lundi 28 octobre 2019

Le grand Trail des Templiers - 1ère partie

C'est le genre d'écrit où l'on connaît le dénouement de l'histoire dès les premières lignes. Pour ceux qui n'auraient pas su, je suis désolé de vous l'annoncer, le meurtrier est le Colonel Moutarde, il a tué Madame Pervenche, et a opéré dans la salle de bain avec une petite cuillère. Fin du roman, tournez la page. 
Ah bon, c'est pas celui-là ?
Bon, le Grand Trail des Templiers, mon gros objectif (tardif) de la saison estivale, a été annulé à la dernière minute. On pourrait dire que j'ai la poisse, mais d'un autre côté, sachant que nous étions 2500 au départ, par sûr que la poisse me revienne à moi uniquement. 
Toutes les courses ont eu lieu (celles du vendredi et du samedi), mais dimanche, entre les rafales de vent et les orages, les organisateurs ont trouvé plus sage de ne pas contrarier les éléments, l'homme est petite chose face aux tourments de Dame Nature.
Une grosse déception, moi qui en avais fait une priorité avant de rentrer tête la première dans l'hiver. Mais vu que j'aime écrire, je vais tout de même vous faire revivre les grands moments de cette expérience inachevée.
(Bien entendu, je vais la distiller au compte goutte, c'est le principe des histoires à suspense!)

(Je précise quand même, le pouce, c'est pour "pause", pas pour "Oh, c'est super!")

lundi 14 octobre 2019

Un dernier pour la route, sur la route, avant de prendre la route

Après avoir empilé les heures, place au repos (à peine 13 heures la semaine dernière). Pour clôturer cette période de "farniente", j'ai enfilé mon dernier dossard sur courte distance, lors de la Perjussienne. Une belle bagarre sur un profil relativement plat (si vous aviez loupé mes préparations sur la course à pied à plat, c'est ICI), je craque dans le dernier kilomètre et termine tout de mème sur le podium (3ème) en signant mon meilleur temps sur ce parcours. Une gestion de course toujours à revoir, mais la forme paraît bonne.
Aujourd'hui, on est lundi, il ne me reste plus que six jours pour les Templiers.
Chaque jour, je reçois un mail de l'organisation, pour me rappeler (au cas où je l'aurais oublié), qu'effectivement, le décompte a commencé.
Je repense alors à toutes ces séances longues que je n'ai pas faites. 
A ces trails de préparation, que j'aurais peut-être dû faire pour savoir comment on prépare une longue distance à pied. 
Aux séances d'étirements qui m'auraient fait un bien fou, et que bien sûr, je reporte toujours au lendemain, au surlendemain, et aux années d'après. Je suis un As de la procrastination, et j'ai toujours un joker (ah, les enfants...) lorsqu'il s'agit de prendre dix minutes pour se détendre. 
Aux kilos superflus de ces glaces, gâteaux, bonbons que je n'ai pas su refuser (mais qu'est-ce que c'est bon!)
Aux kilos de trop liés à mes séances de poussée (bah oui, à la base, je suis quand même fondeur et je prépare la saison hivernale).
Aux rab d'heures que j'aurais peut-être pu/du effectuer.
Enfin voilà, je cherche toutes les excuses du monde, parce que, croyez le ou non, je stresse (un peu). Si, si, ça va être long (et j'espère que ça va être bon!).
J'aurai le dossard 48, mais le plus dur pour moi, ça sera probablement l'heure du réveil (départ à 5h45 du matin, la loupiote a intérêt d'être en forme)


mardi 8 octobre 2019

Un tour (du lac) et puis s'en vont






Ce n'était pas le Tour de France, mais juste le tour du lac. J'en avais délaissé l'organisation ces dernières années, et après de nombreux mois d'absence, il était temps de le remettre au goût du jour: le tour du lac du Bourget. 


Après une période faste (jusqu'à 28 partants), nous étions douze cette année pour nous remettre dans le bain. Cinq cyclistes et sept skieurs à roulettes. 
Même s'il y eut un couac au départ (un quiproquo, la faute à deux Benoît dans la boucle, pour récupérer l'un des participants qui, croyant avoir à faire à un Benoît, échangea finalement par mail avec l'autre Benoît pour co-voiturer, plantant alors le premier Benoît à l'attendre alors qu'il était déjà parti. Vous ne comprenez rien à l'histoire? C'est pas grave, c'est là tout l'art du quiproquo et c'est une histoire de Benoît. Mais, comme tout est bien qui finit bien, tout le monde a fini par retomber sur ses pattes (avec 45mn de retard...)). 

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La météo prévue en laissa quelques uns sur le carreau (n'oubliez pas le proverbe: qui regarde trop la météo, reste au Bistro!), et au bout d'une heure d'effort, nous avons eu droit à quelques minutes de déluge au moment de franchir le col de la Chambotte. Vint alors le soleil et les vues imprenables sur le lac, et au moment de la pause midi (enfin, plutôt treize heures), nous avons sorti l'appareil à fondue pour une poelée de l'amitié. N'ayant pris que le minuscule brûleur pour maintenir la fondue au chaud, nous avons été sauvé par un adorable couple du Puy-de-Dôme qui nous a gentiment proposé de faire préchauffer la fondue dans leur véhicule aménagé. 




Je ne dirai pas que pour les remercier, nous avons gentiment renversé un peu de fondue sur leurs sièges jusqu'alors bien propres. 


Ah si, je l'ai dit. D'aucuns diront qu'il fallait leur laisser une trace de notre passage.
Enfin voilà, un beau tour (64km, 1000 mètres de 
dénivelé), un beau moment de partage, et pour ceux qui sont intéressés de se joindre à la prochaine épopée, n'hésitez pas à me le dire. Nous vous accueillerons avec plaisir.


jeudi 3 octobre 2019

Des heures et un Sandwich (2ème au Pays Rochois)

Ce n'est désormais plus un mystère, dans moins de trois semaines, je vais m'aligner sur la course phare au Grand Trail des Templiers. 78,5km, 3600m de dénivelé, au minimum 6h30 de course (temps des premiers), même si pour moi, ça risque d'être un peu plus.
Alors j'enchaîne les heures, et puis un peu les semaines aussi. Des sorties de plus de 5 heures, 6h45 pour la plus longue, avec du dénivelé et et des bornes dans les pattes.
Je fais mes grandes premières, moi qui jusqu'à présent avais l'habitude de faire du fractionné en côte et courir tranquillement dans les descentes, voilà que je me mets à faire l'inverse, du fractionné en descente et des montées tranquilles. Moi qui ai toujours prôné des descentes à allure faible (pour préserver les articulations, les tendons, les muscles, le corps, quoi!), voilà que je me mets à faire du "faites ce que je dis, pas ce que je fais". Pourtant, je le clame encore haut et fort, les courses, mieux vaut les faire en montée.
Cette parenthèse du trail s'étire un peu, c'est vrai qu'on y prend goût, il faut croire que le dossard, je l'ai toujours eu dans la peau.
Me voilà à un peu plus de deux semaines de la grande inconnue... J'ai le trac, si, si, je vous assure.
Malgré tout, j'ai toujours mes petits rituels, vu qu'entre deux séances d'entraînement, il faut continuer à faire fonctionner le cardio, je suis allé faire ma traditionnelle grimpée du Pays Rochois. Je savais qu'avec les heures dans le cornet, le chrono serait impossible à aller chercher, je misais tout sur la place. L'année dernière, dans le journal, on avait dit que j'avais passé la 5ème (victoire), cette année, j'ai rétrogradé en seconde, impossible d'enlever le frein à moteur et de l'autre côté, il y avait une formule 1 au départ (Hassan Chahdi, multiple champion de France de cross, et 2h09 au marathon). J'ai donc été pris en sandwich, entre deux. Entre trois places du podium, il a fallu que je me réhabitue à celle du milieu, qui, en fin de compte, n'est pas vraiment au milieu (du podium).