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jeudi 19 mars 2020

Confinement : Jour 1

Livre promis, livre dû. Voilà la toute première page du livre.
Bonne lecture, et à demain pour la deuxième. J'ai déjà la pression, va falloir que je trouve rapidement les idées, même si j'ai déjà quelques pages d'avance ;o)


Allez, les enfants, on se dépêche !
Mais, mamaaannnn...
L'objection des petits est coupée par un nouveau sermon de leur mère.
Combien de fois vous l'ai-je répété ?! s'exclame-t-elle. D'abord on s'habille, ensuite on vient manger, et seulement après, si il reste du temps, on peut jouer.
Les deux filles trépignent, puis viennent à table.
Dis, maman, est-ce qu'on pourra aller jouer chez Alice, après l'école ?
Non, après l'école, c'est les devoirs.
Et après les devoirs ?
Après les devoirs, ce sera trop tard. Vous savez bien que le soleil se couche tôt en ce moment, et donc qu'il fait nuit trop rapidement pour jouer dehors.
Pourquoi il fait nuit tôt ? demandent les filles en chœur.
Parce que c'est l'hiver, et qu'en plus, on change d'heure pendant l'hiver et donc il fait nuit encore plus tôt.
C'est nul ! fait la plus jeune.
– Oui, c'est nul ! reprend sa sœur. J'aime pas l'hiver. Et j'aime pas le changement d'heure.
– Hé, schtroumpfettes grognonnes, si ça vous plaît pas, adressez-vous au ministère, faites lui part de vos ressentiments, proposez-lui des solutions tout en mettant en balance les côtés positifs et le négatif, trouvez une argumentation concise mais efficace, adressez-lui vos cordiales salutations, et peut-être, je dis bien peut-être, vous aurez une chance de trouver une oreille attentive à vos revendications.
Les deux sœurs regardent leur mère avec de grands yeux, et la maman, satisfaite de leur avoir cloué le bec, continue de ranger le plan de travail.
– Dis maman...
– Quoi encore ?
– Elle est déjà partie, Aurore ?
Sabrina regarde sa fille en fonçant les sourcils.
– Oui, comme tous les matins à cette heure-ci. Dis, Louise, tu n'oublieras pas de coiffer ta tignasse avant de partir à l'école.
– Non, c'est toi qui le fais.
– Sûrement pas. Même ta sœur se coiffe toute seule, et pourtant, elle a deux ans de moins que toi.
Louise, piquée dans son orgueil, tire une magnifique langue à sa sœur.
– Maman ! s'exclame alors Jeanne. Louise m'a tiré la langue.
– Non, c'est pas vrai, fait l'autre.
Nouvelle mimique à l'égard de la petite.
– Si, c'est vrai.
– Non, c'est...
– STTOOOOP ! hurle Sabrina. Stop, les filles. Par pitié, un peu de répit. Faites un effort, au moins le matin. Laissez-moi respirer, digérer mon petit-déjeuner en silence pendant que vous prenez le vôtre. Je ne vous demande pas la lune, juste un moment calme.
Jeanne se tourne alors vers Louise et chuchote :
– Pourquoi maman parle de la lune ?
– Aucune idée, peut-être qu'elle n'a pas assez dormi.
– Ah...
Sabrina soupire, effectivement, elle n'a pas assez dormi. Un mal de tête l'a réveillée en pleine nuit, elle s'est levée prendre un cachet, et ensuite, insomnie pendant une heure. Yoann en a rajouté une couche et a fait la locomotive, elle n'a pas osé le réveiller. D'habitude, elle ne se gêne pas, elle siffle, et si ça ne suffit pas, un petit coup dans les côtes, ni vu, ni connu, il se réveille, ronchonne, se tourne, et avec de la chance, se rendort sans ronfler. Mais depuis une semaine, il rentre tard du boulot, alors elle le laisse récupérer. Elle l'a regardé dormir, se disant qu'elle avait un joli mari aux cheveux blonds comme le sable, qui lui avait fait trois jolies filles gentilles et aimantes, et que la vie était belle même s'il y avait parfois des bas, parce que les hauts les faisaient oublier et que c'était ça le bonheur, voir que la balance à la fin d'une journée, d'une semaine, d'un mois, penchait toujours dans le positif.



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