mercredi 7 juin 2017

13ème aux France de Montagne

Il fallait bien reprendre un jour. L'an passé, j'avais remis le dossard assez tôt. Le 1er mai, fête du travail pour fêter ma reprise du travail, justement. Mais cette année, les semaines sont passées trop vite, je me suis donc rendu aux France de Montagne avec un gros point d'interrogation. Dans mes rêves de la veille, je me suis vu sur le podium. Au réveil, je me suis dit que pas de doute, j'étais vraiment un sacré rêveur. Quelques heures plus tard, j'étais à Culoz, un dossard sur le T-shirt. Il y avait du beau monde au départ, et pas mal de fondeurs, dont Momo (Manificat) et Adri (Mougel). 
A force d'avoir fait du béton pour des travaux à la maison sur le mois de mai, je me suis dit qu'il fallait que je bétonne ("Bétonner", en langage sportif, signifie ne pas prendre de risques) dès le départ. A deux kilomètres, je pointais en trentième position, et j'avais déjà l'impression d'être à mon maximum. Et puis je me suis mis à remonter quelques concurrents. J'ai retrouvé un second souffle dans la seule partie vraiment raide du parcours, presque digne d'un KV. Il n'y avait que 500 mètres de long, mais ça a suffit à me relancer. A quatre kilomètres de l'arrivée, je pointais en 18ème. 
Le parcours sortait ensuite de la forêt. Terrain à nu, boueux, dans la tourmente, la pluie, le vent, le brouillard. Comme en plein hiver, quoi! Vu qu'on glissait plus qu'on ne courait, j'imagine que j'étais à mon aise, et j'ai réussi à grappiller encore 5 places sur une fin de parcours très roulante, un comble pour moi qui n'excelle pas dans les parties plates.
Je me suis bien pris au jeu, cette 13ème place est plus que satisfaisante, focus désormais sur les Championnats de France de Kilomètre Vertical en juillet, mais entre temps, il y aura forcément quelques dossards de plus pour me préparer.
Et cette année encore, je cours avec de jolies baskets Scott, pas de doute, elles vont bien plus vite que le bonhomme qui les porte.

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