mardi 26 mars 2019

Les enfants

Devenir parent, c'est fantastique. Bien sûr, c'est du boulot, mais on a tellement de moments agréables à partager. Ce qui est chouette aussi, c'est l'apprentissage du langage. 
Surtout le matin, quand ils sont de bonne humeur. Mais des fois, on hésite à inviter des amis. Ou alors il faut bien les trier...




Enfin voilà, bientôt, on aura les associations gays contre nous, SOS anti racisme et puis aussi la brigade des moeurs... 

lundi 18 mars 2019

P*#!!% de 2ème place aux Glières

2ème.
2ème. 2ème. 2ème. 2ème. 2ème...
Quand je me suis couché, la veille au soir, je ne voyais que ça. Dans la nuit, j'en ai fait des cauchemars. Un chiffre 2, énorme, gigantesque, avançant vers moi avec ses grandes dents, de la bave à la commissure des lèvres, les yeux injectés de sang. Un 2 brûlant, diabolique, mauvais, perfide. Un 2 sans coeur, démoniaque, suppôt de Satan. 
Je me suis réveillé en tremblant, en hurlant. Pour me calmer et me remettre les idées au clair, Isa m'a mis deux baffes, et vu l'état de mes deux joues juste après, j'ai plus osé fermer l'oeil de la nuit.
Le matin, quand j'ai mis mes skis de chauffe au pied, que j'ai constaté qu'il y en avait deux, je me suis mis à trembler. Pourtant, on ne peut pas dire qu'il faisait bien froid, ironie du sort, le thermomètre affichait un deux. Un 2. 1 deux. (12°). Et le malaise a empiré, lorsque j'ai testé mes 2 paires de skis course, et lorsque le commentateur nous a annoncé au micro qu'on ferait 2 tours.
Pendant la course, je n'ai fait qu'y penser. On faisait 42 kilomètres. Pas 41 ni 43. 42, soit 4 (multiple de 2, un deux que l'on peut soit multiplier soit additionner, donc 2 combinaisons possibles) et un 2 accolé. 
J'ai bien essayé de lever la tête pendant l'effort, regarder ailleurs pour chasser cette sensation étouffante qui faisait vaciller mes 2 jambes, mais partout autour, les spectateurs levaient leurs 2 bras pour nous encourager.
Tant et si bien, qu'après nous être retrouvés à 2 coureurs devant, la course était pliée, et même si j'ai bien animé la course, croyant pouvoir terminer seul, je crois qu'inconsciememnt mon cerveau m'a remis dans le (droit?!) chemin, il n'y avait pas d'autre issue possible. Au sprint, je termine 2ème. 
Décidément, le marathon des Glières et moi, je crois que ça fait 2...



lundi 11 mars 2019

Cache-cache à l'Engadine

Chaque fois que je prends le dossard, j'ai les jambes qui frétillent. Ne supportant pas les courses d'attente, je prends souvent la course à mon compte, en essayant de la durcir ou de m'échapper. D'habitude, l'Engadine n'échappe pas à la règle, je tente toujours quelque chose, souvent placé mais jamais gagnant, je m'étais dit cette année que j'allais changer ma tactique et rester caché toute la course pour ne sortir le nez que dans les derniers mètres. Jouer à cache-cache, quoi!
Dès le coup de fusil, j'ai mis ma stratégie en place. J'ai été absolument parfait. Après un départ catastrophique, je me retrouve 200ème au bout de trois minutes de courses. Ah, pour ça, j'étais bien caché. Malgré un damage assez large, impossible de doubler pendant les cinq premiers kilomètres. Malheureusement, pour la première fois depuis des années, la tête de course est partie bille en tête, sans jamais faiblir, à tel point qu'il y avait déjà une échappée avant la bosse du tremplin, première (petite) difficulté de la course.
Les groupes étaient faits, la messe était dite, les patates étaient cuites. 
Je termine finalement 32ème, et je mentirais en disant avoir pris du plaisir.
Décidément, je ne sais pas si cette Engadine me sourira un jour. Pourtant, toujours d'un optimisme sans faille, je retenterai ma chance, vu que, comme le disent si bien les slogans du loto (auquel je ne joue pas), 100% des gagnants auront tenté leur chance...
Et puis, une chose est sûre, je suis paré pour jouer à cache-cache avec mes enfants. Pas sûr qu'ils réussissent à me trouver...


lundi 4 mars 2019

Une victoire! (et une halte au Massacre).

J'aurais pu faire un titre (encore plus) à rallonge.
Hier, je suis allé faire un petit tour chez mes amis Jurassiens. Et bonne nouvelle, j'ai plein de choses à raconter.
Il était une fois, dans une grotte perdue dans les montagnes...
Ah non, désolé, je me plante d'histoire. Celle-là, je vous l'ai déjà racontée. 

La mienne commence samedi soir, au moment de préparer mes skis. N'étant pas un très grand technicien sur le fartage, et étant surtout très joueur, j'avais préparé deux paires de skis. La première avec un produit passe-partout, et la seconde, avec un vieux fart datant d'il y a trente ans (véridique), si vieux que les dates de péremption n'existaient même pas à cette époque. Je m'étais dit que ce serait l'occasion de le tester, mais sans l'ambition profonde de partir avec. D'autant plus qu'au vu des prévisions météo, mon fart passe-partout était sûr de faire l'affaire.
Sauf qu'au petit matin, au lieu de trouver une neige molle et humide, il y avait sur le sol un joli carrelage blanc. Ce n'était plus de la neige, mais de la glace.
En testant mes skis, ô, surprise, les skis que je voulais utiliser étaient un peu moins bons que ceux avec mon fart datant du temps des dinosaures. D'aucuns diront que ça tombe bien, j'ai grandi au temps de mamouths. 

J'ai donc douté. Joué à pile ou face, manque de bol, j'avais pas de pièce. Jusqu'à cinq minutes du départ, j'ai hésité. Mon côté joueur a opté pour le choix le plus improbable, je suis parti avec le fameux fart, de l'âge de son bonhomme.

La course est partie. En ce qui me concerne, la course a vraiment commencé au bout de dix kilomètres avec une pointe de mon bâton qui est restée enfoncée dans la glace. Je quémende gentiment au bâton aux spectateurs que je croise, mais il me faut attendre trois kilomètres pour trouver un généreux donnateur. J'enfile le bâton de change. Manque de bol, il était trop petit. Deux kilomètres plus loin, un autre. Je le troque contre celui que j'avais. Non plus, c'était cette fois-ci le bâton d'un Golgoth. Je poursuis tout de même avec jusqu'au point culminant de l'épreuve quand, enfin, j'en trouve un qui correspond à peu près. 
Deux attaques plus loin, alors que nous ne sommes plus que quatre en tête, ma gourde se fait la malle dans une petite bosse. Plus moyen de se ravitailler. 
Et là, je rigole. Les nerfs qui lâchent. 
Mais dans mon malheur, chance énorme, je perds ma gourde au seul endroit où la course fait une boucle. Dix kilomètres plus loin, je prends un petit peu d'avance sur la tête de course, en croisant les doigts pour retrouver mon bidon. Je double un petit groupe de coureurs dans leur premier tour, arrive avec un peu trop de vitesse, je loupe la bouteille qui gît au sol, fais un gros dérapage, reviens sur mes pas et enfin, ma bouteille retrouve sa place dans mon dos. De quoi boire jusqu'à l'arrivée.
Ensuite, tout a été plus tranquille. Pas grand chose de croustillant, pas d'épopée grandiose, je me faire reprendre sur la fin de la descente du Massacre par Thomas, qui avait lui aussi cassé un bâton en milieu de parcours, j'accélère, retrouve rapidement de l'avance, et je peux lever le bras et savourer ma première (petite) victoire de la saison. Comme je dis souvent, de toute façon, il n'y a pas de petit plaisir, une victoire reste une victoire. 
Et j'espère avoir eu mon lot de galère ce dimanche pour passer une Engadine parfaite le week-end prochain!