mercredi 27 juin 2018

6 heures à pied, ça use, ça use...

Hier, je me suis dit : tiens, si j'allais courir demain ?! Si j'allais faire 6 heures de course à pied ?...
J'avais un petit tour sympa en tête. Sortir de l'allée, prendre à gauche, descendre au village, partir sur Thorens, monter ensuite Sous-Dîne, aller à Roche Parnal, puis Cou. Et rentrer enfin. Un joli tour.
Le matin, je sors donc de la maison, je descends l'allée, et je ne sais pas pourquoi, mais à la dernière seconde, je change tout le scénario, je prends à droite. 
Et j'improvise.
Six heures plus tard, je suis de retour.
En fait, quand on part faire 6 heures de course à pied, le plus dur, c'est la mise en jambe, les premiers mètres de montée.
C'est aussi quand on se paume, et qu'on essaie désespérément de trouver un chemin qui n'existe pas. 
C'est aussi quand on aperçoit le chemin quelques mètres au-dessous, mais qu'entre le chemin et nous, il y a une falaise de 20 mètres.
Et puis quand on avale les dernières gouttes d'eau de la gourde, qu'on est perdu au milieu de nulle part, qu'il n'y a pas une seule fontaine dans les parages et qu'il fait une chaleur à crever
En fait, le plus dur quand on part faire 6 heures de course à pied, ce sont les 6 premières heures.
Ensuite, ça va.


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