lundi 18 mars 2019

P*#!!% de 2ème place aux Glières

2ème.
2ème. 2ème. 2ème. 2ème. 2ème...
Quand je me suis couché, la veille au soir, je ne voyais que ça. Dans la nuit, j'en ai fait des cauchemars. Un chiffre 2, énorme, gigantesque, avançant vers moi avec ses grandes dents, de la bave à la commissure des lèvres, les yeux injectés de sang. Un 2 brûlant, diabolique, mauvais, perfide. Un 2 sans coeur, démoniaque, suppôt de Satan. 
Je me suis réveillé en tremblant, en hurlant. Pour me calmer et me remettre les idées au clair, Isa m'a mis deux baffes, et vu l'état de mes deux joues juste après, j'ai plus osé fermer l'oeil de la nuit.
Le matin, quand j'ai mis mes skis de chauffe au pied, que j'ai constaté qu'il y en avait deux, je me suis mis à trembler. Pourtant, on ne peut pas dire qu'il faisait bien froid, ironie du sort, le thermomètre affichait un deux. Un 2. 1 deux. (12°). Et le malaise a empiré, lorsque j'ai testé mes 2 paires de skis course, et lorsque le commentateur nous a annoncé au micro qu'on ferait 2 tours.
Pendant la course, je n'ai fait qu'y penser. On faisait 42 kilomètres. Pas 41 ni 43. 42, soit 4 (multiple de 2, un deux que l'on peut soit multiplier soit additionner, donc 2 combinaisons possibles) et un 2 accolé. 
J'ai bien essayé de lever la tête pendant l'effort, regarder ailleurs pour chasser cette sensation étouffante qui faisait vaciller mes 2 jambes, mais partout autour, les spectateurs levaient leurs 2 bras pour nous encourager.
Tant et si bien, qu'après nous être retrouvés à 2 coureurs devant, la course était pliée, et même si j'ai bien animé la course, croyant pouvoir terminer seul, je crois qu'inconsciememnt mon cerveau m'a remis dans le (droit?!) chemin, il n'y avait pas d'autre issue possible. Au sprint, je termine 2ème. 
Décidément, le marathon des Glières et moi, je crois que ça fait 2...



lundi 11 mars 2019

Cache-cache à l'Engadine

Chaque fois que je prends le dossard, j'ai les jambes qui frétillent. Ne supportant pas les courses d'attente, je prends souvent la course à mon compte, en essayant de la durcir ou de m'échapper. D'habitude, l'Engadine n'échappe pas à la règle, je tente toujours quelque chose, souvent placé mais jamais gagnant, je m'étais dit cette année que j'allais changer ma tactique et rester caché toute la course pour ne sortir le nez que dans les derniers mètres. Jouer à cache-cache, quoi!
Dès le coup de fusil, j'ai mis ma stratégie en place. J'ai été absolument parfait. Après un départ catastrophique, je me retrouve 200ème au bout de trois minutes de courses. Ah, pour ça, j'étais bien caché. Malgré un damage assez large, impossible de doubler pendant les cinq premiers kilomètres. Malheureusement, pour la première fois depuis des années, la tête de course est partie bille en tête, sans jamais faiblir, à tel point qu'il y avait déjà une échappée avant la bosse du tremplin, première (petite) difficulté de la course.
Les groupes étaient faits, la messe était dite, les patates étaient cuites. 
Je termine finalement 32ème, et je mentirais en disant avoir pris du plaisir.
Décidément, je ne sais pas si cette Engadine me sourira un jour. Pourtant, toujours d'un optimisme sans faille, je retenterai ma chance, vu que, comme le disent si bien les slogans du loto (auquel je ne joue pas), 100% des gagnants auront tenté leur chance...
Et puis, une chose est sûre, je suis paré pour jouer à cache-cache avec mes enfants. Pas sûr qu'ils réussissent à me trouver...


lundi 4 mars 2019

Une victoire! (et une halte au Massacre).

J'aurais pu faire un titre (encore plus) à rallonge.
Hier, je suis allé faire un petit tour chez mes amis Jurassiens. Et bonne nouvelle, j'ai plein de choses à raconter.
Il était une fois, dans une grotte perdue dans les montagnes...
Ah non, désolé, je me plante d'histoire. Celle-là, je vous l'ai déjà racontée. 

La mienne commence samedi soir, au moment de préparer mes skis. N'étant pas un très grand technicien sur le fartage, et étant surtout très joueur, j'avais préparé deux paires de skis. La première avec un produit passe-partout, et la seconde, avec un vieux fart datant d'il y a trente ans (véridique), si vieux que les dates de péremption n'existaient même pas à cette époque. Je m'étais dit que ce serait l'occasion de le tester, mais sans l'ambition profonde de partir avec. D'autant plus qu'au vu des prévisions météo, mon fart passe-partout était sûr de faire l'affaire.
Sauf qu'au petit matin, au lieu de trouver une neige molle et humide, il y avait sur le sol un joli carrelage blanc. Ce n'était plus de la neige, mais de la glace.
En testant mes skis, ô, surprise, les skis que je voulais utiliser étaient un peu moins bons que ceux avec mon fart datant du temps des dinosaures. D'aucuns diront que ça tombe bien, j'ai grandi au temps de mamouths. 

J'ai donc douté. Joué à pile ou face, manque de bol, j'avais pas de pièce. Jusqu'à cinq minutes du départ, j'ai hésité. Mon côté joueur a opté pour le choix le plus improbable, je suis parti avec le fameux fart, de l'âge de son bonhomme.

La course est partie. En ce qui me concerne, la course a vraiment commencé au bout de dix kilomètres avec une pointe de mon bâton qui est restée enfoncée dans la glace. Je quémende gentiment au bâton aux spectateurs que je croise, mais il me faut attendre trois kilomètres pour trouver un généreux donnateur. J'enfile le bâton de change. Manque de bol, il était trop petit. Deux kilomètres plus loin, un autre. Je le troque contre celui que j'avais. Non plus, c'était cette fois-ci le bâton d'un Golgoth. Je poursuis tout de même avec jusqu'au point culminant de l'épreuve quand, enfin, j'en trouve un qui correspond à peu près. 
Deux attaques plus loin, alors que nous ne sommes plus que quatre en tête, ma gourde se fait la malle dans une petite bosse. Plus moyen de se ravitailler. 
Et là, je rigole. Les nerfs qui lâchent. 
Mais dans mon malheur, chance énorme, je perds ma gourde au seul endroit où la course fait une boucle. Dix kilomètres plus loin, je prends un petit peu d'avance sur la tête de course, en croisant les doigts pour retrouver mon bidon. Je double un petit groupe de coureurs dans leur premier tour, arrive avec un peu trop de vitesse, je loupe la bouteille qui gît au sol, fais un gros dérapage, reviens sur mes pas et enfin, ma bouteille retrouve sa place dans mon dos. De quoi boire jusqu'à l'arrivée.
Ensuite, tout a été plus tranquille. Pas grand chose de croustillant, pas d'épopée grandiose, je me faire reprendre sur la fin de la descente du Massacre par Thomas, qui avait lui aussi cassé un bâton en milieu de parcours, j'accélère, retrouve rapidement de l'avance, et je peux lever le bras et savourer ma première (petite) victoire de la saison. Comme je dis souvent, de toute façon, il n'y a pas de petit plaisir, une victoire reste une victoire. 
Et j'espère avoir eu mon lot de galère ce dimanche pour passer une Engadine parfaite le week-end prochain!




jeudi 28 février 2019

Enchaînement Tartu-Finlandia

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ?! Ce proverbe là, on peut le mettre de côté. Alors je pourrais expliquer mon retard d'écrit du fait du décalage horaire. Mais une heure de décalage, autant pour l'Estonie que pour la Finlande, c'est un peu maigre comme excuse.
Venons en au fait. Après la Transju, remonté à bloc, je suis allé sur la Tartu, un 63km poussée sur un profil relativement plat. 50 bornes dans le groupe de tête, puis une bonne hypoglycémie sur la fin. Je termine 10ème. Dans 10, il y a le chiffre 1. Je sais pas si on peut compter ça comme une moitié de victoire ? Non ?
Bon, tant pis. On oublie et on part direction la Finlande. C'était le week-end suivant, cette fois-ci un 50km en skate. Profil sensiblement identique à la Tartu, pas beaucoup de montées, un petit vent de face qui ne m'a pas empêché d'attaquer, de m'échapper, et puis de me faire reprendre. J'ai tenté plusieurs fois, sans succès, et au final, pour ne pas déroger à la règle, l'arrivée s'est jouée au finish. Je termine à la 8ème place, un peu déçu de ne pas avoir su me remettre en mode guerrier sur les derniers mètres.
Je sais, rien de trépidant dans ces quelques lignes, mais je suis à court d'anecdotes croustillantes, va falloir que je me creuse un peu plus les méninges la prochaine fois. 
Grosse semaine de préparation en vue de l'Engadine dans deux semaines, et ce week-end, ce sera un petit marathon en terres Jurassiennes à l'occasion de la traversée du Massacre


mardi 12 février 2019

Podium à la Transjurassienne

Bien sûr, dans ma tête, je partais pour la gagne. Comme à chaque course. Mais je ne vais pas mentir, cette 3ème place est une belle satisfaction.
Il y a deux semaines, j'étais en train de cueillir les marguerites sur la Foulée Blanche. J'étais aux pâquerettes. Aux fraises des bois. Au creux de la vague. Je n'avais pas pris mon surf (et même avec, vu mon agilité sur la planche, pas sûr que ça aurait changé grand chose). A deux doigts de couler.
J'ai réussi à maintenir la tête hors de l'eau (ça doit être mes gênes bretons), et après quelques jours à cogiter, à me reposer aussi, j'ai remonté la pente.
Bien sûr, j'ai fait une cure de cloches(*) pour me remettre à flot. Avec l'église d'à côté qui sonne toutes les heures -surtout pendant la nuit- qui prend soin de le rappeler une deuxième fois deux mintues après les premiers "gongs", qui sonne l'angelus à six heures du matin, j'ai bouffé de la cloche à tout va, jusqu'à en vomir. (Désolé les fidèles, mais les cloches au milieu de la nuit, j'ai du mal...).
Même les enfants s'en sont donné à coeur joie en secouant toutes les vieilles cloches gagnées su les précédentes éditions, et si j'étais muffle, je dirais que ma compagne n'a pas cessé de secouer la tête toute la journée.
Le gavage a fini par payer. Vendredi, j'étais en mode Transju. Samedi, quand certains ont évoqué l'annulation de l'épreuve (si, si, ça a failli arriver, alerte rouge météo rafales de vent), j'étais à deux doigts d'aller faire une prise d'otage à Météo France pour leur dire de calmer le jeu, avec leurs prévisions à deux balles.
Et dimanche, je suis de nouveau monté sur la boîte. Au sprint pour la 2ème place, je termine 3. Inutile de dire que nous n'étions que deux au sprint. J'étais au bout du rouleau, ravi néanmoins de remonter sur le podium de cette Transju cinq ans après mon dernier. Et finalement, d'aucuns diront que 3, c'était la place manquante à mon palmarès, la seule qui me manquait sur la boîte. Histoire de repartir l'année prochaine sur de bonnes bases pour recommencer le cycle des victoires en terres jurassiennes.

*pour ceux qui ne savent pas, le trophée de la Transjurassienne est une superbe cloche.

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lundi 28 janvier 2019

Foulée blanche, galère noire, et ironie des skis

Lorsqu'on fait du ski de fond en compétition, il y a un paramètre non négligeable: le matériel. Il y a les skis pour neige froide, ceux pour neige intermédiaire, les skis neige humide. Et rebelotte pour les structures. Certaines sont adaptées pour le très froid avec différentes sortes selon le type de grain de neige, idem pour les neiges humides et les neiges polyvalentes, bref, au bout du compte, les housses sont souvent très chargées de skis les veilles de course
Chaque semaine, j'ai droit à mon petit rituel avant les courses. 
Lundi, je jette un coup d'oeil à la météo. Mardi, je fais pareil. Je ne change pas mon plan le mercredi et bien entendu, le jeudi, au moment de préprarer mon matériel en vue du déplacement, j'allume l'ordi et je flâne sur les prévisions du week-end. Et le vendredi matin, au moment du départ, je jette un dernier coup d'oeil pour me rassurer. 
Et j'ai toujours une paire de skis dans des conditions extrêmes, au cas-où. Vendredi matin, faisait encore -15 degrés lorsque j'ai pris la voiture. Je n'ai pas pris la peine d'allumer l'ordinateur. C'est en arrivant à Autrans qu'on m'a annoncé la (bonne nouvelle). La pluie était annoncée le dimanche. Et bien entendu, pour la première fois, je n'ai pas pris la peine de prendre les skis pour ce type de neige. Alors j'ai passé dix coups de fil, mis en branle mon réseau d'amis pour voir s'il était possible de rapatrier la fameuse paire de skis. On s'est décarcassé pour trouver une solution et au final, les planches sont arrivées à destination.
Sauf que bien sûr, il a fait froid toute la nuit et au moment de tester les skis le matin de course, je ne les ai pas pris. 
Et j'en ai pris une toute bonne (fessée, claque, branlée, torgnole, baffe, misère... tout ce que vous voulez). Le bonhomme n'était pas en grande forme, et avec une magistrale hypo à mi-course, j'étais aux fraises des bois (si si, même en hiver, c'est possible) 

Il falait bien une chute comme celle-là pour terminer l'histoire. Mais je ne remercierai jamais assez tous ceux qui ont oeuvré pour me dépanner.
Voilà, je voulais juste vous dire MERCI, en particuler à Susan et Jean-Michel. 

Et juste pour la petite histoire, je n'ai jamais vu une météo aussi changeante, il faisait -12 degrés le samedi matin à 9 heures et +3 degrés une heure plus tard. A devenir fous, sachant que le choix des skis et le fartage sont tellement pointus qu'une erreur de deux degrés peuvent vous faire perdre de nombreuses minutes dans une course.






mardi 22 janvier 2019

Dolomitenlauf, drôle de course

Alors que deux mètres de neige étaient tombés dans le nord du pays, nous avons eu la surprise de découvrir un manteau de neige d'à peine 20cm là où nous allions. Dont 15cm de neige tombés durant la semaine. 
Après trois changements de parcours en l'espace de sept jours, tout le monde se posait la question de savoir dans quel état serait la piste au jour J. D'autant plus que nous empruntions un chemin forestier pendant de nombreux kilomètres. Le résultat a été à la hauteur de nos attentes, je n'ose même pas imaginer le nombre de paires de skis parties à la poubelle après l'événement. On a fait du slalom entre les cailloux sans réussir à épargner nos planches. 
Parti dans l'espoir de réaliser un gros coup, j'ai vite été ramané à la réalité par un corps récalcitrant. Pourtant en forme et en confiance les derniers jours, j'ai compris dès les premiers kilomètres que j'allais vivre un bon calvaire. Je mentirais en disant que c'était la faute de la piste, c'était simplement la faute du bonhomme, et j'avais beau m'autoflageoller et pester contre moi-même, impossible de me débrider. Alors j'ai fait avec ce que j'avais, au premier tour, je ne donnais pas cher de ma peau, je me suis déridé au deuxième, croyant presque que j'allais pouvoir jouer au sprint la 4ème place. Eh non, pas de sprint miracle, menant un peu trop en fin de course, je termine à une bien maigre 9ème place.
J'ai dû être déçu, parce que sur le voyage du retour, j'ai pleuré à chaudes larmes d'un oeil. Celui qui était en train de décongeler. Super, en plus, je m'étais gelé la cornée. J'allais donc jouer les pirates pendant quelques heures, mais il faut voir le bon côté des choses, j'ai passé mon tour pour la conduite du retour jusqu'à la maison, j'en connais un qui pensait faire une bonne sieste dans la voiture et qui m'a bien maudit !!! Bof, ça va, ce n'était que l'oeil, il y en a qui se sont gelés une autre partie du corps. Faudra leur demander combien de temps ils ont joué les eunuques...
(Non, vous inquiétez pas pour eux, c'était plutôt superficiel, et je suis sûr que Mesdames ont pris soin de les réchauffer au retour).


lundi 14 janvier 2019

De retour sur le podium à Bessans

Le marathon de Bessans et moi, c'est une belle histoire. Ma première grande victoire sur les longues distances, en 2011, le début de ma 2ème carrière de skieur. 
Mais depuis deux ans, impossible de remettre un pied sur la boîte. Deux ans de disette, ce n'est pas grand chose, diront certains, tandis que d'autres affirmeront qu'à mon âge avancé, chaque année passée me pousse un peu plus sur la fin. C'est sûr que face aux jeunes loups du circuit, je fais office de vieux, j'entends d'ailleurs des "papy" à tout bout de champ. Mais ce n'est pas non plus pour cela qu'on fait, en mon cas, acte de bienveillance en me laissant victoire facile.
Il y a pourtant un proverbe espagnol qui affirme : "qui demande poliment, obtient bien plus qu'il n'attend". C'est pas faute de demander à ce qu'on me laisse gagner, mais il faut croire que dans le sport, la politesse n'a pas sa place. Pourtant, j'essaie bien de leur brûler la politesse, mais toutes mes tentatives d'échappées finissent avortées, et c'est souvent au sprint que se règle la chose. 
Je sais, les fibres rapides, elles se perdent avec l'âge. Je pourrais aussi dire qu'avec notre périple chinois d'il y a quelques jours, j'avais laissé pas mal d'énergie dans les décalages horaires, et puis dans les deux nuits blanches vécues en l'espace de 5 jours. Je pourrais trouver toutes les excuses du monde. Parce que cette année n'aura pas dérogé à la règle, la course s'est finie au sprint, et les gamins auront encore une fois réglé mon affaire. 
Mais heureusement, en ce début d'année 2019, nous n'étions plus que trois dans l'histoire. Alors oui, j'ai fini dernier du sprint, mais vu que cette bonne vieille boîte, elle a trois places, je suis quand même monté dessus.



lundi 7 janvier 2019

La Chine pour commencer 2019




2019 sonnait à peine que j'étais déjà dans l'avion avec notre Team pour aller en Chine. 
2019 sonnait à peine que nous avions déjà droit à notre galère d'avion. Une fois par an, et 2019 n'aura pas dérogé à la règle. L'an passé, c'était lors de la Russie. Faut croire que le communisme ne nous réussit pas. C'était un voyage compact. Décollage le 1er, atterrissage le 2, tests de skis le 3, course le 4 et retour le 5 à l'aube.
On a bien décollé le 1er. Atterri le 2 à Pékin. C'est lors du transfert que tout a capoté. Nous avions 1h30 pour embarquer dans l'avion direction Changchun. Nos bagages enregistrés jusqu'à destination, nous avions juste à prendre notre billet au Check in. Il nous restait 50mn pour ce faire, autant dire qu'on avait le temps. Sauf qu'en arrivant au guichet, on nous dit que c'était trop tard.
-Comment ça trop tard?
Trop tard, répète le gars. S'en suit un petit discours qui, pour nous, sonne chinois. Normal, on est en Chine. Il montre le panneau au-dessus de sa tête : "fermeture du check-in 45mn avant le vol". Et même s'il nous restait encore quelques minutes, c'était trop tard.
On a tout essayé. Couru dans tous les sens. Défendu notre cas. On nous a trimballé de guichets en guichets, on ne pouvait pas croire que déjà, si tôt dans l'année, on se retrouvait en galère. En soi, ce n'était pas très grave, on nous donnait un billet pour le prochain vol. Mais avec 7 heures de plus à attendre dans l'aéroport, toute notre organisation initiale volait en éclat. Déjà que nous étions serrés niveau timing...
On a donc eu le temps de voir notre avion partir. Sans nous. Au lieu d'atterrir à 14h, racler nos skis, nous reposer, skier le lendemain matin, nous reposer l'aprem, tout a été décalé. Arrivée à l'hotel à 23h (après 24 heures de voyage sans dormir). Du coup, on a dormi le matin, du coup on a skié l'aprèm, du coup on a pas mal eu à courir après le temps, et même après le chrono pendant la course. J'ai bien tenté des échappées, mais le corps était un peu mou, à 1km de l'arrivée, nous sommes encore 14 pour jouer la gagne. Je termine 9ème. Allez, je vois le positif, j'aurais pu terminer en queue de peloton.  Autre point positif, après une nouvelle nuit blanche, on a débarqué à Genève. Sans galère. Juste avec des yeux pochés comme si nous étions allés au Macumba pendant deux soirs de suite. Je crois qu'aucun de nous n'avait envie de rester en Chine. Va falloir récupérer, parce qu'effectivement, il manque deux nuits de sommeil au compteur. Et le marathon de Bessans arrive à vitesse grand V!


Mais tout ça n'a pas vraiment d'importance, parce qu'il est temps de vous souhaiter une belle année 2019! Et j'espère que vous avez bien abusé des bonnes choses pendant les fêtes. Je sais ce que vous allez me dire, la balance n'aime pas trop, les habits sont trop serrés, mais d'un autre côté, une fois par an, les excès ne font pas de mal.