lundi 18 septembre 2017

Les mystères du corps, et victoire à Chedde les Ayères

Il y a une semaine, je terminais ma course avec une grosse contracture au mollet. A tel point que le soir, j'étais incapable de marcher normalement.
J'ai donc badigeonné la bête d'argile, pris un jour de repos, recommencé gentiment l'entraînement le mardi. Mercredi, ça allait mieux. Etant donné que j'avais prévu une grosse sortie à pied le jeudi avec un ami, j'ai testé les baskets, ça tirait un peu, j'ai mis du baume du tigre et le jeudi matin, hop, sortie longue.
Au départ, il faisait 18 degrés, on avait prévu 8 heures de course à pied, au bout d'une heure, il tombait des seaux d'eau, mais la motivation était là. Au bout de deux heures, la température a chuté, la bise s'est levée, on s'est dit qu'on serait peut-être mieux en fond de vallée. Au bout de trois, les dents claquaient, on a évoqué la possibilité de raccourcir notre sortie d'une heure.
Au bout de quatre, on a vu les sommets blanchis par la neige, il faisait 2 degrés, et une nouvelle heure de moins ne serait pas de trop.
Au bout de cinq, le mollet a commencé à tirer, mais j'ai réussi à rentrer, tant bien que mal. Au bout de six heures. Trempé jusqu'aux os, grelottant, complètement claqué.
J'ai poursuivi l'entraînement en ski roue le reste de la semaine, les quadriceps eux-aussi bien endoloris par la sortie. Mais pas de nez qui coule, pas de mal de tête, pas la moindre crève à l'horizon.
Dimanche, j'enfilais le dossard sur Chedde Les Ayères, course de montagne au-dessus de Passy.
Et là, rien, pas une douleur, pas le moindre tiraillement, rien, nada, que tchi, que dalle.
Même que j'avais bien la frite aussi.
Même que j'ai gagné.

Le corps, c'est quelque chose de fabuleux. 
Il ne faut pas chercher à comprendre, il n'y a rien de logique.
Un peu comme les femmes, quoi !
(Oui, je sais, elle était facile, celle-là, des fois, je suis vraiment pas drôle).

Allez, à bientôt pour de nouvelles aventures.



mercredi 13 septembre 2017

Victoire aux Foulée Maglanchardes

Après la semaine de stage dans les Bauges, j'ai mis le dossard sur les Foulées Maglanchardes. Les sensations étaient au top, je réussis une belle course en solo, 1mn20 de moins que l'an passé tout en abaissant mon record personnel de plus de trente secondes.
Et vu que je ne fais pas les choses à moitié, j'ai aussi gagné une superbe contracture au mollet dans les deux derniers kilomètres de course.
La contracutre, comme on dit, c'est gratuit.
Et puis, j'ai toujours été de nature curieuse. 
Hein, tant qu'à faire, je ne connaissais pas encore.
Y'a pas de petits plaisirs...

vendredi 8 septembre 2017

L'alimentation du sportif

Après le Jura, le plateau des Bornes, l'Italie, c'était au tour du Massif des Bauges d'accueillir notre Team de fondeurs. De quoi, bien entendu, en avoir des sueurs froides. Non, ce n'est pas tant les cinq heures et demie de transpirées sur le goudron sur une matinée, ni les trente heures d'entraînement dans la semaine dont on va se rappeler, mais uniquement... la nourriture.
Bah oui, parce que ce serait oublier que ce qu'il y a de plus cher au fondeur qui s'entraîne, eh bien, c'est de manger. Notre sport numéro un.
Non, je ne vous mens pas. Si l'on fait la synthèse d'une journée classique d'entraînement :
Dodo/Repas/Entraînement/Repas/Sieste/Goûter/Entraînement/grignotage/Repas/Dodo
on se rend bien compte que la nourriture occupe les 4/10ème de la journée, la position allongée les 3/10ème et les entraînements, seulement les 2/10ème.
Il est donc impératif, lors d'un stage, d'avoir en priorité numéro 1 : un bon cuisto.
Entre raclettes, spécialités locales, fondue bressane avec frites bien grasses, plateau de fromage à tous les repas, j'en passe et des meilleurs, pas de doute, l'accueil a été au top. Ce n'est pas nos estomacs ni notre taux de cholestérol qui diront le contraire...
Ah, et j'oubliais, on s'est quand même entraînés.

Enfin, rien qu'un peu.


lundi 28 août 2017

Podium, victoire et Mathématiques

A peine sorti de ma position horizontale du lit et des mes soucis biliaires, j'ai enfilé le dossard lors de mon fétiche kilomètre vertical de Manigod, auquel j'accroche un podium un peu inespéré.
Et ce week-end, je remporte le presque kilomètre vertical de la Grimpée de la Sambuy.
Horizontal, vertical, les chiffres, tout ça, quoi, je dois être un génie (bien caché) des mathématiques.
Einstein, t'en fais pas, la relève est assurée. 


mercredi 16 août 2017

La semaine de tous les dangers

Il y a "l'été de tous les dangers", et puis la semaine de tous les dangers.
Je vais commencer par "ça a commencé", vu que ça commence toujours par quelque chose.
Donc, ça a commencé par mes retrouvailles avec l'équipe, pour un stage d'entraînement. Une petite incompréhension, un rendez-vous donné vers l'église, mais sachant qu'il y a deux églises dans le village, forcément, j'attendais à l'une d'elles, le reste du groupe à l'autre.
Un coup de téléphone pour se mettre d'accord, je chausse mes skis roues, je pars, et j'enfile mes dragonnes de bâton en roulant.
Et blam, patatras. Je m'affale de tout mon poids sur le goudron. Je me relève, un peu amoché, et constate les dégâts. 
J'ai fait un gros trou dans le goudron.
Deux heures plus tard, la jolie route goudronnée se termine par un chemin carrossable. Je regarde le chemin, mes skis roues, mes skis roues, le chemin. Dans le groupe, chacun se regarde, un sourire en coin, et on espère tous que le chemin ne fera qu'un kilomètre. 
Huit kilomètres plus tard, chacun se dit qu'il y en avait sept de trop.
Le lendemain, en me baissant, une guêpe se prend dans mon col et me pique au cou. Je suis un peu allergique, et bien sûr, le soir, j'ai le cou comme un taureau.
Le surlendemain matin, on cale dans le programme un 3000 mètres, "la cima Bianca". Au moment de partir, on croit à l'éclaircie. Deux heures plus tard, c'est le déluge, la grêle, le tonnerre, et pour parfaire le tableau, on perd le sentier.
Je rentre frigorifié, comme si j'avais passé les trois dernières heures dans un congélateur
L'après-midi, j'ai des sueurs froides, je ne me sens pas bien, et je passe les quatres jours suivants à me traîner entre le lit et le farniente, ne sachant pas si j'ai une grippe ou une gastro.
J'avais promis un dossard sur les France de Kilomètre Vertical, le dossard y était mais pas le bonhomme. 

Moi, j'ai fait le mètre horizontal dans mon lit, et c'était déjà bien assez dur.



lundi 24 juillet 2017

Victoire à la Grimpée du Crêt d'Eau

Après la déconvenue du week-end dernier, j'ai passé la semaine à me morfondre dans mon lit (mais non, j'rigole), ça tombait bien, j'avais une semaine "récup" à faire, seulement une petite douzaine d'heures.
Parce que je n'aime pas vraiment l'échec - enfin, si, j'étais fan quand j'étais gosse, j'ai même gagné la compétition internationale de notre école primaire - je me suis dit que je remettrais le dossard au Nid d'Aigle. Mais trop impatient pour attendre l'année 2018, j'ai saisi l'opportunité (et le calendrier des courses de montagne, par la même occasion) de la fameuse Montée du Crêt d'Eau, du côté de Bellegarde.
La course servait de support au challenge national des courses de montagne, et après 1h19mn57secondes (j'insiste sur le chrono, je m'étais fixé moins de 1h20 comme objectif), une montée rondement menée et une descente fidèle à moi-même (pire qu'une chèvre), j'ai franchi la ligne en vainqueur, améliorant mon temps de l'an passé d'1mn20.
Il y avait du beau monde, mais c'est sûr, il manquait les meilleurs. Eh bien tant pis pour eux. Moi, j'étais là. Et il y avait quand même M. Thévenard, l'as du trail. Et pour la petite histoire, il ne m'a encore jamais battu sur une course à pied (Ok, je ne me suis jamais aligné sur un Ultra trail, mais on se rassure comme on peut!)
Enfin voilà, après tant de parenthèses, je peux refermer la parenthèse des courses en juillet, la prochaine sera en août, après des vacances (sportives, forcément) durement méritées.



mardi 18 juillet 2017

Aravis sky pursuit, sur un air de KV...

Les Trailers des Aravis, ça vous dit quelque chose ?
Mais si, vous savez, les quatre manches du KV de Manigod. Le chemin qui monte depuis Comburce et qui finit sur les crêtes de Merdassier. L'incontournable casse-croûte à la vieille ferme. L'accueil incontournable.
Eh oui, tout ça, c'est à eux qu'on les doit.
Pour ma part, j'ai découvert le KV en 2011. Les jambes qui brûlent, les poumons qui explosent, et tout le reste qui va avec. J'ai même fait quelques petits articles (ICI, ICI ou encore ICI).
A l'époque, je renouais tout juste avec l'envie de mettre le dossard sur la période estivale. Le point de départ, quoi! Depuis, je n'arrête plus.
Enfin voilà, tout ça pour dire que cette année, un nouveau venu s'invite dans le monde de la course à pied, avec l'Aravis Sky Pusrsuit.


Une épreuve peu commune, s'étalant sur deux jours, avec un KV en nocturne le vendredi soir, suivi d'une poursuite le lendemain à l'occasion d'un trail de 20km. n
Il est encore temps de vous inscrire, alors foncez! 

Et pour la petite info, si vous réussissez à battre le record de l'épreuve du KV, je vous offre le champagne! (Le record de l'épreuve, hein, pas le mien, celui là, il est encore assez accessible)   ;o)   


lundi 17 juillet 2017

2ème au Môle, Stage à la maison et craquante au Nid d'Aigle

Il est temps de reprendre la plume pour donner quelques nouvelles. Non pas que je délaisse l'écriture durant les vacances estivales, mais côté site internet, il y a du laisser aller.
Quoi de neuf depuis deux semaines ? 

Fidèle au poste, j'ai été à la nouvelle édition de l'Olymp Loue avec l'équipe d'Universki. Une panoplie de champions étaient présents, dont d'éminents boxeurs qui m'ont tout simplement époustouflé, à la fois par leur palmarès mais aussi par leur incroyable présence d'esprit, leur éloquence. Comme quoi, sport et esprit peuvent aller de pair. Encore bravo à Yves Blondeau et Fabrice Guy ainsi que tous les autres membres de cette belle association pour cette organisation.




Le week-end suivant, j'ai remis le dossard à l'occasion de la grimpée du Môle. Après des semaines de grosses chaleurs, les sensations n'étaient pas au mieux, mais je réussis néanmoins à décrocher la deuxième place derrière Yanis Lecomte, bon coureur sur les courses de montagne du coin.

La bande de skieurs de Gel Rossignol s'est ensuite réunie à Aviernoz pour une semaine de stage intensif, avec une trentaine d'heures d'entraînement sur les routes du coin. Deux grosses sorties de cinq heures au compteur, une en skate pour rejoindre Thonon, 91km et 1500m de dénivelé, et une autre sur les crêtes du Salève, avec 80 bornes en poussée et 1500m de dénivelé. 



Nous étions trois (avec Candide et Adrien) à prolonger cette grosse semaine sportive en terminant par la fameuse Montée du Nid d'Aigle. Longtemps à la lutte pour la 4ème place, j'espérais un gros final sur les pentes escarpées (qui me conviennent d'ordinaire plutôt bien) mais en hypoglycémie et perclus de crampes, j'explose complètement dans la dernière demie-heure et termine 8ème, bien loin du vainqueur du jour. Candide fait une belle course et accroche le podium.


Ma foi, après réflexion, pour la prochaine édition de cette montée, au vu de la forme du moment, je me transformerai peut-être en chamois, si un aigle traîne dans le coin, j'irai sûrement plus vite au sommet !





lundi 3 juillet 2017

Gel Groupe, la boîte où il fait bon travailler

Le week-end du 24 juin, en tant que membres de l'équipe de ski Gel Rossignol, les skieurs de l'équipe étaient conviés à l'inauguration des nouveaux locaux de Gel à Saint-André-de Corcy. 
Trois jours festifs, dans la convivialité et la bonne humeur. Trois jours bien remplis, histoire de découvrir à quel point il fait bon travailler au sein de Gel groupe.
Pour cette inauguration, Guilhem et Emilie, fondateurs de l'entreprise, avaient tout prévu. Concerst, stands de fête foraine, camions-restaurant, spectacles improvisés, nuits en tipi, parcours du combattant au petit matin... tout était prévu pour que le week-end soit riche en émotion. 
Ce fut l'occasion de faire notre premier "Summer Tour" avec notre bande de skieurs. 

La suite, c'est en photos :
















mercredi 28 juin 2017

La chronique de François

François aime manier les mots, féru d'orthographe et de grammaire, il m'a donné de grands coups de mains pour certaines corrections. Régulièrement, il fait une petite chronique sportive, et je tiens à vous faire découvrir sa plume (celle-là était sur mon bilan de saison):

Benoît d.e.s.e le bilan ...
Non Benoît n'a pas déposé pas le bilan - il continue l'année prochaine, et ça c'est une sacrée bonne nouvelle -, mais il a dressé le bilan de sa saison. Entre rhumes et angines, entre microbes et virus, il s'est entraîné... comme un malade... en biathlon de style imposé: un tour de ski, un tour de peine alité, un tour de ski, un tour de peine alité.... Au niveau des résultats il y a du bon - la victoire au Massacre, la deuxième place au Tartu Marathon, une troisième et une quatrième places aux Championnats de France - et, forcément du moins bon - quelques forfaits (de ski) et une Transju terminée dans le deuxième peloton... Ces crèves à répétition ont été pour lui un fléau, et du coup il ne sait pas, sur le dessin qu'il nous livre, s'il doit faire pencher celui de la balance, du côté du bilan positif ou du côté du bilan négatif. Au fait on dirait un skieur hésitant entre deux pistes, une rouge et une verte, à moins que, malade, ce ne soit entre deux boîtes à pharmacie.
Et tandis que Christel dévale dans notre estime aussi vite qu'elle ne grimpe les KV, prise la main dans le sac des produits dopants, mais se posant presque en pure victime, voire en victime pure, et surtout en ne pensant KL, aidons Benoit à choisir la bonne boîte... Devons-nous lui dire de voter pour celle de gauche ? Attention celle de gauche pour nous est à sa droite ! Et en ces temps politiquement agités, celle que l'on croyait à gauche pourrait bien se retrouver à droite, alors ! Peut-être qu'un indice pourra nous aider à choisir. Oups ! Euh finalement Benoît, un bon conseil, ne fais pas comme Sainte-Thérèse et Sainte-Christel, les sainte-nitouche-aux-produits-dopants-que-par-ignorance, lis la notice avant de te soigner !





jeudi 22 juin 2017

Mister Plat, l'extraterrestre

« Plat »
Lorsque j'ai demandé à mon pote Robert sa définition, il m'a répondu dans son fameux langage littéral : qui a peu de profondeur, de caractère. Je ne suis pas du genre à remettre en question ses définitions, mais là, j'ai trouvé que mon Robert, il avait pris un coup de vieux. La semaine dernière, j'étais invité à un concert, il se trouve que Plat s'y produisait. Ah oui, pardon, je n'ai pas précisé, Plat a un prénom, il s'appelle Pierre-Yves. Et il joue de la musique. Du piano, plus particulièrement.
Moi, la musique, ça me connaît. Après des années de solfège, de violon en école de musique, puis de piano de manière autodidacte, de partitions de Bach, Beethoven, Mozart et consorts, j'ai vite compris quelque chose : si j'aimais la musique, elle, de son côté, ne me le rendait pas. Je me suis dit qu'il me fallait peut-être du temps, de l'exercice, toujours et encore. Mais à force, j'ai fini par me lasser. Le classique, la musique acoustique, c'était un peu ringard.
Et puis, j'ai entendu ce Monsieur Plat. A vrai dire, je n'étais pas le seul à l'écouter, bouche grande ouverte, complètement béat de voir à quel point la musique semblait facile, évidente, déconcertante. Pierre-Yves réinvente la musique, mais il ne faut pas l'écouter pour le comprendre, mais le voir. La magie opère, et derrière son grand piano, Monsieur Plat n'a rien de monotone, sa musique est folle, déjantée, il la partage en autant de notes que peut contenir son instrument, à qui veut les entendre. Ce ne sont que des paroles, me direz-vous, mais je vous l'assure, il faut le voir pour le croire, sa musique se vit, se respire. S'il y en a un qui va se plaindre dans la salle, ce n'est sûrement pas le spectateur, seulement le piano qu'il malmène, encore et encore, pour le plus grand plaisir de nos oreilles... et de nos yeux. Oui, je vous l'assure, venez, vous ne serez pas déçu.

Pour l'anecdote, j'ai enfin compris que quelque chose clochait chez cet artiste: Pierre-Yves Plat est un extraterrestre, alors que le commun des mortels a deux mains, lui en a quatre, ce qui expliquerait sa facilité à les faire courir sur les notes sans aucune fausse note.
PS : de retour chez moi, je me suis remis au piano. Je n'ai pas mis longtemps avant de le mettre à la poubelle : il ne marchait pas.

L'artiste est à découvrir ici:

Et pour avoir un petit aperçu vidéo, c'est ici, regardez, c'est juste incroyable : 



mercredi 14 juin 2017

Chagrin d'amour, ce n'est qu'un au-revoir ?

Lorsque je t'ai rencontrée, je t'ai trouvée un peu petite. J'imagine que de ton côté, tu m'as trouvé un peu trop grand, et surtout trop bordélique. Tu avais du caractère, je t'ai jugée trop voyante. Chaque fois que je t'avais en main, les regards des autres étaient trop appuyés, ils ne m'imaginaient pas avec toi, ils ne t'imaginaient pas avec moi. 
On s'est tous les deux dit qu'entre nous, ça ne pourrait pas marcher.
Et puis on a appris à se connaître. Je t'ai dit que j'avais deux enfants, tu m'as répondu qu'il y avait suffisamment de place pour eux. Je t'ai avoué que je partageais déjà ma vie avec une femme, tu m'as rétorqué qu'il y avait suffisamment de place pour deux, tu n'étais pas jalouse, cela faisait mon affaire.
Et notre histoire a commencé, belle, passionnée. Nous affichions fièrement les mêmes couleurs. Tu m'as emmené sur les routes du Monde, jamais tu n'as rechigné, toujours fidèle, toujours partante. Nous avons traversé les tempêtes, et chaque soir, nous ne pensions qu'au lendemain. Je savais au fond de moi que nos chemins finiraient pas se séparer, alors nous avons profité de chaque jour ensemble comme s'il était le dernier. Et un beau jour, l'inéluctable est arrivé. 
Tu m'as quitté, et je ne pouvais plus te retenir. Cela n'était plus de ton ressort, la décision ne t'appartenait pas, ne t'appartenait plus.
Mais au fond de moi, je me dis qu'un jour, peut-être, nous serons de nouveau réunis.



Et que je remercie du fond du coeur le groupe Patrick Metz Mini Store pour avoir permis cette belle rencontre ;o)




lundi 12 juin 2017

Victoire aux Mémises

Je ne pensais pas le dire si tôt dans la saison de course à pied, mais : ça, c'est fait ! 
Une première victoire, à l'occasion de "L'assaut des Mémises". 
Un parcours vallonné sur la première moitié, puis bien raide sur la deuxième. Il faut croire que j'y ai trouvé mon compte.
Ce qu'il y a de génial dans certaines courses à pied, c'est que même si on en bave, on est tellement heureux d'arriver en haut (heureux de la vue qui est offerte, je précise) qu'on serait prêt à signer une deuxième fois dans la foulée. 
Euh, enfin, pas vraiment dans la foulée, mais disons qu'on reviendrait avec plaisir l'année suivante ;o)

Thollon, pour ceux qui ne connaissent pas c'est ça l'été:



Et puis c'est aussi ça l'hiver: 



Je me suis régalé. Et j'ai été marqué. Enfin, surtout par le soleil, j'ai une jolie trace de débardeur sur la peau. Autour, c'est rouge écrevisse. 
Oui, c'est ça de faire du sport, à force, on en a plein le dos.


vendredi 9 juin 2017

Les galères de Benoît

Hier, j'ai fait un petit tour à vélo. Je devais aller rendre ma jolie Mini prêtée par la concession Mini Store à Bourg en Bresse. L'occasion d'enfourcher mon solide biclou et passer par quelques routes que je n'ai pas l'habitude d'emprunter. Je me suis dit que ce serait l'occasion de faire un peu des bornes pour ma deuxième sortie vélo de l'année.
Dans ce genre de périple, on sait quand on part. La grosse incertitude, c'est de savoir quand on va arriver. D'autant plus que je suis parti sans carte, sans préparer mon itinéraire, en sachant grosso modo qu'il fallait que je roule en direction du Sud-Est. 
Je suis arrivé pratiquement huit heures plus tard. Et entre temps:
Je me suis pal mal trompé de route. La première fois, j'ai rigolé, je me suis dit que c'était ça l'aventure. La dernière fois, c'était sept heures plus tard, et j'avais presque envie de pleurer tellement j'avais mal partout.
J'ai visité au moins sept ou huit culs de sac. Heureusement, l'un d'eux avec une belle surprise: un beau cerisier rien que pour moi.
Je me suis dit que le vélo, c'était vraiment facile. Huit heures plus tard, je me suis dit que je ne remonterais jamais plus dessus.
J'ai eu mal aux fesses.
Quand j'ai vu le Mont-Blanc, j'ai su que je m'approchais du but. Je l'ai pris en photo, j'étais heureux. Une heure plus tard, le Mont-Blanc avait grossi dans l'objectif de mon appareil photo. Pas de doute, je m'étais encore rapproché. Jusqu'à ce que je me rende compte que j'avais oublié de retirer le zoom de l'appareil. Et que je m'étais encore planté de chemin.

Il y a un truc qui m'a bien faire rire. A deux kilomètres de l'arrivée, alors que je commençais à zigzaguer au milieu de la route, ma montre Polar a sonné, affichant "Batterie vide". Je ne sais pas si elle parlait pour elle ou pour moi.

Enfin voilà, j'ai fait une virée vélo. Et si jamais vous voulez vous joindre à moi pour la prochaine, n'hésitez pas. Mais un petit conseil, préparez-vous mentalement.


Les infos route ici grâce à Polar Flow


mercredi 7 juin 2017

13ème aux France de Montagne

Il fallait bien reprendre un jour. L'an passé, j'avais remis le dossard assez tôt. Le 1er mai, fête du travail pour fêter ma reprise du travail, justement. Mais cette année, les semaines sont passées trop vite, je me suis donc rendu aux France de Montagne avec un gros point d'interrogation. Dans mes rêves de la veille, je me suis vu sur le podium. Au réveil, je me suis dit que pas de doute, j'étais vraiment un sacré rêveur. Quelques heures plus tard, j'étais à Culoz, un dossard sur le T-shirt. Il y avait du beau monde au départ, et pas mal de fondeurs, dont Momo (Manificat) et Adri (Mougel). 
A force d'avoir fait du béton pour des travaux à la maison sur le mois de mai, je me suis dit qu'il fallait que je bétonne ("Bétonner", en langage sportif, signifie ne pas prendre de risques) dès le départ. A deux kilomètres, je pointais en trentième position, et j'avais déjà l'impression d'être à mon maximum. Et puis je me suis mis à remonter quelques concurrents. J'ai retrouvé un second souffle dans la seule partie vraiment raide du parcours, presque digne d'un KV. Il n'y avait que 500 mètres de long, mais ça a suffit à me relancer. A quatre kilomètres de l'arrivée, je pointais en 18ème. 
Le parcours sortait ensuite de la forêt. Terrain à nu, boueux, dans la tourmente, la pluie, le vent, le brouillard. Comme en plein hiver, quoi! Vu qu'on glissait plus qu'on ne courait, j'imagine que j'étais à mon aise, et j'ai réussi à grappiller encore 5 places sur une fin de parcours très roulante, un comble pour moi qui n'excelle pas dans les parties plates.
Je me suis bien pris au jeu, cette 13ème place est plus que satisfaisante, focus désormais sur les Championnats de France de Kilomètre Vertical en juillet, mais entre temps, il y aura forcément quelques dossards de plus pour me préparer.
Et cette année encore, je cours avec de jolies baskets Scott, pas de doute, elles vont bien plus vite que le bonhomme qui les porte.

!

lundi 29 mai 2017

Mai(s), c'est la reprise ?!



Oui, mai, c'est la reprise.
Le soleil, les transpirées, les hypoglycémies.
Les baskets, les skis à roulettes, les shorts et les heures.
La fin des vacances, le début de la nouvelle saison, l'envie de remettre un dossard ou deux en période estivale.
Se dire que ça y est, c'est reparti, qu'on ne peut plus faire marche arrière.
Compter les heures déjà faites, décompter celles qui séparent de l'hiver.
Enfin voilà, on est déjà bientôt fin mai, les cuisses en bavent déjà. 

Dimanche prochain, ce sera la première course, à l'occasion des Championnats de France de couse de montagne. Tant qu'à faire, autant attaquer dans le vif du sujet.

Vendredi dernier, je me suis dit que le temps était propice à aller découvrir un peu le pays, l'occasion de préparer aussi les longues à venir cet hiver. Oui, je sais, j'aurais pu pousser un peu pour faire 100 bornes. Une chose est sûre, je n'étais pas mécontent de faire trempette en arrivant.

Le parcours dans le lien ci-dessous, toutes les descentes sont praticables avec des skis roues lents. 


Merci à Polar pour les tracés.


Vue sur le Léman depuis le col de Cou





mardi 23 mai 2017

Retour dans le Morvan

On l'oublie souvent, mais les terres françaises regorgent de territoires magnifiques qui ne demandent qu'à être explorés.
Située sur l'axe Lyon-Paris, ce parc régional est l'un des lieux les plus propices aux sorties vélo, et bien plus encore si vous avez des petits bouts à qui vous souhaitez faire partager le plaisir des découvertes.
La région regorge de routes très peu fréquentées, vallonnées à souhait. Véritable terrain de jeu pour le VTT, la randonnée, le canoë, il y a tout pour passer un séjour dépaysant.
Pour le ski à roulettes, les routes sont très bien entretenues et il est faciles de faire des kilomètres sans se retrouver face à des descentes impraticables. Le tour du Lac des Settons s'y prête fort bien, avec possibilité de faire un peu plus de kilomètres en prenant quelques itinéraires extérieurs.
Dommage qu'il n'y ait pas un peu plus de neige l'hiver pour y faire quelques sorties. Qui sait, avec un refroidissement prochain de la planète?...

Et surtout, il y a la fameuse chocolaterie Quarré de Chocolat, à Quarré les Tombes. Et rien que pour le plaisir des papilles, ça vaut le détour.




mardi 16 mai 2017

Ah, l'Italie ! Florence, et les Cinq Terres

Avril, comme vous le savez si bien, est le mois de vacances de bien des fondeurs. Le seul mois de l'année où l'on peut s'accorder au moins deux semaines d'affilées sans rien faire. Ou presque.
Pour moi, cette année, les vacances étaient italiennes. Florence, tout d'abord, trois jours pendant lesquels j'ai battu le record du monde de marche avec Tongs, avec au moins trente bornes en trois jours, dont un record perso sur le 10 000 mètres en 45mn, toujours avec Tongs. Une longue histoire...
Le bilan, c'est qu'à la fin, vous avez la raie (des orteils) en sang. Je commence à comprendre pourquoi certaines femmes se plaignent des strings.

Après un rapide passage à Pise, nous avons filé vers les 5 terres. 
(ma petite contribution pour faire pencher un peu plus la Tour)
Nombreux amis nous avaient vanté la beauté de ce petit coin sauvage non loin de Gênes. Pas de doute, cette escapade nous aura marqués. Ou plutôt les nombreux escaliers des chemins reliant les cinq villages. Oui, il y a une chose à savoir sur les cinq terres, c'est que:

ça monte

ça monte aussi

ça monte encore


Et si vous croyez que ça monte plus, eh bien détrompez-vous, ça monte toujours! 


Un autre truc essentiel à savoir sur les 5 Terres, c'est qu'il y a bien plus de français que d'italiens. Même qu'on se croirait chez nous, tiens ! Au départ, ça fait bizarre, et puis on s'habitue. 
Ce que j'en pense ? Je trouve dommage que même quand on n'est pas chez nous, on est quand même envahis par les touristes (italiens, je précise).
  
Enfin voilà, c'était les vacances. Une chose est sûre, c'est que les enfants, eux, en général, ils en profitent, et plutôt deux fois qu'une. 









Et dire que parfois, on se réveille le matin avec un petit torticolis et on se plaint de la qualité de nos matelas...



mardi 9 mai 2017

Merci

La saison 2017/2018 est déjà lancée. Après quelques jours de repos, j'ai déjà repris l'entraînement en vue de l'hiver prochain.
Il est important de citer tous mes partenaires, qui m'aident, pour certains, depuis plusieurs années. Sans eux, j'aurais déjà raccroché mes skis (peut-être), décapsulé de nombreuses bières (un peu moins sûr), je me serais installé confortablement sur mon canapé (encore moins sûr) et j'aurais commenté avec entrain tous les matchs de foot qui passent à la télé (impossible, j'ai pas de télé).

Bref, l'occasion de tous les remercier. 

Le Team Gel Rossignol, indispensable depuis maintenant trois ans. Grâce à lui, les déplacements sur les courses et les stages sont bien simplifiés. J'en ai fini avec les galères à la Robinson (enfin, c'est vite dit, clameront certains, le côté Robinson, il est ancré en moi), tout est désormais bien géré en amont.
Rossignol, toujours fidèle au poste, avec les skis qui filent.

Lionel Petite avec Comté Petite, qui me soutient désormais depuis plusieurs années, ainsi que
le Club et la ville de Megève, qui m'ont toujours accompagné vers la réussite.

Tous les partenaires du Team Gel Rossignol, que nous utilisons régulièrement sur les courses et les entraînements:
Les voitures Mini du groupe Metz, aux couleurs de mon indéfectible bonnet, qui nous ont trimbalés tout l'hiver, par monts et par vaux.
Les produits énergétiques Fenioux Multisports,
Les montres Polar.
Swix, notre partenaire glisse. 

Stephane, Bubu, Sylvain, nos farteurs chocs, et puis Guilhem, sans qui cette aventure Gel n'existerait tout bonnement pas. 

Il y a aussi les chaussettes Esprit Nordique, toujours là pour protéger mes petits pieds.

Et il y a surtout vous. Vous qui me lisez, qui me soutenez. Amis de longue date, lecteurs épisodiques ou réguliers, rencontres de passage, vous qui m'encouragez et me forcez à ne jamais abandonner. Vous, sans qui cette aventure ne serait pas possible, et qui me permettent de croire en ce petit rêve. 
Alors tout simplement merci. 




jeudi 4 mai 2017

Bilan 2016/2017

Le bilan de cette saison hivernale est grandement positif. J'ai toujours été pragmatique, aux grands discours, je préfère l'action. Je suis comme Thomas d'Aquin, avec ses "je ne crois que ce que je vois". Bref, je suis un homme de terrain. J'ai donc pu parfaire mes connaissances en la matière. 
Alors voilà ce que je peux dire de cet hiver 2016-2017:

Gastro-entérite: tu as mal au ventre, tu te vides (en haut, en bas, c'est selon), et tu restes couché au lit.
Rhino-pharyngite: elle a plein de synonymes: la crève, le rhume, la mort, le coup de froid...  C'est la plus grande amie de l'hiver. Tu te mouches sans arrêt, même la nuit, et au final, tu as le nez en chou-fleur et les yeux comme si tu avais fait la bringue toute la nuit. A consommer sans modération.
Grippe: Tu as l'impression d'avoir couru 200km, courbatures partout, même aux cheveux. Et tout ça sans sortir de ton lit.
Laryngite: tu parles comme Terminator. 
Bronchite: tu tousses comme Terminator.
Angine: c'est comme une crève, mais en pire. 

Pour plus d'informations, merci de me contacter. Ordonnance de bonne humeur sur Rendez-vous. 


Et sinon, côté résultats, après trois mois à jongler entre mes amis de début d'hiver, j'ai enfin pu voir l'éclaircie à partir de la mi février, avec de très bons résultats, notamment:
-2ème de la Tartu en Estonie, FIS Worloppet.
-Vainqueur de la Traversée du Massacre
-4ème des Championnats de France de  longue moyenne distance
-5ème des Championnats de France de poursuite

Un peu de malchance sur certaines courses, dont cette fameuse chute à l'Engadine, mon plus gros regret de cet hiver.
Je termine au final 6ème du général de la Worloppet avec quelques impasses (mon oreiller m'a bien aimé, ça c'est sûr!)
Et puis... Et puis si on regarde la catégorie Master 2, eh bien j'ai quasiment tout gagné! Si si, même le Marathon ski tour. Bon, d'accord, je me contente de peu.
Cap désormais sur la saison 2017/2018, avec une envie décuplée par la frustration de cet hiver un peu galère.


mardi 25 avril 2017

Le Tour du Monde de Luc

Je vous invite cette fois-ci à découvrir un magnifique projet d'aventure autour du Monde. Luc est un passionné de belles aventures, de découvertes, de nature, de beaux projets. En septembre, il part dans une aventure autour du Monde, avec ascension de grands sommets au cours de sa traversée.
Luc m'a demandé d'être parrain de ce Tour, j'ai bien entendu accepté.

Voici une petite mise en bouche de son auteur :

"Je vous invite sur le site www.meettheworld.travel à découvrir cette fabuleuse aventure autour du Monde.

Ouvert à la rencontre depuis mon plus jeune âge par mon éducation parentale (45 années de découverte), fan de BALAVOINE, un peu casse-cou comme «BEBEL», guidé par deux profs voyageurs Messieurs ROUCHE et TOCHON, je suis parti sur les chemins de la vie après les études, à DJIBOUTI avec l’AFVP, (Association Française des Volontaires du Progrès). Cette immersion m’a donné du recul sur le matérialisme et une
conscience sur la vie qui me sert chaque jour pour aller à l’essentiel...

Après de belles années passées en France, ces acquis me mènent aujourd’hui à repartir découvrir le Monde, notre nature fascinante, les hommes et les femmes qui le peuplent, en suivant plusieurs fils conducteurs: les rencontres à partager, la recherche et développement sur des activités professionnelles, des expéditions plus ou moins musclées (40 summits/60 pays), et l’entraide dès qu’elle est possible...


PROJETS

Initialement, le projet était un voyage personnel, l’accomplissement d’un désir, d’une envie, qui ressemblait à une évidence...
Je voulais repartir en aide humanitaire, mais je voulais d’abord visiter le monde pour savoir où et comment il était cohérent pour moi de m’investir. Je connais l’influence de certains médias et de notre modèle éducatif sur notre civilisation et le regard que l’on porte aux autres civilisations ; j’avais besoin de faire mon chemin.
De fil en aiguille, parce que je ne conçois pas de partir en solitaire avec ma coquille sur le dos, faire le vide autour de moi et vivre ce rêve dans mon coin, un projet global s’est constitué avec l’appui d’Eric et Christelle, de Pat, de Benoît et de nombreux amis. Comme j’ai partagé mes aventures avec ces mêmes amis sur ma page FB depuis trois ans, offrant mon regard sur nos lacs et nos montagnes, la faune et la flore, j’ai souhaité conserver ce lien et même l’étendre par la création de ce site qui sera le support de mes expéditions.
Soutenu par Eric, Mes partenaires, l’aventure s’est modelée en reconversion, mêlant R&D, rencontres,humanitaires, défis et expéditions sportives, spiritualité...donnant forme à ce projet.


TRAJECTOIRE

Le parcours qui est présenté sur le plan ci-dessus contient environ 60 pays et quatre continents (le 5° est une option). Il s’agit d‘un fil conducteur qui n’est pas un objectif à tout prix. Toute évolution ou adaptation est possible...
Les zones rurales et montagneuses sont privilégiées, pourl’échange avec les populations et pour me rapprocher d’un des objectifs de l’expédition: gravir un sommet ou une vallée haute (trekking-parapente) par pays ainsi qu‘un lac, rivière ou mer (kayak)...

Les sommets recherchés sont:
o Le KEBNEKAISE 2106m en Suède
o Le GALDHOPIGGEN 2469m en Norvège
o Le Mont BELOUKHA 4506m en Russie
o Le KILOUTCHESKOI 4750m au Kamtchatka
o La SUTAI MOUNTAIN 4220m en Mongolie
o Le camp de base EVEREST 5364m au Népal
o Le PHOU BIUA 2819m au Laos
o ULLURU MOUNTAIN en Australie
o Le Mont FUJI 3775m au Japon
o le Mont MC KINLEY 6190m en Alaska
o le Mont LOGAN 5959m au Canada
o Le Pic d’ORIZABA 5675m au Méxique
o L’IRAZU 3432m au Costa Rica
o Le CHIMBORAZO 6263m en Equateur
o L’HUASCARAN 6768m au Pérou
o L’ACUNCAGUA 6962m au Chili
o Le KILIMANDJARO 5891m en Tanzanie
o Le Mont KENYA 5189m au Kenya
o Le RAS DASCHAN 4533m en Ethiopie
o Le Mont MOUSSA Ali 2028m à Djibouti
o ...(Toute suggestion est la bienvenue en messagerie...)"

La suite est à découvrir sur son site :






lundi 10 avril 2017

Un air de Russie

Russie

La terre est écorchée, 
la poussière se soulève du sol,
le vent fouette avec la force de celui que rien n'arrête.
Il arrache les pétales d'une rose déboussolée,
qui ne sait plus d'où vient le Nord, l'Est.
L'hiver, le froid est pénétrant, il traverse la peau
comme il le ferait avec un drap de soie,
s'arrête sur l'os, le ronge et le glace.
L'eau n'a plus de cours,
elle est suspendue dans les rivières et les fleuves, figée dans l'instant.
L'animal peut jouer les Dieux et y marcher à sa guise. 
La toundra desséchée attend des jours meilleurs pour revivre,
l'Homme, lui, survit. Attend.
A l'affût du soleil plus haut dans le ciel,
le visage fermé, il laisse parfois s'égarer un sourire
dans lequel l'or a remplacé les dents,
richesses que personne ne pourra lui enlever,
sinon la mort, et tout, dès lors, redeviendra misère,
Les cendres se mêleront à l'air,
dans un moment de poussière,
hors du temps.


mardi 4 avril 2017

Pied de podium aux Championnats de France

J'aurais préféré avoir la tête, je n'ai eu que le pied.
Dire que j'ai fait vice vice vice champion de France, ça cause peut-être un peu plus.
Enfin voilà, pour cette dernière course dans le coin, je termine à la plus mauvaise place (même si deux suisses se sont invités par là et nous ont volé la vedette !). Pourtant, elle n'était pas loin, cette victoire, 8 petites secondes, j'ai manqué de réalisme sur la dernière descente où tout se joue, un mètre sur une relance, un autre dans un virage, il fallait être plus mordant, y croire encore. Sur le sprint final, même le jeune collègue de club n'a pas eu de pitié pour le vieux, ah, ces jeunes !


Un petit regret sur ces championnats de France longue distance qui, au lieu des 50km n'ont fait que 35km, à peine 1h20 de course, j'espère juste que dans 5 ans, la longue distance ne se résumera pas par un 10 bornes ?!!!

La der des der samedi prochain chez les russes, ma foi, ce serait pas mal de terminer en apothéose...
Verdict dans 5 jours.