jeudi 28 septembre 2017

Tour des Dents Blanches, Dents du Midi, Mont Ruan et Buet

Comme à peu près chaque année, j'ai embarqué Isa dans une magnifique galère randonnée, cette fois-ci dans nos jolies contrées alpines.

Sacs-à-dos pleins à craquer, tente, sacs de couchage, popote, le plaisir de la rando en mode bivouac. Comme à notre bonne habitude, nous sommes partis un peu tardivement, le soleil avait déjà franchi son zénith, la montre affichait 12h30, et nous avions prévu quatre étapes, ne sachant pas exactement quel serait le dénivelé ni la distance, sachant qu'il nous manquait une portion de carte côté Suisse.

Montée depuis Samoens
La voiture garée peu après Samoëns, le départ était donné. Sept heures plus tard, le col de Bossetan dans la poche, et surtout le Pas de la Bide avec son passage très étroit (obligé pour ma part d'enlever le sac pour réussir à passer dans la faille) nous étions à galérer du côté Suisse pour essayer de trouver un endroit plat où planter la tente. Plat, mais surtout un peu à l'abri des regards. C'est bon, je vous vois venir, quand je dis « à l'abri des regards », ce n'est pas pour le dodo crapuleux, mais parce que les suisses n'aiment pas trop qu'on bivouaque chez eux.

Le Pas de la Bide

Bivouac du 1er jour
Mont Ruan
Vue depuis le col d'Emaney, la Chaîne du Mont Blanc en arrière plan


Le lendemain, notre chemin nous menait, via le pas de l'Encel, au col de Susanfe à près de 2500mètres d'altitude, avec des superbes vues sur les Dents du Midi à notre gauche et sur les glaciers et Mont Ruan à notre droite. Une longue descente jusqu'au lac de Salanfe avec pause casse-croûte, nous avons ensuite gravi les deux cols d'Emaney et de Barberine, avant de redescendre sur le barrage d'Emosson, dans toute cette partie sans carte. Heureusement, les nombreux panneaux nous ont permis de ne pas perdre notre route. Peu avant le lac d'Emosson, nous avons trouvé le terrain propice à accueillir notre nuit.

bivouac au-dessus d'Emosson

Le lac d'Emosson
Notre troisième jour de route, nous l'avons attaqué par une longue traversée de Tunnel. Près de 10mn dans une grande obscurité, à ne pas voir où on mettait les pieds, en croisant les doigts pour que la route n'ait pas de nid de poule.
Puis la longue descente jusqu'à Vallorcine, trouvant dans le village une supérette pour acheter un peu de pain frais et du chocolat, et reprendre des forces avant de longer le Vallon de Bérard pour basculer au niveau du Col de Salenton, soit environ 1300 mètres de dénivelé pour notre seul col de la journée. Le Buet trônait à moins de deux heures de marche, mais nous n'avions pas le temps nécessaire pour gravir le « Mont Blanc des Dames ». Nous avons ensuite pris une variante au-dessus du GR, et trouvé un petit coin de paradis pour planter notre tente, au-dessous de la Tête de Moëde, à moins d'un kilomètre du col d'Anterne.

Vue depuis Salenton, La Chaîne des Fiz au loin

Petite surprise du soir

Bivouac face au Mont Blanc

Passé le col, la dernière matinée de marche a été en profil descendant, avec quasiment 2000 mètres de négatif, pour redescendre jusqu'à Samoëns. Isa empruntant le GR 5, et moi une variante empruntant le Petit Col d'Anterne, itinéraire empruntant un chemin carrossable sur la fin et donc beaucoup moins sympa sur les derniers kilomètres.

Lac d'Anterne avec Les Fiz derrière

Le Buet depuis le Petit Col d'Anterne

Descente sur Samoens

Et tout, une randonnée d'environ 6000 mètres de dénivelé positif, 80 à 90 km, autonomie complète (sauf ravitaillement en eau et achat de pain à Vallorcine, histoire de manger frais le dernier matin), des décors splendides et surtout, très peu de monde croisé pour cette randonnée bien plus méconnue que le Tour du Mont Blanc, mais tout aussi jolie. 



On a bien rigolé en voyant ce panneau, ils ont de l'humour, nos voisins suisses:
"Moutons hyper forts en self-défense, pour la sécurité de votre chien, tenez-le en laisse"










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