mercredi 27 juin 2018

6 heures à pied, ça use, ça use...

Hier, je me suis dit : tiens, si j'allais courir demain ?! Si j'allais faire 6 heures de course à pied ?...
J'avais un petit tour sympa en tête. Sortir de l'allée, prendre à gauche, descendre au village, partir sur Thorens, monter ensuite Sous-Dîne, aller à Roche Parnal, puis Cou. Et rentrer enfin. Un joli tour.
Le matin, je sors donc de la maison, je descends l'allée, et je ne sais pas pourquoi, mais à la dernière seconde, je change tout le scénario, je prends à droite. 
Et j'improvise.
Six heures plus tard, je suis de retour.
En fait, quand on part faire 6 heures de course à pied, le plus dur, c'est la mise en jambe, les premiers mètres de montée.
C'est aussi quand on se paume, et qu'on essaie désespérément de trouver un chemin qui n'existe pas. 
C'est aussi quand on aperçoit le chemin quelques mètres au-dessous, mais qu'entre le chemin et nous, il y a une falaise de 20 mètres.
Et puis quand on avale les dernières gouttes d'eau de la gourde, qu'on est perdu au milieu de nulle part, qu'il n'y a pas une seule fontaine dans les parages et qu'il fait une chaleur à crever
En fait, le plus dur quand on part faire 6 heures de course à pied, ce sont les 6 premières heures.
Ensuite, ça va.


lundi 18 juin 2018

Et puis juin

En mai, fais ce qu'il te plait. Je l'ai souvent entendu, ce proverbe, mais pas souvent appliqué.
La reprise a été à peine plus poussive ce printemps (il faut dire qu'il y a deux ans, j'ai repris l'entraînement pour la saison suivante... le 20 avril!). 
En tout cas, j'ai bel et bien rattaqué. Les entraînements, et puis les courses aussi. Il fallait bien ça pour me motiver. 
Après une victoire à la Transversale Tour des Pitons, au Salève, je termine 2ème à la verticale du Môle, puis encore 2ème ce week-end à la verticale du Criou. Trois podiums en trois courses, ça va, réflexion faite, j'ai connu plus poussif en début de saison.
En ce moment, j'alterne les plaisirs, déjà 600km au compteur en vélo, soit trois fois plus que l'an passé! Ok, difficile de faire moins que 2017 avec une seule et unique sortie vélo (mais quand même 200 bornes), beaucoup de ski roue, et des sorties à pied, dont peut-être une vingtaine d'heures avec la poussette lestée (oh, les petits, faudrait attaquer un régime, là, parce que papa, il galère de plus en plus dans les montées).
Enfin voilà, quoi, comme tout fondeur qui se respecte, à peine en juin et je ne chôme pas !