mardi 19 juillet 2016

4ème aux Championnats de France de Kilomètre vertical

Le matin, j'avais mon petit scénario en tête. Comme dans les films. Je voyais le déroulement de la course, la manière dont j'allais partir, là où j'allais accélérer, puis le moment où j'allais complètement lâcher les chevaux. Un peu comme le proverbe des sportifs: tu pars à fond, tu accélères au milieu et tu sprintes à la fin.
Facile en somme, et pour résumer l'épreuve, ça s'est passé typiquement comme ça.
Je suis parti, j'étais déjà à fond, en galère, les jambes lourdes. Au tiers de la course, je me suis mis à marcher, incapable de trouver de la cadence en courant. La bouche grande ouverte, le ventre à terre, comptant le nombre de fourmis au sol. J'ai fini comme j'ai pu, et s'il y avait une bataille à livrer, elle était en grande partie avec moi-même.
Au final, je ne suis pas si ridicule, je termine 4ème, le podium pas très loin. Le cardio n'est pas monté très haut, une moyenne à 166 pulsations, comme on dit, peut mieux faire. Un autre jour, peut-être, mais en ce jour, j'ai donné tout ce que j'ai pu. Eh oui, entre ce qu'on pense pouvoir faire et ce qu'on fait, il y a tout un monde, et ce monde, c'est notre bon vieux corps qui nous le rappelle.
Je rêve un jour de pouvoir avoir des jambes de feu, de courir, de voler, de ne pas sentir la douleur. Même pas mal, de la rigolade.
Même que j'en redemanderais, tiens!

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