jeudi 22 juin 2017

Mister Plat, l'extraterrestre

« Plat »
Lorsque j'ai demandé à mon pote Robert sa définition, il m'a répondu dans son fameux langage littéral : qui a peu de profondeur, de caractère. Je ne suis pas du genre à remettre en question ses définitions, mais là, j'ai trouvé que mon Robert, il avait pris un coup de vieux. La semaine dernière, j'étais invité à un concert, il se trouve que Plat s'y produisait. Ah oui, pardon, je n'ai pas précisé, Plat a un prénom, il s'appelle Pierre-Yves. Et il joue de la musique. Du piano, plus particulièrement.
Moi, la musique, ça me connaît. Après des années de solfège, de violon en école de musique, puis de piano de manière autodidacte, de partitions de Bach, Beethoven, Mozart et consorts, j'ai vite compris quelque chose : si j'aimais la musique, elle, de son côté, ne me le rendait pas. Je me suis dit qu'il me fallait peut-être du temps, de l'exercice, toujours et encore. Mais à force, j'ai fini par me lasser. Le classique, la musique acoustique, c'était un peu ringard.
Et puis, j'ai entendu ce Monsieur Plat. A vrai dire, je n'étais pas le seul à l'écouter, bouche grande ouverte, complètement béat de voir à quel point la musique semblait facile, évidente, déconcertante. Pierre-Yves réinvente la musique, mais il ne faut pas l'écouter pour le comprendre, mais le voir. La magie opère, et derrière son grand piano, Monsieur Plat n'a rien de monotone, sa musique est folle, déjantée, il la partage en autant de notes que peut contenir son instrument, à qui veut les entendre. Ce ne sont que des paroles, me direz-vous, mais je vous l'assure, il faut le voir pour le croire, sa musique se vit, se respire. S'il y en a un qui va se plaindre dans la salle, ce n'est sûrement pas le spectateur, seulement le piano qu'il malmène, encore et encore, pour le plus grand plaisir de nos oreilles... et de nos yeux. Oui, je vous l'assure, venez, vous ne serez pas déçu.

Pour l'anecdote, j'ai enfin compris que quelque chose clochait chez cet artiste: Pierre-Yves Plat est un extraterrestre, alors que le commun des mortels a deux mains, lui en a quatre, ce qui expliquerait sa facilité à les faire courir sur les notes sans aucune fausse note.
PS : de retour chez moi, je me suis remis au piano. Je n'ai pas mis longtemps avant de le mettre à la poubelle : il ne marchait pas.

L'artiste est à découvrir ici:

Et pour avoir un petit aperçu vidéo, c'est ici, regardez, c'est juste incroyable : 



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire