mercredi 26 septembre 2018

Tour et variante du Beaufortain


Le mardi matin, le départ est donné à Notre Dame de la Gorge, après les Contamines Montjoie. Au programme du jour, un col hors catégorie et deux autres petits cols pour un total d’environ 2000m, avec Bivouac aux alentours du Barrage de Roseland.
Après avoir emprunté « l’autoroute » du Tour du Mont Blanc (que de monde sur le GR), nous bifurquons à droite au niveau de Balme pour aller au Col de la Cicle.

Cascade du Bon Nant au-dessus de Notre Dame de la Gorge

La descente qui suit est un peu laborieuse, le chemin difficile à trouver (il faut bien prendre à droite vers le pierrier, alors que nous prenons tout droit) et nous nous retrouvons à descendre dans un vallon escarpé, sous les premières gouttes de pluie d’une journée annoncée orageuse.

Descente depuis le col de Cicle

Après une pause ravitaillement dans les alpages, nous poursuivons la descente jusqu’au joli hameau de la Gittaz, puis laissons le barrage du sur notre droite pour remonter au col de sur Frêtes.

Lac de la Gittaz


Là, nous hésitons à aller au col de Roseland pour rejoindre le GR 5, mais préférons longer le lac, la carte indique un chemin qui reste sur la partie amont du lac.

Lac de Roseland


Petite galère, parce que nous ne trouvons pas le chemin, nous sommes sur les berges du lac qui deviennent rapidement infranchissables. Il faut improviser et gravir une pente à plus de 60% dans les broussailles pour remonter sur un coteau, traverser les framboisiers pour retomber sur le chemin. Il est à peine 17h, il y a un superbe coin pour bivouaquer au bord du lac, mais nous préférons avancer encore un peu, en se disant qu’on trouvera bien un autre coin un peu plus loin. Malheureusement, après avoir rejoint Molledraz, la quête d’un endroit plat est bien galère, mais nous finissons par trouver un bout de replat avant Treicol pour planter la tente.

Premier bivouac

Le lendemain, nous rejoignons rapidement le parking de Treicol, déjà saturé de voitures à 9 heures. Direction Presset, puis le lac d’Amour, le col du Coin, avant de redescendre sur le Cormet d’Arêche.

Lac d'Amour et Pierra Menta

Un regard sur le carte, et au vu de ce que nous avons déjà accompli, nous choisissons de rallonger notre Tour et de filer en direction de grand Naves. Nous rejoignons alors l’itinéraire du Tour de la Tarentaise, avec vue sur le Parc National de la Vanoise. Pause Gaufres et soda au joli village de Naves, il est 17 heures, et nous devons refaire 400 mètres de dénivelé pour basculer sur la vallée de Grande Maison.

Village Grand Nâves


Nous trouvons un joli coin au bord de la rivière, à quelques centaines de mètres de la cabane de Plan Bérard.

Le soleil se lève, c’est le fameux troisième jour, le plus dur moralement et physiquement. Les muscles sont ankylosés, et il faut du temps pour retrouver un rythme de croisière. La montée jusqu’au col de la Louze est assez longue, nous sommes surpris de voir qu’en cette période de disette d’eau sur le sol français, les alpages sont arrosés. Mais dans cette région du Beaufortain, l’eau n’est pas une denrée rare. Les lits de rivière sont remplis, les sources loin d’être taries, et nous n’avons aucun problème pour remplir nos gourdes au besoin. Après avoir passé le col de la Louze, plutôt que de redescendre sur le Lac Saint Guérin, nous prenons le chemin qui part en biais sur la gauche en direction du Grand Mont, puis retombons sur le GR du tour du Beaufortain. Le passage au lac Tournant est magnifique.

Cirque à côté du Lac Tournant


C’est un cirque duquel coulent de nombreuses rivières, un joli coin de paradis dans lequel il aurait fait bon de bivouaquer.

Descente depuis le Lac Tournant


Mais il n’est que midi, et nous continuons notre périple, en direction du Mirantin. Comme toujours sur les cartes au 1 :50000ème, il n’est jamais évident de définir le dénivelé à l’avance, et la fin de journée est laborieuse, avec au final à nouveau une trentaine de bornes et au moins 2000mètres de dénivelé lorsque nous arrivons au Pas de l’âne.

Lacs de Lavouet


C’est à ce moment que ça devient drôle, le ciel s’est couvert dangereusement, les premières gouttes de pluie tombent, et bientôt, c’est le déluge de grêle. On croise les doigts (enfin, on essaie, parce que les mains sont engourdies par le froid, Isa est congelée, nous n’avons pas pris le temps de nous habiller et il n’y a absolument aucun endroit pour s’abriter) pour que les éclairs n’y mettent pas du leur, et après 30mn de descente, nous pouvons nous abriter au chalet d’alpage de la ferme de Monsieur Segain (chalet du Lac). Les propriétaires sont très chaleureux, ils nous proposent de sécher nos affaires pour le lendemain. Nous prenons des crêpes et un thé pour nous réchauffer, avant de planter la tente sur place. Encore un coin magique loin de la foule et du monde, avec une vue incroyable sur le Beaufortain.

Bivouac au chalet du Lac


Notre dernière étape aura été la plus tranquille. Une longue descente (1400m de déniv) jusqu’à Beaufort. Pause viennoiseries sur la place du village, nous étudions la carte et pensons que nous n’avons pas le temps de passer par le lac de la Girotte, d’autant plus que le ciel se couvre dangereusement. Dans une improvisation de dernière minute, nous sautons dans une navette qui nous emmène à Hauteluce et commençons à marcher en direction du col du Joly. Par sécurité au vu du ciel menaçant, nous tendons le pouce, une voiture s’arrête et le conducteur nous emmène jusqu’au col du Joly, quelques kilomètres plus loin. Après 1000mètres de descente sur les petits chemins, nous prenons un énorme orage, avec foudre et compagnie, à 10mn de la voiture. Encore trempés de la tête au pied, mais heureusement, le soir, nous dormons au sec et dans un vrai lit !




Le Beaufortain est une région riche en eaux (rivières, sources, barrages) assez sauvage (deux grands villages : Beaufort et Arâches Beaufort, tous deux d’environ 1000hab), aux nombreux itinéraires de randonnées. Les grands barrages peuvent se rallier assez facilement, si vous restez sur les coteaux, il n’y a que très peu de dénivelé, les lacs sont tous à 1500mètres d’altitude.

jeudi 13 septembre 2018

Victoire aux Foulées Maglanchardes, stage dans le Val di Fiemme

Septembre marque la reprise des stages avec le groupe Jobstation Rossignol. Dimanche dernier, j'ai mis le dossard aux Foulées Maglanchardes. Parti sur les chapeaux de roue, seul à partir du 3ème kilomètre, essayant de m'inspirer des coureurs sur piste (pose sur l'avant du pied, sans appui talon), j'ai pu constater mes lacunes en matière de course à faible pourcentage. Une chose est sûre, mes mollets n'ont pas apprécié et me l'ont bien rappelé le lendemain (ah, la joie des courbatures...). 
Une bonne chose, vu que le lundi, c'était sept heures de voiture pour rejoindre le Val Di Fiemme en Italie avec les collègues du Team.
Le Val di Fiemme, d'habitude, j'y mets les pieds (enfin, les skis) lors de la Marcialonga. En janvier, c'est souvent grisaille, brouillard, manque de neige, j'appréhendais donc les retrouvailles avec la vallée. Que de changement avec l'été, ensoleillé, aux pentes verdoyantes, aux lits de rivière remplis (comment ça, il y a la sécheresse en Europe???). 






Déjà seize heures d'entraînement en trois jours, du dénivelé (à pattes ou à roulettes), pas de galères (à part le Tétris dans la voiture au départ pour tenir à 4 avec toutes les affaires dans une mini voiture) on croise les doigts pour que ça dure. 

En plus, ici, il y a plein de belles surprises pendant les entraînements !

lundi 3 septembre 2018

Victoire à la Sambuy, en mode recyclage?

J'ai regardé le chrono, pour être sûr qu'il n'y avait pas d'erreur. J'étais à la Sambuy pour un KV (enfin, mini KV, "seuelement 700m de dénivelé).
1mn30 de moins que l'année dernière, dans les temps du record de l'épreuve (la fin de parcours à un peu changé depuis deux ans, mais ça se serait joué à quelques secondes), jusque là détenu par le recordman de France sur les KV. 
Punaise, je me dis qu'il va peut-être falloir que je me recycle dans les courses de montagne et de ski alpinisme, je n'ai jamais été aussi rapide dans les bosses. Qui sait, l'année prochaine vous me verrez peut-être au départ des Ultra trails??? 
Une deuxième carrière en perspective ;o)
Comme quoi, les vieilles carcasses, un peu d'huile de coude et ça repart. J'vous l'dis, j'ai pas encore mis la clé sous la porte, les jeunots!