mardi 16 octobre 2018

2ème à la Persjussienne, le roman de Ben Livingston l'éléphant

Pour reprendre la première phrase de wikipédia sur le livre de Richard Bach, Le jeune Ben n'est pas un homme comme les autres, il ne se contente pas de courir ou marcher pour vivre, non, il aime courir pour courir, c'est sa passion...
L'histoire pourrait aussi commencer ainsi:  Partout où il passe dans sa jeunesse, les gens scandent haut et fort: -Attention, voilà Ben.  Attention, le monde va trembler.
Le monde va trembler. Oui, bon, à prendre au sens propre, malheureusement. Ou alors mettre une majuscule à Monde. En me voyant courir, les puristes avaient bien du mal à me trouver des similitudes avec les foulées aériennes de certains concurrents, moi, j'étais plutôt terrien, appui talon bien prononcé.
-Tiens, v'là le Pachydermeben.

Retour au présent. Avec le temps, ça n'a pas vraiment changé, mais heureusement, dans les bosses, j'arrive toujours à tirer mon épingle du jeu. Pourtant, chaque année, au 1er janvier, je prends de bonnes résolutions en me disant que je vais travailler tout ça. Courir sur le plat, allonger ma foulée. Grâcieux, aérien. Mais les bonnes résolutions vous les connaissez tous, le 2 janvier, on les a déjà oubliées.

Enfin bref, voilà qu'il y a deux semaines, suite à ma victoire au Pays Rochois, j'ai décidé de m'inscrire à la Persjussienne. Profil relativement plat. Connaissant mes lacunes, j'avais donc exactement 2 semaines pour révolutionner ma manière de courir.
En homme raisonné, j'ai décidé de faire des intervalles (alternances d'allures, pour ceux qui ne connaissent pas) à plat.
J'ai commencé le mercredi, 10 jours avant l'objectif. Il m'a fallu trois jours pour m'en remettre, tellement j'ai eu mal aux mollets et aux Ischio-jambiers.
7 jours avant l'objectif, j'ai remis ça. J'avais encore mal lors de ma 3ème séance, à J-5. J'ai calé ma dernière à J-3.
Et j'ai remis le dossard dimanche, pour la Persjussienne. Après 41 minutes d'effort (et quelques secondes), j'ai terminé 2ème. Les bosses, ça allait. Mais j'ai pris cher dans les plats et les deux minuscules descentes. J'ai pas gagné grand chose sur temps de base.

Il y a une petite morale dans tout ça, quelque chose d'essentiel à savoir lorsque vous êtes sportifs et que vous préparez un évènement. Toujours s'y prendre longtemps à l'avance. Comme qui dirait, Rome ne s'est pas faite en un jour.
N'importe quel sportif le sait.
Surtout moi ???





jeudi 4 octobre 2018

3 jours avant le Trail des Glières

Le Trail des Glières, c'est dans 3 jours. C'est l'évènement incontournable de Fillière, et même si toutes les inscriptions sont bouclées (c'est ça, la notoriété...) depuis plusieurs jours, ce serait dommage de ne pas venir faire un saut à Thorens pour vivre cette journée de folie.

Parce que le Trail, c'est surtout une ambiance folle




De l'animation, des stands, des victuailles, de quoi se remplir l'estomac et ne pas rester la gorge sèche

Enfin bon, on va rester au jus de Pommes, c'est bien aussi


L'occasion de rencontrer des figures locales
Euh, lui, on peut s'en passer...



 Un village champêtre et agricole

Ah, je crois qu'il y en a un qui s'est trompé d'hisoire ?!


En fait, le plus simple pour découvrir en images le trail des Glières, c'est d'aller visiter cette page :



Et surtout, de venir faire un saut le Dimanche 07 octobre à Thorens Glières, vous en prendrez plein les yeux!




lundi 1 octobre 2018

5ème victoire à la grimpée du Pays Rochois

J'avais un plan. Et puis Chambellant. Et tout fout le camp!
C'était l'intro, j'ai trouvé ça sympa, y'avait plein de rimes. Des fois, faut pas trop se creuser la tête, trouver des choses simples, éviter de trop réfléchir. 
Enfin voilà, hier, il y avait l'incontournable grimpée du Pays Rochois. L'un de mes classiques préférés en cette période automnale. Faire monter le cardio, et puis le chrono aussi. Histoire de voir où l'on se situe dans la préparation. La forme me semblait pas trop mal, j'avais en tête de me rapprocher de la barre des 47 minutes. Quand je dis 47mn, c'est que je me serais largement contenté de 47mn59sec. 
J'avais donc un plan. L'idée, c'était de partir prudemment, et puis accélérer. Comme d'habitude, quoi.
Sauf qu'il y a un petit jeune qu'est venu me titiller. Un jeune du Team de ski, Thomas Chambellant, le marmot de l'équipe.
A 37 ans, vous imaginez bien que j'ai de la bouteille, que lorsque j'ai un plan, je le suis à la lettre, que je ne me laisse pas perturber par les taquineries des jeunes. Je suis quelqu'un de sage, de réfléchi, de raisonné. L'objectif, c'était le chrono. Juste le chrono, rien que le chrono.
-Alors, le vieux, qu'il me dit, t'es prêt à mordre la poussière? Clin d'oeil du gamin.
J reste concentré. Partir à mon rythme. Et puis accélérer.
Thomas me regarde. 
Ne pas rentrer dans son jeu.
Décompte du départ. Grand sourire de Thomas.
Surtout, rester calme.
Pan. Coup de fusil, le départ est donné.
La suite s'est passée exactement comme je l'imaginais. Je suis parti à bloc. Chaud bouillant. Et le jeunot qui vient encore se mettre à ma hauteur, histoire de faire monter un peu plus la pression. Au bout d'un kilomètre, j'avais déjà 15 secondes d'avance sur mon temps de passage prévu. Au bout de deux, j'en avait 30.
Partir doucement, qu'il disait...
49 minutes plus tard, j'avais minute de retard sur l'objectif fixé. Bizarrement, les jambes n'ont pas suivi.
J'ai quand même gagné, mais pour ce qui est de la manière, on repassera.

Un proverbe dit : l'âge tempère le sang, il mûrit les hommes. Et un autre: Ne fais point débauche de sagesse, sois de ton âge.
Pas de doute, j'ai encore 20 ans...