mercredi 11 avril 2018

Des étoiles aux Saisies

Les étoiles, j'en ai vu pas mal, un peu partout au bord de la piste. 
Pourtant, au départ, j'en avais plein les yeux, à espérer une belle perf sur cette dernière course de l'année, qui plus est championnat de France de longue distance.
Et effictivement, j'en ai eu plein les yeux, mais ce n'étaient pas celles de la victoire, mais plutôt celles de la fatigue. Beaucoup d'enchaînement cette saison, entre les courses et les déplacements, les 24 heures des Mosses la semaine dernière, c'était trop pour moi. Rapidement en difficulté, je bascule en haut de la Palette à la 5ème place, et ensuite, un groupe revient sur moi, la neige est lente et je suis en mode ski nautique, j'essaie de ne pas lâcher, sinon, je coule.
Un regain d'énergie dans le deuxième tour, mais la dernière grande montée aux trois quarts de la course, alors que le groupe revient sur la 3ème place, me sera fatale. Je termine 9ème. 
Par contre, il faut noter quelque chose d'exceptionnel, pour la première fois depuis le début de saison, les conditions de ski la veille de course étaient identiques à celles du jour J. Oui, c'est assez exceptionnel, depuis novembre et nos première courses, nous avons toujours eu des changements de temps improbables, véritables casse-têtes pour Steph, Bubu et Sylvain, nos fidèles hommes de l'ombre.


mardi 3 avril 2018

Les 24 heures des Mosses, la victoire du Team et l'envers du décor

Ce week-end était plutôt atypique. J'ai couru samedi. Dimanche aussi. Ah, j'oubliais, pour l'échauffement, j'ai aussi couru vendredi. Si, si, je vous assure...
Retour sur trois jours riches en fatigue émotion.
Vendredi, c'était l'une des étapes des Championnats de France. Un 15km classique mass start au programme, troqué à la dernière minute contre un 10km mass start, autant dire qu'il fallait être rapide au démarrage pour espérer jouer devant. Réconcilié avec le classique malgré le peu de pratique cette année, je termine 11ème à une vingtaine de secondes du podium, pas de doute, 5km de plus ne m'auraient pas dérangé... 

Le lendemain, direction les Mosses en Suisse pour la grosse fête du ski par équipe. 24 heures de ski, mais surtout 24 heures de gavage (nourriture), même si le temps ne se prêtait pas à faire du gras. Didier, Roy de l'organisation, nous avait concocté un joli programme de course. Départ à midi sous un temps plutôt Clément (Mailler de me contredira pas), la météo nous a joué des tours, et même si les Moutons se sont mis à l'abri tant les bourrasques étaient nombreuses, il en fallait bien plus pour démotiver Stéphane, notre mentor. 
Après de nombreux tours en début de course, Nico, las de tourner en rond, nous a quitté pour remplir son devoir d'équipe sur le relais des Comité, à Prémanon. C'est Adrien qui a pris le relais, mais le bougre, avec la fatigue et le gel, était plutôt Mou. La nuit tombée, pendant que les Chipmunks faisaient la fiesta sur la piste de danse, Alwin tournait comme un beau diable, skiant de bonne grâce, plutôt Candide sur les skis, face aux Champs blanchis par les Belles étoiles au rythme des Ans. 
Mais bon, plutôt être Chauve que d'entendre ça (et sourd aussi), pas de place à la poésie dans le ski, fallait tourner, tourner et encore tourner. Et avec 518km au compteur, toute l'équipe a -enfin- vu le bout de la nuit.*

Allez, oublions les jeux de mots douteux, revenons sur ces 24 heures:
Pour courir, il faut avant tout savoir skier manger. Manger avant, manger entre chaque tour, manger avant d'essayer de dormir, manger au réveil, manger après un tour, manger, manger, manger. Que des bonnes choses: chips, saucisson, chocolat, cachuètes...
Il y en a qui vous diront qu'il faut boire aussi. Nous, c'était Coca. Light. Pour d'autres, demandez à celui d'une autre équipe qui, au bout de 6 heures, est tombé après avoir fait 2 mètres, s'est relevé, a fait 2 nouveaux mètres et est tombé de nouveau, et s'est vu finalement retirer son dossard. Pas sûr qu'il avait de la limonade dans sa gourde. Boire ou skier, il faut choisir...
Nous aussi, on s'est octroyé un petit plaisir, un bon vin chaud pour fêter notre victoire, il devait bien rester encore 0,0001° d'alcool dans le brevage chauffé.





(* Pour ceux qui ne connaissent pas l'équipe et qui ne comprennent rien à mes fantastiques jeux de mots, l'équipe était composée de :
Adrien Mougel
Thomas Chambellant
Stephane Mouton
Alwin Thetaz
Candide Pralong
Clément Mailler
Nicolas Berthet
Didier Roy
Benoît Chauvet)

vendredi 23 mars 2018

Vous voulez savoir si j'ai gagné aux Glières ?

Dans le coin, c'est la question que tout le monde se pose. Après 8 podiums et 6 deuxièmes places, ai-je enfin gagné le Marathon des Glières?
Eh bien...
Non!
J'avais la grande forme, j'ai mené, j'ai secoué, et puis au final... j'ai craqué. Plus de son plus d'image sur les 10 dernières minutes de course, là, je me demande si ça commence pas à être dans la tête ??!!!
Je me fais même chiper la 2ème place sur les derniers mètres.
Va falloir revenir l'année prochaine.
Eh si...

En attendant, v'là une nouvelle vidéo. Au moins, je m'éclate à en faire ;o)



mardi 13 mars 2018

Bientôt le Marathon des Glières !

Eh oui, moins d'une semaine avant le Marathon des Glières. Je suis l'homme des deuxièmes places là-haut. Est-ce que l'histoire finira par me donner une victoire?
Suspense...
En attendant, une petite vidéo de ma petite production. Y'a qu'à cliquer.


lundi 12 mars 2018

L'engadine

L'Engadine a quelque chose de particulier.
Peut-être cette grande vallée plate, abritant d'immenses lacs gelés. Les skieurs arrivant en raz-de-marée, plus de 14 000 à passer le portillon de départ. 
Dès le coup de fusil, les compétiteurs s'élancent, des lignes se forment, se désagrègent au rythme des vagues. La tension est à son comble, les batons cassent comme du verre, les chutes sont nombreuses, chacun veut se placer en tête de peloton sans jamais vouloir mener, profiter de l'aspiration de celui qui le précède et garder à tout prix sa place. Si un vient à doubler, ils seront quinze à profiter d'un trou de souris.
La première montée égrenne la meute, qui se reforme en une cinquantaine de coureurs dès le retour du plat, long, interminable. A affronter bien souvent les rafales de vent. A attendre les derniers kilomètres pour s'exprimer. 
Il faut alors de nouveau éviter les chutes, les bris de bâton. 
Et bien souvent, personne ne réussit à s'extraire, il faut s'en remettre à la chance, à un petit coup de rein, à un coup de pouce du destin qu'il faut aussi savoir provoquer.
Mettre sa dernière cartouche au moment propice, et croiser les doigts jusqu'à l'arche d'arrivée.
Parfois, ça passe. Et ça ne tient à rien.
A quelques fractions de secondes. 
C'est l'Engadine.
Il m'aura manqué à peine 6 secondes cette année encore. 
6 secondes de trop, mais je suis joueur, je retenterai ma chance. Encore et encore.


lundi 5 mars 2018

5 secondes de trop en Russie sur la Demino

Des secondes de trop, toujours. Cette fois-ci, il y en a eu 5. Un sprint final assez mou, je termine 13ème de cette nouvelle étape de la Worldloppet, en Russie. 
5 secondes, ce n'est pas grand chose quand on y pense. Surtout sur 2 heures de course. Mais c'est toujours trop, quand on sait que le podium n'a que trois marches.

Par contre, vu qu'il y a toujours quelque chose de drôle à raconter dans mes aventures, voilà un peu comment s'est déroulé notre voyage jusqu'en Russie...

Le jour du départ, le réveil sonne à 6h pour un rendez-vous avez les collègues du Team à 6h45, sur le chemin de l'aéroport. Malgré la neige, j'étais dans les temps, mais pas les collègues, l'autoroute étant bloquée, avec tous les camions supris par la neige et les touristes (haut-savoyards?!) qui n'avaient pas les pneus adaptés. 
Du coup, je file en direction de l'aéroport pour être sûr d'avoir l'avion. Sur les petites routes blanches, bien équipé, ça roulait du tonnerre. Arrivé sur la nationale, un peu moins. 10km/h, les voitures les unes derrière les autres.
Bon, je fais 3km puis je prends en direction de l'autoroute, je passe la barrière de péage, je reçois un message du coach qui me dit que l'aéroport est fermé et qu'il est inutile de se presser. Je les attends plus loin, un petit bled en sortie d'autoroute, Archamps.
Je retourne en direction de l'incontournable Macumba, à 5mn de là, ex plus grosse boîte de nuit du coin, parce que les collègues me disent qu'ils arriveront par la nationale, puis je retourne à Archamps parce qu'ils sont finalement sur l'autoroute. 
Je reviens au Macumba parce qu'ils n'ont pas pris la bonne sortie, en espérant que cette fois-ci, ce sera la bonne.
En moi, je souris en me disant que j'aurais presque eu le temps d'enfiler ma tenue de danse pour aller faire deux trois pas de rock'n roll. 
Après une heure d'attente, je retrouve mon beau monde et on file à l'aéroport, sauf que tout est bouché sur l'autoroute et on arrive -enfin- à 10h (au lieu des 7h prévues).

C'est un bazar monstre. On fait la queue comme tout le monde pour replanifier un vol. Après 5h d'attente, on nous remet sur un vol Russe qui a été retardé, avec arrivée prévue à 21h à Moscou (mieux que les 2h25 du matin qu'on nous avait reprogrammé initialement!). Un peu de retard (30mn), on atterrit sur un autre aéroport de Moscou. Malheureusement, dans l'histoire, on a annulé le premier bus qu'on devait prendre, encore 2h d'attente à Moscou pour avoir un autre bus.
Ensuite, 5h de route dans un "champ de patates", sur les routes russes pleines de trous, à croiser les doigts pour que le bus ne se désintègre pas avec toutes ces vibrations. 
Mais comme toujours, on est retombé sur nos pattes, on a fini par arriver.
A 5h du matin (heure locale), sans avoir fermé l'oeil et après 22h de voyage.

Ensuite, la course dès le lendemain.

Puis le retour. Réveil à 5h, de nouveau. En France, il est trois heures. 
Dans ces moments, on se dit qu'on fait vraiment un sport de dingues !



mardi 27 février 2018

Birkie 2018

Rien de nouveau concernant la course. Je tombe au départ, je perds ma gourde, je repars dernier de la vague élite à 45 secondes des premiers, je reviens rapidement en tête de groupe, j'essaie de patienter en me disant que tout se jouera sur la fin, j'ai les jambes qui frétillent et je tente de m'échapper à plusieurs reprises à quelques kilomètres du but, et finalement, tout se joue au sprint. Les jambes tétanisées sur la passerelle à 300mètres de l'arrivée, je termine 11ème. Pas de quoi en faire un plat. Juste une entrée.
(si vous regardez bien, il y a un gars à terre. Et si vous regardez vraiment bien, à gauche, on voit un bout de bonnet (orange) d'un autre gars à terre. Devinette, qui c'est ???)

Parce que les USA, une fois sur deux, c'est... ça :

Depuis le début de saison, les tests de ski les veilles de course sont toujours un peu délicats. Vendredi matin n'aura pas dérogé à la règle. Nous sommes partis tôt de la maison pour aller skier et faire les tests, sauf que... il s'est passé 2h (entre voiture et de galères) avant de pouvoir chausser les skis. Les américains de rossignol nous avaient donné rendez-vous à 9h30 à un endroit pour skier. Nous partons donc en direction de cet endroit avec de l'avance, pour skier 1H15 de notre côté et tester ensuite avec eux. Après 20mn de route, des flics barrent le passage, il est 8h01 et ils ont ordre de fermer à 8H. Nous n'insistons pas et faisons demi tour, cherchant un autre itinéraire. Nous perdons 20mn, traversons l'endroit où nous avons skié la veille, "Mosquito road", endroit par lequel passe la course, et perdons 20 autres minutes pour trouver notre lieu de rendez-vous, le "Birkie ridge". Nous débarquons sur un grand parking où les gens viennent se garer ce matin pour ensuite prendre un bus qui les mènera au départ de la course du jour (il y a une course le matin...). Nous déchargeons nos housses, et partons en direction de la piste pour tester, sauf que la piste n'est pas damée. A cause des nombreuses chutes de neige de la nuit (20cm), les dameuses se sont focalisées uniquement sur la partie finale du tracée, là où se déroule la course du jour.
Bon, un américain nous dit d'aller voir au départ de la course du lendemain, que là au moins, nous trouverons notre bonheur. Nous rangeons les housses dans la voiture, reprenons la voiture, direction le départ, à 20mn, sauf que là encore, nous nous retrouvons face à... rien. Renseignement pris, on nous annonce que rien ne sera damé dans les parages avant midi. Tout le monde commence à perdre patience, et là, nous finissons par retourner à "Mosquito road", endroit de ski de la veille, parce que nous avions lu sur un panneau à l'aller que l'endroit fermait à 11h.
Il est 10h, près de deux heures perdues sur notre planning de base, mais nous pouvons enfin skier! Pfiou, c'était comique. D'autant que c'est l'endroit où nous serions venus à la base si les américains ne nous avaient pas donné rendez-vous ailleurs.

La course s'est poursuivie lors du voyage du retour. Une tempête de neige se lève à Minneapolis, et l'avion prend trois heures de retard au décollage. Les trois heures, c'est le temps que nous avons initialement pour faire le changement d'avion à Amsterdam. Heureusement, l'avion grapille quelques minutes pendant le vol, s'ensuit une course effreinée à l'aéroport d'Amsterdam pour avoir la correspondance. Nous avons ensuite droit à un retard de vol à Paris et pour finir, les bagages ne sont pas transférés à Genève. 
Pas de doute, dans ce genre de périple, il faut aimer l'Aventure !

Mais il n'y a pas que des galères, il y aussi les découertes. 
Apprentissage de la pêche sur lacs gelés. Les gens là-bas sont très chaleureux et accueillants.



lundi 19 février 2018

Tartu Marathon en Estonie, encore une histoire de secondes

J'ai pris énormément de plaisir!
Attention, on parle de ski, là. Ne commencez pas à vous imaginer autre chose. Vendredi, c'était décollage de Genève au (tout) petit matin. Réveil 5 heures, avion 7 heures, direction Talinn en Estonie, puis Otepää, pour la Tartu Marathon, qui, comme son nom l'indique, est un... 63km. En classique, ou plutôt poussée. 
En arrivant là-bas, on nous promettait la neige, certes, il y en avait, au moins 20cm dans les champs. Eh oui, vous ne rêvez pas, il y avait effectivement 20cm de hauteur totale de neige sur lesquels sont passés plus de 6 000 personnes. Incroyable en effet, quand on voit la difficulté de nombreuses organisations pour offrir des courses avec bien plus de neige. Et personne ne s'est plaint du peu de neige, des skis abîmés ou autre. Il faudrait peut-être qu'on en prenne de la graine. J'dis ça, j'dis rien...
Enfin bref, après avoir testé notre matériel, vint le jour du départ. Il était tombé 3 cm de neige dans la nuit. J'étais en grande forme, en très grande forme, et j'ai fait la course devant, essayant d'étirer le peloton sur une piste très lente. J'ai fait le travail, un peu trop d'ailleurs, payant ma débauche d'énergie sur les derniers mètres. Le sprint final est parti de loin, et je lâche 9 précieuses secondes, terminant à la 6ème place. 
Une nouvelle fois, la forme est là, la victoire est au bout des spatules et j'espère bien voir enfin le sommet de la boîte, à force de l'entrevoir!


lundi 12 février 2018

Transju aigre-douce

Pour réusir une belle course, il faut que tout soit réuni. Le bonhomme, la tête, les skis, le fartage, les structure. Et puis, il faut une part de chance aussi. 
La veille, après les tests de ski, tous les yeux étaient rivés sur la météo. Un temps incertain, une neige sur le coup de midi sur toutes les prévisions, du froid pendant la nuit... Nous avions misé sur ce froid,  justement, plutôt confiants. Mais dès huit heures, les flocons se sont mis à tomber, laissant rapidement place à la pluie verglassante. 
Bien en jambes, j'ai réussi une échappée précoce avec Ivan et Gérard, deux skieurs du Team HSN. Nous avons creusé un écart sur nos poursuivants, et j'ai bien cru que le podium se jouerait entre nous trois. A 15km de l'arrivée, nous sommes rejoints par Gloersen (norvégien) et Curdin (suisse) dont le mérite aura été de ne jamais relâcher la pression. 
Finalement, tout s'est joué dans la dernière descente, où la glisse a joué des siennes sur ce dernier kilomètre pluvieux en arrivant à Chaux-Neuve. J'ai vu la victoire s'échapper, et je termine dernier de ce petit groupe qui jouait la gagne, un peu dépité, mais comme je dis souvent, parfois j'ai la meilleure glisse du peloton, parfois non. Il y a trois ans, notre Team décrochait la victoire grâce à une échappée "à la glisse" dans cette même descente, lors d'une arrivée à Mouthe. Cette fois, la chance nous a moins souri.
Encore de belles courses à venir les week-ends prochains, avec un enchaînement Estonie (Tartu)-USA (American Birkebeiner)-Russie (Demino Marathon)-Suisse  (Engadine) qu'il faudra gérer au mieux, avec, je l'espère une (ou plusieurs) plus hautes marches du podium à la clé !

copyright NordicMag

lundi 5 février 2018

4ème à la Foulée Blanche

Un pied de boîte. Ce n'est pas le premier, ce ne sera (certainement) pas le dernier. Des fois, c'est à se demander pourquoi le podium n'a pas quatre places. 
Une course difficile pour moi, les jambes ont rapidement été dures, j'ai subi la course même si dans les derniers kilomètres, j'ai retrouvé un second souffle, croyant presque revenir sur le podium. Il a manqué quelques kilomètres, qui sait, ces sept kilomètres raccourcis sur les 50 prévus initialement ?
Après un gros cycle de volume ces derniers temps, il m'a peut-être manqué d'explosivité pour encaisser les premières accélération, et basculer sur le plateau de Gève dans le groupe de tête. Mais le sport, c'est ça, on fait ce qu'on peut avec les moyens du jour, et sur cette journée, les autres étaient meilleurs, moi, moins bon.




Une chose est sûre, le Team aura fait parler de lui. On ne voyait... que nous! 

Dans quelques jours, direction la Transju. Pas de parcours original, mais 56km tout de même, 14 de plus que sur la Foulée, et une forme qui devrait être au top. L'envie est là, le plaisir aussi, il n'y a plus qu'à! 
Verdict dimanche prochain.


mercredi 24 janvier 2018

3ème à la DolomitenLauf, 1ère étape de la Worldloppet

La DolomitenLauf, c'est toujours un peu folklore. Chaque année amène son lot d'inattendu. 
Lors de ma première sortie dans cette partie des Dolomites, en terres Autrichiennes, il s'était mis à neigé alors que la météo annonçait beau. La deuxième, ils annonçaient la pluie, finalement, au petit matin, j'avais entendu le chasse neige passer pour enlever les 40cm de neige fraîche. Les deux années suivantes, la course s'était fait remarquer par son manque de neige, quatre tours de piste, on avait fait du ski-slalom dès le deuxième tour, en rattrapant les derniers concurrents.
Cette année, finalement, il n'y a pas eu de grande surprise. Bon, au lieu des deux centimètres de neige annoncés, il en est tombé dix ou quinze. Et puis à la place du parcours traditionnel de repli de 42 bornes, on a eu droit à deux tours de 21 km (oui, de repli, vu que depuis 10 ans, le parcours traditionnel à Lienz - 700m d'altitude- est plein de jonquilles à cette époque de l'année ;o) ).
Malgré un ventre douloureux depuis plusieurs jours, j'ai bien tiré mon épingle du jeu, jouant aux avants postes jusqu'à l'arrivée. J'ai cru à la victoire, mais il y a eu une petite baisse de régime sur les derniers hectomètres. Je finis à une belle troisième place, bien satisfait de ma forme du moment.
A noter la superbe prestation de l'équipe, avec la victoire d'Adrien, la 4ème place de Bastien, Thomas 8ème et Nicolas 12ème. 
Pas de doute, le team Jobstation Rossignol a le vent en poupe!




mercredi 17 janvier 2018

Bessans, à quand la 5ème ?

Les organisateurs avaient tout prévu. La neige, le beau temps, même le dossard 5 pour moi, synonyme d'une 5ème victoire. Tout était parfait, presque trop. La victoire, elle ne se commande pas, elle se mérite. Elle n'aura pas été pour moi cette année. J'ai pourtant joué, tenté des échappées, mené le troupeau, mais ce fameux troupeau était trop homogène, la neige très (trop) glissante pour sortir son épingle du jeu. A un kilomètre de l'arrivée, nous sommes encore 12 à pouvoir y croire. 
Je coupe la poire en deux et termine 6, à quelques secondes de la gagne. L'explositvité a manqué sur la fin, mais la forme est là, il ne manque plus qu'à y croire encore un peu plus. C'est marrant, encore une fois, je suis monté sur la plus haute marche des jeunes vieux. Aïe, faudrait corriger le tir, et montrer aux petits jeunes que les vieux peuvent faire encore mieux !
Le Team Jobstation Rossignol, lui était au top, trustant les 3 premières marches du podium, et 5 athlètes dans les 6.

Dimanche prochain, c'est direction l'Autriche, pour la première étape de la Worldloppet Cup. La DolomitenLauf, un 42 skate à Obertilliach, grand site de biathlon. Est-ce que tout sera réuni pour un début 2018 en fanfare sur la Worldloppet ?

Suspense, thriller en perspective, et dénouement dans quatre jours...
Et pour la 5ème de Bessans, il faudra rejouer l'année prochaine. Oui, un an à attendre, je sais, c'est long ;o)


lundi 8 janvier 2018

Ronde des Cîmes : Une deuxième place, mais une victoire quand même!

Je sais, depuis quelques semaines, je n'ai pas vraiment parlé de courses ni de résultats. A vrai dire, les articles auraient suivi la même rangaine, parlant de mes nombreuses déroutes sur ces voies hivernales pourtant bien tracées.
A croire qu'il fallait attendre le 31 et que la page se tourne définitivement pour laisser entrevoir une éclaircie dans une année de ski 2017 particulière.
Mais voilà, 2018 pointe le bout de son nez, et les sensations reviennent enfin, peut-être attendais-je l'enjeu des longues, qui sait ? 
Ce dimanche, invité par l'organisation (un grand merci au passage), je suis allé faire la Ronde des Cîmes aux Fourgs, dans le Jura. Doublé dans le final par mon collègue du Team Adrien Mougel, je viens prendre une 2ème place rassurante. 
Après deux mois à ne jamais voir décoller mon cardio (15 pulsations en-deçà de mon max sur les courses), les courbes commencent enfin à être bonnes, et les jambes répondent mieux.
Double ouf. Parce que là, je ne savais plus quoi faire, à part une retraite anticipée, moi qui me sens encore comme un gamin sur les skis.
Et ça tombe bien, vu que la saison des longues commence, et que dimanche prochain, c'est le grand lancement avec l'incontournable Marathon de Bessans.



Par contre, je tiens à présenter toutes mes excuses aux organisateurs de la Ronde des Cîmes. Parti bille en tête faire une récupération sur les skis après la course, j'en ai oublié le podium, qui ne s'est fait avec 20mn de retard. Ce sera l'occasion de revenir pour me faire pardonner !

vendredi 5 janvier 2018

Bonjour 2018, bonne année

Il y a d'abord eu Trump, qui a pris ses fonctions en janvier. La surprise de l'élection digérée (enfin, pas sûr qu'on puisse vraiment parler de digestion, parce que là, malgré des doses de bicarbonates, l'estomac en a pris un bon coup), voilà un nouveau clown sur les plus hautes marches du pouvoir. Thomas Pesquet a loupé ça, il n'est revenu sur Terre qu'en mai, juste à temps pour le second tour des présidentielles en France, qui a vu la victoire de Macron. Président de la République avant de fêter ses 40ans, il fallait le voir pour le croire. 
Et puis vint l'automne, et le fameux référendum sur la Catalogne. Sûr que l'histoire a donné matière à penser à nos amis Corses. Et puis aux Savoyards. Aux Bretons, aux Nordistes, aux Alsaciens, aux Vosgiens, aux Parisiens. A l'ère de l'Europe, bientôt l'indépendance aux Régions. Aux départements, tiens !
Monsieur d'Ormesson ne sera plus là pour donner un oeil critique à la chose. 
Monsieur qui ??? 
Johnny! 
Johnny, Johnny, Johnny! Pas de place pour le reste. Un million de personnes ont défilé dans les rues. Si, si, un million! Ça en aurait fait, des dons pour le téléthon. Mais passons. L'an prochain, il y en a déjà qui militent pour une journée nationale de deuil, et hop, un jour de congé en plus. C'était Johnny quand même.
Ne rions pas. Surtout pas. Ne rions plus. Ni des blancs, ni des noirs, ni du Coran, ni de Dieu, ni des vivants, ni des morts. Coluche devrait avoir honte, lui qui riait de tous et de tout. Et le public devrait avoir honte, lui qui riait aux blagues de Coluche.
En cette fin d'année 2017, la pétition contre le téléfilm de France 2, une romance naissant au milieu du drame du Bataclan, a indigné les foules. 
Brûlons aussi les livres sur les guerres, sans oublier tous ces films dramatiques. Et dire que le Titanic de James Cameron a été l'un des plus grands succès planétaires aux Box Office. Dramatique.
En 2018, ne nous émouvons plus!

Pffff, allez, voyons le présent. Marchons droit, fièrement, la tête haute. En Marche, mes amis ! Pas de doute, nous sommes en 2018.
2018 ???
Ah oui, déjà...

Bon, eh bien, quoi dire... Beaucoup, beaucoup de choses, mais pour résumer, je vous souhaite à tous une belle année, j'espère que vous avez été sages pour les fêtes, que vous avez fait quelques excès de champagne, de chocolats et de foie gras, et que vous serez plein d'entrain et de bonne humeur pour cette nouvelle année.


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