mardi 30 juillet 2019

3ème à la montée des Pavés: un jour je serai sage et raisonné

Après deux week-ends de trêve (de dossard, pas d'entraînement!), direction dimanche à la montée des Pavés, une étape du challenge national des courses de montagne.
La veille, j'avais jeté un rapide coup d'oeil aux inscrits. Ne voyant pas de "grosses pointures", je me suis aligné au départ plus confiant que jamais. Dès le coup de fusil, sûr de mon fait, j'ai pris la course à mon compte, et au bout de 5mn d'effort, j'avais déjà une bonne vingtaine de secondes d'avance sur mon poursuivant.
Cinq minutes plus tard, j'entendais un souffle dans mon dos, et là, stupeur, j'avais été rattrapé par un concurrent. Malheureusement pour moi, j'étais au rupteur, j'avais pris un départ trop rapide et j'étais incapable d'accélérer davantage. (C'était pas faute d'avoir dit à des amis le matin: surtout, ne partez pas trop vite, mieux vaut en garder sous le pied au départ pour finir en trombe). 
Distancé sur la partie roulante, je bascule au sommet de la boucle avec une vingtaine de secondes de retard sur le premier, et pour couronner le tout, je me fait encore doubler dans le peu de descente bien gadouilleuse qu'il y avait.
J'ai donc fini 3ème. J'ai alors compris en discutant qu'il y avait eu un loupé dans les listes des inscrits, et que plusieurs n'étaient pas affichés sur le site de la course. Et que le vainqueur n'était autre que le vice champion de France de Trail, plusieurs podiums également en Championnats de France de course de montagn. Alors oui, après réflexion, peut-être que j'aurais dû y aller sur la réserve.
Je me dis toujours que la prochaine fois, je serai sage et raisonné.
Et les poules auront des dents.


vendredi 19 juillet 2019

Une victoire au Môle pendant que les heures défilent.

La victoire, elle date un peu. Le matin, sur la route, j'ai bien senti que ça allait être compliqué. Le réservoir était vide, comme pour la voiture. Il fallait remettre de l'essence, mais il n'y avait plus que du bon vieux diesel. D'un autre côté, pour une vieille carcasse comme la mienne, que demander de plus?
A peine le temps d'épingler le dossard, le chrono de la course a été lancé. Certains diront que j'ai pris un départ prudent, moi je vous répondrais que j'étais à fond. Les jambes ont fini par se décrasser au bout de 20 minutes d'effort, avec les bons raidards que j'affectionne tant. Sinon, ça aurait pu être trrrrrrèèèèèèès long. Une troisième victoire au Môle, et j'en avais fini avec les dossards pendant au moins un ou deux week-ends. Fallait recharger les batteries. Vraiment.
C'est donc tout naturellement que je suis parti faire un petit tour en trottant le lendemain matin. A peine 5 heures dans les montagnes, face au Mont-Blanc. 
Le surlendemain aussi, une bambée en ski à roulettes. Oh, pas grand-chose, une petite sortie, une sortinette, comme on pourrait dire. 6h30 d'effort, 120km. Pas de quoi fouetter un chat.
A la fin de la semaine, je n'étais même pas aux 35 heures. Ridicule. Les heures sup' et les RTT, c'était pas encore pour maintenant 
J'ai donc fait un peu de rab cette semaine. Du fractionné sur stade, pour remettre de l'huile sur les gonds et éviter que tout grince quand il s'agit d'enclencher la seconde.

Alors comme on dit, entraînement difficile, course facile... (ça, je l'ai peut-être déjà dit dans un autre article, mais si je radote, c'est que je deviens gâteux, alors ne m'en voulez pas, mettez ça sur le compte de mon âge avancé).


lundi 1 juillet 2019

4ème au KV du Mont-Blanc, fin de cuisson au bout de deux semaines d'efforts

Certains diront que la vie d'un sportif est facile et agréable. On part le matin faire du ski à roulettes, un footing, du vélo, un coup de ski l'hiver. On remet ça de temps en temps l'après-midi, on est dehors, tranquille, la vie.
Le mois de mai pourrait s'y apparenter. Et puis en juin, le cycle s'intensifie, les entraînements sont plus longs, biquotidiens. On enchaîne les semaines, et puis les intensités, aussi.
Après ma première grosse semaine d'entraînement du printemps, un dossard le samedi à Faverges lors de mon premier Trail, j'ai remis ça la semaine d'après. Avec ma copine la canicule, qui n'a pas manqué de m'accompagner à chaque sortie. Le matin, ça va, elle était à peu près calme, c'est plus l'après-midi qu'elle faisait des siennes.
J'ai arrosé le goudron à coup de grandes transpirées (j'aurais mieux fait d'arroser le jardin, pour éviter d'avoir des salades lyophilisées au bout de trois jours), je me suis ratatiné dans la fournaise de cette fin de mois de juin.
Pour me finir, pour m'achever, j'ai même remis le dossard, au Kilomètre Vertical lors du Marathon du Mont Blanc. Pas une partie de plaisir, je termine assez loin en temps même si la place est honorable (4ème). Pas assez de jus, faut croire que je commençais à être sec, pire qu'un raisin. Malheureusement, la semaine n'était pas encore terminée, il restait le week-end. Il fallait aller jusqu'au bout du mal.
Puis vient le dimanche soir, salvateur. La fin de la galère. La semaine de repos (mais pas trop, va quand même falloir se coltiner une douzaine d'heures, hein! Voire une quinzaine. Avec des intensités. Et puis p'têtre le dossard le dimanche. Croyez pas que le repos, c'est se croiser les pouces).
Enfin bref, le dimanche soir, après tous ces efforts consentis, il y avait la balance, dans la salle de bain. Je me suis dit qu'après toutes ces galères, ces litres de sueurs perdus, ces calories brûlées, l'aiguille aurait pitié de moi. Que vu comme j'étais ratatiné, les chiffres ne mentiraient pas.
Eh bien non. J'avais même pris 100 grammes
Foutue balance. 
Faites du sport, moi je vous dis. Faites du sport...