mardi 17 septembre 2019

Les templiers, va falloir que je me mette en mode guerrier

Vous le savez désormais, je suis homme d'aventures et j'aime me mettre des objectifs. Me lancer dans des projets un peu fous, parfois à la dernière minute. Descendre les Alpes avec mon sac à dos (en 2006), partir avec un biclou rafistolé pour un aller-retour en Bretagne en 8 jours (2010), faire un tour d'Europe en tandem (2011), un tour de France en ski roue (2012), se dire la veille au soir :"Tiens, si j'allais demain me faire un Mont-Blanc dans la journée en trottinant", moi qui n'avais jamais fait de haute montagne (attention, là par contre, je le dis et le redis, ne faites pas n'importe quoi, la haute montagne nécessite une bonne condition physique et le respect de certaines règles).
Voilà, un peu de folie, une bonne dose d'aventures, de nouveaux projets, j'ai besoin de ça pour avancer. 
En ce début septembre, je me suis réveillé un matin en me disant cette fois-ci:"Tiens, si j'allais faire les Templiers en Octobre ?..."
Grâce à mon partenaire Scott, j'ai pu avoir un dossard de dernière minute. 
78km, 3600 de positif, l'un des trails les plus renommés de France. Moi qui me suis inscrit à mon premier trail (court:29km) en début d'été, je me demande si ce n'est pas un peu ambitieux...
Verdict dans un peu plus d'un mois.

Par contre, ce dimanche, je suis allé faire une course dans le Puy-de-Dôme, un 15km de sélection pour les Mondiaux, j'ai pris une fantastique déculottée.
Pourtant, j'avais passé une très belle nuit, un peu à la belle étoile (depuis les vitres de ma voiture, heureusement, c'est un monospace, ça n'aurait pas été la même chose dans une Mini). 
La course, c'était 15km, 650mètres de dénivelé. Je ne me suis jamais autant fait doubler dans les (courtes) montées. Le calvaire s'est poursuivi dans la descente. 


Un week-end complètement hors de forme, il en faut un de temps en temps, se prendre une bonne claque pour se remettre les idées d'aplomb.
Va vite falloir passer en mode guerrier!



Bah.. sinon je vais prendre une deuxième déculottée, sauf que celle-là je risque de la sentir passer pendant longtemps. Trrrèèèèsss longtemps.

jeudi 12 septembre 2019

Bretagne: en vadrouille sur l'Eurovélo 4

On aurait pu choisir le Sud, mais après deux canicules de 40 degrés chez nous, on s'était dit qu'il valait mieux aller dans le Nord. Enfin, plutôt le nord-ouest, direction la Bretagne. Les vagues, l'Océan, le retour aux sources, quoi!
La voiture était prête depuis la veille, vu qu'au petit matin, je devais aller enfiler un dossard du côté de Méribel. Une course après la course: lever aux aurores, mettre le dossard, courir, se casser les pattes, rentrer à la maison, charger la famille, et repartir pour une traversée de la France d'Est en Ouest.
Après une première vadrouille à vélo dans les Monts d'Arrée il y a 4 ans, l'idée était de rouler sur l'Eurovélo 4 et longer les côtes. Un VTT et un vélo électrique, deux sièges bébé, une carriole chargée à bloc avec tout le matériel de bivouac, nous étions parés pour l'Aventure.

Le vélo électrique avec la carriole (poids de la carriole + chargement: 50kg!)


Après avoir laissé la voiture à Rennes pour prendre le train en direction de Morlaix, il n'a pas fallu attendre une heure avant d'avoir nos premières sueurs froides: Isa avait quitté la voiture quelques minutes avant moi avec les deux petits, j'avais suivi avec la carriole, mais une fois à la gare, impossible de nous retrouver. Une gare sur trois niveaux, Isa m'attendait en haut, moi en bas, j'avais toutes les affaires et son téléphone, donc aucune possibilité de la joindre. On a fini par se retrouver sur le quai de la gare quelques minutes avant le départ. Pas de doute, ça partait mal bien.
A Morlaix, nous avons planté les tentes dans un camping à la ferme, et le lendemain, à 9h30, nous donnions nos premiers coups de pédales.
Premier camping

Une heure plus tard, nous essuyions notre première rincée. Au départ, ce n'était qu'un minuscule crachin, et on s'était dit que ce n'était pas quelques misérables gouttes qui allaient nous arrêter. A peine le temps de le dire, il tombait des cordes et bien sûr, impossible de trouver un endroit pour nous abriter.
Je tombais des nues, il pleut en Bretagne ? On m'aurait menti ?... A vrai dire, il y en a deux qui étaient heureux comme tout, sitôt descendus des sièges bébés, nos deux petits monstres sautaient pieds joints dans les flaques d'eau en riant aux éclats. Jusque là, tout allait bien. Soixante-dix kilomètres et sept cents mètres de dénivelé plus tard, la batterie du vélo électrique tombait en rade. Nous étions à Lannion, pas un camping à l'horizon, et j'ai compris lorsqu'Isa m'a tendu son vélo que le reste de la journée ne serait pas une partie de plaisir.


Le beau temps en Bretagne...c'est quand il ne pleut pas ;o)
Bien entendu, nous n'avions pas réservé nos campings. L'itinérance devait rimer avec aventure. Et re-bien entendu, au premier camping trouvé, nous nous sommes fait refouler. On a tout essayé: On se fera tout petit... nos petits sont sages comme des images... un petit billet?... ça a failli faire, mais au moment où j'ai proposé mon corps en dédomagement, j'ai pris une baffe par ma femme et l'hôtesse d'accueil nous a définitivement mis dehors.
Heureusement, nous avons trouvé notre bonheur cinq kilomètres plus loin. Un camping avec piscine et toboggans, les enfants étaient aux anges.

Faut pas croire, mais les enfants aussi ont la vie dure


L'eurovélo 4 continuait ensuite le long de la mer, sur la côte de Granit Rose. Après deux heures de route le lendemain et presque trentre kilomètres parcourus, nous avons découvert avec stupeur que nous n'avions effectué que cinq kilomètres, à vol d'oiseau, depuis notre point de départ. A ce rythme là, nous finirions notre périple à Noël.
J'aurais aimé dire que la suite nous réserva de belles surprises, mais ce serait mentir. Comme la veille, le ciel nous tomba sur la tête alors que nous étions perdus au beau milieu de nulle part, sans le moidre toit pour nous abriter. Pour réconforter la troupe, j'ai promis un beau 4 étoiles avec piscine chauffée, spa et tout le tralala, mais égarés dans la pampa en périphérie de Tréguier, nous avons atterri dans le camping municipal du coin. Trop fatigués pour aller au restaurant (à deux kilomètres avec une "côte de la mort qui tue" à gravir), nous avons préféré un couscous minute préparé avec la popote et avalé dans les toilettes, vu qu'il pleuvait encore à verse. On avait vu plus glamour, mais en vadrouille, ai-je fait en me marrant, il faut savoir se contenter de peu.
J'ai pris ma deuxième baffe du séjour.

Pêche aux crabes pendant la pause midi

Pour le reste du séjour, la météo a fini par avoir pitié de nous (de moi?), le soleil a fait de belles apparitions et nous avons poursuivi, tranquillement mais sûrement, notre voyage jusqu'aux portes de Saint-Brieuc. Le compteur affichait, comme la veille, 70km et 800mètres de dénivelé. Et comme la veille (et l'avant veille), passé cette barre fatidique, la batterie n'avait plus de watt à fournir. Heureusment, les campings fourmiliaient, et hormis le premier jour, jamais nous n'avons eu à galérer pour trouver de quoi piquer la tente et prendre une douche.
Ensuite, ce fut Saint-Jacut-de-la-Mer. Le ciel s'obscurcit au moment du repas (parce que la Bretagne sans la pluie perd tout son charme), et cette fois-ci, nous avons pu dîner comme des rois. En lieu et place des toilettes, nous avons pu nous offrir le luxe de manger sous un toit hexagonal de quatre mètres de diamètre, avec sol béton, sans avoir les odeurs de fosse septique pour nous accompagner. Bon, par contre, nous n'avions pas droit aux murs, il fallait bien rester au milieu de la dalle, parce qu'avec le vent, le crachin avait vite fait de nous tremper le dos.

Initialement, nous avions prévu de pousser la chansonnette jusqu'au Mont Saint Michel, mais nous étions déjà samedi et nous devions reprendre la voiture le lendemain pour une semaine pépère dans la Bretagne Sud. Nous avons donc opté au plus court, traçant notre route vers Rennes en passant par Dinand et le canal D'Ille et Rance. Une halte à midi aux jeux de Dinand (il faut savoir qu'avec deux enfants en bas âge, on ne peut pas y couper: halte rime avec jeux), et nous repartions gonflés à bloc. Après une quarantaine de kilomètres à rouler sur le plat en suivant les légers méandres du canal, nous avons craqué, le plat, ce n'était pas pour nous. Il nous faudrait une échappatoire avant Rennes.

Une dernière étape à Tinténiac, au camping Municipal (8€50 la nuit pour toute la famille, le camping le moins cher de notre virée, le maximum ayant été à plus de 40€).

Parés pour les derniers kilomètres

Pour la dernière (courte) étape, nous avons donc préféré les petites routes au canal. Comme toujours, le reste de la famille m'a fait confiance pour la carte, et fidèle à mon habitude, je nous ai perdus sur les petites routes du coin. Oh, pas grand-chose, à peine dix kilomètres de détour. Il fallait bien ça pour mériter notre délicieux Kouign-aman pour fêter notre arrivée! Pour ceux qui ne connaissent pas, le kouign-aman, c'est 100% plaisir et 100% calories gratuites. A consommer sans modération en prévision des hivers rudes. Encore meilleur réchauffé au four ou au grille-pain, quand le beurre dégouline sur les mains.
Et ça rime!

Postace
Ce récit est romancé, écrit parfois (souvent) au second degré, ne pas tout prendre au sérieux. (Ben oui, Isa ne m'a pas mis des baffes mais son poing dans la figure et tout le monde sait qu'en Bretagne, c'est important de rêver pour croire que le soleil existe).

Plus sérieusement:

Quelques chiffres:
1ère étape: 92km
2ème étape: 72km
3ème étape: 68km
4ème étape: 70km
5ème étape: 70km
6ème étape: 35km

Total périple: 407km, 4000mètres dénivelé+

L'eurovélo4 est extrêmement bien balisé, un bonheur pour les cyclistes. On alterne pistes stabilisées, voies cyclables et voies vertes, les campings sont nombreux, prix et prestations très variables. Par contre, c'est assez sportif (il suffit de voir le dénivelé de l'ensemble), les côtes sont raides, donc ne vous imaginez pas qu'il n'y a que dans les Alpes qu'il faut appuyer sur les pédales).
Et pour ce qui est de la pluie, malgré être partis sur le plus mauvaise semaine de l'été au point de vue de la météo, hormis deux grosses rincées, quelques bruines, un peu de fraîcheur, ça a été un vrai bonheur de rouler. Et puis vous connaissez le proberbe breton: "en Bretagne, il ne pleut que sur le c..."

mardi 27 août 2019

4ème aux Championnats de France de Trail court.

Ok, je sais, ça date un peu, maintenant. Un peu plus de deux semaines, me direz-vous, mais entre temps, il y a eu deux semaines du côté de la Bretagne, un peu de vadrouille à vélo (je vous raconterai). Mais revenons à nos moutons. 
Comme vous le savez, je m'étais fixé un petit objectif estival: les championnats de France de Trail. Le changement dans ma préparation consistait surtout en des séances sur piste (merci Marc Peoch pour les conseils), une dizaine depuis la reprise de l'entraînement ce printemps. Pour le reste, c'était de l'improvisation. D'autant plus que le week-end précédent, j'étais en train de parfaire ma préparation en mode allongé, la faute à un virus de passage, pris en pleine tête. D'un autre côté, moi qui ai tendance à trop en faire, là, je n'avais d'autre choix que me reposer. Et vu qu'il fallait recharger les batteries, j'ai axé ma préparation en mode chocolat. Du noir, du bon, au minimum 75%, 80%, voire même du 85%. On m'a toujours dit que le chocolat était riche en antioxydants, ainsi qu'en magnésium. Le chocolat, ça m'allait bien, d'autant plus que ces dernières années, j'avais fini deux fois quatrième aux France de longue distance en ski de fond. J'avais donc des stocks au cellier.
La veille, j'étais encore en train de baver devant un magnifique gâteau au chocolat chez des amis, du côté de Mâcon. Je n'y étais allé rien que pour ça, la promesse d'une superbe pâtisserie réalisée par un pro (pour la petite histoire, je n'ai même pas pu y goûter, je suis reparti trop tôt!)
Le dimanche au petit matin, le réveil a sonné, la voiture chargée à bloc pour les vacances -vu qu'on partait à l'autre bout de la France dans la foulée- je suis allé à Méribel. Pour le petit déjeuner, je m'étais préparé un gâteau sport. Au chocolat, bien sûr, que j'ai mangé à pleines dents sur le trajet, me disant que malheureusement, j'avais quasiment épuisé toustes mes réserves en tablettes de cacao (mais d'un autre côté, la balance pouvait confirmer que j'avais emmagasiné pas mal de provisions pour l'hiver...)
Trois heures plus tard, je franchissais la ligne d'arrivée, échouant à quelques secondes du podium. A la quatrième place, bien sûr. La fameuse médaille en chocolat. Le job était fait: j'avais de quoi tenir un an de plus.

Voilà pour mes premiers championnats de France de Trail, j'essaierai de faire mieux l'année prochaine. Et pour ceux qui veulent savoir comment s'est passé ma course, eh bien je suis parti, j'ai couru, et au bout d'environ 2h30 et quelques minutes d'effort, j'ai fini par arriver. 


mardi 30 juillet 2019

3ème à la montée des Pavés: un jour je serai sage et raisonné

Après deux week-ends de trêve (de dossard, pas d'entraînement!), direction dimanche à la montée des Pavés, une étape du challenge national des courses de montagne.
La veille, j'avais jeté un rapide coup d'oeil aux inscrits. Ne voyant pas de "grosses pointures", je me suis aligné au départ plus confiant que jamais. Dès le coup de fusil, sûr de mon fait, j'ai pris la course à mon compte, et au bout de 5mn d'effort, j'avais déjà une bonne vingtaine de secondes d'avance sur mon poursuivant.
Cinq minutes plus tard, j'entendais un souffle dans mon dos, et là, stupeur, j'avais été rattrapé par un concurrent. Malheureusement pour moi, j'étais au rupteur, j'avais pris un départ trop rapide et j'étais incapable d'accélérer davantage. (C'était pas faute d'avoir dit à des amis le matin: surtout, ne partez pas trop vite, mieux vaut en garder sous le pied au départ pour finir en trombe). 
Distancé sur la partie roulante, je bascule au sommet de la boucle avec une vingtaine de secondes de retard sur le premier, et pour couronner le tout, je me fait encore doubler dans le peu de descente bien gadouilleuse qu'il y avait.
J'ai donc fini 3ème. J'ai alors compris en discutant qu'il y avait eu un loupé dans les listes des inscrits, et que plusieurs n'étaient pas affichés sur le site de la course. Et que le vainqueur n'était autre que le vice champion de France de Trail, plusieurs podiums également en Championnats de France de course de montagn. Alors oui, après réflexion, peut-être que j'aurais dû y aller sur la réserve.
Je me dis toujours que la prochaine fois, je serai sage et raisonné.
Et les poules auront des dents.


vendredi 19 juillet 2019

Une victoire au Môle pendant que les heures défilent.

La victoire, elle date un peu. Le matin, sur la route, j'ai bien senti que ça allait être compliqué. Le réservoir était vide, comme pour la voiture. Il fallait remettre de l'essence, mais il n'y avait plus que du bon vieux diesel. D'un autre côté, pour une vieille carcasse comme la mienne, que demander de plus?
A peine le temps d'épingler le dossard, le chrono de la course a été lancé. Certains diront que j'ai pris un départ prudent, moi je vous répondrais que j'étais à fond. Les jambes ont fini par se décrasser au bout de 20 minutes d'effort, avec les bons raidards que j'affectionne tant. Sinon, ça aurait pu être trrrrrrèèèèèèès long. Une troisième victoire au Môle, et j'en avais fini avec les dossards pendant au moins un ou deux week-ends. Fallait recharger les batteries. Vraiment.
C'est donc tout naturellement que je suis parti faire un petit tour en trottant le lendemain matin. A peine 5 heures dans les montagnes, face au Mont-Blanc. 
Le surlendemain aussi, une bambée en ski à roulettes. Oh, pas grand-chose, une petite sortie, une sortinette, comme on pourrait dire. 6h30 d'effort, 120km. Pas de quoi fouetter un chat.
A la fin de la semaine, je n'étais même pas aux 35 heures. Ridicule. Les heures sup' et les RTT, c'était pas encore pour maintenant 
J'ai donc fait un peu de rab cette semaine. Du fractionné sur stade, pour remettre de l'huile sur les gonds et éviter que tout grince quand il s'agit d'enclencher la seconde.

Alors comme on dit, entraînement difficile, course facile... (ça, je l'ai peut-être déjà dit dans un autre article, mais si je radote, c'est que je deviens gâteux, alors ne m'en voulez pas, mettez ça sur le compte de mon âge avancé).


lundi 1 juillet 2019

4ème au KV du Mont-Blanc, fin de cuisson au bout de deux semaines d'efforts

Certains diront que la vie d'un sportif est facile et agréable. On part le matin faire du ski à roulettes, un footing, du vélo, un coup de ski l'hiver. On remet ça de temps en temps l'après-midi, on est dehors, tranquille, la vie.
Le mois de mai pourrait s'y apparenter. Et puis en juin, le cycle s'intensifie, les entraînements sont plus longs, biquotidiens. On enchaîne les semaines, et puis les intensités, aussi.
Après ma première grosse semaine d'entraînement du printemps, un dossard le samedi à Faverges lors de mon premier Trail, j'ai remis ça la semaine d'après. Avec ma copine la canicule, qui n'a pas manqué de m'accompagner à chaque sortie. Le matin, ça va, elle était à peu près calme, c'est plus l'après-midi qu'elle faisait des siennes.
J'ai arrosé le goudron à coup de grandes transpirées (j'aurais mieux fait d'arroser le jardin, pour éviter d'avoir des salades lyophilisées au bout de trois jours), je me suis ratatiné dans la fournaise de cette fin de mois de juin.
Pour me finir, pour m'achever, j'ai même remis le dossard, au Kilomètre Vertical lors du Marathon du Mont Blanc. Pas une partie de plaisir, je termine assez loin en temps même si la place est honorable (4ème). Pas assez de jus, faut croire que je commençais à être sec, pire qu'un raisin. Malheureusement, la semaine n'était pas encore terminée, il restait le week-end. Il fallait aller jusqu'au bout du mal.
Puis vient le dimanche soir, salvateur. La fin de la galère. La semaine de repos (mais pas trop, va quand même falloir se coltiner une douzaine d'heures, hein! Voire une quinzaine. Avec des intensités. Et puis p'têtre le dossard le dimanche. Croyez pas que le repos, c'est se croiser les pouces).
Enfin bref, le dimanche soir, après tous ces efforts consentis, il y avait la balance, dans la salle de bain. Je me suis dit qu'après toutes ces galères, ces litres de sueurs perdus, ces calories brûlées, l'aiguille aurait pitié de moi. Que vu comme j'étais ratatiné, les chiffres ne mentiraient pas.
Eh bien non. J'avais même pris 100 grammes
Foutue balance. 
Faites du sport, moi je vous dis. Faites du sport...


jeudi 27 juin 2019

Fin de l'aventure avec Jobstation

Une page se tourne. Début 2015, nous réussions à monter, avec Stéphane Mouton (Rossignol), la première équipe professionnelle de ski. Une belle aventure qui aura duré 5 ans, mais qui s'est terminée brusquement ce printemps.
La groupe Jobstation (auparavant Gel intérim, qui était anciennement le nom de la firme) s'est séparé de la marque de skis Rossignol, et aussi d'une grosse partie de l'équipe.
Malgré mes bons résultats hivernaux (dans les meilleurs de ceux du team), je ne fais plus partie des orientation actuelles de l'équipe. Une décision difficile, qui rend désormais mon avenir de skieur incertain. Je remerci toutefois Guilhem pour son soutien sur ces dernières années.

J'essaie néanmoins de rebondir, et j'essaie désormais de remonter une équipe avec plusieurs athlètes, dont Jérémie Millereau (vainqueur de la Transjurassienne 2015 et plusieurs fois vainqueur du marathon ski tour) et Nicolas Berthet (3ème du Marathon ski tour en 2016, qui a connu deux saisons difficiles à la suite d'une mononucléose), mais dont le potentiel est clair.

Le défi n'est pas évident, et il nous faut d'abord trouver des partenaires financiers. Mais je suis homme de défi et ne baisse pas les bras. Rossignol continuera à m'équiper sur le plan matériel. Depuis plusieurs semaines, j'essaie de trouver une entreprise qui acceptera de se lancer dans cette nouvelle aventure, avec un nom d'équipe à prendre/vendre. Un gage de visibilité assuré pour l'entreprise partenaire.
Mon envie est toujours intacte, mes ambitions toujours aussi hautes. Des promesses de victoires, l'ambition d'une troisième cloche à la Transjurassienne, des podiums sur les plus grandes courses nationales et internationales...

Si vous connaissez des personnes susceptibles d'être intéressées, n'hésitez pas à m'en faire part afin que je leur soumette le dossier.




lundi 24 juin 2019

Victoire au Trail de Faverges

Début juin, j'ai décidé de m'inscrire sur un Trail pour pouvoir faire les Championnats de France mi août.
Moi qui, jusqu'à présent, ne m'alignais que sur des formats courts et uniquement sur des courses de montagnes (dénivelé principalement positif), voilà que j'ai décidé de courir un 29km, avec montées et descentes et plus de 2 heures d'effort. Une hérésie, me direz vous, surtout au vu de mes talents de descendeur. 
Le week-end était bien ficelé, avec l'assemblée générale du club de ski le vendredi soir, la fête de l'école le samedi matin, la fête du village l'après-midi et donc le dossard à mettre le dimanche matin. La fête de l'école, c'était important, ma toute première en tant que papa. Je ne pouvais pas y couper. 
Le vendredi en fin d'après-midi, je reçois un mail de l'organisation du trail, envoyé à tous les coureurs "J-1, plus que quelques heures avant le départ". 
Dans ma tête, l'engrenage se met en route, les roues dentées et crémaillères s'actionnent, les pensées se mettent en place. J-1, J-1... 
Alors, sachant qu'on est vendredi...
Je cherche un tas de raisons à ce mail, me disant qu'il y a plein d'épreuves et que les premières débutent effectivement le samedi, mais que la mienne est bien dimanche. Pour moi, ça ne faisait aucun doute, les courses ont toujours lieu le dimanche. Je vais donc sur le site de la course, je clique sur toutes les icônes, je lis chaque page de fond en comble, j'aimerais fermer l'ordinateur en me disant que ouf! fausse alerte. Mais non, le départ est bien samedi matin.
Je vais à ma réunion, me couche tard et me lève tôt, j'enfile le dossard, je cours le plus vite possible mais je loupe quand même la fête de l'école.
Sur le chemin du retour, j'essaie de réfléchir à quelque chose à raconter, parce que quand on est papa et qu'on loupe la première fête de l'école de sa fille, il faut s'attendre à dormir sur le canapé le soir.
Alors vu que j'ai gagné une cloche, je tente la carte du comique goujat genre "Tiens, chérie, tu vois, à force, tu vas te sentir moins seule à la maison". 
Je n'ai pas eu droit au canapé. Juste au paillasson. Pour la carrière d'acteur, on repassera.
Et sinon, pour ce qui est de la course, La Fontaine avait bien raison, "Rien ne sert de courir, il faut partir à point!"
Ou partir tout court, c'est déjà pas mal. 


jeudi 20 juin 2019

6ème aux championnats de France de KV

Depuis bientôt vingt ans que je suis dans le haut niveau, s'il y a une chose que je devrais savoir, c'est que lorsqu'on renoue avec la compétition, il faut accepter de repartir de (presque) zéro. Alors vous allez me dire que je suis marseillais, moi, vous répondre que non, je suis breton, mais force est de constater qu'il faut de nombreux dossards avant de récupérer les bases acquises des années précédentes.
Dimanche dernier avaient lieu les championnats de France de Kilomètre vertical. Je termine 6ème, à 40 secondes du podium. 40 secondes, autant dire pas grand chose sur l'exercice du KV. Une performance tout à fait honorable, même si j'avais le podium en tête.

Mais ce que je retiens surtout de ce KV, c'est:
-Le départ, à me dire que si j'étais en forme, j'arriverais à courir tout le long.

-Le panneau 250m (de dénivelé), à comprendre que j'allais en baver vu que je marchais depuis déjà 200m (de dénivelé) et à regarder ma montre en pestant contre le temps qui était déjà très long.

-Le 500m, à me demander ce que je fichais là, tout en me répétant en boucle depuis une dizaine de minutes : "pense à prendre du plaisir".

-Le 750m, à me dire qu'aujourd'hui, le plaisir, j'avais dû le laisser quelque part à la maison (attention, hein, commencez pas à imaginez quoi que ce soit de déplacé)

-Le 1000m, là, quelques mètres devant moi, si près et pourtant si loin. A évoquer le paradoxe d'Achille et de la Tortue, ou plus simplement le paradoxe de Zénon: je dois passer par une pluralité infinie de points alignés selon la suite mathématique 1/2, 1/4, 1/8, 1/16... et qu'il est impossible pour moi de toucher cette pluralité infinie de points en un temps fini, et donc, je n'atteindrai jamais mon but.
Heureusement, j'ai quand même fini par y arriver, comme quoi, Zénon, s'il veut encore continuer à courir, grand bien lui fasse.




J'espère que l'année prochaine, ils seront plus tard dans la saison, afin que j'aie un peu plus de temps pour me préparer.
Et puis ce week-end, grande nouveauté, je fais un trail. Si, si, un vrai de vrai, avec montées ET descentes. Vu que je veux faire les Championnats de France de Trail court, faut que je me prépare un peu.


Et pour la bonne nouvelle, je repars avec SCOTT cette année, pour la septième année consécutive. J'en ai usé, des paires de baskets...



vendredi 14 juin 2019

Je n'arrête pas le progrès

Pour continuer sur ma lancée du changement, entrepris l'année dernière et notamment en préparation de ma dernière course à pied de la saison (article à lire ICI), je me suis essayé la semaine dernière à une course à pied sur plat. Oh, pas un gros truc, à peine plus de 7km au dénivelé quasiment inexistant.
Un peu avant le départ, j'ai compris que je ne serais pas dans mon élément. Les gens me regardaient bizarrement, j'étais le visage pâle au milieu des coureurs de fond, typés marocains, ethyopiens et consors, rois de la discipline.
Une carrosserie parfaite pour ce type d'événement, deux belles baguettes en guise de jambes, pas trop de mie, le truc qui croustille et qui se déplace facilement. Moi, c'était plutôt le gros pain de campagne, le truc bien épais avec plein de mie, et puis fourré aussi au jambon, fromage avec du beurre. Et de la mayonnaise tant qu'à faire.
Il y avait trois tours à faire. Dans le premier, je me suis dit que ça allait, j'allais pouvoir rivaliser. Dans le second, j'ai commencé à décrocher. Et dans le troisième, la messe était dite, j'ai commencé à dégouliner, grassement. Rajoutez à ça un bon cagnard, vous aurez le même rendu en pressant bien fort votre sandwich jambon fromage beurre, avec la mayonnaise qui sort de tous les côtés. Fidèle à mon habitude, j'ai fait trembler la terre à chaque foulée.
Voilà, j'ai fait ma course, je l'ai terminée (d'un côté, 7km, ce n'était pas non plus la mer à boire).
Une fois passée l'arrivée, un type est venu me voir, tout sourire.
-La prochaine fois, tu penseras aux bénévoles, tu n'imagines pas tout le boulot qu'il y aura à faire pour reboucher les trous dans le sol après ton passage...
Pour la petite histoire, j'ai fini au Mac Do (je sais, je sais, je me passe de vos commentaires) d'à côté pour refaire mon stock de gras en vue de l'hiver.
On n'est jamais trop prudent.


lundi 20 mai 2019

Reprise en douceur

Mai, c'est le mois des retrouvailles. Avec les baskets, les skis roues ou le vélo, pas de doute, le choix est trèèssss vaste.
Il y a une dizaine de jours, j'avais évaguement épluché le calendrier des courses à pied. Le dossard me démangeant toujours, j'avais vu un kilomètre vertical, au Môle. Mais la voix de la raison tournant en boucle dans ma petite tête, je savais qu'il n'était pas très sage d'y aller, d'autant plus que je n'avais que cinq petites séances d'une heure à pied, autant dire une misère pour se permettre d'enfiler un dossard. 
A dix-sept heures le samedi, les mains dans le crépi (oui, le printemps, c'est aussi le temps du bricolage, et vu la météo clémente, j'en profite), voyant une éclaircie dans le ciel orageux, j'ai subitement changé d'avis. Tant pis pour la raison, j'ai enfilé un short, des baskets et j'ai filé au départ de la course.
La bonne nouvelle, c'est qu'en plus des 1000 mètres de grimpée, il y avait la descente qui allait avec. Passé la ligne d'arrivée, ça allait encore. C'est le lendemain que j'ai compris ma douleur. Comme chacun sait, le sport se pratique de manière progressive, sans quoi les dégâts sont considérables. Les quadriceps (muscles des cuisses) en feu, j'ai marché avec deux poteaux de bois en guise de jambes pendant quatre jours. La démarche du pirate. 
Le cinquième, voyant que ça allait mieux, j'ai accepté une séance de course à pied sur piste, avec le club de ski de Megève. Le lendemain, c'était au tour des mollets. 
J'ai marché en crabe pendant trois jours.
La douleur passée, préférant laisser mes jambes au repos, je me suis focalisé sur le haut du corps. Deux heures de poussée en ski roue.
Bien entendu, le lendemain, je n'arrivais plus à me baisser pour enfiler une paire de chaussettes.


jeudi 9 mai 2019

Vacances ?!!!

Mi avril, c'était pause vacances en famille. Alors non, pour ce qui est des vacances, oubliez les plages paradisiaques de l'île Maurice, la java à Majorque, un trek au Népal. Non, quand on a deux petits en bas âge, les vacances, c'est juste quitter la maison, trouver un camping avec piscine, toboggans, château gonflable et jeux divers. 
Après une saison bien remplie, des horaires bien ficelés, j'avais hâte de décompresser, faire des grasses matinées, passer quelques jours en toute quiétude, dans la joie et la bonne humeur.
Le Quand c'est qu'on arrive ?, on y a eu le droit au bout de cinq minutes. Manque de bol, on avait à peu près quatre heures de route pour arriver à destination. 

(Péage entrée d'autoroute)

(Aire à proximité de Chambéry pour la pause pipi)



(Traversée de la Chartreuse)

(Départ depuis 1 heure)

(10h30)








VOS GUEU...  
-Oui, mes amours, on est presque arrivés.
Bon, voilà, au bout de quelques heures, les oreilles en choux-fleur, on a fini par arriver. Entre temps, on avait fait une pause dans un parc d'aventures, avec jeux de piste et tout et tout. 
Les petits n'avaient qu'une idée en tête: la piscine. 
-On va se baigner?
-Pas tout de suite, il faut aller dans le bungalow.
-Et là, on va se baigner?
-Il faut d'abord décharger la voiture.
Le temps de trouver les maillots de bain, les bouées, de se changer, la piscine était fermée. 
Les petits ont été admirablement sages et compréhensifs.

A vingt-heures, ils ont fini par s'endormir. Fallait voir le bon côté, fatigués comme ils étaient, on était partis pour dormir jusqu'à 10h.
Manque de bol, au printemps, les journée s'allongent. A sept heures du matin, deux loustics débarquent dans la chambre.
-On est prêts pour aller à la piscine!
La tête enfarinée, on a fait manger ce petit monde. A neuf heures, il s'est mis à tomber des trombes d'eau.
La séance baignade, pour papa et maman, c'était cryothérapie. Les petits, ça n'avait pas l'air de les déranger.
On s'est demandé si il n'y avait pas eu un échange à la maternité...
Et vu qu'il a continué à pleuvoir l'après midi, après trois heures à mettre le bungalow à sac, ils sont allés jouer dehors. Ils ont eu la bonne idée de chercher tous les escargots et les vers de terre du camping, les ramenant sagement avec eux. Sur la tête, les épaules, les pieds, partout sauf dans leurs mains.
Le reste de la semaine à été fidèle à son début.
Reposant.
Ensuite, les petits devaient aller passer le reste des vacances avec leurs grands-parents.



Nous, on est rentrés. Seuls. 
Et on a enfin pris une semaine de vacances, à la maison.

mardi 9 avril 2019

Encore une 4ème place aux Championnats de France (et une 2ème aux Glières)

Il y a deux ans, je terminais 4ème aux Championnats de France de longue distance aux Saisies. A sept secondes de la gagne, et au sprint pour la troisième place.
Deux années ont passé. Et vu que, comme vous le savez, je me bonifie avec l'âge, j'imaginais, cette fois-ci, monter sur la plus haute marche. Au minimum le podium.
Une course pas évidente, pas le physique espéré, mais je crois que par contre, j'avais la tête des grands jours. J'ai fait la métamorphose du morpion, celui qui lâche rien. Une chute collective au 20ème kilomètres a malheureusement fait deux échappées, que je ne reverrai jamais. Un groupe de trois s'est formé ensuite pour la 3ème place, et je ne peux pas dire que cette fois-ci, j'ai contribué au travail d'équipe. Le corps en délicatesse, c'est la tête qui, heureusement, a pris le dessus. Jusqu'au sprint final, où j'échoue d'un rien pour le podium. Eh oui, je termine à nouveau 4ème, au pied de cette belle boîte.



Et pour la petite histoire, la veille, je suis allé faire une course aux Glières*, et j'ai terminé au sprint... 2ème! Bon, devant, c'était notre leader français Momo, mais quand même.

Pas de doute, j'ai fait coup double ce week-end!

*Cette course est un mémorial pour Tanguy Vulliet, un jeune que j'appréciais beaucoup et qui a chuté d'une corniche cet hiver. Beaucoup d'émotions sur cette journée aux Glières.

lundi 1 avril 2019

A contre-courant, et puis une victoire (enfin?!) aux Glières

Depuis deux semaines, je me suis remis au classique*. Parce que le classique, c'est fantastique, que depuis des années, je prône le classique, style essentiel pour parfaire sa technique de fondu de fondeur. J'ai même donné récemment un petit cours à des amis, leur parlant du fameux tranfert du poids du corps, de faire accrocher le fart, puis laisser glisser. J'ai tout mis en oeuvre pour leur faire aimer le classique, et me convaincre également qu'effectivement, l'alternatif, c'est le Kiffe! D'autant plus que vendredi dernier, il y avait le Championnat de France de 10km classique.
Toute la semaine, je me suis préparé mentalement à mettre une bonne couche de tube** qui colle aux mains autant qu'aux skis. J'ai fait des intensités, de la vitesse, des intervalles en classique, délaissant le skating, mon style de prédilection. 
Je suis monté à Méribel le matin, avec ma paire de skis. Et arrivé sur le site, il y a un collègue qui me dit "ça peut être pas mal, la poussée aujourd'hui, non?".
Une simple suggestion. Je ne sais pas si vous avez vu le film "Inception", mais pour moi, ça a fait le même effet. Du "pourquoi pas", c'est devenu "Bah tiens, mais c'est bien sûr, je vais partir en poussée". Je me suis dit que j'allais faire un coup. Un coup de poker, un coup d'esbroufe. Le carré d'As.


Mon côté aventurier, Indiana Jones a pris la décision. Exit le classique.
A quinze minute du départ, voyant la vitesse à laquelle la piste s'est dégradée, je me suis dit que j'étais plutôt Indiana Dingue que Jones, la poussée, c'était mission suicide. Sachant que dès lors, je n'avais pas d'autre alternative, j'ai évité de gamberger, je suis parti, bille ne tête, et j'ai vite compris ma douleur. 
J'ai fait mon galérien. 10km, à priori, c'est rapide comme course, mais je peux vous assurer que chaque montée me paraissait interminable, et moi, j'en riais (jaune), c'était nerveux. Je pense que ceux qui m'ont vu monter ont bien rigolé aussi, j'étais obligé de faire du canard, en prenant soin de ne pas faire glisser mon ski, sinon, c'était disqualification assurée (d'un autre côté, ça m'aurait évité de me retrouver dans les profondeurs du classsement).

Heureusement, pour me remettre de mes émotions, je suis allé le lendemain au Derby des Mouilles, une course au profil descendant organisée au Plateau des Glières. L'ironie du sort aurait voulu que je fasse 2ème, que je me prenne une belle gamelle, un sapin, une avalanche, un bouquetin, que je me fasse manger par un loup, tout sauf la victoire. 
Eh bien figurez vous que rien, j'ai réussi à gagner!

*Le classique, ou alternatif, est une des deux techniques du ski de fond. Il se pratique dans les rails, avec des skis à écaille ou avec un fart d'accroche.
**Tube: fart pour faire accrocher le ski sur la neige, permettant d'effectuer les montées dans les rails

Petite vidéo faite par Titouan Reydet, parti avec la Gopro sur la tête.

mardi 26 mars 2019

Les enfants

Devenir parent, c'est fantastique. Bien sûr, c'est du boulot, mais on a tellement de moments agréables à partager. Ce qui est chouette aussi, c'est l'apprentissage du langage. 
Surtout le matin, quand ils sont de bonne humeur. Mais des fois, on hésite à inviter des amis. Ou alors il faut bien les trier...




Enfin voilà, bientôt, on aura les associations gays contre nous, SOS anti racisme et puis aussi la brigade des moeurs... 

lundi 18 mars 2019

P*#!!% de 2ème place aux Glières

2ème.
2ème. 2ème. 2ème. 2ème. 2ème...
Quand je me suis couché, la veille au soir, je ne voyais que ça. Dans la nuit, j'en ai fait des cauchemars. Un chiffre 2, énorme, gigantesque, avançant vers moi avec ses grandes dents, de la bave à la commissure des lèvres, les yeux injectés de sang. Un 2 brûlant, diabolique, mauvais, perfide. Un 2 sans coeur, démoniaque, suppôt de Satan. 
Je me suis réveillé en tremblant, en hurlant. Pour me calmer et me remettre les idées au clair, Isa m'a mis deux baffes, et vu l'état de mes deux joues juste après, j'ai plus osé fermer l'oeil de la nuit.
Le matin, quand j'ai mis mes skis de chauffe au pied, que j'ai constaté qu'il y en avait deux, je me suis mis à trembler. Pourtant, on ne peut pas dire qu'il faisait bien froid, ironie du sort, le thermomètre affichait un deux. Un 2. 1 deux. (12°). Et le malaise a empiré, lorsque j'ai testé mes 2 paires de skis course, et lorsque le commentateur nous a annoncé au micro qu'on ferait 2 tours.
Pendant la course, je n'ai fait qu'y penser. On faisait 42 kilomètres. Pas 41 ni 43. 42, soit 4 (multiple de 2, un deux que l'on peut soit multiplier soit additionner, donc 2 combinaisons possibles) et un 2 accolé. 
J'ai bien essayé de lever la tête pendant l'effort, regarder ailleurs pour chasser cette sensation étouffante qui faisait vaciller mes 2 jambes, mais partout autour, les spectateurs levaient leurs 2 bras pour nous encourager.
Tant et si bien, qu'après nous être retrouvés à 2 coureurs devant, la course était pliée, et même si j'ai bien animé la course, croyant pouvoir terminer seul, je crois qu'inconsciememnt mon cerveau m'a remis dans le (droit?!) chemin, il n'y avait pas d'autre issue possible. Au sprint, je termine 2ème. 
Décidément, le marathon des Glières et moi, je crois que ça fait 2...



lundi 11 mars 2019

Cache-cache à l'Engadine

Chaque fois que je prends le dossard, j'ai les jambes qui frétillent. Ne supportant pas les courses d'attente, je prends souvent la course à mon compte, en essayant de la durcir ou de m'échapper. D'habitude, l'Engadine n'échappe pas à la règle, je tente toujours quelque chose, souvent placé mais jamais gagnant, je m'étais dit cette année que j'allais changer ma tactique et rester caché toute la course pour ne sortir le nez que dans les derniers mètres. Jouer à cache-cache, quoi!
Dès le coup de fusil, j'ai mis ma stratégie en place. J'ai été absolument parfait. Après un départ catastrophique, je me retrouve 200ème au bout de trois minutes de courses. Ah, pour ça, j'étais bien caché. Malgré un damage assez large, impossible de doubler pendant les cinq premiers kilomètres. Malheureusement, pour la première fois depuis des années, la tête de course est partie bille en tête, sans jamais faiblir, à tel point qu'il y avait déjà une échappée avant la bosse du tremplin, première (petite) difficulté de la course.
Les groupes étaient faits, la messe était dite, les patates étaient cuites. 
Je termine finalement 32ème, et je mentirais en disant avoir pris du plaisir.
Décidément, je ne sais pas si cette Engadine me sourira un jour. Pourtant, toujours d'un optimisme sans faille, je retenterai ma chance, vu que, comme le disent si bien les slogans du loto (auquel je ne joue pas), 100% des gagnants auront tenté leur chance...
Et puis, une chose est sûre, je suis paré pour jouer à cache-cache avec mes enfants. Pas sûr qu'ils réussissent à me trouver...


lundi 4 mars 2019

Une victoire! (et une halte au Massacre).

J'aurais pu faire un titre (encore plus) à rallonge.
Hier, je suis allé faire un petit tour chez mes amis Jurassiens. Et bonne nouvelle, j'ai plein de choses à raconter.
Il était une fois, dans une grotte perdue dans les montagnes...
Ah non, désolé, je me plante d'histoire. Celle-là, je vous l'ai déjà racontée. 

La mienne commence samedi soir, au moment de préparer mes skis. N'étant pas un très grand technicien sur le fartage, et étant surtout très joueur, j'avais préparé deux paires de skis. La première avec un produit passe-partout, et la seconde, avec un vieux fart datant d'il y a trente ans (véridique), si vieux que les dates de péremption n'existaient même pas à cette époque. Je m'étais dit que ce serait l'occasion de le tester, mais sans l'ambition profonde de partir avec. D'autant plus qu'au vu des prévisions météo, mon fart passe-partout était sûr de faire l'affaire.
Sauf qu'au petit matin, au lieu de trouver une neige molle et humide, il y avait sur le sol un joli carrelage blanc. Ce n'était plus de la neige, mais de la glace.
En testant mes skis, ô, surprise, les skis que je voulais utiliser étaient un peu moins bons que ceux avec mon fart datant du temps des dinosaures. D'aucuns diront que ça tombe bien, j'ai grandi au temps de mamouths. 

J'ai donc douté. Joué à pile ou face, manque de bol, j'avais pas de pièce. Jusqu'à cinq minutes du départ, j'ai hésité. Mon côté joueur a opté pour le choix le plus improbable, je suis parti avec le fameux fart, de l'âge de son bonhomme.

La course est partie. En ce qui me concerne, la course a vraiment commencé au bout de dix kilomètres avec une pointe de mon bâton qui est restée enfoncée dans la glace. Je quémende gentiment au bâton aux spectateurs que je croise, mais il me faut attendre trois kilomètres pour trouver un généreux donnateur. J'enfile le bâton de change. Manque de bol, il était trop petit. Deux kilomètres plus loin, un autre. Je le troque contre celui que j'avais. Non plus, c'était cette fois-ci le bâton d'un Golgoth. Je poursuis tout de même avec jusqu'au point culminant de l'épreuve quand, enfin, j'en trouve un qui correspond à peu près. 
Deux attaques plus loin, alors que nous ne sommes plus que quatre en tête, ma gourde se fait la malle dans une petite bosse. Plus moyen de se ravitailler. 
Et là, je rigole. Les nerfs qui lâchent. 
Mais dans mon malheur, chance énorme, je perds ma gourde au seul endroit où la course fait une boucle. Dix kilomètres plus loin, je prends un petit peu d'avance sur la tête de course, en croisant les doigts pour retrouver mon bidon. Je double un petit groupe de coureurs dans leur premier tour, arrive avec un peu trop de vitesse, je loupe la bouteille qui gît au sol, fais un gros dérapage, reviens sur mes pas et enfin, ma bouteille retrouve sa place dans mon dos. De quoi boire jusqu'à l'arrivée.
Ensuite, tout a été plus tranquille. Pas grand chose de croustillant, pas d'épopée grandiose, je me faire reprendre sur la fin de la descente du Massacre par Thomas, qui avait lui aussi cassé un bâton en milieu de parcours, j'accélère, retrouve rapidement de l'avance, et je peux lever le bras et savourer ma première (petite) victoire de la saison. Comme je dis souvent, de toute façon, il n'y a pas de petit plaisir, une victoire reste une victoire. 
Et j'espère avoir eu mon lot de galère ce dimanche pour passer une Engadine parfaite le week-end prochain!




jeudi 28 février 2019

Enchaînement Tartu-Finlandia

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ?! Ce proverbe là, on peut le mettre de côté. Alors je pourrais expliquer mon retard d'écrit du fait du décalage horaire. Mais une heure de décalage, autant pour l'Estonie que pour la Finlande, c'est un peu maigre comme excuse.
Venons en au fait. Après la Transju, remonté à bloc, je suis allé sur la Tartu, un 63km poussée sur un profil relativement plat. 50 bornes dans le groupe de tête, puis une bonne hypoglycémie sur la fin. Je termine 10ème. Dans 10, il y a le chiffre 1. Je sais pas si on peut compter ça comme une moitié de victoire ? Non ?
Bon, tant pis. On oublie et on part direction la Finlande. C'était le week-end suivant, cette fois-ci un 50km en skate. Profil sensiblement identique à la Tartu, pas beaucoup de montées, un petit vent de face qui ne m'a pas empêché d'attaquer, de m'échapper, et puis de me faire reprendre. J'ai tenté plusieurs fois, sans succès, et au final, pour ne pas déroger à la règle, l'arrivée s'est jouée au finish. Je termine à la 8ème place, un peu déçu de ne pas avoir su me remettre en mode guerrier sur les derniers mètres.
Je sais, rien de trépidant dans ces quelques lignes, mais je suis à court d'anecdotes croustillantes, va falloir que je me creuse un peu plus les méninges la prochaine fois. 
Grosse semaine de préparation en vue de l'Engadine dans deux semaines, et ce week-end, ce sera un petit marathon en terres Jurassiennes à l'occasion de la traversée du Massacre


mardi 12 février 2019

Podium à la Transjurassienne

Bien sûr, dans ma tête, je partais pour la gagne. Comme à chaque course. Mais je ne vais pas mentir, cette 3ème place est une belle satisfaction.
Il y a deux semaines, j'étais en train de cueillir les marguerites sur la Foulée Blanche. J'étais aux pâquerettes. Aux fraises des bois. Au creux de la vague. Je n'avais pas pris mon surf (et même avec, vu mon agilité sur la planche, pas sûr que ça aurait changé grand chose). A deux doigts de couler.
J'ai réussi à maintenir la tête hors de l'eau (ça doit être mes gênes bretons), et après quelques jours à cogiter, à me reposer aussi, j'ai remonté la pente.
Bien sûr, j'ai fait une cure de cloches(*) pour me remettre à flot. Avec l'église d'à côté qui sonne toutes les heures -surtout pendant la nuit- qui prend soin de le rappeler une deuxième fois deux mintues après les premiers "gongs", qui sonne l'angelus à six heures du matin, j'ai bouffé de la cloche à tout va, jusqu'à en vomir. (Désolé les fidèles, mais les cloches au milieu de la nuit, j'ai du mal...).
Même les enfants s'en sont donné à coeur joie en secouant toutes les vieilles cloches gagnées su les précédentes éditions, et si j'étais muffle, je dirais que ma compagne n'a pas cessé de secouer la tête toute la journée.
Le gavage a fini par payer. Vendredi, j'étais en mode Transju. Samedi, quand certains ont évoqué l'annulation de l'épreuve (si, si, ça a failli arriver, alerte rouge météo rafales de vent), j'étais à deux doigts d'aller faire une prise d'otage à Météo France pour leur dire de calmer le jeu, avec leurs prévisions à deux balles.
Et dimanche, je suis de nouveau monté sur la boîte. Au sprint pour la 2ème place, je termine 3. Inutile de dire que nous n'étions que deux au sprint. J'étais au bout du rouleau, ravi néanmoins de remonter sur le podium de cette Transju cinq ans après mon dernier. Et finalement, d'aucuns diront que 3, c'était la place manquante à mon palmarès, la seule qui me manquait sur la boîte. Histoire de repartir l'année prochaine sur de bonnes bases pour recommencer le cycle des victoires en terres jurassiennes.

*pour ceux qui ne savent pas, le trophée de la Transjurassienne est une superbe cloche.

Copyright Nordicmag

lundi 28 janvier 2019

Foulée blanche, galère noire, et ironie des skis

Lorsqu'on fait du ski de fond en compétition, il y a un paramètre non négligeable: le matériel. Il y a les skis pour neige froide, ceux pour neige intermédiaire, les skis neige humide. Et rebelotte pour les structures. Certaines sont adaptées pour le très froid avec différentes sortes selon le type de grain de neige, idem pour les neiges humides et les neiges polyvalentes, bref, au bout du compte, les housses sont souvent très chargées de skis les veilles de course
Chaque semaine, j'ai droit à mon petit rituel avant les courses. 
Lundi, je jette un coup d'oeil à la météo. Mardi, je fais pareil. Je ne change pas mon plan le mercredi et bien entendu, le jeudi, au moment de préprarer mon matériel en vue du déplacement, j'allume l'ordi et je flâne sur les prévisions du week-end. Et le vendredi matin, au moment du départ, je jette un dernier coup d'oeil pour me rassurer. 
Et j'ai toujours une paire de skis dans des conditions extrêmes, au cas-où. Vendredi matin, faisait encore -15 degrés lorsque j'ai pris la voiture. Je n'ai pas pris la peine d'allumer l'ordinateur. C'est en arrivant à Autrans qu'on m'a annoncé la (bonne nouvelle). La pluie était annoncée le dimanche. Et bien entendu, pour la première fois, je n'ai pas pris la peine de prendre les skis pour ce type de neige. Alors j'ai passé dix coups de fil, mis en branle mon réseau d'amis pour voir s'il était possible de rapatrier la fameuse paire de skis. On s'est décarcassé pour trouver une solution et au final, les planches sont arrivées à destination.
Sauf que bien sûr, il a fait froid toute la nuit et au moment de tester les skis le matin de course, je ne les ai pas pris. 
Et j'en ai pris une toute bonne (fessée, claque, branlée, torgnole, baffe, misère... tout ce que vous voulez). Le bonhomme n'était pas en grande forme, et avec une magistrale hypo à mi-course, j'étais aux fraises des bois (si si, même en hiver, c'est possible) 

Il falait bien une chute comme celle-là pour terminer l'histoire. Mais je ne remercierai jamais assez tous ceux qui ont oeuvré pour me dépanner.
Voilà, je voulais juste vous dire MERCI, en particuler à Susan et Jean-Michel. 

Et juste pour la petite histoire, je n'ai jamais vu une météo aussi changeante, il faisait -12 degrés le samedi matin à 9 heures et +3 degrés une heure plus tard. A devenir fous, sachant que le choix des skis et le fartage sont tellement pointus qu'une erreur de deux degrés peuvent vous faire perdre de nombreuses minutes dans une course.






mardi 22 janvier 2019

Dolomitenlauf, drôle de course

Alors que deux mètres de neige étaient tombés dans le nord du pays, nous avons eu la surprise de découvrir un manteau de neige d'à peine 20cm là où nous allions. Dont 15cm de neige tombés durant la semaine. 
Après trois changements de parcours en l'espace de sept jours, tout le monde se posait la question de savoir dans quel état serait la piste au jour J. D'autant plus que nous empruntions un chemin forestier pendant de nombreux kilomètres. Le résultat a été à la hauteur de nos attentes, je n'ose même pas imaginer le nombre de paires de skis parties à la poubelle après l'événement. On a fait du slalom entre les cailloux sans réussir à épargner nos planches. 
Parti dans l'espoir de réaliser un gros coup, j'ai vite été ramané à la réalité par un corps récalcitrant. Pourtant en forme et en confiance les derniers jours, j'ai compris dès les premiers kilomètres que j'allais vivre un bon calvaire. Je mentirais en disant que c'était la faute de la piste, c'était simplement la faute du bonhomme, et j'avais beau m'autoflageoller et pester contre moi-même, impossible de me débrider. Alors j'ai fait avec ce que j'avais, au premier tour, je ne donnais pas cher de ma peau, je me suis déridé au deuxième, croyant presque que j'allais pouvoir jouer au sprint la 4ème place. Eh non, pas de sprint miracle, menant un peu trop en fin de course, je termine à une bien maigre 9ème place.
J'ai dû être déçu, parce que sur le voyage du retour, j'ai pleuré à chaudes larmes d'un oeil. Celui qui était en train de décongeler. Super, en plus, je m'étais gelé la cornée. J'allais donc jouer les pirates pendant quelques heures, mais il faut voir le bon côté des choses, j'ai passé mon tour pour la conduite du retour jusqu'à la maison, j'en connais un qui pensait faire une bonne sieste dans la voiture et qui m'a bien maudit !!! Bof, ça va, ce n'était que l'oeil, il y en a qui se sont gelés une autre partie du corps. Faudra leur demander combien de temps ils ont joué les eunuques...
(Non, vous inquiétez pas pour eux, c'était plutôt superficiel, et je suis sûr que Mesdames ont pris soin de les réchauffer au retour).


lundi 14 janvier 2019

De retour sur le podium à Bessans

Le marathon de Bessans et moi, c'est une belle histoire. Ma première grande victoire sur les longues distances, en 2011, le début de ma 2ème carrière de skieur. 
Mais depuis deux ans, impossible de remettre un pied sur la boîte. Deux ans de disette, ce n'est pas grand chose, diront certains, tandis que d'autres affirmeront qu'à mon âge avancé, chaque année passée me pousse un peu plus sur la fin. C'est sûr que face aux jeunes loups du circuit, je fais office de vieux, j'entends d'ailleurs des "papy" à tout bout de champ. Mais ce n'est pas non plus pour cela qu'on fait, en mon cas, acte de bienveillance en me laissant victoire facile.
Il y a pourtant un proverbe espagnol qui affirme : "qui demande poliment, obtient bien plus qu'il n'attend". C'est pas faute de demander à ce qu'on me laisse gagner, mais il faut croire que dans le sport, la politesse n'a pas sa place. Pourtant, j'essaie bien de leur brûler la politesse, mais toutes mes tentatives d'échappées finissent avortées, et c'est souvent au sprint que se règle la chose. 
Je sais, les fibres rapides, elles se perdent avec l'âge. Je pourrais aussi dire qu'avec notre périple chinois d'il y a quelques jours, j'avais laissé pas mal d'énergie dans les décalages horaires, et puis dans les deux nuits blanches vécues en l'espace de 5 jours. Je pourrais trouver toutes les excuses du monde. Parce que cette année n'aura pas dérogé à la règle, la course s'est finie au sprint, et les gamins auront encore une fois réglé mon affaire. 
Mais heureusement, en ce début d'année 2019, nous n'étions plus que trois dans l'histoire. Alors oui, j'ai fini dernier du sprint, mais vu que cette bonne vieille boîte, elle a trois places, je suis quand même monté dessus.



lundi 7 janvier 2019

La Chine pour commencer 2019




2019 sonnait à peine que j'étais déjà dans l'avion avec notre Team pour aller en Chine. 
2019 sonnait à peine que nous avions déjà droit à notre galère d'avion. Une fois par an, et 2019 n'aura pas dérogé à la règle. L'an passé, c'était lors de la Russie. Faut croire que le communisme ne nous réussit pas. C'était un voyage compact. Décollage le 1er, atterrissage le 2, tests de skis le 3, course le 4 et retour le 5 à l'aube.
On a bien décollé le 1er. Atterri le 2 à Pékin. C'est lors du transfert que tout a capoté. Nous avions 1h30 pour embarquer dans l'avion direction Changchun. Nos bagages enregistrés jusqu'à destination, nous avions juste à prendre notre billet au Check in. Il nous restait 50mn pour ce faire, autant dire qu'on avait le temps. Sauf qu'en arrivant au guichet, on nous dit que c'était trop tard.
-Comment ça trop tard?
Trop tard, répète le gars. S'en suit un petit discours qui, pour nous, sonne chinois. Normal, on est en Chine. Il montre le panneau au-dessus de sa tête : "fermeture du check-in 45mn avant le vol". Et même s'il nous restait encore quelques minutes, c'était trop tard.
On a tout essayé. Couru dans tous les sens. Défendu notre cas. On nous a trimballé de guichets en guichets, on ne pouvait pas croire que déjà, si tôt dans l'année, on se retrouvait en galère. En soi, ce n'était pas très grave, on nous donnait un billet pour le prochain vol. Mais avec 7 heures de plus à attendre dans l'aéroport, toute notre organisation initiale volait en éclat. Déjà que nous étions serrés niveau timing...
On a donc eu le temps de voir notre avion partir. Sans nous. Au lieu d'atterrir à 14h, racler nos skis, nous reposer, skier le lendemain matin, nous reposer l'aprem, tout a été décalé. Arrivée à l'hotel à 23h (après 24 heures de voyage sans dormir). Du coup, on a dormi le matin, du coup on a skié l'aprèm, du coup on a pas mal eu à courir après le temps, et même après le chrono pendant la course. J'ai bien tenté des échappées, mais le corps était un peu mou, à 1km de l'arrivée, nous sommes encore 14 pour jouer la gagne. Je termine 9ème. Allez, je vois le positif, j'aurais pu terminer en queue de peloton.  Autre point positif, après une nouvelle nuit blanche, on a débarqué à Genève. Sans galère. Juste avec des yeux pochés comme si nous étions allés au Macumba pendant deux soirs de suite. Je crois qu'aucun de nous n'avait envie de rester en Chine. Va falloir récupérer, parce qu'effectivement, il manque deux nuits de sommeil au compteur. Et le marathon de Bessans arrive à vitesse grand V!


Mais tout ça n'a pas vraiment d'importance, parce qu'il est temps de vous souhaiter une belle année 2019! Et j'espère que vous avez bien abusé des bonnes choses pendant les fêtes. Je sais ce que vous allez me dire, la balance n'aime pas trop, les habits sont trop serrés, mais d'un autre côté, une fois par an, les excès ne font pas de mal.