mardi 16 août 2016

Les joies du vélo

Dimanche dernier, je suis allé faire une petite balade à vélo. Le genre de sortie qui me plait bien, 260 bornes, 5000 mètres de dénivelé, pour certains, ce n'est pas non plus exceptionnel, mais pour un cycliste du dimanche comme moi, ça commence à faire. Ça me prend comme ça, de temps en temps, un peu comme faire l'aller retour en Bretagne en 8 jours.
J'ai réussi à motiver deux givrés pour m'accompagner, ce genre de périple est toujours plus sympa à partager. Seul, on commence rapidement à compter les tours de pédales. Ne connaissant pas le Pas de Morgins, l'objectif premier était juste d'aller découvrir le coin. Et puis tant qu'à pousser la chansonnette, je me suis dit qu'un tour du département serait plutôt sympa.
Départ de la maison, passage par Marignier, Onnion, Col de la Jambaz, Val d'Abondance, Châtel, Pas de Morgins, Col de la Forclaz, Vallée de l'Arve puis retour aux pieds des Glières.
Après un petit coup de chaud dans la Forclaz, le compteur indique 160 bornes, on rigole avec les collègues, je me dis que le petit col des Fleuries, en toute fin de parcours, risque d'être difficile, et que le "faux coup" du pneu crevé pourra être opportun. On dégonfle le pneu pour faire croire à la crevaison, on tend le pouce et le tour est joué.
Quelques kilomètres plus loin, au moment de passer le panneau du col des Montets, j'entends un gros "Crac", ma roue arrière se bloque et laisse une grosse traînée sur le goudron. J'ai à peine le temps de mettre un pied à terre.
Ma patte de dérailleur s'est cassée en deux, faisant au passage un sac de nœud avec ma chaîne, le câble de dérailleur et les rayons.


Impossible de faire le moindre mètre, pas de bol, le plus dur était fait, il ne restait quasiment plus que la descente et le plat.
Je dis à mes collègues de galère de poursuivre leur chemin et attaque le stop. Une première voiture me prend rapidement et m'amène jusqu'à Chamonix. Je me dis qu'à ce rythme là, je serai rapidement à la maison. D'autant plus qu'à Chamonix, il y a une foule de touristes.
Bien campé à la sortie d'un rond point, je tends à nouveau le pouce, et j'attends.
Longtemps.
Très longtemps.
Je vois passer un tas de voitures. Des grosses Porsche Cayenne, des magnifiques 4*4, des breaks avec tout plein de place dans le coffre, des minibus...
Bien sûr, pas une ne s'arrête, je risquerais de leur mettre une petite trace de sueur sur leurs sièges en vison, ou un grain de poussière dans leur coffre
Pour finir, une voiture se met sur le côté, une famille de trois sportifs à l'intérieur, ils se plient en 4 pour me faire rentrer ainsi que mon vélo. 

Tout ça pour dire que quand vous êtes en galère avec votre vélo, priez le ciel pour que des sportifs compréhensifs soient sur votre route. Sinon, vous risquez d'attendre longtemps!




6 commentaires:

  1. La solidarité sportive existe heureusement !!

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  2. On t'avait prévenue de mouliner un peu plus!!! Trop watts dans les cannes. Beau tour au moins. A refaire

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  3. Bravo , belle bambée en effet surtout pour un non cycliste
    5000 m de delat H ca fait ..
    claudio de la faverges
    www.Biclou.com

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    1. Pas grand chose par rapport aux 500 bornes en une journée!!!

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