jeudi 16 novembre 2017

Attention, neige !

Ah, la neige...
En avril, on en a raz-le-bol, et pourtant, il y en a plein sur les montagnes. Les beaux jours arrivent, et si les jambes frétillent, c'est pour sortir le vélo, aller gambader dans les forêts en croisant les doigts pour que la neige ait fondu.
Le printemps passe, puis l'été. Vient l'automne, les premières matinées fraîches, et voilà que les jambes frétillent à nouveau. Les (skis à) roulettes, on en arrive à saturation, on scrute les webcams en espérant une légère chute, à peine de quoi saupoudrer les montagnes.
Pour skier, direction le tunnel, à guichet fermé. On tourne en rond, jusqu'à en avoir le vertige. Le premier jour, on se dit que c'est mieux que rien, le dernier, que c'est bien long et qu'on ne nous y reprendra plus.
Puis le snowfarming, en fonds de vallées. On tourne toujours en rond, à défaut d'être à ciel couvert (nostalgie du tunnel ?), on respire à ciel ouvert.

Novembre, enfin, mois de toutes les promesses (et de tous les désespoirs), la perspective de chausser les skis sur de la neige, de la vraie, celle tombée du ciel et pas des canons, alors qu'on attend qu'une chose, pouvoir donner l'assaut, être le premier à fouler les pistes, et skier jusqu'à n'en plus pouvoir.

En ce milieu novembre, il a donc neigé! Qu'on se le dise (pour se rassurer), elle va rester. Une chose est sûre, il y en a pour tous les goûts ;o)

Première sortie "au pied", beau temps belle neige herbe


La Clusaz, entre canon, snowfarming et neige naturelle. 2km, on tourne un peu en rond...

Et conditions optimales à Flaine, qui, comme chaque année...


...remporte la palme de l'enneigement au mois de novembre. 8km de ski


Et pour moi, la reprise signifie aussi le mode "Robinson", comme le diraient les copains du team. Sieste comme on peut entre deux séances


mardi 7 novembre 2017

La neige de culture, ou snowfarming, quel spectacle !

Dans certains coins du globe, dès le mois d'octobre, si vous êtes suffisamment patients et curieux, vous aurez peut-être la chance d'assister à un spectacle improbable. 
Vous connaissiez le maïs, le blé, l'avoine, la tomate, la courge et consort, désormais, une nouvelle culture fait fueur, celle de l'or blanc.
Le gros du travail s'effectue en fin d'hiver. Armés d'une pelle (grosse de préférence), les connaisseurs font un tas de neige, le recouvrent d'une épaisse couche de sciure de bois. Ils le laissent reposer plusieurs mois, pas besoin de terrain fertile, qu'il soit argileux, calcaire, sableux, siliceux, siliceux, bitumeux, tout est bon pour ce genre de culture.
Courant d'automne, lorsque la température flirte avec le négatif, la sciure est ôtée, découvrant alors le tas de neige qui n'a quasiment pas bougé (seulement 30% de perte). La neige est ensuite étalée par une machine, sur une largeur de 3 mètres et une longueur de plus d'un kilomètre. 

C'est là que, si vous êtes suffisamment calme et attentif, vous découvriez un divertissment peu commun. 
Pas de biche, de cerf ou de sanglier, bien plus singulier, vous pourrez apercevoir des humains s'approcher sans méfiance, vêtus de gants, lunettes et de planches glissantes. L'hexibition peut durer des heures, les humains sont plutôt tenaces et tournent en rond sans relâche sur la bande de neige. N'hésitez pas à taper dans vos mains, ils ne sont pas craintifs, et au lieu de les faire fuir, vous les exciterez et ils tourneront davantage jusqu'à ce que la fatigue les arrête.

Le snowfarming, ou neige de culture, est, sans aucun doute, un procédé lucratif et ludique et permet de profiter d'un spectacle unique, à consommer sans modération sept jours sur sept.