lundi 20 mai 2019

Reprise en douceur

Mai, c'est le mois des retrouvailles. Avec les baskets, les skis roues ou le vélo, pas de doute, le choix est trèèssss vaste.
Il y a une dizaine de jours, j'avais évaguement épluché le calendrier des courses à pied. Le dossard me démangeant toujours, j'avais vu un kilomètre vertical, au Môle. Mais la voix de la raison tournant en boucle dans ma petite tête, je savais qu'il n'était pas très sage d'y aller, d'autant plus que je n'avais que cinq petites séances d'une heure à pied, autant dire une misère pour se permettre d'enfiler un dossard. 
A dix-sept heures le samedi, les mains dans le crépi (oui, le printemps, c'est aussi le temps du bricolage, et vu la météo clémente, j'en profite), voyant une éclaircie dans le ciel orageux, j'ai subitement changé d'avis. Tant pis pour la raison, j'ai enfilé un short, des baskets et j'ai filé au départ de la course.
La bonne nouvelle, c'est qu'en plus des 1000 mètres de grimpée, il y avait la descente qui allait avec. Passé la ligne d'arrivée, ça allait encore. C'est le lendemain que j'ai compris ma douleur. Comme chacun sait, le sport se pratique de manière progressive, sans quoi les dégâts sont considérables. Les quadriceps (muscles des cuisses) en feu, j'ai marché avec deux poteaux de bois en guise de jambes pendant quatre jours. La démarche du pirate. 
Le cinquième, voyant que ça allait mieux, j'ai accepté une séance de course à pied sur piste, avec le club de ski de Megève. Le lendemain, c'était au tour des mollets. 
J'ai marché en crabe pendant trois jours.
La douleur passée, préférant laisser mes jambes au repos, je me suis focalisé sur le haut du corps. Deux heures de poussée en ski roue.
Bien entendu, le lendemain, je n'arrivais plus à me baisser pour enfiler une paire de chaussettes.


jeudi 9 mai 2019

Vacances ?!!!

Mi avril, c'était pause vacances en famille. Alors non, pour ce qui est des vacances, oubliez les plages paradisiaques de l'île Maurice, la java à Majorque, un trek au Népal. Non, quand on a deux petits en bas âge, les vacances, c'est juste quitter la maison, trouver un camping avec piscine, toboggans, château gonflable et jeux divers. 
Après une saison bien remplie, des horaires bien ficelés, j'avais hâte de décompresser, faire des grasses matinées, passer quelques jours en toute quiétude, dans la joie et la bonne humeur.
Le Quand c'est qu'on arrive ?, on y a eu le droit au bout de cinq minutes. Manque de bol, on avait à peu près quatre heures de route pour arriver à destination. 

(Péage entrée d'autoroute)

(Aire à proximité de Chambéry pour la pause pipi)



(Traversée de la Chartreuse)

(Départ depuis 1 heure)

(10h30)








VOS GUEU...  
-Oui, mes amours, on est presque arrivés.
Bon, voilà, au bout de quelques heures, les oreilles en choux-fleur, on a fini par arriver. Entre temps, on avait fait une pause dans un parc d'aventures, avec jeux de piste et tout et tout. 
Les petits n'avaient qu'une idée en tête: la piscine. 
-On va se baigner?
-Pas tout de suite, il faut aller dans le bungalow.
-Et là, on va se baigner?
-Il faut d'abord décharger la voiture.
Le temps de trouver les maillots de bain, les bouées, de se changer, la piscine était fermée. 
Les petits ont été admirablement sages et compréhensifs.

A vingt-heures, ils ont fini par s'endormir. Fallait voir le bon côté, fatigués comme ils étaient, on était partis pour dormir jusqu'à 10h.
Manque de bol, au printemps, les journée s'allongent. A sept heures du matin, deux loustics débarquent dans la chambre.
-On est prêts pour aller à la piscine!
La tête enfarinée, on a fait manger ce petit monde. A neuf heures, il s'est mis à tomber des trombes d'eau.
La séance baignade, pour papa et maman, c'était cryothérapie. Les petits, ça n'avait pas l'air de les déranger.
On s'est demandé si il n'y avait pas eu un échange à la maternité...
Et vu qu'il a continué à pleuvoir l'après midi, après trois heures à mettre le bungalow à sac, ils sont allés jouer dehors. Ils ont eu la bonne idée de chercher tous les escargots et les vers de terre du camping, les ramenant sagement avec eux. Sur la tête, les épaules, les pieds, partout sauf dans leurs mains.
Le reste de la semaine à été fidèle à son début.
Reposant.
Ensuite, les petits devaient aller passer le reste des vacances avec leurs grands-parents.



Nous, on est rentrés. Seuls. 
Et on a enfin pris une semaine de vacances, à la maison.