lundi 14 janvier 2019

De retour sur le podium à Bessans

Le marathon de Bessans et moi, c'est une belle histoire. Ma première grande victoire sur les longues distances, en 2011, le début de ma 2ème carrière de skieur. 
Mais depuis deux ans, impossible de remettre un pied sur la boîte. Deux ans de disette, ce n'est pas grand chose, diront certains, tandis que d'autres affirmeront qu'à mon âge avancé, chaque année passée me pousse un peu plus sur la fin. C'est sûr que face aux jeunes loups du circuit, je fais office de vieux, j'entends d'ailleurs des "papy" à tout bout de champ. Mais ce n'est pas non plus pour cela qu'on fait, en mon cas, acte de bienveillance en me laissant victoire facile.
Il y a pourtant un proverbe espagnol qui affirme : "qui demande poliment, obtient bien plus qu'il n'attend". C'est pas faute de demander à ce qu'on me laisse gagner, mais il faut croire que dans le sport, la politesse n'a pas sa place. Pourtant, j'essaie bien de leur brûler la politesse, mais toutes mes tentatives d'échappées finissent avortées, et c'est souvent au sprint que se règle la chose. 
Je sais, les fibres rapides, elles se perdent avec l'âge. Je pourrais aussi dire qu'avec notre périple chinois d'il y a quelques jours, j'avais laissé pas mal d'énergie dans les décalages horaires, et puis dans les deux nuits blanches vécues en l'espace de 5 jours. Je pourrais trouver toutes les excuses du monde. Parce que cette année n'aura pas dérogé à la règle, la course s'est finie au sprint, et les gamins auront encore une fois réglé mon affaire. 
Mais heureusement, en ce début d'année 2019, nous n'étions plus que trois dans l'histoire. Alors oui, j'ai fini dernier du sprint, mais vu que cette bonne vieille boîte, elle a trois places, je suis quand même monté dessus.



lundi 7 janvier 2019

La Chine pour commencer 2019




2019 sonnait à peine que j'étais déjà dans l'avion avec notre Team pour aller en Chine. 
2019 sonnait à peine que nous avions déjà droit à notre galère d'avion. Une fois par an, et 2019 n'aura pas dérogé à la règle. L'an passé, c'était lors de la Russie. Faut croire que le communisme ne nous réussit pas. C'était un voyage compact. Décollage le 1er, atterrissage le 2, tests de skis le 3, course le 4 et retour le 5 à l'aube.
On a bien décollé le 1er. Atterri le 2 à Pékin. C'est lors du transfert que tout a capoté. Nous avions 1h30 pour embarquer dans l'avion direction Changchun. Nos bagages enregistrés jusqu'à destination, nous avions juste à prendre notre billet au Check in. Il nous restait 50mn pour ce faire, autant dire qu'on avait le temps. Sauf qu'en arrivant au guichet, on nous dit que c'était trop tard.
-Comment ça trop tard?
Trop tard, répète le gars. S'en suit un petit discours qui, pour nous, sonne chinois. Normal, on est en Chine. Il montre le panneau au-dessus de sa tête : "fermeture du check-in 45mn avant le vol". Et même s'il nous restait encore quelques minutes, c'était trop tard.
On a tout essayé. Couru dans tous les sens. Défendu notre cas. On nous a trimballé de guichets en guichets, on ne pouvait pas croire que déjà, si tôt dans l'année, on se retrouvait en galère. En soi, ce n'était pas très grave, on nous donnait un billet pour le prochain vol. Mais avec 7 heures de plus à attendre dans l'aéroport, toute notre organisation initiale volait en éclat. Déjà que nous étions serrés niveau timing...
On a donc eu le temps de voir notre avion partir. Sans nous. Au lieu d'atterrir à 14h, racler nos skis, nous reposer, skier le lendemain matin, nous reposer l'aprem, tout a été décalé. Arrivée à l'hotel à 23h (après 24 heures de voyage sans dormir). Du coup, on a dormi le matin, du coup on a skié l'aprèm, du coup on a pas mal eu à courir après le temps, et même après le chrono pendant la course. J'ai bien tenté des échappées, mais le corps était un peu mou, à 1km de l'arrivée, nous sommes encore 14 pour jouer la gagne. Je termine 9ème. Allez, je vois le positif, j'aurais pu terminer en queue de peloton.  Autre point positif, après une nouvelle nuit blanche, on a débarqué à Genève. Sans galère. Juste avec des yeux pochés comme si nous étions allés au Macumba pendant deux soirs de suite. Je crois qu'aucun de nous n'avait envie de rester en Chine. Va falloir récupérer, parce qu'effectivement, il manque deux nuits de sommeil au compteur. Et le marathon de Bessans arrive à vitesse grand V!


Mais tout ça n'a pas vraiment d'importance, parce qu'il est temps de vous souhaiter une belle année 2019! Et j'espère que vous avez bien abusé des bonnes choses pendant les fêtes. Je sais ce que vous allez me dire, la balance n'aime pas trop, les habits sont trop serrés, mais d'un autre côté, une fois par an, les excès ne font pas de mal.