau jusqu’aux genoux, je constate que l’autochtone doit forcément savoir de quoi il parle. Je finis tant bien que mal par retrouver une route, vois enfin un panneau salvateur, avec mon lieu de retour. Sauf qu’il m’indique de prendre à droite, et que mon instinct me dit à gauche. Avec toutes mes péripéties, je laisse de côté mon instinct à deux balles et écoute mon bon sens.
Encore une dizaine de kilomètres, la langue en travers, desséché, à bout de force. Enfin de retour, je croise un gars du coin, lui explique un peu mon tracé, et à ce moment là, il me fait en rigolant :
-Mais vous auriez dû prendre à gauche, mon p’tit gars, lors du dernier embranchement. Il ne vous restait qu’un kilomètre de petite route. Faut pas toujours se fier aux panneaux, vous devriez le savoir, quand même !
Inutile de vous dire que depuis quelques jours, il y a un habitant de moins à X...

Enfin voilà, on est en vacances à X. Un coin vallonné, vous l’aurez compris. Dans un parc naturel. Il y a même une piste de ski de fond d’une quarantaine de kilomètres. Et si vous aimez Noël, sachez qu'une grosse partie des sapins qu'on décore provient de là.

Oui, c'est bien beau tout ça. Mais d’après vous, dans quelle région suis-je ?...






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