mardi 16 octobre 2018

2ème à la Persjussienne, le roman de Ben Livingston l'éléphant

Pour reprendre la première phrase de wikipédia sur le livre de Richard Bach, Le jeune Ben n'est pas un homme comme les autres, il ne se contente pas de courir ou marcher pour vivre, non, il aime courir pour courir, c'est sa passion...
L'histoire pourrait aussi commencer ainsi:  Partout où il passe dans sa jeunesse, les gens scandent haut et fort: -Attention, voilà Ben.  Attention, le monde va trembler.
Le monde va trembler. Oui, bon, à prendre au sens propre, malheureusement. Ou alors mettre une majuscule à Monde. En me voyant courir, les puristes avaient bien du mal à me trouver des similitudes avec les foulées aériennes de certains concurrents, moi, j'étais plutôt terrien, appui talon bien prononcé.
-Tiens, v'là le Pachydermeben.

Retour au présent. Avec le temps, ça n'a pas vraiment changé, mais heureusement, dans les bosses, j'arrive toujours à tirer mon épingle du jeu. Pourtant, chaque année, au 1er janvier, je prends de bonnes résolutions en me disant que je vais travailler tout ça. Courir sur le plat, allonger ma foulée. Grâcieux, aérien. Mais les bonnes résolutions vous les connaissez tous, le 2 janvier, on les a déjà oubliées.

Enfin bref, voilà qu'il y a deux semaines, suite à ma victoire au Pays Rochois, j'ai décidé de m'inscrire à la Persjussienne. Profil relativement plat. Connaissant mes lacunes, j'avais donc exactement 2 semaines pour révolutionner ma manière de courir.
En homme raisonné, j'ai décidé de faire des intervalles (alternances d'allures, pour ceux qui ne connaissent pas) à plat.
J'ai commencé le mercredi, 10 jours avant l'objectif. Il m'a fallu trois jours pour m'en remettre, tellement j'ai eu mal aux mollets et aux Ischio-jambiers.
7 jours avant l'objectif, j'ai remis ça. J'avais encore mal lors de ma 3ème séance, à J-5. J'ai calé ma dernière à J-3.
Et j'ai remis le dossard dimanche, pour la Persjussienne. Après 41 minutes d'effort (et quelques secondes), j'ai terminé 2ème. Les bosses, ça allait. Mais j'ai pris cher dans les plats et les deux minuscules descentes. J'ai pas gagné grand chose sur temps de base.

Il y a une petite morale dans tout ça, quelque chose d'essentiel à savoir lorsque vous êtes sportifs et que vous préparez un évènement. Toujours s'y prendre longtemps à l'avance. Comme qui dirait, Rome ne s'est pas faite en un jour.
N'importe quel sportif le sait.
Surtout moi ???





jeudi 4 octobre 2018

3 jours avant le Trail des Glières

Le Trail des Glières, c'est dans 3 jours. C'est l'évènement incontournable de Fillière, et même si toutes les inscriptions sont bouclées (c'est ça, la notoriété...) depuis plusieurs jours, ce serait dommage de ne pas venir faire un saut à Thorens pour vivre cette journée de folie.

Parce que le Trail, c'est surtout une ambiance folle




De l'animation, des stands, des victuailles, de quoi se remplir l'estomac et ne pas rester la gorge sèche

Enfin bon, on va rester au jus de Pommes, c'est bien aussi


L'occasion de rencontrer des figures locales
Euh, lui, on peut s'en passer...



 Un village champêtre et agricole

Ah, je crois qu'il y en a un qui s'est trompé d'hisoire ?!


En fait, le plus simple pour découvrir en images le trail des Glières, c'est d'aller visiter cette page :



Et surtout, de venir faire un saut le Dimanche 07 octobre à Thorens Glières, vous en prendrez plein les yeux!




lundi 1 octobre 2018

5ème victoire à la grimpée du Pays Rochois

J'avais un plan. Et puis Chambellant. Et tout fout le camp!
C'était l'intro, j'ai trouvé ça sympa, y'avait plein de rimes. Des fois, faut pas trop se creuser la tête, trouver des choses simples, éviter de trop réfléchir. 
Enfin voilà, hier, il y avait l'incontournable grimpée du Pays Rochois. L'un de mes classiques préférés en cette période automnale. Faire monter le cardio, et puis le chrono aussi. Histoire de voir où l'on se situe dans la préparation. La forme me semblait pas trop mal, j'avais en tête de me rapprocher de la barre des 47 minutes. Quand je dis 47mn, c'est que je me serais largement contenté de 47mn59sec. 
J'avais donc un plan. L'idée, c'était de partir prudemment, et puis accélérer. Comme d'habitude, quoi.
Sauf qu'il y a un petit jeune qu'est venu me titiller. Un jeune du Team de ski, Thomas Chambellant, le marmot de l'équipe.
A 37 ans, vous imaginez bien que j'ai de la bouteille, que lorsque j'ai un plan, je le suis à la lettre, que je ne me laisse pas perturber par les taquineries des jeunes. Je suis quelqu'un de sage, de réfléchi, de raisonné. L'objectif, c'était le chrono. Juste le chrono, rien que le chrono.
-Alors, le vieux, qu'il me dit, t'es prêt à mordre la poussière? Clin d'oeil du gamin.
J reste concentré. Partir à mon rythme. Et puis accélérer.
Thomas me regarde. 
Ne pas rentrer dans son jeu.
Décompte du départ. Grand sourire de Thomas.
Surtout, rester calme.
Pan. Coup de fusil, le départ est donné.
La suite s'est passée exactement comme je l'imaginais. Je suis parti à bloc. Chaud bouillant. Et le jeunot qui vient encore se mettre à ma hauteur, histoire de faire monter un peu plus la pression. Au bout d'un kilomètre, j'avais déjà 15 secondes d'avance sur mon temps de passage prévu. Au bout de deux, j'en avait 30.
Partir doucement, qu'il disait...
49 minutes plus tard, j'avais minute de retard sur l'objectif fixé. Bizarrement, les jambes n'ont pas suivi.
J'ai quand même gagné, mais pour ce qui est de la manière, on repassera.

Un proverbe dit : l'âge tempère le sang, il mûrit les hommes. Et un autre: Ne fais point débauche de sagesse, sois de ton âge.
Pas de doute, j'ai encore 20 ans...









mercredi 26 septembre 2018

Tour et variante du Beaufortain


Le mardi matin, le départ est donné à Notre Dame de la Gorge, après les Contamines Montjoie. Au programme du jour, un col hors catégorie et deux autres petits cols pour un total d’environ 2000m, avec Bivouac aux alentours du Barrage de Roseland.
Après avoir emprunté « l’autoroute » du Tour du Mont Blanc (que de monde sur le GR), nous bifurquons à droite au niveau de Balme pour aller au Col de la Cicle.

Cascade du Bon Nant au-dessus de Notre Dame de la Gorge

La descente qui suit est un peu laborieuse, le chemin difficile à trouver (il faut bien prendre à droite vers le pierrier, alors que nous prenons tout droit) et nous nous retrouvons à descendre dans un vallon escarpé, sous les premières gouttes de pluie d’une journée annoncée orageuse.

Descente depuis le col de Cicle

Après une pause ravitaillement dans les alpages, nous poursuivons la descente jusqu’au joli hameau de la Gittaz, puis laissons le barrage du sur notre droite pour remonter au col de sur Frêtes.

Lac de la Gittaz


Là, nous hésitons à aller au col de Roseland pour rejoindre le GR 5, mais préférons longer le lac, la carte indique un chemin qui reste sur la partie amont du lac.

Lac de Roseland


Petite galère, parce que nous ne trouvons pas le chemin, nous sommes sur les berges du lac qui deviennent rapidement infranchissables. Il faut improviser et gravir une pente à plus de 60% dans les broussailles pour remonter sur un coteau, traverser les framboisiers pour retomber sur le chemin. Il est à peine 17h, il y a un superbe coin pour bivouaquer au bord du lac, mais nous préférons avancer encore un peu, en se disant qu’on trouvera bien un autre coin un peu plus loin. Malheureusement, après avoir rejoint Molledraz, la quête d’un endroit plat est bien galère, mais nous finissons par trouver un bout de replat avant Treicol pour planter la tente.

Premier bivouac

Le lendemain, nous rejoignons rapidement le parking de Treicol, déjà saturé de voitures à 9 heures. Direction Presset, puis le lac d’Amour, le col du Coin, avant de redescendre sur le Cormet d’Arêche.

Lac d'Amour et Pierra Menta

Un regard sur le carte, et au vu de ce que nous avons déjà accompli, nous choisissons de rallonger notre Tour et de filer en direction de grand Naves. Nous rejoignons alors l’itinéraire du Tour de la Tarentaise, avec vue sur le Parc National de la Vanoise. Pause Gaufres et soda au joli village de Naves, il est 17 heures, et nous devons refaire 400 mètres de dénivelé pour basculer sur la vallée de Grande Maison.

Village Grand Nâves


Nous trouvons un joli coin au bord de la rivière, à quelques centaines de mètres de la cabane de Plan Bérard.

Le soleil se lève, c’est le fameux troisième jour, le plus dur moralement et physiquement. Les muscles sont ankylosés, et il faut du temps pour retrouver un rythme de croisière. La montée jusqu’au col de la Louze est assez longue, nous sommes surpris de voir qu’en cette période de disette d’eau sur le sol français, les alpages sont arrosés. Mais dans cette région du Beaufortain, l’eau n’est pas une denrée rare. Les lits de rivière sont remplis, les sources loin d’être taries, et nous n’avons aucun problème pour remplir nos gourdes au besoin. Après avoir passé le col de la Louze, plutôt que de redescendre sur le Lac Saint Guérin, nous prenons le chemin qui part en biais sur la gauche en direction du Grand Mont, puis retombons sur le GR du tour du Beaufortain. Le passage au lac Tournant est magnifique.

Cirque à côté du Lac Tournant


C’est un cirque duquel coulent de nombreuses rivières, un joli coin de paradis dans lequel il aurait fait bon de bivouaquer.

Descente depuis le Lac Tournant


Mais il n’est que midi, et nous continuons notre périple, en direction du Mirantin. Comme toujours sur les cartes au 1 :50000ème, il n’est jamais évident de définir le dénivelé à l’avance, et la fin de journée est laborieuse, avec au final à nouveau une trentaine de bornes et au moins 2000mètres de dénivelé lorsque nous arrivons au Pas de l’âne.

Lacs de Lavouet


C’est à ce moment que ça devient drôle, le ciel s’est couvert dangereusement, les premières gouttes de pluie tombent, et bientôt, c’est le déluge de grêle. On croise les doigts (enfin, on essaie, parce que les mains sont engourdies par le froid, Isa est congelée, nous n’avons pas pris le temps de nous habiller et il n’y a absolument aucun endroit pour s’abriter) pour que les éclairs n’y mettent pas du leur, et après 30mn de descente, nous pouvons nous abriter au chalet d’alpage de la ferme de Monsieur Segain (chalet du Lac). Les propriétaires sont très chaleureux, ils nous proposent de sécher nos affaires pour le lendemain. Nous prenons des crêpes et un thé pour nous réchauffer, avant de planter la tente sur place. Encore un coin magique loin de la foule et du monde, avec une vue incroyable sur le Beaufortain.

Bivouac au chalet du Lac


Notre dernière étape aura été la plus tranquille. Une longue descente (1400m de déniv) jusqu’à Beaufort. Pause viennoiseries sur la place du village, nous étudions la carte et pensons que nous n’avons pas le temps de passer par le lac de la Girotte, d’autant plus que le ciel se couvre dangereusement. Dans une improvisation de dernière minute, nous sautons dans une navette qui nous emmène à Hauteluce et commençons à marcher en direction du col du Joly. Par sécurité au vu du ciel menaçant, nous tendons le pouce, une voiture s’arrête et le conducteur nous emmène jusqu’au col du Joly, quelques kilomètres plus loin. Après 1000mètres de descente sur les petits chemins, nous prenons un énorme orage, avec foudre et compagnie, à 10mn de la voiture. Encore trempés de la tête au pied, mais heureusement, le soir, nous dormons au sec et dans un vrai lit !




Le Beaufortain est une région riche en eaux (rivières, sources, barrages) assez sauvage (deux grands villages : Beaufort et Arâches Beaufort, tous deux d’environ 1000hab), aux nombreux itinéraires de randonnées. Les grands barrages peuvent se rallier assez facilement, si vous restez sur les coteaux, il n’y a que très peu de dénivelé, les lacs sont tous à 1500mètres d’altitude.

jeudi 13 septembre 2018

Victoire aux Foulées Maglanchardes, stage dans le Val di Fiemme

Septembre marque la reprise des stages avec le groupe Jobstation Rossignol. Dimanche dernier, j'ai mis le dossard aux Foulées Maglanchardes. Parti sur les chapeaux de roue, seul à partir du 3ème kilomètre, essayant de m'inspirer des coureurs sur piste (pose sur l'avant du pied, sans appui talon), j'ai pu constater mes lacunes en matière de course à faible pourcentage. Une chose est sûre, mes mollets n'ont pas apprécié et me l'ont bien rappelé le lendemain (ah, la joie des courbatures...). 
Une bonne chose, vu que le lundi, c'était sept heures de voiture pour rejoindre le Val Di Fiemme en Italie avec les collègues du Team.
Le Val di Fiemme, d'habitude, j'y mets les pieds (enfin, les skis) lors de la Marcialonga. En janvier, c'est souvent grisaille, brouillard, manque de neige, j'appréhendais donc les retrouvailles avec la vallée. Que de changement avec l'été, ensoleillé, aux pentes verdoyantes, aux lits de rivière remplis (comment ça, il y a la sécheresse en Europe???). 






Déjà seize heures d'entraînement en trois jours, du dénivelé (à pattes ou à roulettes), pas de galères (à part le Tétris dans la voiture au départ pour tenir à 4 avec toutes les affaires dans une mini voiture) on croise les doigts pour que ça dure. 

En plus, ici, il y a plein de belles surprises pendant les entraînements !

lundi 3 septembre 2018

Victoire à la Sambuy, en mode recyclage?

J'ai regardé le chrono, pour être sûr qu'il n'y avait pas d'erreur. J'étais à la Sambuy pour un KV (enfin, mini KV, "seuelement 700m de dénivelé).
1mn30 de moins que l'année dernière, dans les temps du record de l'épreuve (la fin de parcours à un peu changé depuis deux ans, mais ça se serait joué à quelques secondes), jusque là détenu par le recordman de France sur les KV. 
Punaise, je me dis qu'il va peut-être falloir que je me recycle dans les courses de montagne et de ski alpinisme, je n'ai jamais été aussi rapide dans les bosses. Qui sait, l'année prochaine vous me verrez peut-être au départ des Ultra trails??? 
Une deuxième carrière en perspective ;o)
Comme quoi, les vieilles carcasses, un peu d'huile de coude et ça repart. J'vous l'dis, j'ai pas encore mis la clé sous la porte, les jeunots!


lundi 27 août 2018

Nouvelle victoire pour une première à Nantaux

Je devais être sur la montée sèche du vendredi à La Clusaz, pendant l'épreuve du Bélier. Manque de bol, le quota des inscriptions était rempli , et pas moyen d'avoir un passe-droit. Finalement, je me suis retrouvé le dimanche à Nantaux, sur un super KV que je découvrais pour la première fois.
Un KV magnifique, probablement l'un des plus durs de ce qui peut se faire en matière de "verticalité" sur la partie intermédiaire. 
Après 34mn d'effort, j'accroche une nouvelle victoire, avec une bataille pour le record de l'épreuve sur les deux premiers tiers du parcours, avant de flancher (encore) sur la fin. Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive sur ce type d'épreuves, d'autant plus curieux qu'un coureur de longue distance devrait plutôt avoir du mal à démarrer pour finir en trombe. Je sais pas, il doit y avoir une fougue de jeunesse qui traîne quelque part dans ma vieille carcasse. Enfin, vieille, pas tant que ça, vu que sur les courses à pied, j'ai encore la chance d'être classé en Senior, alors que je suis déjà Master 2 sur les skis. C'est peut-être le fait d'être classé "jeune" qui me fait me sentir jeune !!! Je vais réfléchir à demander une dérogation l'hiver, tiens, pour me retrouver en catégorie espoir...

Et si ce KV est incontournable, c'est aussi grâce à son commentateur de choc qui est aussi, je crois, l'organisateur de l'épreuve, sincèrement, rien que pour l'entendre, ça vaut le détour. Génial!


Fais le malin, avec tes petites foulées, dans quelques minutes, tu riras mois, l'gamin!



lundi 20 août 2018

Victoire au KV de Manigod

Y'a pas à dire, ça faisait longtemps!
Toujours placé, 
Mais jamais devant ces dernières années, 
Voilà enfin la plus haute marche retrouvée. 
Eh oui, j'ai terminé premier!

Oui, bon, quatre rimes à deux balles mais je fais ce que je peux. 
Courir ou réfléchir, faut choisir.

Enfin voilà, après quelques vacances (je vous en parlerai), et juste après un périple dans le Beaufortain (je vous en parlerai aussi), le KV de Manigod me tendait les bras. Je pouvais pas manquer cette nouvelle édition, le KV de Manigod, ça devient mon deuxième chez moi l'été.


Et le loup sort du pré...
Sinon, quoi d'autre ? Août tire à sa fin (et ça fait du bien), avec un peu de chance, il fera plus frais désormais, et faut vraiment que j'arrête de me prendre pour Beaumarchais, courir, décidément, ça me réussit mieux qu'écrire.

lundi 13 août 2018

2ème au KV Méribel

En ces temps de grande chaleur, rien de tel qu'un petit KV pour ne pas perdre le fil des intensités. Pour voir qu'effectivement, l'effort est toujours aussi dur. Parfois même plus que d'habitude. Que la carcasse est bien lourde, et que les kilos superflus sont toujours de trop lorsqu'il faut les monter au sommet. Que ledit sommet est vraiment trop haut, surtout lorsque le corps, plein d'acide lactique, hurle dans tous les sens, et que le cerveau fait un peu pareil. 
Le sport, c'est dur, mais c'est toujours aussi bon, surtout quand il y a un bon gueuleton à l'arrivée (Dragibus, chips, saucisson, fromage... Moi, je demande pas mieux.)
Je termine 2ème, c'est sûr que dans l'absolu, autant en terme de chrono (37mn41 sur ce KV technique) que de place (Eh oui, 1er, on commence à le savoir, c'est toujours mieux que 2ème, mais d'un autre côté, 2ème, c'est quand même mieux que 3, non ?!), mais ce jour-là, précisément, je ne pouvais absolument pas mieux faire. 
Prochain rendez-vous samedi prochain lors du KV de Manigod. C'est l'étape nocturne, avec les loupiotes et les feux d'artifices, l'énorme gueuleton à l'arrivée. L'étape inratable, quoi !


mardi 10 juillet 2018

Victoire à la grimpée du Môle 2018

Pour une fois, j'ai été sage. A 37 balais, certains diront que ce n'est pas trop tôt, mais mieux vaut tard que jamais.
Après avoir fait 2ème à la verticale du Môle un peu plus tôt cette saison, j'ai retenté ma chance sur un autre versant de la montagne avec un départ de Marignier. Pour info, le Môle a cette particularité d'accueillir au mois 6 épreuves de course à pied (à ma connaissance, mais probablement plus) tout au long de l'année.
Fait assez rare, je n'ai pas essayé de suivre le rythme des premiers, préférant garder mes forces pour la deuxième partie plus montante. Stratégie payante, j'ai pris mon temps et je dépasse Yanis (Lecompte) à deux kilomètres de l'arrivée. Mais il s'en est fallu de peu, j'ai eu chaud (dans les deux sens du terme) jusqu'à la ligne d'arrivée.

C'est dingue, on pourrait presque croire que je m'assagis.
Presque.
Faut pas vendre la peau de l'ours, connaissant le lascar, il y en a beaucoup qui diront qu'une fois n'est pas coutume !




jeudi 5 juillet 2018

Quand ça veut pas...

Le sport, c'est principalement une histoire d'objectifs que l'on se fixe
Depuis quelques années, j'ai calé des séances (très) longues en ski roue. Je sors de mes classiques, et je m'embarque dans des galères aventures de plusieurs heures. 80 bornes, 90... A force de tourner autour du pot et des 100 bornes, je me suis dit qu'il allait peut-être falloir que je les fasse, ces 100 bornes.
J'avais prévu ça pour mercredi (hier), avec le tour du Vuache.
Sûr de moi, j'ai enclenché ma montre GPS et je suis parti. Un peu tardivement (8h30) pour ce genre de tour.
Au bout d'une heure, j'ai fait un plat ventre sur le goudron. Le coude en sang, je suis reparti.
Au bout de deux heures, ma montre m'a lâché. Les joies de l'électronique.
J'ai maudit la troisième heure. Un gravillonnage sur l'ensemble de la chaussée, 1cm d'épaisseur, le panard, quoi ! Vous savez, ce genre de gravillonnages complètement inutile (voir ma chronique ICI) , qui plus est sur une route qui était relativement propre. J'ai maudit, pesté, mais après quatre kilomètres à en devenir fou à aller moins vite qu'en marchant, j'ai retrouvé un goudron potable.
La quatrième heure, le goudron a commencé à cloquer. Je ne suis pas du genre à m'attarder sur la météo, car comme le dit les proverbes de comptoir, qui trop écoute la météo, passe sa vie au bistro, mais j'avais choisi malgré moi l'une des plus chaudes journées de la semaine.
La cinquième heure, j'ai eu un coup de moins bien. Le corps en surchauffe, les jambes lourdes et les bras tétanisés.
Au bout de six heures, il ne me restait plus que 6km à parcourir. Le soleil de plomb a eu raison de ma volonté, une âme charitable m'a proposé de me ramener à la maison. Persuadé d'avoir passé le cap des 100 bornes, je n'ai pas dit non.
En arrivant à la maison, tout fier, je suis allé tracer mon itinéraire sur internet.



Et là, pas de bol.
1700m de dénivelé positif...
97km.
J'ai refait minutieusement toutes les routes, les petites rallonges, mais non, il m'a bien manqué 3km.
Bouhouhou... Va encore falloir que je m'y colle une prochaine fois.


Je me console en me disant que le tour était pas sympa quand même.

Au pied du Crêt d'eau, entre Haute-Savoie et Ain

Monts Jura


mercredi 27 juin 2018

6 heures à pied, ça use, ça use...

Hier, je me suis dit : tiens, si j'allais courir demain ?! Si j'allais faire 6 heures de course à pied ?...
J'avais un petit tour sympa en tête. Sortir de l'allée, prendre à gauche, descendre au village, partir sur Thorens, monter ensuite Sous-Dîne, aller à Roche Parnal, puis Cou. Et rentrer enfin. Un joli tour.
Le matin, je sors donc de la maison, je descends l'allée, et je ne sais pas pourquoi, mais à la dernière seconde, je change tout le scénario, je prends à droite. 
Et j'improvise.
Six heures plus tard, je suis de retour.
En fait, quand on part faire 6 heures de course à pied, le plus dur, c'est la mise en jambe, les premiers mètres de montée.
C'est aussi quand on se paume, et qu'on essaie désespérément de trouver un chemin qui n'existe pas. 
C'est aussi quand on aperçoit le chemin quelques mètres au-dessous, mais qu'entre le chemin et nous, il y a une falaise de 20 mètres.
Et puis quand on avale les dernières gouttes d'eau de la gourde, qu'on est perdu au milieu de nulle part, qu'il n'y a pas une seule fontaine dans les parages et qu'il fait une chaleur à crever
En fait, le plus dur quand on part faire 6 heures de course à pied, ce sont les 6 premières heures.
Ensuite, ça va.


lundi 18 juin 2018

Et puis juin

En mai, fais ce qu'il te plait. Je l'ai souvent entendu, ce proverbe, mais pas souvent appliqué.
La reprise a été à peine plus poussive ce printemps (il faut dire qu'il y a deux ans, j'ai repris l'entraînement pour la saison suivante... le 20 avril!). 
En tout cas, j'ai bel et bien rattaqué. Les entraînements, et puis les courses aussi. Il fallait bien ça pour me motiver. 
Après une victoire à la Transversale Tour des Pitons, au Salève, je termine 2ème à la verticale du Môle, puis encore 2ème ce week-end à la verticale du Criou. Trois podiums en trois courses, ça va, réflexion faite, j'ai connu plus poussif en début de saison.
En ce moment, j'alterne les plaisirs, déjà 600km au compteur en vélo, soit trois fois plus que l'an passé! Ok, difficile de faire moins que 2017 avec une seule et unique sortie vélo (mais quand même 200 bornes), beaucoup de ski roue, et des sorties à pied, dont peut-être une vingtaine d'heures avec la poussette lestée (oh, les petits, faudrait attaquer un régime, là, parce que papa, il galère de plus en plus dans les montées).
Enfin voilà, quoi, comme tout fondeur qui se respecte, à peine en juin et je ne chôme pas !



lundi 7 mai 2018

Bilan de la saison 2017/2018

Les skis sont remisés depuis quelques semaines. Alors que de nombreux athlètes posent définitivement le dossard (Marcus Hellner, Ola Vigen Hattestad, Ole Einar Bjoerndalen, Marie Dorin Habert...), n'ayez crainte, je continue. J'ai toujours autant de plaisir sur les skis. Une année assez surprenante, toujours placé mais jamais victorieux, à chaque fois une hitoire de secondes (13sec de la gagne à la Transju, 7sec à la DolomitenLaud, 9sec à la Tartu, 11sec à la Birkie, 5sec à la Demino, 5sec à l'Engadine...), il m'a manqué de la lucidité sur les fins de course et cette petite étincelle pour réussir à me remobiliser dans les sprints finaux. 
L'année prochaine, j'arrête les trop longues séances d'entraînement pendant l'hiver, place au qualitatif. De la vitesse, des sprints, et ça paiera sur les fins de course.

Voici un bilan des principaux résulats sur l'année, été/hiver:

Ski de fond:

1er aux 24 heures des Mosses
2ème à la Ronde des Cîmes
3ème à la DolomitenLauf (Worldloppet)
3ème au Marathon des Glières (Marathon ski tour)
4ème à la Foulée Blanche (Marathon ski tour)
5ème à la Transjurassienne (Worldloppet)
6ème à la Tartu Marathon (Worldloppet)
6ème au Marathon de Bessans (Euroloppet)
9ème aux Championnats de France Saisies
11ème à l'American Birkebeiner (Worldloppet)
12 ème à la Demino Marathon (Worldloppet)


Course à pied:

13ème aux Championnats de France de Montagne
1er à la Montée du Crêt d'eau (challenge national course de montagne)
1er à l'Assaut des Mémises (Challenge départemental course de montagne)
1er aux Foulées Maglanchardes (Challenge départemental course de montagne)
1er à la Grimpée du Pays Rochois (Challenge départemental course de montagne)
1er à la Grimpée de la Sambuy (Challenge départemental course de montagne)
2ème à la Grimpée du Môle (Challenge départemental course de montagne)
3ème au Kilomètre vertical de Manig


mercredi 11 avril 2018

Des étoiles aux Saisies

Les étoiles, j'en ai vu pas mal, un peu partout au bord de la piste. 
Pourtant, au départ, j'en avais plein les yeux, à espérer une belle perf sur cette dernière course de l'année, qui plus est championnat de France de longue distance.
Et effictivement, j'en ai eu plein les yeux, mais ce n'étaient pas celles de la victoire, mais plutôt celles de la fatigue. Beaucoup d'enchaînement cette saison, entre les courses et les déplacements, les 24 heures des Mosses la semaine dernière, c'était trop pour moi. Rapidement en difficulté, je bascule en haut de la Palette à la 5ème place, et ensuite, un groupe revient sur moi, la neige est lente et je suis en mode ski nautique, j'essaie de ne pas lâcher, sinon, je coule.
Un regain d'énergie dans le deuxième tour, mais la dernière grande montée aux trois quarts de la course, alors que le groupe revient sur la 3ème place, me sera fatale. Je termine 9ème. 
Par contre, il faut noter quelque chose d'exceptionnel, pour la première fois depuis le début de saison, les conditions de ski la veille de course étaient identiques à celles du jour J. Oui, c'est assez exceptionnel, depuis novembre et nos première courses, nous avons toujours eu des changements de temps improbables, véritables casse-têtes pour Steph, Bubu et Sylvain, nos fidèles hommes de l'ombre.


mardi 3 avril 2018

Les 24 heures des Mosses, la victoire du Team et l'envers du décor

Ce week-end était plutôt atypique. J'ai couru samedi. Dimanche aussi. Ah, j'oubliais, pour l'échauffement, j'ai aussi couru vendredi. Si, si, je vous assure...
Retour sur trois jours riches en fatigue émotion.
Vendredi, c'était l'une des étapes des Championnats de France. Un 15km classique mass start au programme, troqué à la dernière minute contre un 10km mass start, autant dire qu'il fallait être rapide au démarrage pour espérer jouer devant. Réconcilié avec le classique malgré le peu de pratique cette année, je termine 11ème à une vingtaine de secondes du podium, pas de doute, 5km de plus ne m'auraient pas dérangé... 

Le lendemain, direction les Mosses en Suisse pour la grosse fête du ski par équipe. 24 heures de ski, mais surtout 24 heures de gavage (nourriture), même si le temps ne se prêtait pas à faire du gras. Didier, Roy de l'organisation, nous avait concocté un joli programme de course. Départ à midi sous un temps plutôt Clément (Mailler de me contredira pas), la météo nous a joué des tours, et même si les Moutons se sont mis à l'abri tant les bourrasques étaient nombreuses, il en fallait bien plus pour démotiver Stéphane, notre mentor. 
Après de nombreux tours en début de course, Nico, las de tourner en rond, nous a quitté pour remplir son devoir d'équipe sur le relais des Comité, à Prémanon. C'est Adrien qui a pris le relais, mais le bougre, avec la fatigue et le gel, était plutôt Mou. La nuit tombée, pendant que les Chipmunks faisaient la fiesta sur la piste de danse, Alwin tournait comme un beau diable, skiant de bonne grâce, plutôt Candide sur les skis, face aux Champs blanchis par les Belles étoiles au rythme des Ans. 
Mais bon, plutôt être Chauve que d'entendre ça (et sourd aussi), pas de place à la poésie dans le ski, fallait tourner, tourner et encore tourner. Et avec 518km au compteur, toute l'équipe a -enfin- vu le bout de la nuit.*

Allez, oublions les jeux de mots douteux, revenons sur ces 24 heures:
Pour courir, il faut avant tout savoir skier manger. Manger avant, manger entre chaque tour, manger avant d'essayer de dormir, manger au réveil, manger après un tour, manger, manger, manger. Que des bonnes choses: chips, saucisson, chocolat, cachuètes...
Il y en a qui vous diront qu'il faut boire aussi. Nous, c'était Coca. Light. Pour d'autres, demandez à celui d'une autre équipe qui, au bout de 6 heures, est tombé après avoir fait 2 mètres, s'est relevé, a fait 2 nouveaux mètres et est tombé de nouveau, et s'est vu finalement retirer son dossard. Pas sûr qu'il avait de la limonade dans sa gourde. Boire ou skier, il faut choisir...
Nous aussi, on s'est octroyé un petit plaisir, un bon vin chaud pour fêter notre victoire, il devait bien rester encore 0,0001° d'alcool dans le brevage chauffé.





(* Pour ceux qui ne connaissent pas l'équipe et qui ne comprennent rien à mes fantastiques jeux de mots, l'équipe était composée de :
Adrien Mougel
Thomas Chambellant
Stephane Mouton
Alwin Thetaz
Candide Pralong
Clément Mailler
Nicolas Berthet
Didier Roy
Benoît Chauvet)

vendredi 23 mars 2018

Vous voulez savoir si j'ai gagné aux Glières ?

Dans le coin, c'est la question que tout le monde se pose. Après 8 podiums et 6 deuxièmes places, ai-je enfin gagné le Marathon des Glières?
Eh bien...
Non!
J'avais la grande forme, j'ai mené, j'ai secoué, et puis au final... j'ai craqué. Plus de son plus d'image sur les 10 dernières minutes de course, là, je me demande si ça commence pas à être dans la tête ??!!!
Je me fais même chiper la 2ème place sur les derniers mètres.
Va falloir revenir l'année prochaine.
Eh si...

En attendant, v'là une nouvelle vidéo. Au moins, je m'éclate à en faire ;o)



mardi 13 mars 2018

Bientôt le Marathon des Glières !

Eh oui, moins d'une semaine avant le Marathon des Glières. Je suis l'homme des deuxièmes places là-haut. Est-ce que l'histoire finira par me donner une victoire?
Suspense...
En attendant, une petite vidéo de ma petite production. Y'a qu'à cliquer.


lundi 12 mars 2018

L'engadine

L'Engadine a quelque chose de particulier.
Peut-être cette grande vallée plate, abritant d'immenses lacs gelés. Les skieurs arrivant en raz-de-marée, plus de 14 000 à passer le portillon de départ. 
Dès le coup de fusil, les compétiteurs s'élancent, des lignes se forment, se désagrègent au rythme des vagues. La tension est à son comble, les batons cassent comme du verre, les chutes sont nombreuses, chacun veut se placer en tête de peloton sans jamais vouloir mener, profiter de l'aspiration de celui qui le précède et garder à tout prix sa place. Si un vient à doubler, ils seront quinze à profiter d'un trou de souris.
La première montée égrenne la meute, qui se reforme en une cinquantaine de coureurs dès le retour du plat, long, interminable. A affronter bien souvent les rafales de vent. A attendre les derniers kilomètres pour s'exprimer. 
Il faut alors de nouveau éviter les chutes, les bris de bâton. 
Et bien souvent, personne ne réussit à s'extraire, il faut s'en remettre à la chance, à un petit coup de rein, à un coup de pouce du destin qu'il faut aussi savoir provoquer.
Mettre sa dernière cartouche au moment propice, et croiser les doigts jusqu'à l'arche d'arrivée.
Parfois, ça passe. Et ça ne tient à rien.
A quelques fractions de secondes. 
C'est l'Engadine.
Il m'aura manqué à peine 6 secondes cette année encore. 
6 secondes de trop, mais je suis joueur, je retenterai ma chance. Encore et encore.


lundi 5 mars 2018

5 secondes de trop en Russie sur la Demino

Des secondes de trop, toujours. Cette fois-ci, il y en a eu 5. Un sprint final assez mou, je termine 13ème de cette nouvelle étape de la Worldloppet, en Russie. 
5 secondes, ce n'est pas grand chose quand on y pense. Surtout sur 2 heures de course. Mais c'est toujours trop, quand on sait que le podium n'a que trois marches.

Par contre, vu qu'il y a toujours quelque chose de drôle à raconter dans mes aventures, voilà un peu comment s'est déroulé notre voyage jusqu'en Russie...

Le jour du départ, le réveil sonne à 6h pour un rendez-vous avez les collègues du Team à 6h45, sur le chemin de l'aéroport. Malgré la neige, j'étais dans les temps, mais pas les collègues, l'autoroute étant bloquée, avec tous les camions supris par la neige et les touristes (haut-savoyards?!) qui n'avaient pas les pneus adaptés. 
Du coup, je file en direction de l'aéroport pour être sûr d'avoir l'avion. Sur les petites routes blanches, bien équipé, ça roulait du tonnerre. Arrivé sur la nationale, un peu moins. 10km/h, les voitures les unes derrière les autres.
Bon, je fais 3km puis je prends en direction de l'autoroute, je passe la barrière de péage, je reçois un message du coach qui me dit que l'aéroport est fermé et qu'il est inutile de se presser. Je les attends plus loin, un petit bled en sortie d'autoroute, Archamps.
Je retourne en direction de l'incontournable Macumba, à 5mn de là, ex plus grosse boîte de nuit du coin, parce que les collègues me disent qu'ils arriveront par la nationale, puis je retourne à Archamps parce qu'ils sont finalement sur l'autoroute. 
Je reviens au Macumba parce qu'ils n'ont pas pris la bonne sortie, en espérant que cette fois-ci, ce sera la bonne.
En moi, je souris en me disant que j'aurais presque eu le temps d'enfiler ma tenue de danse pour aller faire deux trois pas de rock'n roll. 
Après une heure d'attente, je retrouve mon beau monde et on file à l'aéroport, sauf que tout est bouché sur l'autoroute et on arrive -enfin- à 10h (au lieu des 7h prévues).

C'est un bazar monstre. On fait la queue comme tout le monde pour replanifier un vol. Après 5h d'attente, on nous remet sur un vol Russe qui a été retardé, avec arrivée prévue à 21h à Moscou (mieux que les 2h25 du matin qu'on nous avait reprogrammé initialement!). Un peu de retard (30mn), on atterrit sur un autre aéroport de Moscou. Malheureusement, dans l'histoire, on a annulé le premier bus qu'on devait prendre, encore 2h d'attente à Moscou pour avoir un autre bus.
Ensuite, 5h de route dans un "champ de patates", sur les routes russes pleines de trous, à croiser les doigts pour que le bus ne se désintègre pas avec toutes ces vibrations. 
Mais comme toujours, on est retombé sur nos pattes, on a fini par arriver.
A 5h du matin (heure locale), sans avoir fermé l'oeil et après 22h de voyage.

Ensuite, la course dès le lendemain.

Puis le retour. Réveil à 5h, de nouveau. En France, il est trois heures. 
Dans ces moments, on se dit qu'on fait vraiment un sport de dingues !



mardi 27 février 2018

Birkie 2018

Rien de nouveau concernant la course. Je tombe au départ, je perds ma gourde, je repars dernier de la vague élite à 45 secondes des premiers, je reviens rapidement en tête de groupe, j'essaie de patienter en me disant que tout se jouera sur la fin, j'ai les jambes qui frétillent et je tente de m'échapper à plusieurs reprises à quelques kilomètres du but, et finalement, tout se joue au sprint. Les jambes tétanisées sur la passerelle à 300mètres de l'arrivée, je termine 11ème. Pas de quoi en faire un plat. Juste une entrée.
(si vous regardez bien, il y a un gars à terre. Et si vous regardez vraiment bien, à gauche, on voit un bout de bonnet (orange) d'un autre gars à terre. Devinette, qui c'est ???)

Parce que les USA, une fois sur deux, c'est... ça :

Depuis le début de saison, les tests de ski les veilles de course sont toujours un peu délicats. Vendredi matin n'aura pas dérogé à la règle. Nous sommes partis tôt de la maison pour aller skier et faire les tests, sauf que... il s'est passé 2h (entre voiture et de galères) avant de pouvoir chausser les skis. Les américains de rossignol nous avaient donné rendez-vous à 9h30 à un endroit pour skier. Nous partons donc en direction de cet endroit avec de l'avance, pour skier 1H15 de notre côté et tester ensuite avec eux. Après 20mn de route, des flics barrent le passage, il est 8h01 et ils ont ordre de fermer à 8H. Nous n'insistons pas et faisons demi tour, cherchant un autre itinéraire. Nous perdons 20mn, traversons l'endroit où nous avons skié la veille, "Mosquito road", endroit par lequel passe la course, et perdons 20 autres minutes pour trouver notre lieu de rendez-vous, le "Birkie ridge". Nous débarquons sur un grand parking où les gens viennent se garer ce matin pour ensuite prendre un bus qui les mènera au départ de la course du jour (il y a une course le matin...). Nous déchargeons nos housses, et partons en direction de la piste pour tester, sauf que la piste n'est pas damée. A cause des nombreuses chutes de neige de la nuit (20cm), les dameuses se sont focalisées uniquement sur la partie finale du tracée, là où se déroule la course du jour.
Bon, un américain nous dit d'aller voir au départ de la course du lendemain, que là au moins, nous trouverons notre bonheur. Nous rangeons les housses dans la voiture, reprenons la voiture, direction le départ, à 20mn, sauf que là encore, nous nous retrouvons face à... rien. Renseignement pris, on nous annonce que rien ne sera damé dans les parages avant midi. Tout le monde commence à perdre patience, et là, nous finissons par retourner à "Mosquito road", endroit de ski de la veille, parce que nous avions lu sur un panneau à l'aller que l'endroit fermait à 11h.
Il est 10h, près de deux heures perdues sur notre planning de base, mais nous pouvons enfin skier! Pfiou, c'était comique. D'autant que c'est l'endroit où nous serions venus à la base si les américains ne nous avaient pas donné rendez-vous ailleurs.

La course s'est poursuivie lors du voyage du retour. Une tempête de neige se lève à Minneapolis, et l'avion prend trois heures de retard au décollage. Les trois heures, c'est le temps que nous avons initialement pour faire le changement d'avion à Amsterdam. Heureusement, l'avion grapille quelques minutes pendant le vol, s'ensuit une course effreinée à l'aéroport d'Amsterdam pour avoir la correspondance. Nous avons ensuite droit à un retard de vol à Paris et pour finir, les bagages ne sont pas transférés à Genève. 
Pas de doute, dans ce genre de périple, il faut aimer l'Aventure !

Mais il n'y a pas que des galères, il y aussi les découertes. 
Apprentissage de la pêche sur lacs gelés. Les gens là-bas sont très chaleureux et accueillants.



lundi 19 février 2018

Tartu Marathon en Estonie, encore une histoire de secondes

J'ai pris énormément de plaisir!
Attention, on parle de ski, là. Ne commencez pas à vous imaginer autre chose. Vendredi, c'était décollage de Genève au (tout) petit matin. Réveil 5 heures, avion 7 heures, direction Talinn en Estonie, puis Otepää, pour la Tartu Marathon, qui, comme son nom l'indique, est un... 63km. En classique, ou plutôt poussée. 
En arrivant là-bas, on nous promettait la neige, certes, il y en avait, au moins 20cm dans les champs. Eh oui, vous ne rêvez pas, il y avait effectivement 20cm de hauteur totale de neige sur lesquels sont passés plus de 6 000 personnes. Incroyable en effet, quand on voit la difficulté de nombreuses organisations pour offrir des courses avec bien plus de neige. Et personne ne s'est plaint du peu de neige, des skis abîmés ou autre. Il faudrait peut-être qu'on en prenne de la graine. J'dis ça, j'dis rien...
Enfin bref, après avoir testé notre matériel, vint le jour du départ. Il était tombé 3 cm de neige dans la nuit. J'étais en grande forme, en très grande forme, et j'ai fait la course devant, essayant d'étirer le peloton sur une piste très lente. J'ai fait le travail, un peu trop d'ailleurs, payant ma débauche d'énergie sur les derniers mètres. Le sprint final est parti de loin, et je lâche 9 précieuses secondes, terminant à la 6ème place. 
Une nouvelle fois, la forme est là, la victoire est au bout des spatules et j'espère bien voir enfin le sommet de la boîte, à force de l'entrevoir!