jeudi 27 juin 2019

Fin de l'aventure avec Jobstation

Une page se tourne. Début 2015, nous réussions à monter, avec Stéphane Mouton (Rossignol), la première équipe professionnelle de ski. Une belle aventure qui aura duré 5 ans, mais qui s'est terminée brusquement ce printemps.
La groupe Jobstation (auparavant Gel intérim, qui était anciennement le nom de la firme) s'est séparé de la marque de skis Rossignol, et aussi d'une grosse partie de l'équipe.
Malgré mes bons résultats hivernaux (dans les meilleurs de ceux du team), je ne fais plus partie des orientation actuelles de l'équipe. Une décision difficile, qui rend désormais mon avenir de skieur incertain. Je remerci toutefois Guilhem pour son soutien sur ces dernières années.

J'essaie néanmoins de rebondir, et j'essaie désormais de remonter une équipe avec plusieurs athlètes, dont Jérémie Millereau (vainqueur de la Transjurassienne 2015 et plusieurs fois vainqueur du marathon ski tour) et Nicolas Berthet (3ème du Marathon ski tour en 2016, qui a connu deux saisons difficiles à la suite d'une mononucléose), mais dont le potentiel est clair.

Le défi n'est pas évident, et il nous faut d'abord trouver des partenaires financiers. Mais je suis homme de défi et ne baisse pas les bras. Rossignol continuera à m'équiper sur le plan matériel. Depuis plusieurs semaines, j'essaie de trouver une entreprise qui acceptera de se lancer dans cette nouvelle aventure, avec un nom d'équipe à prendre/vendre. Un gage de visibilité assuré pour l'entreprise partenaire.
Mon envie est toujours intacte, mes ambitions toujours aussi hautes. Des promesses de victoires, l'ambition d'une troisième cloche à la Transjurassienne, des podiums sur les plus grandes courses nationales et internationales...

Si vous connaissez des personnes susceptibles d'être intéressées, n'hésitez pas à m'en faire part afin que je leur soumette le dossier.




lundi 24 juin 2019

Victoire au Trail de Faverges

Début juin, j'ai décidé de m'inscrire sur un Trail pour pouvoir faire les Championnats de France mi août.
Moi qui, jusqu'à présent, ne m'alignais que sur des formats courts et uniquement sur des courses de montagnes (dénivelé principalement positif), voilà que j'ai décidé de courir un 29km, avec montées et descentes et plus de 2 heures d'effort. Une hérésie, me direz vous, surtout au vu de mes talents de descendeur. 
Le week-end était bien ficelé, avec l'assemblée générale du club de ski le vendredi soir, la fête de l'école le samedi matin, la fête du village l'après-midi et donc le dossard à mettre le dimanche matin. La fête de l'école, c'était important, ma toute première en tant que papa. Je ne pouvais pas y couper. 
Le vendredi en fin d'après-midi, je reçois un mail de l'organisation du trail, envoyé à tous les coureurs "J-1, plus que quelques heures avant le départ". 
Dans ma tête, l'engrenage se met en route, les roues dentées et crémaillères s'actionnent, les pensées se mettent en place. J-1, J-1... 
Alors, sachant qu'on est vendredi...
Je cherche un tas de raisons à ce mail, me disant qu'il y a plein d'épreuves et que les premières débutent effectivement le samedi, mais que la mienne est bien dimanche. Pour moi, ça ne faisait aucun doute, les courses ont toujours lieu le dimanche. Je vais donc sur le site de la course, je clique sur toutes les icônes, je lis chaque page de fond en comble, j'aimerais fermer l'ordinateur en me disant que ouf! fausse alerte. Mais non, le départ est bien samedi matin.
Je vais à ma réunion, me couche tard et me lève tôt, j'enfile le dossard, je cours le plus vite possible mais je loupe quand même la fête de l'école.
Sur le chemin du retour, j'essaie de réfléchir à quelque chose à raconter, parce que quand on est papa et qu'on loupe la première fête de l'école de sa fille, il faut s'attendre à dormir sur le canapé le soir.
Alors vu que j'ai gagné une cloche, je tente la carte du comique goujat genre "Tiens, chérie, tu vois, à force, tu vas te sentir moins seule à la maison". 
Je n'ai pas eu droit au canapé. Juste au paillasson. Pour la carrière d'acteur, on repassera.
Et sinon, pour ce qui est de la course, La Fontaine avait bien raison, "Rien ne sert de courir, il faut partir à point!"
Ou partir tout court, c'est déjà pas mal. 


jeudi 20 juin 2019

6ème aux championnats de France de KV

Depuis bientôt vingt ans que je suis dans le haut niveau, s'il y a une chose que je devrais savoir, c'est que lorsqu'on renoue avec la compétition, il faut accepter de repartir de (presque) zéro. Alors vous allez me dire que je suis marseillais, moi, vous répondre que non, je suis breton, mais force est de constater qu'il faut de nombreux dossards avant de récupérer les bases acquises des années précédentes.
Dimanche dernier avaient lieu les championnats de France de Kilomètre vertical. Je termine 6ème, à 40 secondes du podium. 40 secondes, autant dire pas grand chose sur l'exercice du KV. Une performance tout à fait honorable, même si j'avais le podium en tête.

Mais ce que je retiens surtout de ce KV, c'est:
-Le départ, à me dire que si j'étais en forme, j'arriverais à courir tout le long.

-Le panneau 250m (de dénivelé), à comprendre que j'allais en baver vu que je marchais depuis déjà 200m (de dénivelé) et à regarder ma montre en pestant contre le temps qui était déjà très long.

-Le 500m, à me demander ce que je fichais là, tout en me répétant en boucle depuis une dizaine de minutes : "pense à prendre du plaisir".

-Le 750m, à me dire qu'aujourd'hui, le plaisir, j'avais dû le laisser quelque part à la maison (attention, hein, commencez pas à imaginez quoi que ce soit de déplacé)

-Le 1000m, là, quelques mètres devant moi, si près et pourtant si loin. A évoquer le paradoxe d'Achille et de la Tortue, ou plus simplement le paradoxe de Zénon: je dois passer par une pluralité infinie de points alignés selon la suite mathématique 1/2, 1/4, 1/8, 1/16... et qu'il est impossible pour moi de toucher cette pluralité infinie de points en un temps fini, et donc, je n'atteindrai jamais mon but.
Heureusement, j'ai quand même fini par y arriver, comme quoi, Zénon, s'il veut encore continuer à courir, grand bien lui fasse.




J'espère que l'année prochaine, ils seront plus tard dans la saison, afin que j'aie un peu plus de temps pour me préparer.
Et puis ce week-end, grande nouveauté, je fais un trail. Si, si, un vrai de vrai, avec montées ET descentes. Vu que je veux faire les Championnats de France de Trail court, faut que je me prépare un peu.


Et pour la bonne nouvelle, je repars avec SCOTT cette année, pour la septième année consécutive. J'en ai usé, des paires de baskets...



vendredi 14 juin 2019

Je n'arrête pas le progrès

Pour continuer sur ma lancée du changement, entrepris l'année dernière et notamment en préparation de ma dernière course à pied de la saison (article à lire ICI), je me suis essayé la semaine dernière à une course à pied sur plat. Oh, pas un gros truc, à peine plus de 7km au dénivelé quasiment inexistant.
Un peu avant le départ, j'ai compris que je ne serais pas dans mon élément. Les gens me regardaient bizarrement, j'étais le visage pâle au milieu des coureurs de fond, typés marocains, ethyopiens et consors, rois de la discipline.
Une carrosserie parfaite pour ce type d'événement, deux belles baguettes en guise de jambes, pas trop de mie, le truc qui croustille et qui se déplace facilement. Moi, c'était plutôt le gros pain de campagne, le truc bien épais avec plein de mie, et puis fourré aussi au jambon, fromage avec du beurre. Et de la mayonnaise tant qu'à faire.
Il y avait trois tours à faire. Dans le premier, je me suis dit que ça allait, j'allais pouvoir rivaliser. Dans le second, j'ai commencé à décrocher. Et dans le troisième, la messe était dite, j'ai commencé à dégouliner, grassement. Rajoutez à ça un bon cagnard, vous aurez le même rendu en pressant bien fort votre sandwich jambon fromage beurre, avec la mayonnaise qui sort de tous les côtés. Fidèle à mon habitude, j'ai fait trembler la terre à chaque foulée.
Voilà, j'ai fait ma course, je l'ai terminée (d'un côté, 7km, ce n'était pas non plus la mer à boire).
Une fois passée l'arrivée, un type est venu me voir, tout sourire.
-La prochaine fois, tu penseras aux bénévoles, tu n'imagines pas tout le boulot qu'il y aura à faire pour reboucher les trous dans le sol après ton passage...
Pour la petite histoire, j'ai fini au Mac Do (je sais, je sais, je me passe de vos commentaires) d'à côté pour refaire mon stock de gras en vue de l'hiver.
On n'est jamais trop prudent.