mardi 10 juillet 2018

Victoire à la grimpée du Môle 2018

Pour une fois, j'ai été sage. A 37 balais, certains diront que ce n'est pas trop tôt, mais mieux vaut tard que jamais.
Après avoir fait 2ème à la verticale du Môle un peu plus tôt cette saison, j'ai retenté ma chance sur un autre versant de la montagne avec un départ de Marignier. Pour info, le Môle a cette particularité d'accueillir au mois 6 épreuves de course à pied (à ma connaissance, mais probablement plus) tout au long de l'année.
Fait assez rare, je n'ai pas essayé de suivre le rythme des premiers, préférant garder mes forces pour la deuxième partie plus montante. Stratégie payante, j'ai pris mon temps et je dépasse Yanis (Lecompte) à deux kilomètres de l'arrivée. Mais il s'en est fallu de peu, j'ai eu chaud (dans les deux sens du terme) jusqu'à la ligne d'arrivée.

C'est dingue, on pourrait presque croire que je m'assagis.
Presque.
Faut pas vendre la peau de l'ours, connaissant le lascar, il y en a beaucoup qui diront qu'une fois n'est pas coutume !




jeudi 5 juillet 2018

Quand ça veut pas...

Le sport, c'est principalement une histoire d'objectifs que l'on se fixe
Depuis quelques années, j'ai calé des séances (très) longues en ski roue. Je sors de mes classiques, et je m'embarque dans des galères aventures de plusieurs heures. 80 bornes, 90... A force de tourner autour du pot et des 100 bornes, je me suis dit qu'il allait peut-être falloir que je les fasse, ces 100 bornes.
J'avais prévu ça pour mercredi (hier), avec le tour du Vuache.
Sûr de moi, j'ai enclenché ma montre GPS et je suis parti. Un peu tardivement (8h30) pour ce genre de tour.
Au bout d'une heure, j'ai fait un plat ventre sur le goudron. Le coude en sang, je suis reparti.
Au bout de deux heures, ma montre m'a lâché. Les joies de l'électronique.
J'ai maudit la troisième heure. Un gravillonnage sur l'ensemble de la chaussée, 1cm d'épaisseur, le panard, quoi ! Vous savez, ce genre de gravillonnages complètement inutile (voir ma chronique ICI) , qui plus est sur une route qui était relativement propre. J'ai maudit, pesté, mais après quatre kilomètres à en devenir fou à aller moins vite qu'en marchant, j'ai retrouvé un goudron potable.
La quatrième heure, le goudron a commencé à cloquer. Je ne suis pas du genre à m'attarder sur la météo, car comme le dit les proverbes de comptoir, qui trop écoute la météo, passe sa vie au bistro, mais j'avais choisi malgré moi l'une des plus chaudes journées de la semaine.
La cinquième heure, j'ai eu un coup de moins bien. Le corps en surchauffe, les jambes lourdes et les bras tétanisés.
Au bout de six heures, il ne me restait plus que 6km à parcourir. Le soleil de plomb a eu raison de ma volonté, une âme charitable m'a proposé de me ramener à la maison. Persuadé d'avoir passé le cap des 100 bornes, je n'ai pas dit non.
En arrivant à la maison, tout fier, je suis allé tracer mon itinéraire sur internet.



Et là, pas de bol.
1700m de dénivelé positif...
97km.
J'ai refait minutieusement toutes les routes, les petites rallonges, mais non, il m'a bien manqué 3km.
Bouhouhou... Va encore falloir que je m'y colle une prochaine fois.


Je me console en me disant que le tour était pas sympa quand même.

Au pied du Crêt d'eau, entre Haute-Savoie et Ain

Monts Jura