mardi 23 mai 2017

Retour dans le Morvan

On l'oublie souvent, mais les terres françaises regorgent de territoires magnifiques qui ne demandent qu'à être explorés.
Située sur l'axe Lyon-Paris, ce parc régional est l'un des lieux les plus propices aux sorties vélo, et bien plus encore si vous avez des petits bouts à qui vous souhaitez faire partager le plaisir des découvertes.
La région regorge de routes très peu fréquentées, vallonnées à souhait. Véritable terrain de jeu pour le VTT, la randonnée, le canoë, il y a tout pour passer un séjour dépaysant.
Pour le ski à roulettes, les routes sont très bien entretenues et il est faciles de faire des kilomètres sans se retrouver face à des descentes impraticables. Le tour du Lac des Settons s'y prête fort bien, avec possibilité de faire un peu plus de kilomètres en prenant quelques itinéraires extérieurs.
Dommage qu'il n'y ait pas un peu plus de neige l'hiver pour y faire quelques sorties. Qui sait, avec un refroidissement prochain de la planète?...

Et surtout, il y a la fameuse chocolaterie Quarré de Chocolat, à Quarré les Tombes. Et rien que pour le plaisir des papilles, ça vaut le détour.




mardi 16 mai 2017

Ah, l'Italie ! Florence, et les Cinq Terres

Avril, comme vous le savez si bien, est le mois de vacances de bien des fondeurs. Le seul mois de l'année où l'on peut s'accorder au moins deux semaines d'affilées sans rien faire. Ou presque.
Pour moi, cette année, les vacances étaient italiennes. Florence, tout d'abord, trois jours pendant lesquels j'ai battu le record du monde de marche avec Tongs, avec au moins trente bornes en trois jours, dont un record perso sur le 10 000 mètres en 45mn, toujours avec Tongs. Une longue histoire...
Le bilan, c'est qu'à la fin, vous avez la raie (des orteils) en sang. Je commence à comprendre pourquoi certaines femmes se plaignent des strings.

Après un rapide passage à Pise, nous avons filé vers les 5 terres. 
(ma petite contribution pour faire pencher un peu plus la Tour)
Nombreux amis nous avaient vanté la beauté de ce petit coin sauvage non loin de Gênes. Pas de doute, cette escapade nous aura marqués. Ou plutôt les nombreux escaliers des chemins reliant les cinq villages. Oui, il y a une chose à savoir sur les cinq terres, c'est que:

ça monte

ça monte aussi

ça monte encore


Et si vous croyez que ça monte plus, eh bien détrompez-vous, ça monte toujours! 


Un autre truc essentiel à savoir sur les 5 Terres, c'est qu'il y a bien plus de français que d'italiens. Même qu'on se croirait chez nous, tiens ! Au départ, ça fait bizarre, et puis on s'habitue. 
Ce que j'en pense ? Je trouve dommage que même quand on n'est pas chez nous, on est quand même envahis par les touristes (italiens, je précise).
  
Enfin voilà, c'était les vacances. Une chose est sûre, c'est que les enfants, eux, en général, ils en profitent, et plutôt deux fois qu'une. 









Et dire que parfois, on se réveille le matin avec un petit torticolis et on se plaint de la qualité de nos matelas...



mardi 9 mai 2017

Merci

La saison 2017/2018 est déjà lancée. Après quelques jours de repos, j'ai déjà repris l'entraînement en vue de l'hiver prochain.
Il est important de citer tous mes partenaires, qui m'aident, pour certains, depuis plusieurs années. Sans eux, j'aurais déjà raccroché mes skis (peut-être), décapsulé de nombreuses bières (un peu moins sûr), je me serais installé confortablement sur mon canapé (encore moins sûr) et j'aurais commenté avec entrain tous les matchs de foot qui passent à la télé (impossible, j'ai pas de télé).

Bref, l'occasion de tous les remercier. 

Le Team Gel Rossignol, indispensable depuis maintenant trois ans. Grâce à lui, les déplacements sur les courses et les stages sont bien simplifiés. J'en ai fini avec les galères à la Robinson (enfin, c'est vite dit, clameront certains, le côté Robinson, il est ancré en moi), tout est désormais bien géré en amont.
Rossignol, toujours fidèle au poste, avec les skis qui filent.

Lionel Petite avec Comté Petite, qui me soutient désormais depuis plusieurs années, ainsi que
le Club et la ville de Megève, qui m'ont toujours accompagné vers la réussite.

Tous les partenaires du Team Gel Rossignol, que nous utilisons régulièrement sur les courses et les entraînements:
Les voitures Mini du groupe Metz, aux couleurs de mon indéfectible bonnet, qui nous ont trimbalés tout l'hiver, par monts et par vaux.
Les produits énergétiques Fenioux Multisports,
Les montres Polar.
Swix, notre partenaire glisse. 

Stephane, Bubu, Sylvain, nos farteurs chocs, et puis Guilhem, sans qui cette aventure Gel n'existerait tout bonnement pas. 

Il y a aussi les chaussettes Esprit Nordique, toujours là pour protéger mes petits pieds.

Et il y a surtout vous. Vous qui me lisez, qui me soutenez. Amis de longue date, lecteurs épisodiques ou réguliers, rencontres de passage, vous qui m'encouragez et me forcez à ne jamais abandonner. Vous, sans qui cette aventure ne serait pas possible, et qui me permettent de croire en ce petit rêve. 
Alors tout simplement merci. 




jeudi 4 mai 2017

Bilan 2016/2017

Le bilan de cette saison hivernale est grandement positif. J'ai toujours été pragmatique, aux grands discours, je préfère l'action. Je suis comme Thomas d'Aquin, avec ses "je ne crois que ce que je vois". Bref, je suis un homme de terrain. J'ai donc pu parfaire mes connaissances en la matière. 
Alors voilà ce que je peux dire de cet hiver 2016-2017:

Gastro-entérite: tu as mal au ventre, tu te vides (en haut, en bas, c'est selon), et tu restes couché au lit.
Rhino-pharyngite: elle a plein de synonymes: la crève, le rhume, la mort, le coup de froid...  C'est la plus grande amie de l'hiver. Tu te mouches sans arrêt, même la nuit, et au final, tu as le nez en chou-fleur et les yeux comme si tu avais fait la bringue toute la nuit. A consommer sans modération.
Grippe: Tu as l'impression d'avoir couru 200km, courbatures partout, même aux cheveux. Et tout ça sans sortir de ton lit.
Laryngite: tu parles comme Terminator. 
Bronchite: tu tousses comme Terminator.
Angine: c'est comme une crève, mais en pire. 

Pour plus d'informations, merci de me contacter. Ordonnance de bonne humeur sur Rendez-vous. 


Et sinon, côté résultats, après trois mois à jongler entre mes amis de début d'hiver, j'ai enfin pu voir l'éclaircie à partir de la mi février, avec de très bons résultats, notamment:
-2ème de la Tartu en Estonie, FIS Worloppet.
-Vainqueur de la Traversée du Massacre
-4ème des Championnats de France de  longue moyenne distance
-5ème des Championnats de France de poursuite

Un peu de malchance sur certaines courses, dont cette fameuse chute à l'Engadine, mon plus gros regret de cet hiver.
Je termine au final 6ème du général de la Worloppet avec quelques impasses (mon oreiller m'a bien aimé, ça c'est sûr!)
Et puis... Et puis si on regarde la catégorie Master 2, eh bien j'ai quasiment tout gagné! Si si, même le Marathon ski tour. Bon, d'accord, je me contente de peu.
Cap désormais sur la saison 2017/2018, avec une envie décuplée par la frustration de cet hiver un peu galère.


mardi 25 avril 2017

Le Tour du Monde de Luc

Je vous invite cette fois-ci à découvrir un magnifique projet d'aventure autour du Monde. Luc est un passionné de belles aventures, de découvertes, de nature, de beaux projets. En septembre, il part dans une aventure autour du Monde, avec ascension de grands sommets au cours de sa traversée.
Luc m'a demandé d'être parrain de ce Tour, j'ai bien entendu accepté.

Voici une petite mise en bouche de son auteur :

"Je vous invite sur le site www.meettheworld.travel à découvrir cette fabuleuse aventure autour du Monde.

Ouvert à la rencontre depuis mon plus jeune âge par mon éducation parentale (45 années de découverte), fan de BALAVOINE, un peu casse-cou comme «BEBEL», guidé par deux profs voyageurs Messieurs ROUCHE et TOCHON, je suis parti sur les chemins de la vie après les études, à DJIBOUTI avec l’AFVP, (Association Française des Volontaires du Progrès). Cette immersion m’a donné du recul sur le matérialisme et une
conscience sur la vie qui me sert chaque jour pour aller à l’essentiel...

Après de belles années passées en France, ces acquis me mènent aujourd’hui à repartir découvrir le Monde, notre nature fascinante, les hommes et les femmes qui le peuplent, en suivant plusieurs fils conducteurs: les rencontres à partager, la recherche et développement sur des activités professionnelles, des expéditions plus ou moins musclées (40 summits/60 pays), et l’entraide dès qu’elle est possible...


PROJETS

Initialement, le projet était un voyage personnel, l’accomplissement d’un désir, d’une envie, qui ressemblait à une évidence...
Je voulais repartir en aide humanitaire, mais je voulais d’abord visiter le monde pour savoir où et comment il était cohérent pour moi de m’investir. Je connais l’influence de certains médias et de notre modèle éducatif sur notre civilisation et le regard que l’on porte aux autres civilisations ; j’avais besoin de faire mon chemin.
De fil en aiguille, parce que je ne conçois pas de partir en solitaire avec ma coquille sur le dos, faire le vide autour de moi et vivre ce rêve dans mon coin, un projet global s’est constitué avec l’appui d’Eric et Christelle, de Pat, de Benoît et de nombreux amis. Comme j’ai partagé mes aventures avec ces mêmes amis sur ma page FB depuis trois ans, offrant mon regard sur nos lacs et nos montagnes, la faune et la flore, j’ai souhaité conserver ce lien et même l’étendre par la création de ce site qui sera le support de mes expéditions.
Soutenu par Eric, Mes partenaires, l’aventure s’est modelée en reconversion, mêlant R&D, rencontres,humanitaires, défis et expéditions sportives, spiritualité...donnant forme à ce projet.


TRAJECTOIRE

Le parcours qui est présenté sur le plan ci-dessus contient environ 60 pays et quatre continents (le 5° est une option). Il s’agit d‘un fil conducteur qui n’est pas un objectif à tout prix. Toute évolution ou adaptation est possible...
Les zones rurales et montagneuses sont privilégiées, pourl’échange avec les populations et pour me rapprocher d’un des objectifs de l’expédition: gravir un sommet ou une vallée haute (trekking-parapente) par pays ainsi qu‘un lac, rivière ou mer (kayak)...

Les sommets recherchés sont:
o Le KEBNEKAISE 2106m en Suède
o Le GALDHOPIGGEN 2469m en Norvège
o Le Mont BELOUKHA 4506m en Russie
o Le KILOUTCHESKOI 4750m au Kamtchatka
o La SUTAI MOUNTAIN 4220m en Mongolie
o Le camp de base EVEREST 5364m au Népal
o Le PHOU BIUA 2819m au Laos
o ULLURU MOUNTAIN en Australie
o Le Mont FUJI 3775m au Japon
o le Mont MC KINLEY 6190m en Alaska
o le Mont LOGAN 5959m au Canada
o Le Pic d’ORIZABA 5675m au Méxique
o L’IRAZU 3432m au Costa Rica
o Le CHIMBORAZO 6263m en Equateur
o L’HUASCARAN 6768m au Pérou
o L’ACUNCAGUA 6962m au Chili
o Le KILIMANDJARO 5891m en Tanzanie
o Le Mont KENYA 5189m au Kenya
o Le RAS DASCHAN 4533m en Ethiopie
o Le Mont MOUSSA Ali 2028m à Djibouti
o ...(Toute suggestion est la bienvenue en messagerie...)"

La suite est à découvrir sur son site :






lundi 10 avril 2017

Un air de Russie

Russie

La terre est écorchée, 
la poussière se soulève du sol,
le vent fouette avec la force de celui que rien n'arrête.
Il arrache les pétales d'une rose déboussolée,
qui ne sait plus d'où vient le Nord, l'Est.
L'hiver, le froid est pénétrant, il traverse la peau
comme il le ferait avec un drap de soie,
s'arrête sur l'os, le ronge et le glace.
L'eau n'a plus de cours,
elle est suspendue dans les rivières et les fleuves, figée dans l'instant.
L'animal peut jouer les Dieux et y marcher à sa guise. 
La toundra desséchée attend des jours meilleurs pour revivre,
l'Homme, lui, survit. Attend.
A l'affût du soleil plus haut dans le ciel,
le visage fermé, il laisse parfois s'égarer un sourire
dans lequel l'or a remplacé les dents,
richesses que personne ne pourra lui enlever,
sinon la mort, et tout, dès lors, redeviendra misère,
Les cendres se mêleront à l'air,
dans un moment de poussière,
hors du temps.


mardi 4 avril 2017

Pied de podium aux Championnats de France

J'aurais préféré avoir la tête, je n'ai eu que le pied.
Dire que j'ai fait vice vice vice champion de France, ça cause peut-être un peu plus.
Enfin voilà, pour cette dernière course dans le coin, je termine à la plus mauvaise place (même si deux suisses se sont invités par là et nous ont volé la vedette !). Pourtant, elle n'était pas loin, cette victoire, 8 petites secondes, j'ai manqué de réalisme sur la dernière descente où tout se joue, un mètre sur une relance, un autre dans un virage, il fallait être plus mordant, y croire encore. Sur le sprint final, même le jeune collègue de club n'a pas eu de pitié pour le vieux, ah, ces jeunes !


Un petit regret sur ces championnats de France longue distance qui, au lieu des 50km n'ont fait que 35km, à peine 1h20 de course, j'espère juste que dans 5 ans, la longue distance ne se résumera pas par un 10 bornes ?!!!

La der des der samedi prochain chez les russes, ma foi, ce serait pas mal de terminer en apothéose...
Verdict dans 5 jours.


lundi 27 mars 2017

Le Vieux briscard

Ce week-end avait lieu une partie des Championnats de France, à Bessans. Le samedi, c'était la double poursuite (départ en classique, changement de matériel à mi-course pour finir en skating). Donc, classique. Pensez bien, les skis longs avec fart de retenue, il y a bien longtemps que je n'en avait plus entendu parler. A tel point qu'après un entraînement la veille dans ce fameux style classique, je suis revenu avec des courbatures aux Ischio-jambiers. Premier signe de la "vieillitude", à rigolé ma compagne. Moi, vieux ?! Pourtant, mes vingt piges affirment le contraire.
Le lendemain, dossard aux épaules, le commentateurs y est allé de bon train, lui aussi. Le "vieux briscard" par-ci, le "vieux briscard" par-là.
Côté course, j'en ai bavé, mais je crois que tout le monde était dans le même cas. Même les spectateurs (auxquels je tire mon chapeau). Dans des conditions dantesques, il fallait avoir le masque et le tuba, dans certains virages, pour éviter de boire la tasse. Content de finir, même si 15km, ça pouvait ressembler à un amuse bouche.
Juste grincé des dents, en entendant les amis qui se s'étaient donné le mot : "pas mal, pour un vieux !"



Finalement, 5ème, oui, c'est pas mal, je ne vais pas cracher dessus.
(5ème, et surtout... 1er vieux, mais ça, gardez-le pour vous!)

lundi 20 mars 2017

Les voyages forment la jeunesse... ou pas!

Merci l'ami (qui se reconnaîtra) pour l'idée de titre.

Le week-end était chargé. Pour un jeune compétiteur comme moi, plein d'entrain et avec une forme du tonnerre, je me disais : même pas peur !
Samedi, il fallait que j'enfile ma barbe des plus beaux jours, que je tresse le peu de cheveux qui me restent et que j'aille jouer les vikings avec les gros bras de Norvège. Et parce que le ski de fond est trop facile, les organisateurs n'ont rien trouvé de mieux à faire que de nous coller un sac de 3,5 kilos sur le dos. Et parce que le ski de fond est vraiment beaucoup trop facile (je sais, je radote), avec les copains de l'équipe, on s'est dit qu'on allait partir en poussée. Vu la taille de mes bras, j'aurais peut-être dû réfléchir à deux fois.
Mais passons.
Vous qui me connaissez (à force de me lire), savez que je ne laisse jamais rien au hasard. Raison pour laquelle la veille de la course, j'étais encore en train de farfouiller sous la neige pour trouver quelques kilos d'or de sable pour lester mon sac.
Sinon pas grand chose, endormi à 1 heure du matin, réveil à 6, départ de la course à 8 heures, Pan, le coup de départ est donné, humph, humph, je pousse, j'ai mal aux bras, puis aux dos, je finis en hypo (heureusement, le profil de fin de parcours est descendant), vidé, rincé, le tour est joué. Voilà pour le résumé.
Sauf que le lendemain, il fallait enchaîner avec le Marathon des Glières. Mon Marathon des Glières. Alors il a fallu retourner à l'aéroport, reprendre l'avion (qui avait une heure de retard), attendre les bagages (qui avaient une nouvelle heure de retard), dormir 6 heures et remettre le dossard.
Plateau des Glières. Skating. Pan. Humph. Humph.
Pendant 30km, ça allait. J'ai même cru que j'allais jouer la victoire. 
Les 12 derniers kilomètres, j'ai vite déchanté. Plus d'essence dans le moteur. 
Une belle galère (de viking). A regarder chaque montée (que je connais par coeur) en me disant que non, c'est pas possible, elles sont plus longues que dans mes souvenirs.
J'ai galéré, ramé, me suis enlisé, j'ai fait de la brasse (la mer était basse) mais j'ai fini.



Seule conclusion, et pas de doute là-dessus, les voyages forment la jeunesse...
(ça tombe bien, je suis encore jeune)

mercredi 15 mars 2017

lundi 13 mars 2017

Chute à l'Engadine

Je trouvais qu'elle était un peu trop facile, cette Engadine. Trop monotone, pas assez d'action. A tel point qu'un kilomètre avant l'arrivée, alors en tête du peloton, je me suis dit que j'allais faire demi tour, et repartir en sens inverse. D'autant plus que se faire douze heures de voiture aller-retour pour seulement une heure trente de course, non, ça ne valait pas le coup.




Allez, c'était pour la petite touche humoristique, mais pensez bien que j'en ai ri jaune.
J'aurais aimé commencer ce texte en vous l'annonçant fièrement, en vous disant qu'enfin, j'ai réussi à accrocher les fameuses cornes de bouquetin à mon palmarès. Qu'après un hiver très compliqué, l'embellie est belle, que je monte sur la plus haute marche du podium et tout et tout. 
Mais non, la chute de mon histoire est autre. Elle se résume... à une chute.
A un kilomètre de l'arrivée, alors que je passe en tête du groupe, en appliquant à la lettre mon petit scénario de course, un coureur embarque l'arrière de mon ski, me déséquilibre. Je me retrouve dos à la piste et termine allongé dans la poudreuse. Lorsque je me relève, le groupe est déjà loin, et à 1km de la ligne, le destin, scellé.
Comme quoi, même en forme, le sort aura décidé que cette saison 2017 ne jouerait pas en ma faveur. C'est la dure loi du sport, une seule place compte, et les aléas de course sont nombreux. Dommage, il ne restait moins de quatre minutes de course, mes jambes répondaient bien, le cardio avait encore de la marge.
Je vais refaire ma course mille et mille fois, en me disant qu'à une fraction de seconde près, la chute aurait été évitée. Ah, les fameux "et si".
Il faut désormais écumer la frustration, se concentrer sur les quatre week-end restants. Bien que les plus belles courses soient derrières, il en reste quelques unes, se nourrir (encore) de cette frustration pour rebondir une nouvelle fois. Et puis, si ce n'est pas cette année, ce sera pour la prochaine.

Je vous ai mis le passage en vidéo, je le trouve assez comique (faut juste cliquer sur l'image). Regardez bien le petit bonhomme rouge au bonnet orange à droite de l'écran et surtout la manière de tomber, au ralenti, dans la poudreuse. Une chose est sûre, j'ai pris tout mon temps.





lundi 6 mars 2017

Carnage au Massacre

La forêt du Massacre. Je suis sûr que pour ceux qui ne connaissent pas et qui ont l'imagination débordante, vous êtes en train de vous représenter une forêt terrible, au sol jonché d'ossements humains et de cadavres en putréfaction. 
Forêt hantée, genre la Belle au Bois Dormant ou Blanche Neige, quand les racines et les branches s'accrochent à vos pieds et vous soulèvent à hauteur des feuillages sombres et épais qui ne feraient qu'une bouchée de vous. 
Eh bien non, pas du tout. Elle est plutôt belle, cette forêt, même si effectivement, elle porte son nom suite à l'hécatombe à l'époque de François 1er. Ne m'en demandez pas plus, on n'est pas là pour faire un cours d'histoire, mais pour parler sport. 
Mais il faut croire que c'est avec ce Massacre que je renoue avec l'histoire (et la victoire), puisque, après ma première victoire sur la Transjurassienne en 2011 dont le parcours de repli s'était déroulé dans les pentes de cette forêt bien connue des jurassiens, je réussis en ce dimanche une belle course et vient enfin accrocher la plus haute marche du podium. Ma première de la saison sur les longues distances. 
Et ça fait du bien au moral. Si, si, je vous assure. 

D'une pierre de coup, amis lecteurs, ce week-end, je viens de terminer les corrections de mon dernier manuscrit. (Plus d'infos dans une prochaine publication).

Si ça, c'est pas deux grandes nouvelles, hein ?!!!
Il n'y a plus qu'à aller gagner l'Engadine le week-end prochain :o)


lundi 27 février 2017

Le lièvre et la Tartu

Ce week-end, c'était direction l'Estonie pour une nouvelle étape de la FIS Worldloppet Cup. Un 34km à parcourir sur une boucle de 6km (5 tours, avec un petit rab de 4km pour finir) à la place des 64km de traversée entre Otepäa et Tartu, eh oui, là-bas aussi, les galères de neige se font sentir.
Fait marquant, depuis le début de saison, pas une des courses de longue distance n'a pu se dérouler sur le parcours original, j'imagine que c'est du jamais vu. A noter que la Birkie qui avait lieu aux USA a été annulée à cause d'une vague de chaleur qui sévit depuis deux semaines.
Allez, il n'y a pas que des mauvaises nouvelles, vu qu'après mon début de saison très compliqué, j'ai franchi -attention, tenez-vous bien- la barre des deux semaines sans être malade. Si, si, je vous assure. Une sacré perf, j'en conçois. Mon précédent record depuis début novembre datant de 10 jours.
Une performance en cachant une autre, parce qu'après des semaines à avancer comme une tortue (Allez, c'était pour le petit jeu de mot du titre, il y a eu pire dans le passé), je termine à une belle 2ème place de cette étape. Si, si, je vous assure. De bon augure pour le Marathon de l'Engadine dans deux semaines ?! 



mardi 21 février 2017

3ème à La Clarée

Petit podium à la Clarée. J'aurais préféré être sur la plus haute marche, mais après avoir tout fait pour essayer de décrocher mes deux compagnons d'échappée, je me fais passer sur les derniers mètres de course et termine 3ème. La forme n'est toujours pas au top, mais j'espère qu'elle va le devenir au fil des jours. Il me reste encore un mois et demi pour retrouver mes jambes de jeunesse, à force, je vais finir par y arriver.
J'ai en tout cas découvert cette très belle et sauvage vallée de Névache (la seule fois que j'y suis passé, c'est avec un sac à dos, en plein été, lorsque j'ai entrepris ma traversée des Alpes en 2006). Les organisateurs ont fait un énorme boulot pour réussir à maintenir l'épreuve (bien que raccourcie à 33km), mais vu le peu de neige qu'ils ont reçu cette année, je tire mon chapeau.



Ah, et puis dans quelques jours, vous l'autre facette de mon personnage, j'aurai une belle nouvelle à vous annoncer! Mystère à suivre...

lundi 13 février 2017

Transju 2017

11ème. Un maigre résultat, mais à bien y réfléchir, pouvais-je réellement prétendre à mieux? Malgré le début de saison délicat, j'y croyais encore dur comme fer. Bien remis de ma grippe de la semaine précédente, j'avais retrouvé quelques bonnes sensations sur les skis.
Encore dans le peloton de tête à cinq kilomètres de l'arrivée, je perds de précieuses secondes dans l'une des dernières descentes. Un mauvais choix tactique, je crois être l'un des seuls du peloton à être parti avec des skis typés froids, alors que la neige était très mouillée. Je ne peux m'en prendre qu'à moi. Un coup de bluff qui aurait très bien pu s'avérer payant, mais le destin n'a pas voulu me donner de coup de pouce.
Tant pis, pas de troisième cloche cette année, je retenterai ma chance. C'est le loto qui le dit, 100% des gagnants auront tenté leur chance. Peut-être que l'année prochaine, j'aurai le ticket gagnant ?!!!
D'un autre côté, des cloches, j'en vois plein au cou des vaches autour de chez moi. Preuve à l'appui. Alors inutile de se plaindre.



En manque de courses, j'ai choisi de m'aligner sur le marathon de la Clarée le week-end prochain. Une course réduite à 30km en raison des conditions hivernales délicates. Pour la suite, ce sera la Tartuu, en Estonie. Là aussi, le manque de neige se fait cruellement sentir. En lien et place du 63km, nous aurons droit à un 40km à parcourir sur une boucle de 5km. 
Décidément, quel hiver...

jeudi 2 février 2017

Jamais plus jamais?

Depuis le début de la saison, chaque fois, je me dis: ce sera la dernière. Non, pas la dernière saison, ne vous inquiétez pas, je suis coriace. Mais la dernière fois que je tombe malade.
Mon corps doit suivre les humeurs du temps et de la neige, il est capricieux. Alors il faut attendre que ça passe. Pas de König Ludwig Lauf pour moi (Allemagne). Ironie du sort, la dernière fois que je me suis rendu là-bas, j'avais juste fait un aller-retour, la course ayant été annulée le matin même à cause de la pluie.
Voilà, je n'ai pas grand chose à vous mettre sous la dents, ou sous les yeux, pas d'écrit nombriliste sur mes bonnes sensations, mes podiums et mes victoires.
Mais par contre, je peux vous proposer un super deal, vu ma fièvre du moment, je peux chauffer votre maison sans électricité, si si, avec cet hiver rigoureux, c'est bon à prendre. D'autant plus que la seule contrepartie étant de me nourrir, vu que je ne bois que des tisanes et n'avale rien, je ne coûte pas très cher en entretien. Parce que croyez-moi, d'ordinaire, j'aurais ruiné votre budget boustifaille.
Affaire à saisir, donc. 


vendredi 27 janvier 2017

Dolomitenlauf, Marcialonga, temps mort...

Le week-end dernier, tout le Team s'est rendu en Autriche pour la Dolomitenlauf. Suite à l'annulation de la Foulée Blanche, ce marathon lançait la saison des FIS Worldloppet Cup. Malgré le manque de neige, l'organisation a réussi à maintenir la course sur une boucle de 10 km à parcourir quatre fois.
Dès la moitié du deuxième tour, nous avons commencé à rattraper les derniers partants, et sur une boucle de 5 mètres de large, autant dire qu'au fil des kilomètres, ce ne fut pas une partie de plaisir, autant pour doubler que pour les retardataires qui se faisaient doubler. Skis emmêlés, bris de bâtons, l'organisation aurait peut-être dû faire un départ "élite" et attendre que la course se termine avant de faire un nouveau départ "populaire".
Peu en jambe, j'arrive néanmoins à accrocher une 6ème place.

Vu les sensations moyennes ces derniers temps, je suis allé faire une prise de sang. Taux d'hémoglobine, d'hématocrites et d'hématies très bas. Bon, autant dire que de mon côté, une chose est sûre, je n'use et n'abuse pas de l'EPO et d'autres substances douteuses.
Mis au repos cette fin de semaine, je ne m'alignerai donc pas sur la Marcialonga. Temps mort, donc, mais j'espère que ces quelques jours de farniente me permettront de recharger les batteries pour les prochaines courses.



mardi 17 janvier 2017

Le sport et les microbes, et puis un premier podium en 2017

J'ai toujours entendu dire que le sport était très bon pour la santé. Oui, mais ça, c'était avant.
Parce que j'ai beau faire du sport, encore et encore, en ce début de saison 2016/2017, j'ai plus souvent été malade que je n'ai fait de courses. J'imagine que je n'ai pas très bien digéré le passage en catégorie master 2. Trop chamboulé dans la tête, ça laisse quartier libre aux microbes. 
La gorge rocailleuse, je suis tout de même allé à la Ronde des Cimes ce dimanche dernier dans le Jura. Suite à l'annulation de la Foulée Blanche, beaucoup de coureurs ont coché cette solution alternative dans leur calendrier de course, et il y avait du très beau monde au départ. 
30km sous un temps alternant chutes de neige et éclaircies, je coince dans les derniers kilomètres et termine à la 3ème place, derrière Robin (Duvillard) et Jean Marc (Gaillard). Les sensations reviennent gentiment, ce n'est pas encore la grande forme mais ça ne saurait tarder.



Une chose est sûre, après avoir lu à de nombreuses reprises que la pratique d'une activité sportive régulière réduisait considérablement le risque d'être malade, j'en viens à conclure qu'il ne faut pas croire tout ce qu'on dit.

A moins que...
TROP de sport ne soit finalement pas très bon pour la santé. 

Ah, j'ai peut-être mal dû lire la notice du sportif de (haut) niveau???

vendredi 13 janvier 2017

Bonne année 2017

Chose promise, chose due,

Bonne année 2017 à vous tous, et surtout, gardez le sourire ! (Cliquez sur l'image ou le lien pour lire la vidéo)




https://youtu.be/QdB9WxfLdRg

mardi 10 janvier 2017

La 5ème de Bessans

Tout d'abord, bonne année 2017 !
(Une petite surprise devrait arriver rapidement, pour ceux qui sont un peu réfractaires à la lecture).

J'espère que les fêtes ont été belles et que les résolutions pour cette nouvelle année sont nombreuses. N'oubliez pas, en premier lieu, d'être sages en 2017, sinon, vous savez ce qui va encore nous arriver (ou pas, c'est selon) l'hiver prochain: un début d'hiver sans neige !
De mon côté, j'ai pris une résolution importante: être en forme. Bon, je ne sais pas si c'est une résolution, mais il semblerait qu'après de nombreux rhumes, gastro, bronchite et tout le tintouin, j'arrive enfin à peu près à pousser sur mes skis et mes bâtons. 
Décembre n'a pas été très prolifique avec quatre courses et des résultats bien médiocres. J'ai repris du poil de la bête lors du Marathon de Bessans, où beaucoup me parlaient de cette 5ème victoire à aller chercher. Lors du sprint d'arrivée, j'ai rempli mon objectif, je suis allé chercher la chercher, cette 5ème. Après coup, j'ai réalisé que j'avais oublié la victoire dans l'emballage final, il ne me restait que la (5ème) place.
J'imagine que le speaker, lors de la lecture du palmarès, s'est rendu compte du malaise et, après longue réflexion, a réussi à m'attribuer la victoire.

Eh oui, tenez vous bien, je termine 1er... Master 2.

Aïe, ça pique. Finalement, je me demande si je ne préférais pas terminer 5ème tout court, ça me donnait au moins l'impression d'être encore (un peu) jeune.

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