lundi 20 mars 2017

Les voyages forment la jeunesse... ou pas!

Merci l'ami (qui se reconnaîtra) pour l'idée de titre.

Le week-end était chargé. Pour un jeune compétiteur comme moi, plein d'entrain et avec une forme du tonnerre, je me disais : même pas peur !
Samedi, il fallait que j'enfile ma barbe des plus beaux jours, que je tresse le peu de cheveux qui me restent et que j'aille jouer les vikings avec les gros bras de Norvège. Et parce que le ski de fond est trop facile, les organisateurs n'ont rien trouvé de mieux à faire que de nous coller un sac de 3,5 kilos sur le dos. Et parce que le ski de fond est vraiment beaucoup trop facile (je sais, je radote), avec les copains de l'équipe, on s'est dit qu'on allait partir en poussée. Vu la taille de mes bras, j'aurais peut-être dû réfléchir à deux fois.
Mais passons.
Vous qui me connaissez (à force de me lire), savez que je ne laisse jamais rien au hasard. Raison pour laquelle la veille de la course, j'étais encore en train de farfouiller sous la neige pour trouver quelques kilos d'or de sable pour lester mon sac.
Sinon pas grand chose, endormi à 1 heure du matin, réveil à 6, départ de la course à 8 heures, Pan, le coup de départ est donné, humph, humph, je pousse, j'ai mal aux bras, puis aux dos, je finis en hypo (heureusement, le profil de fin de parcours est descendant), vidé, rincé, le tour est joué. Voilà pour le résumé.
Sauf que le lendemain, il fallait enchaîner avec le Marathon des Glières. Mon Marathon des Glières. Alors il a fallu retourner à l'aéroport, reprendre l'avion (qui avait une heure de retard), attendre les bagages (qui avaient une nouvelle heure de retard), dormir 6 heures et remettre le dossard.
Plateau des Glières. Skating. Pan. Humph. Humph.
Pendant 30km, ça allait. J'ai même cru que j'allais jouer la victoire. 
Les 12 derniers kilomètres, j'ai vite déchanté. Plus d'essence dans le moteur. 
Une belle galère (de viking). A regarder chaque montée (que je connais par coeur) en me disant que non, c'est pas possible, elles sont plus longues que dans mes souvenirs.
J'ai galéré, ramé, me suis enlisé, j'ai fait de la brasse (la mer était basse) mais j'ai fini.



Seule conclusion, et pas de doute là-dessus, les voyages forment la jeunesse...
(ça tombe bien, je suis encore jeune)

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